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ISBN : 2915653453
Éditeur : Nestiveqnen Editions (13/04/2013)

Note moyenne : 4.61/5 (sur 9 notes)
Résumé :
C'est pour faire plaisir à sa mère que Godefroi Brouillon a passé son diplôme de chevalier. Même s'il a dû s'y reprendre plusieurs fois, le voilà enfin propriétaire de son château, de son cheval – qui ne s'exprime que par cadavres exquis – et de tous les problèmes liés à sa charge. Bien que la guerre fasse rage entre les Elfes et les Nains à quelques lieues de chez lui et même s'il se doute qu'il y a quelque chose de pourri au royaume de Youkay, il pressent, en ce ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Gwen21
  15 mars 2015
Il y a quelques jours, j'ai appris la disparition d'un auteur emblématique qui aura donné ses lettres de noblesse à l'écriture parodique, vous l'aurez sans doute reconnu, saluez donc comme il se doit, sous vos applaudissement, Mr Terry Pratchett. Cet éternel blagueur aura tiré sa révérence la veille d'un vendredi 13, ce qui ne manque ni de piment ni d'aplomb, jusqu'au bout cet écrivain qui ne se prenait pas au sérieux aura été bien facétieux.
En apprenant sa mort, alors que je ne suis moi-même pas une de ses grandes lectrices, n'ayant lu que "La Huitième couleur", le tome inaugural de sa saga du Disque-Monde où une tortue soutenant des éléphants qui soutiennent eux-mêmes une énorme galette terrestre vogue sans fin à travers l'univers, ma première pensée fut pour Woland qui vénère son oeuvre et mon premier réflexe fut de chercher l'un de ses romans dans ma bibliothèque. Enfin, bibliothèque est sans doute un bien grand mot quand on sait que chez moi les livres se divisent en seulement deux catégories, celle des livres à lire, "classés" horizontalement dans ma montée d'escalier, et celle des livres lus et "à céder", rangés verticalement dans des cartons dans mon dressing.
Au bout de ma quête, je n'ai pas trouvé de roman pratchettien mais j'ai mis la main sur "Les feux de l'armure" d'Olivier Boile. Et, là, je me suis dit que je ne trouverais pas de meilleure occasion de m'y plonger, quel feeling ! En effet, je ne croyais pas si bien dire avant de me marrer à chaque page de cet harmonieux alliage de Disque-Monde/Princesse Bride/Monty Python/Kaamelott, au point de faire fuir mon chat qui, décidément, n'arriverait pas à pioncer tranquillement ce jour-là, et de suffisamment attiser la curiosité de mon mari pour lui faire partager quelques savoureux extraits de ma lecture.
J'ignore si c'est parce que ma culture historique est essentiellement axée sur le Moyen Age que j'ai été aussi réceptive aux calembours et aux détournements drolatiques dont Olivier Boile a truffé le récit des improbables aventures de son improbable héros, le chevalier Godefroi de Brouillon, seigneur de Quatre-Fontaines, mais le résultat est bien là : je me suis follement amusée à suivre ses pérégrinations, de la forêt de Cher-Houde à l'Orient-Très-Lointain.
Je connaissais déjà le style d'Olivier Boile pour avoir eu le grand privilège de lire l'épreuve d'un de ses romans mais, là, avec la lecture des "Feux de l'armure", j'ai pu agréablement conforter mon opinion tant sur son talent d'écrivain que sur sa capacité à réellement mettre de la fantaisie dans un récit fantasy.
Achevant ma lecture, je me dis qu'Olivier Boile ne peut être qu'un émule du grand Pratchett, et, qui plus est, un émule à sa hauteur. Ses gags qui, sans l'appui d'un vrai travail stylistique et d'une bonne construction narrative, n'auraient pu constituer qu'une série poussive de blagues vaseuses dignes de mon paternel, s'avèrent être une fresque pleine d'entrain et de fraîcheur qui entraîne le lecteur dans un univers onirique dont il aurait grand tort de se priver car, c'est bien connu, le rire, c'est la vie, n'est-ce pas Terry ?

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Foxfire
  03 mai 2017
Selon moi, l'humour est l'un des registres les plus difficiles. Je pense qu'il est plus facile de faire pleurer que de faire rire. Mais quand c'est réussi, c'est un délice.
Mission accomplie pour Olivier Boile avec "les feux de l'armure".
On rit souvent à la lecture de cette fantasy médiévale. Et si le roman est drôle, c'est toujours avec classe. "Les feux de l'armure" m'a rappelé les Monty Python tant l'absurde est bien maîtrisé. Il y a aussi des jeux de mots à foison, des références culturelles et historiques, des situations loufoques. Ne cédant jamais à la vulgarité, l'humour des "feux de l'armure" est désopilant et élégant. A l'image de l'écriture d'Olivier Boile, élégante et vive. Il parvient à trouver le sens de la formule qui fera mouche tout en ne paraissant jamais artificiel. Tout ça est d'une grande fluidité.
Bref, j'ai passé un très très bon moment avec "les feux de l'armure". La preuve qu'une comédie est réussie c'est quand, une fois le livre fini, on sourit en se remémorant certains passages. C'est le cas pour moi quand je repense à la croisade en Orient très lointain ou à la description de la société des Nains ou encore aux tavernes dans lesquelles le héros fait halte. Je suis maintenant bien curieuse de voir ce que donne le style de l'auteur dans un registre sérieux.
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Tatooa
  25 août 2017
Aaaaaaah ! Une pépite de joie et de bonne humeur ! Mais que ça fait du bien !
Or donc je l'avais perdu, et me voilà à relire un exemplaire avec dédicace (il n'y aura pas d'apocalypse, ouf ! (Private joke avec Oliv, ok je sors...)). Parce que oui, tant qu'à passer un bon moment, autant le reprendre du début, surtout en cette période peu faste pour moi.
Et je crois que je l'ai encore plus apprécié ! Même si, tête dans le c...oton, comme dit Do, j'ai du rater quelques références, vu le nombre à la page ! C'est bourré de jeux de mots, de références, donc, diverses z'et variées et pas forcément comiques (mais beaucoup). C'est superbement bien écrit, parfois bon enfant, parfois carrément délirant, voire monthypythonnesque, parfois subtil et parfois grossabotesque, bon sang c'est que du bonheur ! J'ai particulièrement apprécié Rodomontade, le cheval bavard, j'avoue !
Le plus beau, c'est que l'auteur nous raconte une histoire, une vraie, avec un début, un développement et une fin ! Quelle maîtrise tant il est vrai que l'humour de l'art écrit est difficile, comme le dit justement Foxfire. Le tout agrémenté de quelques remarques pas piquées des hannetons sur nos travers humains, ainsi que nos stupidités bien actuelles, et que sous le rire, le regard tendre mais lucide affleure souvent. Bref, la classe...
J'adore découvrir des auteurs français de talent, ça me fait un plaisir fou, et là le plaisir est multiplié du fait que l'auteur, chevalier accourant au secours de la demoiselle (hem, mamie-oiselle...) en détresse que j'étais, me fit un magnifique cadeau en me renvoyant ce livre dédicacé. Je vous le dis, cher Oliv, "Nadejda" est d'ores et déjà en chemin... Je vous promets d'y faire très attention !
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JS_R
  19 février 2016

Comment aborder ce livre, qui refuse délibérément de se prendre au sérieux ?
Et bien, en l'ouvrant, pour commencer, et en lisant quelques premières pages, peut-être ?

Godefroi Brouillon, un jeune chevalier, est le héros de cette histoire Moyennageuse.
Nous voici présentement au Royaume de Francofonie, lequel se trouve être entouré, comme vous le savez certainement déjà, de la Confédération Ritalique, au delà des frontières de la Province d'En-Bas-A-Droite. Au Nord, de l'autre côté du Bras de Mer, s'étend bien entendu le Royaume de Youkay. A l'Est - quoi d'autre ? le Sacré Empire Teutonien, et sa célèbre capitale, Ichbineinberliner. Faudrait-il encore mentionner, loin au Nord, les bien nommées Plaines Gelées d'Aguendace ?
Ces quelques considérations géographiques ne doivent pas vous effrayer ; lorsqu'un spécimen de ces peuplades se présentera à vous, vous vous rendrez compte qu'il n'est nul besoin, pour s'imprégner de sa culture nécessairement exotique, de prendre des notes à tout va ; ainsi qu'on le ferait, par exemple dans un de ces "grands" romans de fantasy anglo-saxonne. Non, ce livre fait le plus souvent appel au sens commun, et à notre fond plus ou moins maigre de culture générale. Nos voisins maniérés, les Britiches ne sauraient ainsi échapper au soupçon de préférer par dessus tout, à la guerre, les relations entre hommes. le tout après la bataille, et après une tasse de thé, cela va sans dire.
Nous voici donc débarassés d'une certaine Fantasy qui tâche. Etant donné qu'un tel objet, comme celui qui se présente alors à vos yeux, reste rare sous nos latitudes -du moins avec une large diffusion (parce que pour ma part, c'est à la Fnouc que je l'ai trouvé), il est de bon ton de le préciser : ceci n'est pas une traduction d'un énième avatar de Lord of the Ringards. Oui, avec de telles références, et un humour qui semble parfois inspiré, par saillies, du ton d'un Desproges, on se doute que l'auteur est français.
Revenons donc à Godefroi Brouillon :
Un héros ... tout ce qu'il y a de plus concerné par son statut de futur chevalier du royaume de Francofonie. Enfin, encore faudrait-il qu'il réussisse à passer son adoubement, d'abord...
Sa génitrice est une vieille sorcière acariâtre, qu'il persiste à appeler maman. Elle le lui a suffisamment répété, avec la tendresse requise : il n'est qu'un bon à rien. C'est le genre de commentaires que l'on recueille dans son entourage, lorsque que l'on a déjà échoué trois fois à l'examen terminal de chevalerie !
Lorsque l'on entend Godefroi déblatérer sur la noblesse du rang auquel il aspire, et sur la noblesse de ses futures activités guerrières, c'est avec la morgue d'un chevalier confirmé qui aurait, dans le même temps, oublié qu'il parlait avec un doigt dans le nez, et trois années de retard sur ses petits camarades. La minute d'après, notre cumulard parvient encore à nous confier que, ce qui l'attire certainement le plus, dans la chevalerie, c'est encore le port de l'armure.
Ajoutez à cela que son cheval, Rodomontade, ne s'exprime que par cadavres exquis.
Mais où cela va-t-il l'amener ?

"Les Feux de l'Armure" seraient à ranger parmi les romans de "Fantasy humoristique".
Si "Fantasy" permet de nous situer quelque peu en termes de lectorat, y accoler "Humoristique" nous voit, cette fois-ci, définitivement convoqués du côté d'un Terry Pratchett, par exemple. N'étant pas vraiment un connaisseur de ce genre de littérature (mes références s'arrêtant justement à Pratchett), je ne saurais dire si l'on marche, avec ces Feux de l'Armure, dans les pas d'un grand maître ou d'un autre.

Quoiqu'il en soit, il n'y a pas loin de dire que dans ce livre, la moindre phrase est pensée pour faire rire, et que cela a parfaitement fonctionné pour ma part, d'un bout à l'autre.

En pensant devoir passer son chemin, mettons, à cause d'une étiquette "Fantasy" un peu réductrice, on risquerait de passer à côté d'un moment de lecture plutôt jouissif.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
laulauttelaulautte   28 juin 2018
Si ma mère a embrassé une telle profession alors que ses parents paysans lui prédisaient un fabuleux destin de pondeuse d’enfants, ce n’était pas par attirance pour les bûchers de l’Inquisition, mais grâce à son engouement pour les plantes médicinales. Homme, elle serait devenue apothicaire, avec les revenus et l’arrogance correspondant. Conçue avec les mauvais chromosomes, elle a dû se rabattre sur une carrière de guérisseuse, ce qui est peu ou prou la même chose, excepté que le respect et l’admiration sont remplacés par la peur et le mépris. De la phytothérapie, sa science s’est ensuite étendue jusqu’à englober les poisons, les venins et, au bout du compte, les mille et une façons de mettre un terme prématuré aux jours de n’importe quel être vivant. Non, ma chère maman n’est pas un vil assassin, je ne vous le permets pas ! Elle est simplement curieuse. Savoir comment on peut tuer un homme sans même le toucher est au moins aussi intéressant que savoir de quoi est composé un atome d’hydrogène, non ?
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laulauttelaulautte   12 janvier 2017
« Les hommes sont tous mauvais, déclare-t-il. Exécrables, infects, nuisibles. Si votre expérience n’a pas suffi à vous en persuader, retournez dans votre château, allumez votre miroir magique et écoutez les informations. Nul besoin de développer. »
Je ne suis pas d’accord avec ce point de vue et, mentalement, commence à fourbir mes arguments. Non, les hommes ne sont pas tous mauvais, exécrables, infects et nuisibles. Il y a sur cette Terre bien moins de méchants que de gentils, j’en suis intimement convaincu. Le problème est que les méchants ont tendance à occuper le devant de la scène, à se donner de l’importance, bousculant les bons, marchant sur les têtes des bons, parlant plus fort que les bons, pour qu’au final on ne retienne qu’eux. Voilà ce que je voudrais dire au héros devenu anachorète ; voilà ce que je lui dirais si, profitant d’une pause qu’il s’est lui-même octroyé, l’ermite Thierry ne s’était éclipsé.
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laulauttelaulautte   11 janvier 2017
A l’ouest, je peux apercevoir de ma fenêtre la frontière naturelle entre la province d’En-Haut et la province de Keltia, l’orée de la forêt de Cher-Houde. Je n’ai pas fini d’en entendre parler, de cette satanée forêt ! Les gens du coin prétendent qu’elle est ensorcelée, que les arbres se déplacent à chaque solstice d’été, ou encore que les animaux qui la peuplent sont en fait les âmes d’anciens pendus. A croire que tous les bouseux du monde ont besoin d’un mythe local pour éviter de périr d’ennui lors des veillées villageoises. La plupart de ces commérages mentionnent un dénommé Ehud, le rabbin des bois, un religieux sans scrupules dont le rôle dans les affaires locales consisterait à voler le pain des pauvres pour le donner aux riches. Puisque je suis maintenant considéré comme riche, je n’ai pas à m’inquiéter.
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Gwen21Gwen21   16 mars 2015
Les Chevaliers de la Rosette sont de curieux individus. Néanmoins, les Britiches le sont tous plus ou moins, non ? La laideur des femmes de l'île de Youkay étant proverbiale, on prétend qu'il suffit aux garçons du pays de jeter un oeil sur elles pour brûler d'envie de partir guerroyer de l'autre côté du Bras-de-Mer - d'où la longue tradition militaire de cette nation.
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Gwen21Gwen21   18 mars 2015
Le captif fait le serment que, s'il s'en sort, il fera payer aux Elfes les outrages subis. Ces pleutres l'ont délesté de son armure d'albâtre. Sans elle, le Chevalier Blanc se sent privé de ce qui fait son identité, comme un rhinocéros privé de sa corne ou un pinceau de ses poils. Il n'a conservé que ses chausses et sa chemise, décousues, trouées et, surtout, devenues grises sous l'effet de la poussière. Autant dire qu'il ne possède plus rien.
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