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ISBN : 226406255X
Éditeur : 10-18 (03/04/2014)
Résumé :
Qu'elles reposent en paix.

Toute jeune recrue de la brigade criminelle du commissariat central de Cardiff, Fiona Griffith n'est pas particulièrement appréciée de sa hiérarchie ni de ses collègues. Rebelle, à fleur de peau, elle semble préférer la compagnie des morts, qui exercent sur elle une attraction pour le moins étrange, à celle des vivants. Véritable handicap social au quotidien, cette fascination morbide s'avère un atout sur une scène de crime.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  09 février 2016
Oh, qu'elle m'a énervée cette Fiona !
Cette jeune femme, policière sans expérience mais pas sans tempérament, va être confrontée à l'horreur, lors d'une enquête pour meurtres concernant une jeune femme et sa fille de 6 ans.
On a désormais l'habitude de rencontrer des personnages de policiers qui sortent des sentiers battus, qui refusent l'autorité, qui ne se plient jamais aux ordres et font cavaliers seuls, mais ils ont généralement de la bouteille, ce sont rarement des gamines d'une vingtaine d'années.
Fiona a de plus un comportement très étrange tant avec les vivants qu'avec les morts, cela nous sera expliqué en cours de lecture, mais ne rend pas moins bizarre cette demoiselle que j'ai eu du mal à trouver sympathique.
L'enquête en elle-même est passionnante et j'ai apprécié de me retrouver au Pays de Galles.
L'écriture est un peu froide, à l'image de Fiona, mais j'ai toutefois vraiment apprécié cette lecture.
Commenter  J’apprécie          350
ingridfasquelle
  02 mai 2013
La mort pour seule compagne est le premier volet d'une série de romans mettant en scène Fiona Griffith. Paru le 4 avril 2013 aux éditions Presses de la Cité, ce thriller à la plume glaciale offre une belle alternative aux polars nordiques.
Fiona Griffith est une jeune recrue qui travaille au sein de la brigade criminelle du commissariat central de Cardiff. Rebelle, à fleur de peau, celle-ci n'est pas particulièrement bien vue de ses collègues ni de sa hiérarchie, qui lui reproche son manque de communication. Si Fiona a bel et bien des difficultés à communiquer avec les autres, elle possède également un solide esprit d'analyse et un sixième sens qui lui seront bien utiles pour résoudre le meurtre d'une prostituée et sa fille, toutes deux retrouvées dans un squat de Cardiff.
Autant l'avouer de suite, l'enquête criminelle du roman de Harry Bingham ne m'a pas passionnée. Les milieux de la drogue et de la prostitution que l'auteur a choisis de mettre en scène ne m'ont, en rien, tenue en haleine. En revanche, j'ai tout de suite accroché au personnage étrange et dérangeant de Fiona ! Ses phobies sociales, sa fascination morbide en font une héroïne à mille lieues des super flics auxquels le genre m'a habituée ! de par son handicap social, Fiona Griffith m'a souvent fait penser à Lisbeth Salander. Tout comme l'héroïne de Stieg Larsson, elle n'hésite pas à contourner, voire à s'affranchir des procédures légales pour arriver à ses fins. Son sens du compromis à la limite de la légalité m'a souvent fait sourire, de même que ses méthodes musclées et efficaces ! Oui, j'ai aimé son culot, son côté rebelle et sa détermination ! Son combat pour que justice soit faite m'a paru humain et touchant. J'ai particulièrement aimé cet aspect du roman.
"Qu'elles reposent en paix."
"Ces fleurs sont là pour célébrer la mémoire de ces femmes qui sont mortes."
"Janet, April et Stacey ont eu des vies tellement anonymes. Je voudrais qu'elles partent dans une apothéose."
L'écriture percutante de Harry Bingham m'a également séduite. C'est, à mon avis, l'autre point fort du roman. Sans fioriture ni temps mort, l'auteur va droit au but. On progresse dans l'enquête de manière efficace. Pas de digressions ni de descriptions inutiles, La mort pour seule compagne est un roman d'investigation pur jus !
Ne vous attendez toutefois pas à lire un remake de Sixième Sens. L'héroïne de Harry Bingham n'est pas dotée de pouvoirs paranormaux. Ses intuitions et ses pressentiments n'ont rien de surnaturel. Au fil des pages, le lecteur comprend que Fiona est atteinte d'un étrange syndrome dont elle a souffert pendant plusieurs années, au sortir de l'adolescence. Syndrome qui pèse encore aujourd'hui sur sa vie sociale et affecte ses émotions. En parallèle de l'enquête criminelle, c'est surtout le passé de Fiona que l'auteur exhume et c'est tout ce qui fait le charme de son roman !
Mais quitte à lire un thriller psychologique (au sens premier du terme), j'aurais aimé que l'auteur donne davantage de détails sur le syndrome dont souffre Fiona ! Malheureusement, Harry Bingham, dont le but ici n'est pas la précision clinique, reste plutôt évasif sur l'état mental de son personnage ainsi que sur l'origine de son traumatisme. Soucieux de préserver au maximum le suspense, il distille quelques bribes, de-ci de-là, mais c'est peu, trop peu ! Certes, le procédé ne manque pas de piquer la curiosité du lecteur mais je regrette que l'auteur n'ait pas davantage exploité ce sujet ! Voilà qui pour le coup aurait donné une tout autre envergure au récit ! Voilà qui aurait bousculé efficacement les codes du genre ! Voilà précisément ce que j'aurais aimé lire !
Malgré un bel effort, Harry Bingham ne m'aura pas emportée bien loin. Parce qu'il se montre trop avare de détails, parce qu'il ne se contente que d'une version romanesque de la pathologie dont souffre Fiona, son histoire perd de son originalité ! Son intrigue ne décolle pas et le lecteur reste sur sa faim ! Il faut attendre les toutes dernières pages du roman pour enfin en savoir plus sur l'étrange mal qui ronge Fiona. Mais les révélations arrivent trop tard et l'effet escompté ne se produit pas. de plus (et je répugne à l'avouer), les thèmes abordés (drogue, prostitution, trafic humain, violence...) n'ont malheureusement rien d'original ! J'ai souvent eu l'impression de lire un fait divers... C'est bien dommage ! L'auteur avait pourtant toutes les cartes en main pour faire d'un banal thriller un roman sordide et tout à fait captivant !
Si La mort pour seule compagne n'est pas le polar exceptionnel et absolument passionnant que je m'attendais à lire, je reconnais qu'il s'agit toutefois d'un cru honorable, qui mérite d'être découvert, ne serait-ce que pour faire connaissance avec son étrange personnage principal.
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Commenter  J’apprécie          50
Fredo_4decouv
  07 juin 2013
Premier roman et belle entrée en matière pour son auteur. Fiona, l'électron libre, avec ses drôles de pulsions liées à la mort, son caractère revêche et ses intuitions qui font d'elle un personnage très original. le roman prend son temps pour installer l'ambiance et l'intrigue. C'est une lecture rafraichissante entre deux grosses machines du genre. Un auteur à suivre et le début d'une série à découvrir.
Comme dans Les Lumineuses de Lauren Beukes, un autre excellent roman publié par les éditions des Presses de la Cité dans la collection Sang d'encre, La Mort pour seule compagne, écrit par Harry Bingham met en scène une héroïne hantée par la mort, sauvage, atypique, mais diablement attachante.
Fiona Griffiths est habitée par une fascination morbide. Contrairement à ce que le titre ou la présentation du roman peut laisser croire (et ce n'est pas un reproche puisqu'au départ, le lecteur peut penser que le livre évoque les enquêtes d'une quelconque médium, ce qui n'est pas le cas ici), Fiona est hantée mais d'une manière totalement terre à terre.
Et quand on apprend à mieux connaitre Fiona tout en découvrant sa vision du monde, le titre en français prend son sens. Et du coup, je le trouve même bien meilleur que le titre original (Talking to the Dead).
Harry Bingham tisse donc entre son personnage et le lecteur une caractérisation que je trouve assez subtile dans sa simplicité. Fiona est différente mais c'est un atout pour la Brigade Criminelle où elle fait ses débuts. Rien de très pesant dans sa condition qui pourrait décrédibiliser l'intrigue. Elle aborde certaines choses avec à la fois une douceur et une froideur qui font d'elle un personnage particulièrement attendrissant et très intéressant.
Quelques minutes avant d'écrire ces lignes, j'ai vu le dixième épisode de la première saison de la série TV Hannibal, qui évoque une chose importante dans l'univers de Fiona. Je ne rentrerai pas dans les détails histoire de ne spoiler ni le roman de Bingham, ni l'épisode de la série concernée. Mais c'est assez fascinant de pouvoir avoir un troisième recul sur l'histoire de Fiona. Je m'explique pour les trois :
Le premier lorsqu'on entame la lecture du livre et que l'on comprend qu'elle n'est pas médium. Rien de surnaturel, juste une sorte d'empathie morbide.
Le deuxième quand on découvre à la fin le « pourquoi du comment ». C'est bouleversant de simplicité et brillant de la part de l'auteur qui explique presque simplement la "malédiction" de son héroïne.
Le troisième avec Hannibal qui remet en lumière l'importance de la perception que l'on a de soi et des autres.
Drôle de mise en abime que de parler de perception et d'imaginaire. Un auteur via son livre nous hante, joue avec nos perceptions, nourrit notre imaginaire et nous donne à la fin de son histoire la clef pour refermer (si on le souhaite) la porte du monde qu'il nous a fait découvrir. Finalement, on peut même prétendre que l'auteur crée une multitude d'éléments contribuant à créer un syndrome spécialement dédié au lecteur qui va ouvrir le livre. Il devient le patient sur lequel le romancier va faire son expérience. Autant d'expériences différentes qu'il y a de lecteurs...
Digression, j'écris ton nom...
Juste pour vous dire que ce premier roman d'Harry Bingham est une belle chose qu'il faut vite en faire l'expérience.

Lien : http://www.4decouv.com/2013/..
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alanfre
  18 septembre 2015
Une histoire policière qui ressemble dans sa narration à ce que l'on peut voir dans les séries danoises (reprises par les Etats-Uniens) : une policière, personnage principal, dont le passé psychologique reste flou et le lecteur glane des informations sur cette période peu à peu (enquête intime), en parallèle avec la vraie enquête policière sur l'assassinat et la violence faite à des prostituées droguées. Cette double enquête se fait dans un Pays de Galles occupé par les Anglais.
La lecture est plaisante, rapide, cohérente et je lirai probablement la suite lorsque je la verrai sur un étal!
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zakfm
  09 décembre 2016
Bien écrit, original, ce premier roman d'une série qui s'annonce prometteuse mérite ces cinq étoiles avec son héroïne aussi spéciale qu'attachante.
L'émotion et le suspense sont au rendez-vous sans les lourdeurs excessives des polars nordiques à la mode.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   07 août 2017
Il s'agit d'un entretien. Mon interlocuteur a mon CV. Que veut-il de moi ? Que j'applaudisse ?
Il repose mon CV sur le seul coin dégagé, se met à le lire ligne après ligne, cochant chaque section avec son index au fur et à mesure. Études. Bac. Centres d’intérêt. Références.
Son doigt remonte vers le milieu de la page. Université.
- Philosophie...
Je hoche la tête.
- Que faisons-nuit ici-bas ? Quel est le sens de la vie ? C'est ça... ?
- Pas tout à fait. Plutôt : Qu'est-ce qui existe ? Qu'est-ce qui n'existe pas ? Comment savons-nous que ceci existe ? Ce genre-là.
- Utile dans un travail de policier.
- Pas vraiment. Je ne crois pas que ça serve à quoi que ce soit, sinon à nous apprendre à réfléchir.
Matthews est un costaud. Pas costaud-salle-de-sport, mais costaud-gallois, avec cette sorte de musculature rassurante qui suggère un passé impliquant travaux à la ferme, rugby et bière. Il a des yeux d'une pâleur remarquable et d’épais cheveux noirs. Même ses doigts ont de petits poils noirs jusqu’à la dernière phalange. C'est tout le contraire de moi.
- Croyez-vous avoir une idée réaliste de ce qu'est un travail de policier ?
Je hausse les épaules. Comment est-on censé le savoir, si on ne l'a jamais fait ? Je dis le genre de choses qu'on doit attendre de moi. Ce métier m’intéresse. J’apprécie le valeur d'une approche rigoureuse, méthodique. Bla-bla. La petite fille bien sage, qui a mis a tenue gris foncé spéciale entretien d'embauche, débite la tirade convenue.
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