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EAN : 9782924491003
Éditeur : Cheval d'août (06/10/2014)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 71 notes)
Résumé :
Mathieu est dans la rue. Il y survit grâce à Sam, son chien. Quelque chose le tue, qui n'est pas le froid ou l'indifférence des autres. Quelque chose l'empêche de respirer. Quand Sam disparaît, Mathieu part à sa recherche et, sans le vouloir, ouvre la porte à ses démons.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  20 avril 2018
Un dernier coup d'oeil à la ruelle éclairée par une lune pâle. le plafond est bas, les nuages imposent leur chaleur ouatée. Je lève les yeux au ciel, espérant y retrouver malgré tout le bleuté de la lune. Mythique. La lune et une étoile qui brille dans le ciel, dans le coeur, au plus profond de mon âme. Sauvage. Un cri dans la nuit. Bestial. La bête rôde, un loup ? Non. Juste un chien qui clame sa solitude la nuit, comme un loup le ferait pour retrouver sa meute. Sam. Sauf que Sam n'a pas de meute, un chien solitaire, un chien SDF, un chien de SDF.
Des ivrognes gerbent sur le trottoir. Pourtant la soirée est encore jeune. de la musique stellaire braille sa mélancolie à l'intérieur des vieux juke-box d'un bar où les habitués s'endorment sur le comptoir quand ce n'est pas dans le caniveau. Un être perdu, une âme en peine. Il crie lui-aussi. Sa peine, sa solitude. Sa peur surtout. Il a perdu son compagnon, son être cher, son chien Sam. Il vit dans la rue. Sam le maintient en vie. Une grosse boule de poil pour se lover contre. Que va-t-il devenir, câlisse, sans son chien. Sans Sam.
Il erre dans les rues, entre les ruelles toujours plus sombres. Des bouts de chemin obscur comme sa vie, aussi ténébreux qu'une musique de Leonard Cohen. Il parle tout seul. Je comprends sa douleur, je la ressens. Sam est tout ce qui lui reste dans sa vie. Un chien, comme une bouée de sauvetage pour le tenir à flot dans cette putain de vie. Sam, t'es où, câlisse ?
Il s'affole, il panique, il est surtout perdu. Il n'arrive plus à réfléchir. Sa pensée comporte ce voile noir qui masque toute perspective. Il respire, un coup, deux coups. La tension s'abaisse. le rythme cardiaque se calme. Il a entendu une musique. Pas un appel, juste un souvenir. Une longue chanson comme le hurlement d'un chien sauvage sous acide psychotrope. Il se dirige vers cette mélopée mystique. Il espère que Sam a eu le même réflexe. Après tout, ils écoutaient ensemble les mêmes titres, les mêmes musiques d'âme. Et pendant ce temps-là, il raconte sa vie, sa déchéance. Putain de vie. Il n'a pas été épargné par le sort ou le diable. Tabarnak.
Sous la lune, quelques gouttes tombent entre les craques du bitume. de quoi faire pousser la mauvaise herbe, ces gouttes d'eau salée qui ne tombent pas du ciel mais de son âme. Et de la mienne, par l'occasion de cette rencontre. Fucking triste mais humaine. Profondément.
Lien : https://memoiresdebison.blog..
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rabanne
  21 janvier 2020
C'est en ayant les yeux pleins d'eau (comme y disent au Québec) que je ressors de ma lecture...
Mathieu et sa chienne Sam font la paire, mais ne font qu'un dans la solitude de l'exclusion. Inséparables, ils traversent cahin-caha les jours et les nuits dans la froidure, le brouillard et l'indifférence. Mais un jour, soudainement, Sam disparaît. Au coeur de sa quête, son maître, plus seul et éperdu que jamais, va devoir affronter les traumatismes et fantômes du passé...
C'est une histoire poignante contée là, celle de l'inexorable chute d'un homme, mais également celle d'un incroyable instinct de survie. Un récit qui parle d'amour incommensurable, de paternité, de perte, d'impuissance, de solitude, de chagrin et de consolation.
La plume de l'auteure, que je découvre, est d'une désarmante authenticité, sans jamais tomber dans le pathos. Le langage est fluide et pétulant (sage conseil tout de même : se munir d'un lexique franco-québécois ^^).
Un roman de 170 pages, fait de courts chapitres, qu'on n'a vraiment pas envie de lâcher. Je l'ai particulièrement bien aimé, et je le recommande avec plaisir !
(Merci @le_Bison pour la découverte et le prêt)
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kateginger63
  06 juillet 2019
La quête éperdue d'un héros brisé
*
Pioche dans ma PAL de juin, choisi par @neneve (que je remercie au passage).
Longtemps dans ma biblio, un format court écrit par une française, et québecoise d'adoption.
*
Ici on parle d'amour inconditionnel, d'émotions (toutes celles qui touchent notre coeur, qui remuent, qui cognent, qui troublent)...
Une lecture coup de poing qui chatouille quelque chose au fond de nous. Presque impossible à traduire. Une histoire qui se vit.
Justement, comme celle de notre héros, un gentil garçon au grand coeur. Un jeune homme , la tête dans le guidon qui erre dans les rues de Montreal, à la recherche de son chien. Vous l'avez deviné, c'est Sam.
Une histoire qui pourrait être banale, dit comme ça mais alors quand c'est l'auteure qui en parle, là ça devient grandiose.
Elle ose décrire l'itinérance, la misère sociale, la tristesse en même temps que la chaleur et peut-être l'espoir de jours meilleurs.
Une écriture tout en dents-de-scie, sombre, mais si juste, si "collée au plus près des sensations".
Un parler franc et imbriqué d'expressions québecoises qu'on n'a pas l'habitude d'entendre.
Un roman qui m'a bouleversé bien au delà de la raison. Une note d'espoir est suggérée en fin de récit. Heureusement bienvenue !
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AudreyT
  07 janvier 2017
Mathieu vit dans la rue avec son chien Sam. Mathieu est un jeune garçon, livré à lui-même. Sam, une femelle pitbull grise avec un collier rose est la seule chose qui le retient encore sur terre. Mais le jour où il la perd, tout bascule... Reviennent alors le hanter les souvenirs qui ont fait de lui un homme à genoux...
Même si j'ai parfois été déroutée par l'écriture et les nombreuses expressions québécoises, ce livre est bouleversant et chargé en émotion. On sent dès le départ le drame qui se joue pour ce jeune homme et on avance avec une angoisse collée au coeur. Quand éclate la vérité, la raison de son errance, on partage sa douleur et le froid qui l'habite. Un très beau roman, et un grand merci à Lislou pour l'avoir mis sur ma route...
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michfred
  11 janvier 2017
Eh dude, tu veux-tu que je te dise ? Il m'a presque fait brailler, ce livre. Comme une toune d'Aznavour qu'on trouverait ben heavy mais qui vous mettrait comme pas la larme dans l'oeil.
C't un vrai mélo, crisse, la vie de Mathieu, une vie de marde comme pas. Une vie à la rue. Des fois, on n'a pas le choix. Comme dit Mathieu : « Devoir survivre au-dehors, c'est ce qui m'a fait survivre en-dedans ».
Anyway.
Ils vivent à la rue, à la quête d'un bon spot pour passer la nuit, Mathieu pis Sam, la chienne- pas le chien, c'est-tu qu'il faut qu'on te dise encore une fois que c'est-tu Sam' comme Samantha, une pit' grise avec un câlisse de bandana rose, une vraie fif, et la tête toute pleine de douceur !-

Et pis vl'à que Sam se trisse, ostie, ou pire qu'on la kidnappe ? va savoir ! Vl'à Mathieu plus lonely qu'une crêpe sans sirop d'érab' : plus personne à pogner par le cou, à y faire des colles, plus de léchouilles frouillées, ni de chaleur à partager derrière les racks à vélos ou les escaliers de secours tricotés en fer.
Un adulte qui serait rendu flo, à force de braillage, voilà ce qu'il est devenu, Mathieu.
C'est ben weird que le monde s'écroule comme pas, quand tu perds le seul être qui te donnait envie de vivre encore un peu. Et lentement, comme les neiges sur le Saint Laurent qui fondent avec le printemps, les larmes dégèlent un à un les souvenirs : la mère, le père, Karine, Lila, et Sam …
Une vie de marde. Une vie d'amour, aussi.
Tu veux-tu pas quand même que je te raconte l'histoire ? c'est que la fucking émotion, si je raconte, tu l'auras pas. Alors, crisse, fais un effort : habitue-toi au joual , écoute donc Mathieu qui cause et deviens son chum.
Il en a ben besoin !
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critiques presse (3)
LActualite   15 décembre 2014
En recollant la soixantaine de morceaux qui composent ce roman brisé — jours d’errance solitaire, nuits glaciales au fond d’une ruelle, souvenirs qui arrachent le cœur —, on en vient à reconstituer les étapes de la lente dégringolade qui a mené Mathieu à la rue et celles d’une quête éperdue qui, on l’espère, l’aidera à s’en sortir.
Lire la critique sur le site : LActualite
LeDevoir   14 octobre 2014
Son premier roman, "Et au pire, on se mariera" (La Mèche), finaliste au Prix littéraire des collégiens en 2013, était dur, cru, violent. Et bouleversant. "Chercher Sam" l’est tout autant.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LaPresse   14 octobre 2014
Et comme pour Et au pire on se mariera, Chercher Sam appelle une lecture rapide, un one-shot - c'est un peu la force de Bienvenu, l'émotion, le suspense et la vivacité de la langue, car on n'arrive pas à lâcher le livre avant de connaître la fin.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
michfredmichfred   11 janvier 2017
Sam aussi s'ennuie d'elle. Je le sais, elle est comme moi. Parfois elle s'arrête devant la grille d'une cour de récréation, le nez en l'air, pis elle la cherche. Mais Lila est jamais là. C'est jamais elle. C'est toujours une petite blonde avec la même voix. Qui met les mêmes accents sur les mots, qui fait la même musique quand elle court, parfois c'est juste un feeling, même pas une petite blonde. Juste un kid qui envoie tellement d'amour à l'univers que ça éclabousse partout, simplement parce qu'il rit, qu'il prend la main de sa mère ou qu'il caresse la tête de Sam...mais c'est jamais elle.
+ Lire la suite
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le_Bisonle_Bison   20 avril 2018
La nuit est en train de tomber, et ça me gosse vraiment beaucoup, mais la lumière est fucking belle. Je voudrais qu'il fasse gris, que les nuages soient tellement bas qu'on doive se baisser pour pas les manger dans face. Là, l'orange et la chaleur du ciel me rappellent que le monde se crisse bien de moi pis de nous. Que le monde continue sa vie comme si de rien n'était, alors que j'ai perdu la seule affaire qui me restait.
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le_Bisonle_Bison   14 avril 2018
Lonely.
Y a pas de mot pour dire ça en français. Une solitude pesante et triste qui te donne pas envie de mourir (du moins pas les bons jours), mais juste de ne pas être là, comme Freddie Mercury.
I don't want to die, I sometimes wish I'd never been born at all.
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le_Bisonle_Bison   11 avril 2018
Ce soir-là, elle avait rapporté Leonard Cohen. On s'était roulé un batte, et elle fumait, sa tête sur mon chest, en regardant le plafond. Elle chantait tout doucement, sa voix résonnait dans ma poitrine et me faisait vibrer le cœur jusqu'au bout des doigts. Elle effleurait mon bas de ventre avec son pouce. Je bandais, mais je disais rien. Je faisais rien. J'étais juste bien.
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rabannerabanne   21 janvier 2020
- Papa, pourquoi les étoiles, elles sont pas jaunes comme le soleil ?
- Parce que... c'est comme ça, c'est comme parfois y a des arbres qui sont pas du même vert, c'est la nature.
- Hum. Est-ce qu'on peut regarder sur Wikipédia ?
(...) pis j'étais content qu'elle se limite pas à ce que je savais moi, dans la vie. Je voulais que Lila fasse ce qu'elle voudrait, plus tard, qu'elle ait assez de force pour tenir le monde dans ses mains, mais assez de courage pis d'intelligence pour dire fuck it si elle avait pas le goût (...)
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Vidéo de Sophie Bienvenu
L'écrivaine Marie-Sissi Labrèche reçoit Sophie Bienvenu, Michel Tremblay et Janette Bertrand.
Les libraires en coulisses, une initiative de l?Association des libraires du Québec (ALQ) et de la coopérative des Librairies indépendantes du Québec (LIQ), ont présenté des rencontres passionnantes lors du Salon du livre de Montréal 2014 avec des écrivains, notamment Janette Bertrand, Michel Tremblay, Katherine Pancol, Gabriel Nadeau-Dubois et Emmanuel Carrère.
Réalisation et montage : Jessica Gélinas
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