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Philippe Bouquet (Traducteur)
ISBN : 2847201777
Éditeur : Gaïa (21/08/2010)

Note moyenne : 2.85/5 (sur 23 notes)
Résumé :
« Qui a vu l'engoulevent voit sa mort », dit un proverbe tant suédois qu'iranien à propos d'un oiseau connu aussi pour annoncer le printemps. La ville tranquille d’Uppsala est le théâtre d'une série d'actes de vandalisme. Les vitrines de la rue commerçante volent en éclat et un jeune homme est retrouvé assassiné. De retour de congé maternité, Ann Lindell enquête, peinant à calmer les ardeurs de son collègue Ola, alors qu'Edvard, son ancien amant, reprend contact.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  24 juin 2011
Ville d'Uppsala (Suède), 2003. Une rue saccagée, des vitrines brisées, un jeune homme tué à coups de chaise dans une librairie dévastée, un incendie dans un centre d'accueil pour étrangers... La police est sur les dents, les affaires sont-elles liées ?
Ce polar s'inscrit dans une série d'intrigues indépendantes les unes des autres, mais toutes centrées sur le personnage d'Anna Lindell, inspectrice de police à Uppsala. Paul Arre nous apprend que le premier opus n'a pas été traduit en français (malgré son prix de "meilleur premier polar" décerné en 1999 par la Svenska Deckarakademin). A moins de maîtriser le suédois, on ne peut donc commencer que par "La terre peut bien se fissurer".
Avec le cri de l'engoulevent, j'ai fait connaissance avec Anna et ses collègues, en tentant de saisir les liens qui les ont unis précédemment en-dehors du travail. Les intermèdes sur leur vie conjugale/familiale m'ont rappelé la série de Mons Kallentoft (Hiver, Eté). Heureusement pour l'aspect "polar", ces apartés détaillés restent relativement rares. le contexte de l'intrigue est intéressant : l'immigration en Suède semble récente au point que certains membres de l'équipe policière se trouvent dépassés par les problèmes de racisme : "Il était capable de s'occuper de délinquants ordinaires, à l'ancienne pour ainsi dire, à savoir voleurs, meurtriers et auteurs d'actes de violence, car il connaissait leur musique. Mais, devant ces nouveaux noms et nouvelles langues, il avait le sentiment d'être un étranger dans son propre pays." (p. 153)... J'ai regretté cependant que tout soit si dilué, éparpillé : on passe sans cesse d'un sujet à un autre, certains passages sont longs (lorsqu'on suit Ali, notamment) et la multiplication de noms suédois de personnages et de lieux rend le texte fastidieux. Tout cela nuit malheureusement au suspense et au plaisir de lecture.
Un avis mitigé donc, pour ce polar alourdi par une abondance de noms, de détails, de digressions qui éloignent le lecteur de l'intrigue. Les thématiques abordées (immigration et racisme en Suède, réfugiés politiques iraniens, conditions de travail des ouvriers en Asie) sont très intéressantes mais pas suffisamment approfondies, à mon goût.
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Galirad
  30 janvier 2015
Nous revoilà en Suède, plus précisément à Uppsala, en pleine terre nordique où sont nés les meilleurs polars de cette dernière décennie. En 57 chapitres, courts et rythmés, du samedi 10 mai à 0h26 au mercredi 14 mai 22h20, agrémenté d'un épilogue qui se déroule deux semaines plus tard, l'enquête est menée tambours battants.
Exit, les policiers solitaires, alcooliques et désabusés. C'est Ann Lindell, jeune maman, à peine revenue de son congé maternité qui est aux commandes, poursuivie par les ardeurs discrètes de son collègue Ola et encore sous le charme d'Edward, l'ancien amant, qui refait surface.
Un meurtre lors d'un saccage dans des boutiques du centre ville et trois cadavres calcinés dans un centre de réfugiés, et voilà notre jeune commissaire aux prises avec des affaires fleurant les problèmes sociaux-économiques inhérents à la bonne société suédoise actuelle. C'est un peu avec un goût de déjà vu que ressurgissent les questions liées à l'immigration et à l'activisme des groupes néo-nazis. Kjell Eriksson marcherait-il dans les traces de Stieg Larsson ?
Après tout qu'importe ? L'histoire est captivante, l'intrigue est bien ficelée et le lecteur se prend rapidement de sympathie pour cette charmante policière qui démêle avec dextérité les fils de ces affaires tordues. Autour d'elle, de nombreux personnages s'activent, ce qui permet à l'auteur de varier les points de vue et de donner une plus grande envergure à l'histoire. Les multiples dialogues qui jalonnent ce roman apportent, eux aussi, un souffle d'air frais et rendent la lecture plus aérienne. Ces différents éléments participent à créer une ambiance d'urgence qui elle-même contribue au dynamisme ambiant.
Le cri de l'engoulement est la quatrième enquête du commissaire Ann Lindell, j'ai hâte de me plonger dans les précédentes, surtout si le rythme en est aussi trépidant !
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Sophie_Bazar
  23 mars 2011
Pour n'avoir jamais lu la moindre enquête d'Ann Lindell, j'ai dès le début eu l'impression de rester au bord de la route - impression qui duré tout au long de ma lecture, tant y sont faites des allusions ou des références au passé et aux enquêtes précédentes de l'inspectrice et de ses collègues de travail. La voici donc qui revient de congé parental après avoir eu un petit Erik, et est accueillie de façons diverses par une brigade où règne une bien mauvaise ambiance de travail. D'autant plus que le climat est devenu explosif dans cette petite ville d'Uppsala où une rue entière a été dévastée par des vandales - affrontement entre jeunes immigrés et suédois néo-nazis ou bien vengeance d'un groupe qui s'est vu refoulé à l'entrée d'une boite de nuit ? - et que le jeune Sebastian est retrouvé assassiné dans une librairie. Dès lors on suit les enquêteurs, des suspects potentiels et de jeunes témoins bien imprudents et impliqués malgré eux - notamment le jeune Ali, sans doute le personnage le plus attachant dans ses relations avec son grand-père.
Entre les atermoiements personnels de chacun des très nombreux protagonistes de cette affaire, je me suis copieusement ennuyée, j'ai trouvé l'ensemble extrêmement soporifique malgré des tentatives répétées de mon plonger dedans et j'ai fini par parcourir très vite la fin.
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Pchabannes
  31 août 2010
Je dis halte aux romanciers prolétariens suédois qui en plus écrivent comme des pieds. Vivement que l'on apporte autre chose des pays du froid.
Ne pas mettre 23€.
Bénéficiant des largesses des éditeurs, j'ai pu au mois d'août lire ce pensum. Alors que j'étais confortablement installé, me voilà encore aux prises avec un roman prolétarien suédois. Encore un !
Nous voilà avec un nouveau prolétarien suédois. Un nouveau Millenium ? En tout ca aussi mal écrit, aussi long et pénible à la lecture et encore un chasseur de nazis et de capitaliste de tous poils. Il suffit de lire la profession de foi de l'ancien planteur de navets suédois à son éditeur :
En d'autres termes un agriculteur syndicaliste capable de pondre plus de 10 romans en 10 ans avec comme objectif premier : Une toile de fond économique et sociale au format syndicaliste de gauche, mondialiste, tiers-mondiste…Le texte est traduit du suédois par Philippe Bouquet, présentant toutes les compétences requises puisque sa thèse portait sur L'Individu et la Société dans les oeuvres des romanciers prolétariens suédois.
Lien : http://quidhodieagisti.kazeo..
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Lystig
  15 juin 2012
Un bon polar suédois : il y a tous les ingrédients : il y a du soleil certes, les nuits sont fraîches (voire très chaudes) (ça chauffe dès les premières pages), des rues et des personnages aux noms (un peu) imprononçables (mais non, si peu... c'est une question d'entraînement ;) ), une héroïne qui se pose beaucoup de questions (mais ici, elle n'a pas de tare monstrueuse, avec un penchant pour la dive bouteille comme Malin Fors). Bien construit. Pas de temps mort : pour une fois, c'est un polar scandinave qui va à 100 à l'heure !
Une vision de l'intérieur des immigrés... Ali, sa mère Mitra et son grand-père sont venus d'Iran. Ali ou Ann Lindell, la commissaire, parlent de cette condition d'immigrés. Ce que certains Suédois peuvent ressentir envers les immigrés ; ce qu'Ann s'empêche de penser, le travail clandestin... Comme toujours depuis Sjöwall et Wahlöö (clic sur les noms) les initiateurs du polar scandinave), une petite analyse de la société suédoise.
Un défaut ? Trop de noms de personnages dans les premières pages ! Difficile de retenir qui est qui (surtout quand on découvre une série en cours de route). D'autant plus quand plusieurs personnages portent le même nom (ici, deux Andersson, aussi page 213), d'où l'utilité de l'utilisation fréquente du second prénom.
Je m'explique : il y a des pages et des pages d'annuaire téléphoniques de personnes s'appelant Andersen à Copenhague (Danemark) (et c'est pareil en Norvège et en Suède). Donc, on accole les deux prénoms à son patronyme : par exemple, Han Christian Andersen. Mais un seul auteur des "Contes d'Andersen"... Malgré tout, il peut exister plusieurs Jan Lars Christiansen à Copenhague, Odensee ou Aalborg ou Århus...
Un extrait ? Page 337 : Il croisa un groupe de touristes gesticulant et se coupant la parole, avec l'impression qu'il s'agissait de Français. Arghhhh ! le cliché ! (quoique... il y a beaucoup de vrai dans le cliché !).
En bref : un très bon polar bien construit. Comme toujours dépaysant !

Lien : http://loiseaulyre.canalblog..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
castabeacastabea   29 avril 2011
Si, jusqu'à vendredi, l'existence lui avait paru pleine d'oncertitude, elle lui faisait maintenant l'effet d'être encore plus fragile et précieuse. Chaque seconde méritait d'être vécue de façon convenable. Il s'étonnait de la quantité de vie dont étaient dépositaires ceux qui avaient vécu plus longtemps que lui et il avait soudain compris, au cours de ces heures pendant lesquelles il était resté paralysé sur son lit, combien il était difficile de vivre. Jusque-là, tout avait été non pas dépourvu de tracas, mais assez évident. Or, Ali avait maintenant peur à la fois de vivre et de mourir.
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castabeacastabea   29 avril 2011
Elle avait la manie de la propreté et avait hérité de sa propre mère la conviction que tout devait être à sa place, expliquait le grand-père, à la fois soucieux et amusé.
- Les femmes veulent toujours tout contrôler, disait-il, c'est la seule façon pour elles de dominer la vie "et pour toi d'avoir des pantalons propres et bien repassés" pensait Ali sans oser le dire.
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