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ISBN : 1022607154
Éditeur : Métailié (05/10/2017)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Une top model est abattue au fusil à lunette durant le défilé de Varaldi, gloire pâlissante de la haute couture italienne. Et voilà l’inspecteur Ferraro obligé de mener une enquête dans un milieu où tout le rebute, lui le fils de Quarto Oggiaro, quartier populaire de Milan. Avec Mimmo, l’ami d’enfance aux ressources inavouables, et deux femmes de sa vie, la dottoressa Rinaldi, superpolicière internationale, et Luisa, grande dame de la mode, Ferraro va retourner le l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  20 mars 2018

J'avais entendu parler de Gianni Biondillo, maître du roman noir italien, en maintes occasions, et notamment lors du Festival Quai du Polar de 2011 lorsque j'étais membre du Jury, avec un Président Claude Maspiède qui ne tarissait pas déloge sur lui, mais je n'avais pas encore l'occasion de lire ces ouvrages., avant 2013 et le " matériel du tueur "qui m'a emmèné dans un road movie haletant en pleine tourmente sociale italienne, une Italie anxieuse et anxiogène pleine de peurs.

L'intrigue du "charme des sirènes", son dernier roman en date, se déroule à Milan, dans le coté strass et paillettes des défilés de modes et il s'en passe des noires et des vraiment pas mûres lors de es grands baroufs.et notamment le meurtre d'un top-modèle Wendy à un grand défilé de mode , celui du couturier Varaldi, dans le milieu pourtant si distingué de la haute couture milanaise.L'inspecteur Ferraro chargé de l'enquête n'est vraiment pas du sérail : Ferraro, inspecteur du commissariat de Quarto Oggiaro, quartier populaire de la capitale lombarde. a un coté rustre évident, et son comparse Mimmo l'est encore bien plus, .et et c'est alors deux mondes différents qui se télescopent et qui fait tout le sel de ce polar aussi enlevé que désopilant..
Car Ferraro va vite comprendre qu'il a raison de se méfier de ce milieu, un milieu finalement superficiel et vain, où le vernis peut vite craquer et laisser place à des moeurs bien peu enviables.« C'était comme s'il existait deux villes, deux Milan, une pour les dieux et une pour les damnés. Deux mondes qui n'auraient jamais du se croiser. »
Il y a un côté un peu Audiard, des films des années 50 dans les dialogues truculents de certains des personnages ou dans le rocambolesque de certaines situations. Biondillo disitille tout au long de son texte un sens de la répartie et une vision acérée de l'Italie d'aujourd'hui.
Certes, l'intrigue est assez convenue et n'est pas la plus exceptionnelle jamais vu dans un polar mais l'essentiel est largement ailleurs, notamment dans cette description sans concession mais juste de ce miroir aux alouettes qu'est le monde de la mode, ou bien encore dans ces personnages tellement humains, ce regard tendre et lucide que porte l'auteur sur la société italienne, sur les ambivalences des individus, sur la justesse des remarques sociologiques et politiques bref tout ce qui parcoure un récit largement recommandable!

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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fannyvincent
  28 octobre 2017
Le charme des sirènes, ce sont deux histoires qui s'entremêlent, afin de finir inévitablement par se rejoindre : le meurtre d'un top modèle, abattue durant un défilé du grand styliste Varaldi ; le trajet d'un clochard, Moustache, et d'une toute jeune migrante, Aïcha. Et au milieu de tout cela, il y a un flic, Ferraro...
Ce roman offre une très belle galerie de personnages hauts en couleur, de vrais caractères. Il y a beaucoup d'humanité chez certains d'entre eux...et beaucoup d'inhumanité chez d'autres. Cette histoire si imprégnée de Milan est écrite avec une langue vivante, populaire, parfois truculente. Et avec un tantinet de mauvais esprit aussi à certains moments.
Bref, une très sympathique découverte. Merci à Babelio et aux éditions Métailié de m'avoir adressé un exemplaire de ce roman.
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delcyfaro
  07 novembre 2017
J'ai choisi ce roman par défaut lors du dernier Babelio Masse critique car je me suis réveillée bien trop tard pour postuler sur les romans que j'avais repérés.
En lisant le résumé j'ai pensé que l'histoire devait être suffisamment intéressante pour tenter ma chance sur ce roman, d'autant plus que je suis toujours ravie de découvrir de nouveaux auteurs italiens.
Le charme des sirènes présente une double histoire à la base et les deux composantes vont finir par se rejoindre fatalement
La première histoire est celle du meurtre d'un jeune top model lors du défilé de Haute couture du créateur Varaldi à Milan. L'enquête est confiée à l'inspecteur Ferraro qui, aidé par son ami Mimmo , un personnage qui surfe à la lisière de la légalité, et par deux femmes ,va tout mettre en oeuvre pour démêler le vrai du faux dans la résolution de cette enquête.
De l'autre côté nous découvrons deux personnages, Moustache le clochard et Aïcha une petite fille, immigrée qui se retrouve séparée de son frère. Ces deux-là vont unir leurs solitudes et destinées pour revenir vers le nord de l'Italie.
Cette histoire nous offre une délicieuse galerie de personnages avec des vrais caractères et des parcours assez originaux.

L'enquête est menée rondement et la fin est intéressante, seul bémol pour moi, un petit manque de rythme qui m'a agacée plus d'une fois.
L'incursion dans le milieu de la mode milanaise est vraiment fascinante par contre car on sent bien que tout n'est pas tout rose dans ce domaine et comme l'auteur ne ménage pas ses personnages et leur fait vivre des situations assez compliquées on est pris facilement dans l'intrigue ( même si le rythme est parfois trop lent);
Pour conclure, une jolie découverte avec une histoire originale et des personnages hauts en couleur.
Merci à Babelio et aux éditions Métailié pour cet envoi.

Lien : http://delcyfaro.blogspot.fr..
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Des_livres_et_des_mousses
  08 novembre 2017
Merci Babelio de m'avoir offert ce roman lors de Masse Critique.
Le charmes des sirènes est un polar que je qualifierais de frais, de distrayant, mais il ne casse pas trois pattes à un canard, il ne révolutionne pas le genre.
Les personnages sont très sympas et bien campés, j'ai surtout apprécié Moustache et Aïcha, d'ailleurs c'est plus leur histoire qui m'a intéressée que l'enquête policière.
Ce duo est vraiment très touchant, de part leur vécu et qui leurs arrivent.
Quant à l'enquête policière, rien de bien novateur, c'était assez prévisible mais l'inspecteur FERRARO est un personnage attachant. J'ai beaucoup aimé ses conversations avec sa fille.
Alors le charmes des sirènes n'est certes pas un indispensable mais c'est une bonne lecture détente et je suis susceptible de lire à nouveau BIONDILLO si j'ai l'occasion de tomber sur un de ses romans.
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Jenndrix
  26 septembre 2018
Malgré une quatrième de couverture peu engageante, l'auteur arrive à nous entrainer avec lui dans ce portrait d'une Italie contemporaine sous fond de réalité sociale peu attrayante. On y trouve des personnages plutôt sympathiques malgré toutes leurs contradictions et une écriture savoureuse et incisive. Une dénonciation de nos sociétés actuelles et de ces vices. L'enquête est plutôt secondaire mais le suspense est présent. Un agréable moment.

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critiques presse (1)
Actualitte   07 mai 2018
Voilà un super roman policier qui mêle beaucoup de choses et le rend particulièrement attrayant, agréable et captivant.

Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   18 mars 2018
La vie est assez difficile comme ça, et les plaisirs vraiment peu nombreux. Manger, baiser, dormir. Des trucs basiques, rien de particulièrement élaboré. Mais les mêmes pour tout le monde, d’après lui. Il se méfiait de ceux qui ne mangeaient que pour se nourrir, comme si c’était un problème d’approvisionnement énergétique, il avait de la compassion pour les insomniaques, bouffés par le stress, il n’arrivait vraiment pas à comprendre ceux qui ne trouvaient pas dans une bonne baise le meilleur moyen de résoudre les conflits. Chacun s’occupe de ses fesses, c’est le cas de le dire. La paix dans le monde, aux dires de Mimmo, s’atteignait en quelques actions bien coordonnées: une tablée d’amis, quelques pots, les effusions vespérales avec ceux qu’on aime et, enfin, le repos du guerrier, mérité.
+ Lire la suite
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BazartBazart   20 mars 2018
Il se méfiait de ceux qui ne mangeaient que pour se nourrir, comme si c’était un problème d’approvisionnement énergétique, il avait de la compassion pour les insomniaques, bouffés par le stress, il n’arrivait vraiment pas à comprendre ceux qui ne trouvaient pas dans une bonne baise le meilleur moyen de résoudre les conflits.

Chacun s’occupe de ses fesses, c’est le cas de le dire. La paix dans le monde, aux dires de Mimmo, s’atteignait en quelques actions bien coordonnées: une tablée d’amis, quelques pots, les effusions vespérales avec ceux qu’on aime et, enfin, le repos du guerrier, mérité.
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fannyvincentfannyvincent   24 octobre 2017
Elle avait une douceur implicite, une sorte de don du ciel qui transformait sur ses lèvres chaque perfidie en sucre.
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rkhettaouirkhettaoui   15 octobre 2017
La pauvre Aïcha n’avait pas compris précisément ce qui s’était passé. Depuis toujours, elle savait que dans son pays il y avait un guide, un commandant, un vieux monsieur frisé comme elle, qui s’habillait de manière pompeuse et avait le même prénom que le cadet de ses frères. En ville, tout le monde disait bien l’aimer. Surtout les maîtres à l’école, où l’on parlait sans cesse de sa révolution. Pour être sincère, ce n’était pas tout à fait tout le monde qui l’aimait. Youssef, par exemple, en parlait toujours mal. Mais maman disait de baisser la voix, parce que les murs ont des oreilles.
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rkhettaouirkhettaoui   15 octobre 2017
Personne ne doit transpirer, aucun maquillage ne doit se défaire, aucune coiffure se faner. Certains mannequins ont la chair de poule. Mais ce n’est pas la faute au froid, c’est la tension. L’assistant de scène est en train de tourmenter les maquilleuses. Quelqu’un lui hurle quelque chose dans l’écouteur et lui, en conséquence, il hurle, sans répit, comme si simplement en faisant ça, il se débarrassait de toute responsabilité. Toi, va par là, toi, arrête-toi. On se bouge, on se bouge, on se bouge ! On est en direct, vous comprenez ça, oui ou non ? Comme s’ils ne le savaient pas.
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