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ISBN : 2070389073
Éditeur : Gallimard (08/12/2002)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Quoi de neuf sur la guerre ? En principe rien, puisqu'elle est finie.

Nous sommes en 1945-1946, dans un atelier de confection pour dames de la rue de Turenne, à Paris. Il y a là M. Albert, le patron, et sa femme, Léa. Leurs enfants, Raphaël et Betty. Léon, le presseur. Les mécaniciens, Maurice, rescapé d'Auschwitz et Charles dont la femme et les enfants ne sont pas revenus. Et les finisseuses, Mme Paulette, Mme Andrée, Jacqueline. Il y a l'histoire de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Zebra
  16 juillet 2015
« Quoi de neuf sur la guerre ? » est un roman de Robert Bober. Écrit et primé en 1994, publié par son ami éditeur, Paul Otchakovsky-Laurens, cet ouvrage porte les signes indiscutables de l'histoire familiale de son auteur, une histoire ô combien tragique. Hanté par la Shoah, Robert Bober surmonte pour nous des nuits cousues d'insomnies pour mettre en scène -dans « Quoi de neuf sur la guerre ? »- des personnages ordinaires, de modestes artisans, pour la plupart tailleurs ou finisseuses, mais tous ou presque Juifs, ou suspectés de l'être, et rescapés de la barbarie nazie. Ces hommes et ces femmes ont survécu. La guerre étant finie, pourquoi faudrait-il remuer des vieux souvenirs ? Près de cinquante après, il ne leur reste plus qu'un stock de larmes, inépuisable. Alors Robert Bober a décidé de défier l'oubli et l'effacement des faits : il nous livre, sur le tard, à 60 ans, « Quoi de neuf sur la guerre ? », un ouvrage qui force le respect.
Faisant preuve d'une grande acuité, c'est avec une facilité déconcertante que l'auteur assemble ou rassemble des images, invente des situations, imagine et reconstruit des dialogues plus vrais que nature, dans le but de faire naitre le sens, de forcer notre écoute, de nous conduire à nous souvenir ou à nous imaginer des millions d'êtres humains, des adultes comme des enfants, des femmes comme des hommes, des jeunes comme des vieillards, tous innocents mais sacrifiés à cause de leur judéité, réelle ou suspectée. L'auteur sait de quoi il parle ; il a connu son arrière-grand-père, un patriarche à la longue barbe blanche et au charisme sévère, un aïeul issu d'un shtetl polonais dont était originaire la famille Bober, une famille décimée dans les camps.
Dans « Quoi de neuf sur la guerre ? », Robert Bober ne dénonce pas, ne fustige pas, n'incrimine personne : son ton volontairement intime s'attache aux faits et gestes de la vie ordinaire, sur fond d'introspection et de méditation sur la question de l'Holocauste. Dans « Quoi de neuf sur la guerre ? », l'auteur nous mène dans une sorte d'enquête, levant le voile sur les histoires personnelles de ces tailleurs ou finisseuses dont le quotidien d'après-guerre se déroule sous nos yeux, une enquête qui ressemble à s'y méprendre à une quête identitaire. Comment décrire, comment raconter ce qui fut, parler de ce qui n'existe plus ? C'est avec pudeur que Robert Bober présente et met en scène Albert et sa femme Léa, leurs enfants, Raphaël et Betty, Léon, le presseur, Maurice, rescapé d'Auschwitz, Charles dont la femme et les deux filles ne sont pas revenues, puis Paulette, Andrée et Jacqueline. Tous, qu'ils soient réels ou fictifs, continuent à vivre, hantés par leurs cauchemars mais décidés à s'accrocher à leur existence, une existence simple où entre rire et larmes l'équilibre reste précaire, surtout si une enfant se met à chanter (cf. ma citation) dans la langue de leur enfance. Car chanter, c'est tout ce qu'il reste à faire quand les mots sont malheureusement devenus inutiles.
Attentif aux relations humaines, soucieux de décrire avec précision les activités des artisans dans leurs ateliers, l'auteur -qui dans son travail d'écriture a gardé cette idée du travail bien fait, du vêtement sur mesure dont on ne voit pas les coutures même si on le retourne- ne nous tient pas la main pour nous faire découvrir des objets poussiéreux derrière les vitrines d'un musée ennuyeux. Non, il nous laisse nous imprégner à notre rythme des souvenirs de chacun des protagonistes, nous les présentant sous un dehors tout à la fois vivant et émotionnellement chargé. Il y a chez Robert Bober une intention manifeste de transmettre un message aux jeunes générations, dans un souci bien légitime de faire en sorte que soit conservée une trace de ce qui fut -mais pas seulement de l'horreur- et qui ne sera plus. Dans ce récit personnel mais fictif (?), il n'y a pas de volonté délibérée de forcer l'apitoiement mais de montrer des images d'un passé dont les survivants savent ne jamais pouvoir guérir. « Plonger dans le passé des autres pour être accepté par les autres et avoir ensuite accès à son propre passé », voilà sa démarche : accrochant sa propre mémoire à la mémoire collective, il nous livre avec sensibilité, pudeur et sens du partage un ouvrage délicat, poignant, simple, précis et bouleversant. Je mets cinq étoiles et recommande la lecture aux jeunes de 7 à 77 ans.
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CorinneCo
  27 janvier 2014
Ce petit livre, simple et généreux à l'image de son auteur, est un morceau de musique klezmer. Ça vibre, s'emballe, rythme joyeux et un peu dissonant et soudain la phrase musicale s'allonge, devient un peu plaintive, vibrante comme une larme, plonge, s'adoucit, ralentit.... Puis le tempo s'accélère, la gaité revient, pour un peu on risquerait des vitsns. Robert Bober a sa manière s'y risque lui, avec tendresse et dérision. L'histoire d'un atelier après la guerre rue de Turenne, le patron Albert, la patronne Léa, leurs jeunes enfants Raphael et Betty. Les employés Maurice, Charles, Léon, Mme Andrée, Mme Paulette, et les autres. Juifs et non juifs. L'histoire de chacun vu par le petit bout de la lorgnette. le quotidien dans l'atmosphère légèrement chauffée par les machines et les fers à repasser, la poussière de tissu, les peluches, les bouts de fils qui s'accrochent un peu partout ou en pelote par terre, la craie pour dessiner le patron d'un vêtement, un petit microcosme en somme. On n'y parle jamais de la guerre, elle est finie depuis un an ou deux. On lui tourne le dos, parce qu'il faut vivre et pour certains reconstruire. Raphael le fils du patron, écrit son journal, ses séjours à la CCE avec son copain Georges qui a déjà la manie des listes, des classements, des énumérations, passionné de cinéma. Robert Bober connait son sujet, il a été tailleur pendant 7 ans dans sa jeunesse. Il y a surement de lui dans le personnage de Joseph, plus doué pour l'écriture et le reste que pour coudre des boutonnières au bon endroit.
Quelques mots de Georges Perec pour finir :
"Mes espaces sont fragiles : le temps va les user, va les détruire : rien ne ressemblera plus à ce qui était, mes souvenirs me trahiront, l'oubli s'infiltrera dans ma mémoire, je regarderai sans les reconnaître quelques photos jaunies aux bords tout cassés"
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JeanPierreV
  07 janvier 2020
Roman sans aucun doute mais, ce texte s'appuie très vraisemblablement sur des faits vécus par l'auteur, et certainement sur des rencontres, des choses entendues par le gamin de 15-16 ans qu'il était en 1944-45 alors que les déportés rentraient des camps libérés, ou après, alors que de nouvelles vies se construisaient, que de nouveaux amours naissaient
Dans un atelier de confection parisien, des ouvriers et le patron conversent alors qu'ils cousent ou repassent des costumes....tous sont d'excellents ouvriers capables de monter les plus beaux costumes. Certains sont seuls, leur famille n'est pas revenue, la nostalgie de cet avant est toujours là. Mais on ne vit pas en ressassant ce passé. Non, on tente de le surmonter, et de reconstruire une autre vie....on regarde une femme ou un homme dorénavant seuls, pour bâtir un nouvel avenir...Qui sait?
D'autres, dont Raphaël - est-ce l'auteur ?, on peut le supposer - sont encore dans des colonies de vacances...ils ont échappés aux rafles de la police, ils racontent leur liberté, les copains, leurs jeux à des parents qui ne liront jamais ces lettres, qui ne reviendront pas. Mais ils ne peuvent l'imaginer !
Et puis il y a ces souvenirs, ces rafles menées par ces flics français. Certains étaient violents, d'autres moins. Certains n'ont pu rattraper des gamins profitant d'un dos tourné pour prendre le large...Ces flics toujours en activité une fois la paix revenue, sont confrontés alors à leur passé, à leur indignité lue dans le regard d'un survivant qu'ils avaient arrêté sans ménagement.
La tristesse, la joie se mêlent selon les rencontres ou selon les personnages...quelques larmes parfois sans jamais être larmoyant, et quelques sourires qui reviennent. Les non-dits, les silences prennent tant d'importance!
Le monde tourne, certaines vieilles rues juives sont rasées, de nouveaux immeubles se construisent, la vie continue, des couples se forment...on n'oublie rien, mais on avance vers d'autres jours meilleurs.
Un beau texte, tout en pudeur, d'un auteur que je ne connaissais pas. Une rencontre faite dans une boite à livres, un livre couronné par le "prix du livre Inter".
Lien : https://mesbelleslectures.co..
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Fandol
  02 octobre 2016
Ce livre est d'une délicatesse infinie et pourtant il touche à un des drames les plus horribles que notre civilisation européenne a pu produire : la Shoah, l'extermination systématique de six millions de Juifs. Nous sommes dans un atelier de confection parisien, juste après la guerre et, dans la vie quotidienne de ces hommes et de ces femmes surgit à chaque instant l'horreur absolue qui s'achève à peine. Dans une colonie de vacances ou un centre pour enfants, Raphaël écrit à ses parents et là aussi, ressort, avec des mots simples, avec des évocations jamais appuyées, ce que vivent ces gosses qui ont parfois échappé par miracle aux rafles perpétrées par la police sous les ordres de l'Etat français faisant du zèle pour l'occupant nazi.
Comment ne pas citer cette scène vécue au commissariat du 18ème arrondissement, en 1946, où l'auteur se retrouve devant le même commissaire qui a arrêté ses parents le 16 juillet 1942 pour les emmener au Vel d'Hiv ?... Quoi de neuf sur la guerre se termine 35 ans après par le même constat : il n'y a rien de neuf sur la guerre, seulement des larmes, « le seul stock qui ne s'épuise jamais ».
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Missbouquin
  16 mars 2016
« Quoi de neuf sur la guerre ? » C'est la question récurrente de Léon le presseur, ouvrier dans un atelier de confection, en 1947, à Paris. Quoi de neuf sur la guerre ? Eh bien la France se remet de la guerre, panse ses plaies, essaie de se rappeler ce que c'était que de vivre ensemble, avant. Les enfants apprennent à vivre seuls. On commence à faire des blagues. La vie reprend, mais les larmes ne sont jamais loin. Et « Les larmes, c'est le seul stock qui ne s'épuise jamais ».

Dans ce magistral – mais peu connu – roman des années 1990, Robert Bober – cinéaste renommé, ami de Truffaut, Perec et tant d'autres – reprend des éléments de sa propre vie pour dépeindre celle d'un microcosme particulier : un atelier de confection. le patron est juif, les ouvriers sont juifs, les clients sont juifs. Tous ont quelque chose à dire sur la guerre, tous ne veulent pourtant pas en parler. La blessure est trop récente, et à l'heure des ragots, on apprend à ne pas attiser la douleur.
Au milieu de tous ces écorchés, évoluent les enfants : Raphaël, double de l'auteur, George (Perec ?) son ami, et Betty sa soeur. Assez grands pour avoir vécu la guerre, avoir subi des pertes, avoir souffert, et pourtant … Les scènes les plus dures sont celles de la colonie de vacances où Raphaël rencontre des enfants juifs orphelins, qui ont été regroupés en attendant de leur trouver un nouveau foyer : Maurice qui ne supporte pas la douleur et finira par accomplir le geste fatal; David qui pour survivre remonte tous les soirs la montre que son père lui a donné avant d'être emmené. Des douleurs que Raphaël va vouloir ressentir aussi, pour comprendre …
La richesse du roman se fonde en particulier sur la diversité des points de vue – qui peut a priori paraître déroutante – même si on finit par s'habituer. Mais cette introspection différente permet d'avoir un échantillon des réactions face à la fin de la guerre, et des comportements de chacun. Charles par exemple, qui a perdu ses deux filles et sa femme, mais ne veut pas en parler : « Qu'est-ce que c'est que cette guerre dont elle parle ? J'ai pas eu assez de ma guerre, il faut qu'on me parle de la guerre des autres maintenant ? »
« Quoi de neuf sur la guerre », cette formulation a un côté désinvolte qui en dit beaucoup sur le projet de Robert Bober : parler de la suite de cette guerre, la suite directe, dont on ne parle pas tant que ça : on a l'impression parfois que tout le monde était résistant, tout le monde était heureux de la fin de cette guerre. Mais Bober montre les difficultés d'un juif à obtenir la nationalité française, alors qu'il se retrouve dans le bureau du même commissaire qui a arrêté ses parents, durant la guerre ; ou encore des profanations de tombes juives, et de l'antisémitisme qui règne encore et toujours. Et face à cela, une réponse : l'écriture.
« J'écrirai pour dire le scandale de votre présence ici, dans ce commissariat, et pour dire que vous n'avez pas réussi à tout anéantir puisque je suis vivant, là, devant vous avec mon projet d'écriture. » C'est aussi pour cela que Raphaël se met à faire des photos, par exemple en Pologne où les tombes sont vides. « Ce qui était contenu dans ces vides, et que la photographie mettait au jour, c'est ce qu'avait été la vie des Juifs de Pologne. »
Quoi de neuf sur la guerre, donc ? eh bien, même s'il n'est pas neuf, je répondrai quand même : ce roman. Parce qu'il m'a touché, que j'ai aimé la manière tendre et décalée qu'utilise Robert Bober pour sa chronique, sur fond d'humour noir. Parce qu'il renouvelle le genre, et que c'est le genre de littérature qui me semble toujours indispensable, et qui montre qu'on n'a pas encore tout dit sur la guerre …
Lien : http://missbouquinaix.com/20..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ZebraZebra   15 juillet 2015
page 81 [...] Un jour, Betty trainait un peu à l'atelier avec une tartine de pain, comme elle fait souvent après l'école et comme c'est juste après la colonie de vacances, Jacqueline lui avait demandé de chanter une chanson de la colonie. Bien entendu, à la CCE (Commission Centrale de l'Enfance. Organisme créé avant la Libération par l'Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide dont la tâche était essentiellement la sauvegarde des enfants juifs) on ne leur avait pas appris, aux enfants, à chanter les chansons de Tino Rossi, aussi Betty a chanté une chanson en yiddish :

"Es hot di kleyne Tsipelè
Farbisn zich a lipelè
- Tsipelè, vos veynstu ?
An apelè, dos meynstu ?
- Neyn, neyn, neyn,
Ver zogt dos, az ich veyn (1) ?"

(1) C'est la petite Tsipelè
qui mord sa petite lèvre.
- Tsipelè, pourquoi pleures-tu ?
Est-ce une pomme que tu veux ?
- Non, non, non,
Qui ose dire que je pleure ?

Pour chanter, Betty s'était appuyée sur la machine de son père, pas très loin de Charles qui comme Maurice s'était arrêté de piquer à la machine pour ne pas faire de bruit. D'ailleurs, à part Mme Paulette, bien sur, tout l'atelier s'était arrêter de travailler. M. Albert, lui, essayait de tracer un vêtement sur un matelas de tissus, mais c'était surtout pour occuper ses mains et il suffisait de les voir trembler pour savoir que le petit bout qui chantait était la prunelle de ses yeux.
A la fin de la chanson, Charles, comme il fait souvent, a essuyé ses lunettes puis il a avancé sa main vers Betty. Il a caressé -non, pas caressé-, il a seulement touché du bout des doigts la tresse blonde qui reposait sur l'épaule de Betty. C'est à ce moment que le visage de Mme Andrée est devenu aussi blanc que la neige en Pologne. Alors j'ai applaudi. J'ai applaudi parce que c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. Les autres aussi ont applaudi parce que c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. [...]
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ZebraZebra   18 juillet 2015
page 120 [...] Quelques jours après encore, d'autres phrases de Louba me sont revenues en mémoire et à nouveau j'ai écrit : "Les enfants, entre eux, s'amusent à se faire écouter leur cœur. C'est un peu le cœur de ses parents que David écoute chaque matin. Il a compris que ses parents couraient un danger, que leur cœur ne pouvait plus battre naturellement comme le sien et qu'il lui faut absolument veiller à la bonne marche de sa si précieuse montre. C'est une responsabilité terriblement lourde pour un si petit enfant de tenir entre ses mains deux vies aussi chères. C'est pourquoi il y a toujours un peu de tristesse dans le sourire de David. Je n'ose pas imaginer la cassure qu'il y aurait en lui si la montre se perdait ou si simplement elle s'arrêtait. Ce jour-là, j'aurais très peur pour lui. Pourtant, malgré le poids de cette responsabilité, je me dis que cette montre c'est la grande chance de David. Lorsque je cherche à savoir ce que peut être l'image du bonheur, malgré la tristesse qui s'en dégage, c'est dans le sourire de David, l'oreille collée à sa montre, que je le trouve, même si je sais que ce bonheur est fragile et menacé."

NB : David avait trois ans quand il a vu ses parents pour la dernière fois ; ils ont été emmenés en août 42 par la milice puis convoyés à Drancy, et acheminés par wagons vers les camps d'extermination. David est resté pendant 2 jours tapi au fond de l'armoire dans laquelle son père l'avait caché après avoir entendu les miliciens frapper à la porte de leur appartement. Après avoir serré son bébé dans ses bras, il lui avait fait écouter le tic-tac de sa montre gousset, montre qu'il avait ensuite enfouie dans la menotte de l'enfant en glissant quelques mots à son oreille ...
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CorinneCoCorinneCo   06 décembre 2013
- Tu sais, Joseph, les femmes boutonnent toujours leurs manteaux du même côté. Même en pleine saison.
Pour mieux comprendre, je suis allé voir le manteau sur le mannequin : j'avais fait les trois boutonnières passepoilées du mauvais côté.
- On peut le faire stopper ? , j'ai demandé .
Il m'a regardé sans répondre. J'en ai profité pour remarquer que mes bêtises, qui auraient normalement dû déclencher des colères, laissaient en générale mes patrons plutôt silencieux. Ce n'est pas qu'ils cherchaient leurs phrases : simplement ils se taisaient.
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mustangomustango   22 novembre 2012
Mais ce que vous ne savez pas, c'est que je me suis sauvé juste avant d'entrer au Vel' d'Hiv' (...). Ca court vite un garçon de quatorze ans. Ca court vite surtout quand il ne se retourne pas pour voir ses parents une dernière fois...
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AccaliaAccalia   27 avril 2015
Je ne suis pas un homme pour l’avenir. Je vis le présent parce qu’il me permet de me souvenir et si je ne me souviens pas, qui s’en souviendra? Il ne faut pas chercher à prendre la place d’Ella. Il ne faut pas parce qu’elle n’est plus là pour la défendre. Elle n’a plus que moi pour la protéger.
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Videos de Robert Bober (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Bober
Nicole Vedrès La mercière - où Nicole Vedrès est interviewée par Pierre Dumayet en 1965 pour l'émission "Lectures pour tous", réalisation Robert Bober, à l'occasion de la parution de son livre "Paris 6e" aux éditions du Seuil, interview extrait du film de Robert Bober "ReLectures pour tous", film hommage à Pierre Dumayet (2007)
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