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ISBN : 2924491002
Éditeur : Cheval d'août (06/10/2014)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 57 notes)
Résumé :
Mathieu est dans la rue. Il y survit grâce à Sam, son chien. Quelque chose le tue, qui n'est pas le froid ou l'indifférence des autres. Quelque chose l'empêche de respirer. Quand Sam disparaît, Mathieu part à sa recherche et, sans le vouloir, ouvre la porte à ses démons.
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  20 avril 2018
Un dernier coup d'oeil à la ruelle éclairée par une lune pâle. le plafond est bas, les nuages imposent leur chaleur ouatée. Je lève les yeux au ciel, espérant y retrouver malgré tout le bleuté de la lune. Mythique. La lune et une étoile qui brille dans le ciel, dans le coeur, au plus profond de mon âme. Sauvage. Un cri dans la nuit. Bestial. La bête rôde, un loup ? Non. Juste un chien qui clame sa solitude la nuit, comme un loup le ferait pour retrouver sa meute. Sam. Sauf que Sam n'a pas de meute, un chien solitaire, un chien SDF, un chien de SDF.
Des ivrognes gerbent sur le trottoir. Pourtant la soirée est encore jeune. de la musique stellaire braille sa mélancolie à l'intérieur des vieux juke-box d'un bar où les habitués s'endorment sur le comptoir quand ce n'est pas dans le caniveau. Un être perdu, une âme en peine. Il crie lui-aussi. Sa peine, sa solitude. Sa peur surtout. Il a perdu son compagnon, son être cher, son chien Sam. Il vit dans la rue. Sam le maintient en vie. Une grosse boule de poil pour se lover contre. Que va-t-il devenir, câlisse, sans son chien. Sans Sam.
Il erre dans les rues, entre les ruelles toujours plus sombres. Des bouts de chemin obscur comme sa vie, aussi ténébreux qu'une musique de Leonard Cohen. Il parle tout seul. Je comprends sa douleur, je la ressens. Sam est tout ce qui lui reste dans sa vie. Un chien, comme une bouée de sauvetage pour le tenir à flot dans cette putain de vie. Sam, t'es où, câlisse ?
Il s'affole, il panique, il est surtout perdu. Il n'arrive plus à réfléchir. Sa pensée comporte ce voile noir qui masque toute perspective. Il respire, un coup, deux coups. La tension s'abaisse. le rythme cardiaque se calme. Il a entendu une musique. Pas un appel, juste un souvenir. Une longue chanson comme le hurlement d'un chien sauvage sous acide psychotrope. Il se dirige vers cette mélopée mystique. Il espère que Sam a eu le même réflexe. Après tout, ils écoutaient ensemble les mêmes titres, les mêmes musiques d'âme. Et pendant ce temps-là, il raconte sa vie, sa déchéance. Putain de vie. Il n'a pas été épargné par le sort ou le diable. Tabarnak.
Sous la lune, quelques gouttes tombent entre les craques du bitume. de quoi faire pousser la mauvaise herbe, ces gouttes d'eau salée qui ne tombent pas du ciel mais de son âme. Et de la mienne, par l'occasion de cette rencontre. Fucking triste mais humaine. Profondément.
Lien : https://memoiresdebison.blog..
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AudreyT
  07 janvier 2017
Mathieu vit dans la rue avec son chien Sam. Mathieu est un jeune garçon, livré à lui-même. Sam, une femelle pitbull grise avec un collier rose est la seule chose qui le retient encore sur terre. Mais le jour où il la perd, tout bascule... Reviennent alors le hanter les souvenirs qui ont fait de lui un homme à genoux...
Même si j'ai parfois été déroutée par l'écriture et les nombreuses expressions québécoises, ce livre est bouleversant et chargé en émotion. On sent dès le départ le drame qui se joue pour ce jeune homme et on avance avec une angoisse collée au coeur. Quand éclate la vérité, la raison de son errance, on partage sa douleur et le froid qui l'habite. Un très beau roman, et un grand merci à Lislou pour l'avoir mis sur ma route...
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michfred
  11 janvier 2017
Eh dude, tu veux-tu que je te dise ? Il m'a presque fait brailler, ce livre. Comme une toune d'Aznavour qu'on trouverait ben heavy mais qui vous mettrait comme pas la larme dans l'oeil.
C't un vrai mélo, crisse, la vie de Mathieu, une vie de marde comme pas. Une vie à la rue. Des fois, on n'a pas le choix. Comme dit Mathieu : « Devoir survivre au-dehors, c'est ce qui m'a fait survivre en-dedans ».
Anyway.
Ils vivent à la rue, à la quête d'un bon spot pour passer la nuit, Mathieu pis Sam, la chienne- pas le chien, c'est-tu qu'il faut qu'on te dise encore une fois que c'est-tu Sam' comme Samantha, une pit' grise avec un câlisse de bandana rose, une vraie fif, et la tête toute pleine de douceur !-

Et pis vl'à que Sam se trisse, ostie, ou pire qu'on la kidnappe ? va savoir ! Vl'à Mathieu plus lonely qu'une crêpe sans sirop d'érab' : plus personne à pogner par le cou, à y faire des colles, plus de léchouilles frouillées, ni de chaleur à partager derrière les racks à vélos ou les escaliers de secours tricotés en fer.
Un adulte qui serait rendu flo, à force de braillage, voilà ce qu'il est devenu, Mathieu.
C'est ben weird que le monde s'écroule comme pas, quand tu perds le seul être qui te donnait envie de vivre encore un peu. Et lentement, comme les neiges sur le Saint Laurent qui fondent avec le printemps, les larmes dégèlent un à un les souvenirs : la mère, le père, Karine, Lila, et Sam …
Une vie de marde. Une vie d'amour, aussi.
Tu veux-tu pas quand même que je te raconte l'histoire ? c'est que la fucking émotion, si je raconte, tu l'auras pas. Alors, crisse, fais un effort : habitue-toi au joual , écoute donc Mathieu qui cause et deviens son chum.
Il en a ben besoin !
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bilodoh
  05 février 2018
Matthieu est jeune itinérant (un SDF) qui n'a plus dans la vie que sa chienne Sam et il sera complètement désemparé quand l'animal disparait soudainement.

En cherchant Sam, on en apprendra un peu plus sur les malheurs de la vie de Mathieu, comment il s'est retrouvé à la rue, et comment son chien est devenu le seul contact chaleureux, sa seule raison de ne pas mettre fin à ses jours.

Évidemment ce n'est pas très joyeux comme roman, car c'est sa misère que Mathieu raconte au « je ». Mais malgré la tristesse de la situation, on y trouve pas que la misère, mais aussi de l'amour et de l'espoir.

Et la prochaine fois que je croiserai un itinérant avec son gros chien, je penserai un peu à Sam qui tient le coeur de son maître au chaud…
PS Merci à Neneve et au Challenge Multi-défis 2018 grâce à qui j'ai rencontré Sam
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Neneve
  18 novembre 2016
Énorme coup de coeur !!!!!!!!!!!!
Belge de naissance, Française sur papier, Québécoise d'adoption et Montréalaise de coeur, Sophie Bienvenu a déjà à son actif plusieurs titres. Pour moi, le plus connu était (k), un roman écrit pour les adolescents. J'ai travaillé en Maison de Jeunes longtemps, et nous en avions des exemplaires que les jeunes pouvaient lire sur place ou bien apporter à la maison. Et puis, dernièrement, beaucoup de gens se sont mis à parler de ce fameux Chercher Sam. Je me suis allé voir de quoi il en retournait : j'ai été séduite par le résumé de la quatrième de couverture. Jeunes de la rue, race canine, démons intérieurs à dompter… Je comprenais pourquoi ça suscitait des passions autour de moi. C'est que j'ai un réseau qui donne plutôt dans le côté ‘'social''.
Bref, c'est avec un apriori plutôt positif que j'ai entrepris ma lecture. Déjà au premier chapitre, c'est percutant. L'itinérance est un sujet délicat. On marche en ville, les écouteurs sur les oreilles, on voit un itinérant, on baisse le regard, on passe à côté, sans un sourire ou un mot, comme gêné d'être content que ça soit pas nous à leur place. Mais y'en a, pour soulager leur conscience, qui donne un peu d'argent. D'autres, qui donne vraiment, parce que triste de leur sort, un geste gratuit, parce qu'il faut aider notre prochain. Mais quand prends-t-on vraiment le temps de les toucher, leur serrer la main, de s'assoir à côté d'eux pour leurs parler, de s'intéresser < leur quotidien ? C'est rare… très rare ! Sophie Bienvenu écrit : ‘'… tu peux jamais, jamais, jamais leur toucher. Parce que t'as beaucoup trop peur que notre misère s'attrape.'' Quand je dis que ça part fort ! L'itinérance nous est racontée dans ce livre, sans détour, sans complaisance.
Ce livre parle aussi d'un amour inconditionnel entre un maître et son chien. Un lien fort, qui peut être difficile à écrire, mais dont Bienvenu traite avec beaucoup de réalisme, d'émotion et de vérité. ‘'Sam léchait mes larmes et elle me donnait des coups de nez frouillés''. Un être qui nous accompagne dans notre malheur, dans notre de mal de vivre. Un être qui vibre notre mal être, qui se blottit contre nous, comme pour en prendre un peu. Ce livre parle aussi d'une manière crue les relations familiales pas toujours reluisantes, à la limite d'être malsaines. C'est par des flashbacks très bien utilisés que nous apprenons à comprendre l'histoire de Mathieu, le narrateur de ce roman magnifique. Ce livre parle aussi du vide que crée l'absence… mais c'est surtout un livre qui parle d'amour.
Une lecture coup de poing, une lecture coup de coeur, une lecture bouleversante. Je pleure encore, mon chat dans mes bras.
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critiques presse (3)
LActualite   15 décembre 2014
En recollant la soixantaine de morceaux qui composent ce roman brisé — jours d’errance solitaire, nuits glaciales au fond d’une ruelle, souvenirs qui arrachent le cœur —, on en vient à reconstituer les étapes de la lente dégringolade qui a mené Mathieu à la rue et celles d’une quête éperdue qui, on l’espère, l’aidera à s’en sortir.
Lire la critique sur le site : LActualite
LeDevoir   14 octobre 2014
Son premier roman, "Et au pire, on se mariera" (La Mèche), finaliste au Prix littéraire des collégiens en 2013, était dur, cru, violent. Et bouleversant. "Chercher Sam" l’est tout autant.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LaPresse   14 octobre 2014
Et comme pour Et au pire on se mariera, Chercher Sam appelle une lecture rapide, un one-shot - c'est un peu la force de Bienvenu, l'émotion, le suspense et la vivacité de la langue, car on n'arrive pas à lâcher le livre avant de connaître la fin.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
michfredmichfred   11 janvier 2017
Sam aussi s'ennuie d'elle. Je le sais, elle est comme moi. Parfois elle s'arrête devant la grille d'une cour de récréation, le nez en l'air, pis elle la cherche. Mais Lila est jamais là. C'est jamais elle. C'est toujours une petite blonde avec la même voix. Qui met les mêmes accents sur les mots, qui fait la même musique quand elle court, parfois c'est juste un feeling, même pas une petite blonde. Juste un kid qui envoie tellement d'amour à l'univers que ça éclabousse partout, simplement parce qu'il rit, qu'il prend la main de sa mère ou qu'il caresse la tête de Sam...mais c'est jamais elle.
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le_Bisonle_Bison   20 avril 2018
La nuit est en train de tomber, et ça me gosse vraiment beaucoup, mais la lumière est fucking belle. Je voudrais qu'il fasse gris, que les nuages soient tellement bas qu'on doive se baisser pour pas les manger dans face. Là, l'orange et la chaleur du ciel me rappellent que le monde se crisse bien de moi pis de nous. Que le monde continue sa vie comme si de rien n'était, alors que j'ai perdu la seule affaire qui me restait.
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le_Bisonle_Bison   14 avril 2018
Lonely.
Y a pas de mot pour dire ça en français. Une solitude pesante et triste qui te donne pas envie de mourir (du moins pas les bons jours), mais juste de ne pas être là, comme Freddie Mercury.
I don't want to die, I sometimes wish I'd never been born at all.
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le_Bisonle_Bison   11 avril 2018
Ce soir-là, elle avait rapporté Leonard Cohen. On s'était roulé un batte, et elle fumait, sa tête sur mon chest, en regardant le plafond. Elle chantait tout doucement, sa voix résonnait dans ma poitrine et me faisait vibrer le cœur jusqu'au bout des doigts. Elle effleurait mon bas de ventre avec son pouce. Je bandais, mais je disais rien. Je faisais rien. J'étais juste bien.
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le_Bisonle_Bison   13 avril 2018
Il a commencé à neigeoter ce matin, et Sam et moi, pour fin octobre, on trouve ça tôt. Je sais pas si on va pouvoir endurer encore un hiver. On voudrait se pousser dans le Sud parce que, comme dit la toune, c'est moins plate être malheureux au soleil. Mais bon, à mon avis, Aznavour, la misère, il sait pas trop c'est quoi, anyway.
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Vidéo de Sophie Bienvenu
L'écrivaine Marie-Sissi Labrèche reçoit Sophie Bienvenu, Michel Tremblay et Janette Bertrand.
Les libraires en coulisses, une initiative de l?Association des libraires du Québec (ALQ) et de la coopérative des Librairies indépendantes du Québec (LIQ), ont présenté des rencontres passionnantes lors du Salon du livre de Montréal 2014 avec des écrivains, notamment Janette Bertrand, Michel Tremblay, Katherine Pancol, Gabriel Nadeau-Dubois et Emmanuel Carrère.
Réalisation et montage : Jessica Gélinas
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