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EAN : 9782070141784
240 pages
Gallimard (02/02/2014)
3.69/5   42 notes
Résumé :
Bienvenue dans l'Amérique profonde d'aujourd'hui, où les jobs syndiqués et les fermes familiales qui alimentaient les revendications sociales des Blancs ont cédé la place aux labos de meth, au trafic d'armes et aux combats de boxe à mains nues. Les protagonistes de Frank Bill sont des hommes et des femmes acculés au point de rupture - et bien au-delà. Pour un résultat toujours stupéfiant. Si le sud de l'Indiana dépeint par Frank Bill est hanté par un profond sentime... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Crossroads
  25 septembre 2016
L'erreur serait de s'arrêter à cette couv' fleurant bon le Harlequin style.
Un mec testostéroné qui aurait foiré dans les grandes largeurs son make up Lancôme rouge in love car :
a- monsieur pogotait alors comme un fou sur Carla Bruni et là, je dis respect.
b- monsieur serait parkinsonien et là, je dis pas d'bol.
c- le lecteur, un brin hâtif dans ses jugements, se plante comme rarement.
Réponse c, bien évidemment, même si l'on sent bien que tout le budget promo n'a pas dû passer dans cette accroche visuelle à la perfidie sans égale.
Le Donnybrook, ça vous parle ?
Moi pas.
Faut dire qu'avec ma ceinture noire en mikado, mes chances d'y survivre avoisinent le néant absolu.
Tu es gaulé de la mort, chéris la baston et cherches à renflouer un compte chèque qui tire la gueule dès le 3 du mois alors ce tournoi pourrait bien titiller tes phalanges en mal de désossage.
Et ils sont nombreux à croire en leur potentiel alors qu'au final, et c'est Denis Brogniart qui le vend bien mieux que moi, il n'en restera qu'un ! L'unique survivant, le poing levé, trônant fièrement sur une montagne de cadavres.
Bienvenue en ce monde d'amour absolu.
Dalaï n'a qu'à bien se tenir, l'univers de Frank Bill n'est qu'adoration et altruisme.
Idolâterie de la dope, de la luxure, de la torture et du fritage en règle.
Non, au Donnybrook, y a pas de règle. Ultimate fighting à tous les étages.
Faire mal, dérouiller son prochain, l'éparpiller façon puzzle. Un état d'esprit nécessaire à la réalisation de son karma.
L'univers de Bill est d'une noirceur absolue.
Tuer avant de l'être semble résumer la motivation principale de tous ses protagonistes.
Des êtres bestiaux, sans aucuns repères, évoluant dans un monde d'ultra-violence.
Des personnages difficilement attachants, bien que certains démontrent un réel talent en la matière, motivés par l'appât du gain et le fracas des os.
Donnybrook ne décrochera certainement pas le Goncourt mais assure parfaitement son rôle de lecture coup de poing, coup de tatane dans ta face et autres petites douceurs.
Deux références, comme présentées en quatrième de couv', s'imposent au lecteur dès les toutes premières pages, Pollock et Palahniuk. C'est dire la dose de tendresse esséminée en cette Amérique profonde en pleine déliquescence.
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belette2911
  08 juillet 2014
"Chiennes de vie" n'était déjà pas pour les petits n'enfants, ni pour les âmes sensibles… Je vous rassure de suite, "Donnybrook" ne sera pas pour eux non plus !
Amateurs du ♫ pays joyeux des z'enfants heureux, des monstres gentils ♪ , des Bisounours ou de Mon Petit Poney, je ne vous dirai qu'une chose : Fuyez, pauvres fous !
Par contre, pour moi, voilà encore un livre qui va aller poser ses petites fesses au Panthéon de mes romans noirs préférés.
Au départ, je m'attendais à 240 pages consacrées uniquement au Donnybrook – ce tournoi de combats à poing nus qui se déroule dans le sud de l'Indiana et dont le vainqueur remporte cent mille dollars – imaginant un récit à la façon d'un mauvais film de van Damme, genre "Bloodsport" ou "Kickboxer", le scénario béton en plus, bien entendu !
Vous savez, un genre de roman qui, à l'instar de ses films, mettrait en scène des combattants qui s'affronteraient dans combats "phases finales à élimination directe" afin d'en arriver aux deux derniers vainqueur du tournoi… qui s'affronteraient enfin dans l'arène ! Une sorte de coupe du monde en version "boxe" au lieu du ballon rond…
Il n'en fut rien ! Ce livre, c'est plus que ça ! C'est mieux que ça ! Bien mieux qu'une description de tous les combats éliminatoires qui auraient saoulé le lecteur, à la fin.
Nos différents protagonistes, avant d'arriver au Donnybrook – de leur plein gré ou pas – vivront quelques aventures assez mouvementées. Et une fois sur place, faudra pas croire qu'ils pourront s'affaler pour manger un hamburger à la viande d'écureuil garantie sans équidé !
L'écriture est sèche comme un muscle de combattant, nerveuse comme un chien de combat qui sent le sang sans cesse, piquante comme si vous embrassiez un hérisson (et pas sur le ventre !), le tout sur un fond de crise économique agrémenté de quelques métaphores choc ou de philosophie très particulière.
Le tout nous donnera une couleur aussi joyeuse que le costume d'un croque-mort dans Lucky Luke.
Nous sommes face à un roman noir, sans complaisance aucune…
Niveau personnages, on pourrait faire un grand trou et les mettre tous dedans pour les recouvrir ensuite, vivants, de terre ! Même le shérif m'a donné envie de vomir, alors que je le trouvais sympa. le personnage de Gravier m'a fortement touché, par contre…
Quant à Johnny "Marine" Earl, il est un des personnages un peu moins "sordide" que les autres.
Du moins, dans la masse des autres, il y a encore un peu d'espoir pour ce père de famille qui aime ses gosses et sa femme et veut leur offrir une vie meilleure. À n'importe quel prix : la fin justifiant l'utilisation de moyens pas réglos du tout !
Ce que les personnages vivront ressemblera plus à une descente en enfer qu'à un voyage de plaisance. Nous sommes à mille lieues de l'excursion d'Antoine Maréchal (Bourvil) qui emmenait, de Naples à Bordeaux, la Cadillac remplie d'héroïne de Saroyan (de Funès).
À propos d'héroïne, vous aurez tous les ingrédients qui entrent dans la fabrication de la meth. Admirez l'enchainement… Vous aurez même une héroïne bad girl qui a un réchaud Butagaz entre le jambes et que ne sent bien qu'avec une merguez là où je pense (et où vous pensez aussi).
Quand je vous disais que ce n'était pas pour les gosses ou les âmes sensibles !
Ici, ça bastonne, ça flingue, ça trucide, ça torture, ça plante le frangin, ça baise à tout va, ça arnaque ou plus, si affinités, le tout sans foi, ni loi, ni morale : manger ou être mangé ! Tuer ou être tué…
Un auteur que je vais suivre à la trace, guettant sa prochaine publication…

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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encoredunoir
  05 mars 2014
Vous vous souvenez peut-être de la série télévisée Shérif fais-moi peur (The Dukes of Hazzard en VO) avec Bo et Luke Duke, l'oncle Jesse, la cousine Daisy, le machiavélique Boss Hogg et le shérif un peu demeuré Rosco P. Coltrane et son basset hound Flash.
Imaginez maintenant qu'au lieu de produire de la gnôle de contrebande l'oncle Jesse se soit mis à fabriquer de la méthamphétamine, que Bo et Luke, au lieu de faire des combats de boxe, s'essaient, complètement défoncés, aux arts martiaux dans des combats à mort, que la cousine Daisy ait gardé ses mini-shorts en jean mais abandonné son côté légèrement pudibond pour courir après toutes les bites susceptibles de lui offrir du fric et quelques doses de meth, que Rosco soit devenu moins bête et mis à la musculation, et que Boss Hogg ait abattu Flash pour le remplacer par une meute de pittbulls avant de se mettre à organiser le plus grand tournoi de combats à mains nues et à mort du sud des États-Unis. Alors vous aurez une assez bonne idée de l'ambiance de Donnybrook.
On peut d'ailleurs se demander si Frank Bill n'a pas un peu fait exprès de faire démarrer son roman dans le comté – réel – de Hazard, Kentucky, histoire de nous rappeler le comté – imaginaire – de Hazzard, Georgie.
Bref, c'est à Hazard, que Marine Earl braque l'armurerie du coin et repart avec les mille dollars qui lui sont nécessaires pour s'engager dans le Donnybrook, tournoi de combats à poing nus qui se déroule dans le sud de l'Indiana et dont le vainqueur remporte cent mille dollars. de quoi permettre à Marine Earl de nourrir enfin ses gosses. de son côté, Angus la Découpe, combattant légendaire reconverti dans la production de méthamphétamine, sadique et décidé à se venger de sa soeur, Liz, qui l'a laissé pour mort et s'est enfui avec sa réserve de came pour la revendre pendant le Donnybrook, chemine lui aussi vers l'Indiana. Marine Earl, Angus, Liz et quelques autres personnages s'apprêtent à converger vers les lieux du tournoi en semant derrière eux le chaos et la destruction jusqu'à un final que l'on imagine apocalyptique.
Avec Chiennes de vies, paru l'an dernier à la Série Noire et qui sort maintenant en Folio Policier, Frank Bill avait livré un recueil de nouvelles d'une grande noirceur et d'une grande violence et l'on se demandait ce que cela pourrait donner sur une distance plus longue. Avec Donnybrook, il conserve et accentue même nettement la violence de ses récits, teinte la noirceur d'une bonne dose d'humour tout aussi noir et démontre qu'il en a suffisamment sous la pédale pour tenir tout un roman.
Toujours percutant, avec un sens de la formule des plus efficaces (« Liz se massait l'oeuf de pigeon qui enflait sur le côté de son visage. Tout ce qu'elle voulait dans la vie, c'était avoir assez de meth, de cigarettes et de Bud pour passer la journée. Et puis une bite bien raide pour satisfaire sa soif de contact humain. Angus s'était débrouillé pour détruire tout ça. »), Frank Bill se lance donc dans une épopée pulp dont l'action ne baisse jamais d'un cran, ponctuée de scènes dantesques (l'agression du shérif par une famille de camés dont les enfants entreprennent de lui ronger les mollets est fabuleuse dans le genre) et parsemée de cadavres qui, avant de mordre la poussière, ont été des personnages tous plus détestables et déjantés les uns que les autres.
Ce faisant, Frank Bill crée une sorte de mythologie de série B du trou du cul de l'Amérique avec ses dieux indestructibles et féroces et même des Chinois à lunettes maniant avec dextérité les hameçons, sans toutefois négliger de nous faire apercevoir, derrière le spectacle grand guignol, la réalité de cette Amérique profonde qu'il connaît bien pour y vivre, qui a été oubliée depuis bien longtemps par le reste du pays et qui s'est pris la crise de plein de fouet :
« Ils avaient parcouru les routes de campagne, étaient passés devant des maisons délabrées et des mobile homes en bout de course, devant des pneus suspendus aux arbres, des gosses suspendus aux jupes de leurs mères, sur lesquelles des pères au chômage avaient mis le grappin. Les chefs de famille se tenaient avachis sur des chaises pliantes en métal, une Bud ou une Miller à la main, cernés par le vide comme par ces rejetons qu'ils méprisaient. »
Sale, violent, sanguinolent, grossier, complètement échevelé et réjouissant, Donnybrook n'est sans doute pas à mettre entre toutes les mains, mais on est heureux d'avoir mis les nôtres dessus.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Walden-88
  03 juillet 2014
Johnny Earl dit "Marine", qui souhaite offrir à ses gamins une meilleure vie, braque l'armurerie de Hazard dans le Kentucky pour avoir les mille dollars nécessaires à l'inscription du Donnybrook, un tournoi clandestin organisé tous les ans au mois d'août. Trois jours de combats sur un terrain de cinq cents hectares au coeur de la forêt, propriété de Bellmont McGill : un enfoiré de sadique, riche à crever. Vingt concurrents entrent sur un ring clôturé, un seul en sort. Des hordes de spectateurs, hommes, femmes, allumés à la gnôle, camés jusqu'à la moelle, parient devant leurs grillades. Deux matchs vendredi, quatre samedi. Les six finalistes s'affrontent dimanche pour cent mille dollars.
De son côté Angus la Découpe, légende des combats clandestins, a d'autres chats à fouetter, ce dernier qui s'est reconverti dans la fabrication de méthamphétamine vient d'abattre deux dealers et un pharmacien. le problème c'est qu'en plus d'avoir les flics au cul, Liz, sa nympho de soeur, décide le le doubler. Résultat : avec un dénommé Ned, elle pique la dope et le fric du frangin, le laissant à moitié mort, pataugeant dans ses viscères et dans son sang. Mais Angus est un type solide, dur au mal et il compte bien retrouver Liz et son amant et leur faire payer cet affront. Après tout si on l'appelle la Découpe ce n'est pas pour rien: athlétique, des muscles d'acier, il porte des tatouages en lettres gothiques, un pour chaque ennemi vaincu. Il se pourrait bien que d'autres noms augmentent le nombre de ses tatouages.
Et si l'on ajoute, un être difforme qui se terre dans les bois, deux flics, un barman qui en sait plus qu'il n'y parait, un certain M. Zhong et son homme de main Fu, particulièrement efficace dans le combat rapproché et très habile pour faire parler ses victimes, vous aurez une assez bonne idée de ce qu'est Donnybrook. Et comme le hasard fait plutôt bien les choses, tous ces personnages se dirigent vers la propriété de Bellmont McGill, où doit se tenir la compétition.
Autant vous dire que ce roman est violent, cru et percutant. Les personnages concentrent tout ce que l'Amérique profonde a de plus sombre et de plus déviant. Si je devais résumer l'esprit de ce livre en une phrase, ça serait celle-là : "Chaque homme survit aux dépens de son prochain, c'est la vie." Frank Bill confirme tout le bien que j'ai pensé de lui après la lecture de Chiennes de vie, c'est sans aucun doute un des plus talentueux écrivains de sa génération. Pour finir je voudrais adresser un souhait très cher à Quentin Tarantino : S'il vous plaît, adaptez ce livre au cinéma !!!
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Stodena
  22 septembre 2014
Vous ne pouvez plus décoller de la série américaine "Breaking Bad"... Vous attendez en trépignant d'impatience la prochaine redif d'un combat de Kick Boxing ou de Muay Thaï. Les courses de bagnoles kittées c'est votre gros trip. Les gueules cassés, les chiens galeux qui se prennent raclées sur raclées, ça vous fait kiffer ?
Alors Donnybrook est votre livre de chevet.
C'est le livre que vous attendiez sans le savoir. le livre qui va vous arracher les yeux de la tête. du carnage presque à chaque page. Des poings qui volent, des tronches éclatées, des nez écrasés, le tout cuisiné dans des taudis sur camping gaz de fortune avec fond de meth au bord de l'explosion et Dark Métal Hurlant en fusion.
Autant le dire tout de suite, vous n'allez pas ressentir une immense empathie pour les personnages. Il y a peu de risques de vous voir essuyer discrètement une larme malgré les morts, nombreux, qui émaillent le récit.
Dans ce livre, c'est l'action qui vous embarque tambour battant. C'est trépidant, c'est haletant. C'est un western moderne, concocté avec les ingrédients d'aujourd'hui. Plus de chevaux, des pick up déglingués. Des hors-la-loi qui rappliquent de partout. On ne se bat plus pour dévaliser une banque mais pour un sac plein à craquer de sachets de méthamphétamine. Et là-bas, dans les forêts de l'Indiana se déroule au Donnybrook un tournoi de combats clandestins où s'affrontent les plus fêlés d'entre-eux. C'est l'unique chance de gagner suffisamment de thune pour peut-être sortir enfin de la misère dans cette Amérique rurale où il n'y a plus grand chose à espérer. Mais au Donnybrook, il n'y a qu'un vainqueur...
J'oubliais... Tous les ingrédients sont là pour que Franck Bill nous concocte la suite, et je l'attends avec une grande impatience !
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Walden-88Walden-88   02 juillet 2014
Le champ d'herbes en friche contenait assez de véhicules cabossés, dégueulasses et rouillés pour remplir dix stades de football, peut-être plus. Les spectateurs avaient sorti leurs chaises pliantes, leurs glacières. Ils s'étaient installés. Les feux de camp au-dessus desquels grillaient les poulets, les quartiers de chevreuil, les chèvres, les écureuils, lapins et autres ratons laveurs empestaient l'atmosphère. Il en serait ainsi pendant trois jours. Ils vendraient leur nourriture, accompagneraient les cachetons et la came de grandes rasades de bourbon ou d'alcools de contrebande. Ils regarderaient un vingtaine d'hommes pénétrer sur le ring de cent mètres carrés délimité par du fil barbelé, puis combattre jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Ensuite, on appellerait les vingts suivants. Dimanche, les vainqueurs de chaque groupe s'affronteraient. Seul le gagnant demeurerait debout. La gueule en sang, édenté, il attendrait de récupérer son dû en espèces.
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Amnezik666Amnezik666   24 juin 2014
— On est au début d’un cycle de vio­lence. Plus de bou­lot. La di­gnité et les va­leurs mo­rales ont été bra­dées. (...) Trop de li­ber­tés, d’ad­dic­tions, de peur. Ces choses nous éloignent de la vé­rité.
— Quelle vé­rité ?
— Tout se casse la gueule. Ce que les gens de notre es­pèce ont bâti à la sueur de leur front est dé­man­telé. Les cri­mi­nels règnent. Ils sont au gou­ver­ne­ment, par­tout. Seuls les gang­sters s’en tirent. Nous sommes fau­chés, sans em­ploi, sans pou­voir. On ne nous laisse rien ex­cepté la mé­chan­ceté et la com­plai­sance. Voilà com­ment ils nous contrôlent.
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Walden-88Walden-88   02 juillet 2014
Cubitus entendit qu'on frappait à la porte. Il beugla: "Soyez pas timides, ramenez votre cul à l'intérieur !" La porte s'ouvrit. Liz et Ned entrèrent. La puanteur humide qui régnait dans la piaule les suffoqua. Les hamburgers qu'ils avaient mangés en chemin remontèrent dans leur gorge.
Cubitus leur faisait face, pieds nus sur une épaisse moquette. Les poils avaient perdu leur teinte vanille, noyée par les éclaboussures de bière renversée par Cubitus et son frangin Dodge. Une télé noir et blanc était installée dans un coin à même le sol. Dodge se tenait assis dans un fauteuil électrique, juste derrière Cubitus, une main sur sa Pabst, l'autre sur ses couilles. Ses yeux étaient deux calibres pointés sur les seins de Liz.
Ned voulait régler cette affaire au plus vite. Il avait hâte de sortir de cette baraque qui schlinguait encore plus que la sienne.
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encoredunoirencoredunoir   05 mars 2014
Ils avaient parcouru les routes de campagne, étaient passés devant des maisons délabrées et des mobile homes en bout de course, devant des pneus suspendus aux arbres, des gosses suspendus aux jupes de leurs mères, sur lesquelles des pères au chômage avaient mis le grappin. Les chefs de famille se tenaient avachis sur des chaises pliantes en métal, une Bud ou une Miller à la main, cernés par le vide comme par ces rejetons qu’ils méprisaient.
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belette2911belette2911   08 juillet 2014
Il se répandit au sol comme le liquide amniotique d'entre les jambes d'une femme enceinte.
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