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Olivier Boile (Autre)
EAN : 9782360010028
240 pages
Nestiveqnen Editions (19/02/2021)
4.2/5   15 notes
Résumé :
Le matin du 5 décembre 1791, le corps du sergent Trazom est retrouvé gisant dans la boue de Constantinople, parmi d'autres soldats tombés au front.

Seul son ami Lorenzo Da Ponte, avec qui il composa "Les Noces de Figaro", a conscience de l'inestimable perte que représente la mort de Wolfgang Mozart. Comment le musicien le plus talentueux de son époque en est-il arrivé là ?


"J'aurais souhaité évoquer avec vous ce que tout le mond... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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BazaR
  11 avril 2021
Olivier Boile a écrit ce livre pour moi.
Bon, ce n'était peut-être pas son intention au départ, mais il y intègre des éléments que j'adore retrouver dans des pages et qui communient bien ensemble (pas comme les frites et le chocolat) : de l'Histoire, de l'uchronie, un zeste de fantasy et de la musique classique. Un vrai gâteau d'anniversaire.
Olivier Boile a sa place dans le panthéon des auteurs qui savent travailler la glaise brute de l'Histoire pour en faire émerger des récits merveilleux, aux côtés de Jean-Laurent del Socorro, Fabien Cerutti et Guy Gavriel Kay (désolé pour ceux que j'oublie). Il le prouve une fois de plus avec ce récit. Il a le chic pour exploiter des zones géographiques que la fantasy ne parcourt presque jamais. L'action de ce roman se situe au 18ème siècle dans un empire Austro-Hongrois uchronique et met en scène un Mozart qui, s'il meurt le même jour que dans notre réalité, c'est en tant que soldat lors d'une guère austro-turque. Comment en est-il arrivé là ?
L'un des points de divergence de cette uchronie se situe dans la physique (pas de hard science ici, attention). La théorie des quatre éléments terre-air-eau-feu comme constituants fondamentaux de toute matière fonctionne parfaitement ici, au point que lorsque le savant von Stahl parvient à isoler l'élément feu, c'est tout une technologie et une industrie qui peuvent se développer, avec pas mal d'avance sur notre monde. Ce von Stahl a réellement existé, au passage, et a développé des théories de cet acabit ; la documentation qui alimente ce livre est bluffante.
Quoi qu'il en soit, ce développement précoce de l'industrie modifie les tempéraments urbains. Les gens délaissent la culture en général et la musique en particulier, amusements qui ne sont pas dignes d'adultes. A Vienne, cela correspond à un tremblement de terre. Mozart n'a aucun succès. L'auteur conte ses déprimes et ses espoirs, jusqu'à l'humiliation finale qui l'entraine vers la carrière des armes. Dans ce monde, Mozart est une sorte de Jordy ou de Macauley Culkin, un enfant star condamné par sa croissance.
En employant un langage mathématique, je dirais que l'oeuvre du compositeur est invariante par la fonction uchronie. Autrement dit il a composé – ou il les a en tête – les mêmes oeuvres que dans notre réalité. Elle irrigue le récit de bout en bout – et je recommande d'ailleurs de lire avec du Mozart en fond musical. On ressent l'amour sans limite d'Olivier Boile pour cette musique, à l'origine du roman.
La guerre austro-russo-turque est l'autre pendant du récit. Son histoire uchronique s'appuie sur des batailles et des événements bien réels, souvent inconnus du grand public, et vraiment surprenants. Je n'ai pas arrêté de fureter sur Internet pour en apprendre plus sur, par exemple, Karànsebes. J'ai appris énormément de choses. Mais l'auteur s'attache à ne pas glorifier la guerre ; c'est même le contraire qui ressort ; c'est la boucherie, la vie de soldat qui ravage ses tabous et le transforme naturellement en monstre.
Comme si la matière et la plume magnifique de l'auteur ne suffisaient pas à mon bonheur, l'auteur a ajouté du style dans l'agencement des chapitres qui ne suivent pas la flèche entropique du temps. Sans aller jusqu'à une déstructuration presque complète genre le Déchronologue de Stéphane Beauverger, il applique une méthode qui brûle le récit par les deux bouts pour le terminer au milieu du gué. C'est une approche similaire à celle de Iain M. Banks dans L'usage des armes. Cette façon de faire ne plait pas à tout le monde. Personnellement je la trouve jouissive. Elle me stimule.
Mais je m'aperçois que mon billet traine en longueur. Il y aurait pourtant d'autres choses à dire, sur la qualité des personnages comme Lorenzo Da Ponte ou le chevalier de Seingalt qui mériteraient leur propre roman, sur les autres aspects de l'uchronie comme l'absence de révolutions, sur le vaudeville final que j'ai presque trouvé de trop, ou sur la nouvelle complémentaire au roman.
Mais cela suffit. J'espère vous avoir donné envie de découvrir cet auteur trop discret qui mérite une large audience. Quant à moi, j'ai encore quelques livres à lire de lui. La chance !
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Foxfire
  19 avril 2021
Olivier Boile est devenu pour moi une valeur sûre. Quand je me lance dans un de ses livres, je sais d'avance que je vais voyager, quitter mon quotidien pour quelques heures. « Mort et vie du Sergent Trazom » ne fait pas exception et m'a offert un très joli moment de lecture, bien que trop court, comme c'est souvent le cas avec l'auteur.
Il y a plein de choses dans « Mort et vie du Sergent Trazom », tant et si bien qu'il est même difficile de le rattacher à un genre. Bien entendu, il y a un aspect uchronique mais c'est fait avec tant de subtilité et de fluidité que ça se remarque à peine. Cette façon d'aborder l'uchronie est à l'opposé de celle du bouquin que j'ai lu juste avant et qui était également une uchronie, à savoir « 22/11/63 » de King qui utilisait les gros sabots du voyage temporel pour mettre en place son versant uchronique (je précise que je les ai d'ailleurs beaucoup aimé ses gros sabots). Ici, l'aspect uchronique, bien que réel sur le fond, se fait discret sur la forme. Et c'est vraiment un traitement que j'ai apprécié. Dans « Mort et vie du Sergent Trazom » il y a aussi une ambiance singulière, une atmosphère qui rappelle le steampunk sauf que c'est pas steampunk (quand je dis que le roman est difficile à rattacher à un genre…). C'est un peu comme si la révolution industrielle avait un peu d'avance et prenait pour décor Vienne au lieu de Londres. J'ai adoré les éléments qui forment cette ambiance : les automates, le café, la superbe scène de la visite au palais… Ces éléments apparaissent par petites touches, viennent étoffer le décor, lui donner une originalité sans pour autant en faire le coeur du récit. le côté Historique est complètement passionnant. On sent que le récit est très documenté mais ne parait jamais ampoulé. C'est érudit mais pas prétentieux. L'immersion aux côtés des soldats est vraiment totale, leur quotidien est dépeint de façon saisissante, on s'y croirait. Je connais très mal cette période Historique et je serais bien en peine de dire où se situent les points de divergence dans le roman mais ça n'a en rien entamé mon plaisir de lecture, je me suis simplement laissée porter par le récit.
Malgré ce mélange d'ingrédients le roman ne parait jamais brouillon. Et pourtant le récit adopte une forme déstructurée casse-gueule mais dont Olivier Boile tire parti pour renforcer la tension narrative.
La seule chose qui m'apparait comme un défaut c'est que c'est trop court, comme c'était déjà le cas dans les autres romans de l'auteur. C'est certain qu'on ne peut pas lui reprocher de tirer à la ligne, son récit est court et dense. Cela permet de créer une tension palpable qui rend le récit très prenant et rend le lecteur impatient et avide de découvrir la suite. Mais, c'est mon petit bémol, cette brièveté nuit peut-être un peu au personnage principal. Autant j'ai trouvé que les seconds rôles étaient vraiment très bien campés, que ce soient le formidable Da Ponte ou l'ambivalent Salieri (que je vois toujours inévitablement avec la tête de F. Murray Abraham), autant j'ai trouvé que Mozart manquait un brin de corps. On peut trouver que cela colle bien avec ce monde dans lequel la musique ne compte pas, dans un tel contexte n'est-il pas normal que Mozart soit un peu effacé, mais je pense que je me serais davantage attachée à lui si j'avais passé plus de temps à ses côtés.
Mis à part ce petit bémol qui est bien peu de choses, après tout il faut mieux qu'un roman semble trop court que trop long, j'ai encore une fois été séduite par cet auteur qui régale encore une fois le lecteur avec sa plume simple, vive et élégante. C'est un bien bel hommage qu'il rend à la musique de Mozart. Moi qui n'y connais pas grand-chose, j'ai très envie d'en réécouter.
En plus, au roman vient s'ajouter une jolie nouvelle. le seul point commun avec « Mort et vie du Sergent Trazom » c'est qu'on y retrouve également le grand compositeur mais le sujet et le ton sont très différents d'un texte à l'autre. Cette nouvelle est aussi une réussite, un texte beau et triste à la fois.
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Fifrildi
  19 avril 2021
Je tiens d'abord à remercier Olivier Boile pour l'envoi de ce livre. Ce n'est pas le premier que je lis de l'auteur et certainement pas le dernier.
J'aime beaucoup la musique classique et même si je préfère Bach, il est impossible de passer à côté de Mozart. Je ne sais pas grand-chose de sa vie, un de ces jours, il faudra que je lise sa biographie.
Le 18e siècle n'est pas la période qui m'intéresse le plus en Histoire et donc je me suis lancée dans cette lecture un peu à l'aveuglette. Comment apprécier les conséquences de la modification de faits historiques dont on ne sait rien ou si peu?
La révolution phlogistique ( https://bit.ly/2Q5iL9v ) est le point de départ de cette uchronie. Elle va tout bouleverser et nous embarquer, par certains aspects, dans une ambiance un peu steampunk.
Comment Mozart va-t'il devenir le sergent Trazom ? Priver de son destin un musicien de sa trempe relève de la tragédie. C'est sous cet angle que j'ai surtout apprécié ce roman. La scène qui m'a le plus marquée est celle qui se déroule à l'église Saint-Pierre, je me suis très bien imaginée ce que Mozart a pu ressentir… un crève-coeur.
La rencontre de Mozart et Beethoven me restera aussi longtemps en mémoire.
Deux lignes chronologiques qui ne sont pas très éloignées l'une de l'autre pour garder pour la fin le moment crucial où Mozart s'efface au profit de Trazom. L'instant terrible où toutes les pièces du puzzle s'assemblent…
https://www.youtube.com/watch?v=qiMcXzfm9Mg
Un très bon roman un peu dense.

Challenge SFFF 2021
Challenge livre historique 2021
Challenge mauvais genres 2021
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Srafina
  29 mars 2021
« Mort et vie du Sergent Trazom » d'Olivier Boile est sorti le 19 février de cette année 2021. Idée originale de l'auteur, créer un autre destin pour Mozart, compositeur de génie et virtuose du piano et du violon du 18ème siècle.
Nous sommes dans une Europe en plein essor industriel. L'économie et la rentabilité sont à plein régime, la culture, la musique ne sont plus à l'honneur, c'est l'argent qui est roi ainsi que les avancées technologiques. Il ne fait pas bon être musicien même si on est un génie, gagner sa vie de cette manière n'est plus possible à moins d'être dans les bonnes grâce du pouvoir en place. Et Mozart n'est pas du genre à faire des courbettes. Il a eu son heure de gloire jeune enfant prodige, mais à présent il faut faire bouillir la marmite.
Il vit avec une jeune fille Anna, chanteuse d'Opéra et bien plus jeune que lui. Mozart est un être primesautier tout entier tourné vers sa musique, oublieux des contingences matérielles.
Le roman s'articule entre le printemps 1790 et l'automne 1791, en de nombreux aller-retour sur ce qui et quoi décida Mozart à s'engager dans la carrière militaire. Au lieu de jouer du piano et du violon, il maniera le fusil et pataugera dans la boue et le sang. Autre musique cruelle et tragique de tous les temps.
C'est par son ami et poète Lorenzo Da Ponte, qui fut son partenaire dans la création des Noces de Figaro, que la fin de sa vie nous est contée.
Le sergent Trazom est le nom dont se servait en réalité Mozart pour signer sa correspondance personnelle et confidentielle. Dans cette uchronie elle lui servira à prendre une autre voie tragique.
J'ai beaucoup aimé cette uchronie, revisitée sur la fin de vie de Mozart, il fallait le faire, et Olivier Boile s'en est fort bien sorti. Car l'histoire est un ensemble de faits réels et imaginaires, tellement bien imbriqués entre eux qu'il faut soit être très au fait de la vie du musicien ou alors faire des recherches. de plus l'Europe et le Monde sont sous d'autres régimes, soit autoritaires ou monarchistes. La Révolution Française n'a pas eu lieu. Les Austro-hongrois reconquièrent Constantinople. Mais la musique s'en est envolée et n'adoucit plus les moeurs comme le dit l'adage.
Bravo à l'auteur d'avoir su si bien mêler réalité et uchronie. Les personnages secondaires sont eux aussi pris dans cette toile d'un autre destin et j'ai beaucoup aimé.
Avec Nadou ma fidèle co-lectrice nous nous sommes régalées à échanger nos impressions et diverses informations. On se laisse vite prendre au jeu de faire des recherches et bien sûr d'écouter la si belle musique de Mozart.
Merci à elle pour ce beau moment de partage.
Et bien sûr merci à Olivier Boile de nous avoir fait partager son dernier livre. Son imagination a su se mettre au diapason du génie de Mozart.
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Nadou38
  29 mars 2021
J'avais adoré la lecture de « Nadejda » de Olivier Boile l'année dernière. Je fus donc très enthousiaste à l'idée de lire son dernier roman « Mort et Vie du sergent Trazom » lorsque l'auteur me l'a gentiment proposé.
Cette fois-ci, il nous propose une uchronie avec pour personnage principal un célèbre compositeur du XVIIIème siècle. Vous avez deviné qui ? Trazom, Trazom…. et oui ! Il s'agit bien de Mozart.
Et c'est très réussi !
En effet, toute la galerie de personnages sont des hommes et des femmes de notre Histoire, qui ont côtoyé de loin ou de près le grand artiste. Mais le cadre proposé du point de vue technologique, culturel et géopolitique est bien différent en revanche. Cela crée un mélange étonnant où les évènements sont principalement fictifs, mais les relations bien réelles. Je vous avoue que nombreux ont été mes aller-retour entre le livre et internet pour comparer l'Histoire à l'uchronie et ainsi en savoir un peu plus sur la vie de Mozart.
En cette fin du XVIIIeme, on a plus l'impression d'être à la fin du XIXeme. On est en pleine révolution industrielle, grâce à la maîtrise d'une nouvelle énergie, appelée « phlogistique », qui favorise la mécanisation et le développement des usines.
Le métal est donc à l'honneur, la musique beaucoup moins… Elle est au contraire perçue comme quelque chose d'inutile, une perte de temps, même à Vienne. Difficile alors d'être bien vu et reconnu lorsque l'on est musicien, encore plus difficile d'en vivre, malgré l'immense talent de notre compositeur…
L'Europe est largement dominée par l'empire d'Autriche, de Bohême et de Hongrie, dirigé par la grande impératrice Marie-Thérèse. Mais Vienne est en guerre contre l'Empire Ottoman. C'est ainsi que l'on trouve l'armée autrichienne face à la cité de Constantinople, le soldat Trazom mort lors d'une fusillade devant le pont de Galata…
« J'aurais souhaité évoquer avec vous ce que tout le monde à Vienne ignore au sujet de Mozart. Parlez-moi donc de sa carrière militaire. »
Ce sont donc les deux dernières années de la vie de Mozart qui nous sont racontées dans ce monde différent, ce qui l'a amené à s'enrôler dans l'armée et sa vie de militaire.
Et l'auteur le fait bien, par la construction même des chapitres et par une plume toujours aussi riche et soignée. J'ai aussi beaucoup apprécié les fréquentes références musicales, l'occasion pour moi de replonger dans les morceaux célèbres du compositeur. On trouve d'ailleurs à la suite du roman une annexe bienvenue des références musicales.
Est adjoint également au roman la nouvelle « Il menait le choeur des cieux », qui n'a pas de lien direct avec le roman, mais on y retrouve Mozart et le plaisir de prolonger encore un peu l'aventure.
Vous l'aurez compris, j'ai été conquise par cette lecture et par ailleurs ravie de la partager avec mon amie Srafina avec qui les échanges sont toujours aussi sympathiques.
Mais surtout un énorme merci à Olivier Boile pour son livre, un vrai cadeau.
Challenge Livre Historique 2021
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   07 avril 2021
Fier et droit dans son extravagant costume vert pomme à la mode italienne, l’œil rivé à sa lorgnette afin de mieux apprécier la performance de la Marcheselli, Franz Xaver Süssmayr savourait sa réussite. La présence en loge du directeur de la salle, du surintendant des théâtres et du ministre des Affaires culturelles valait un adoubement. Et même si la moitié des sièges demeuraient inoccupés, il était assuré d'une moisson d'applaudissements suffisante pour que son "Giuditta e Oloferne" soit regardé comme un succès. La qualité du livret, de la partition et de l'interprétation n'entrait guère en ligne de compte. Cela faisait longtemps que Vienne avait abdiqué tout à la fois son oreille et son goût littéraire.
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FifrildiFifrildi   16 avril 2021
- Ah. Et comment devrais-je m'y prendre, d'après toi? Ne produire une oeuvre qu'à partir de l'instant où un mécène m'y invite? Au moins nous économiserons les feuilles de papier à musique, vu le désintérêt de nos prétendues élites pour tout ce qui s'apparente à une création artistique! Et tu voudrais que je m'adapte aux goûts supposés de nos contemporains, que je sacrifie la perfection de mes compositions à des modes aussi ridicules qu'éphémères?
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TatooaTatooa   07 avril 2021
- En réalité, je regrette que le succès ne soit pas au rendez-vous, car j'ai toujours estimé votre travail. Il y a de quoi être écoeuré quand on compare votre musique à celle de la clique d'imposteurs nourris par la Cour ! La différence est la même qu'entre le meilleur des bordeaux et une piquette morave ! Et pourtant, on fait mine aujourd'hui de se délecter de la piquette tandis que le bon vin est systématiquement snobé... C'est l'une des raisons qui m'ont fait renoncer à une carrière musicale au profit d'une carrière militaire. Croyez-moi, la plus violente des deux n'est pas celle qu'on imagine au premier abord. Et à la guerre, les ennemis ont au moins la correction de se présenter sous un uniforme qui les identifie formellement.
(Da Ponte à Mozart)
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FifrildiFifrildi   18 avril 2021
La plupart de nos contemporains sont comme des aveugles et des sourds, incapables de voir et d'entendre mais prêts à hocher la tête au premier signal de leur maître. Ils ont besoin de prescripteurs d'opinion pour les orienter, pour leur dire quoi penser, quoi aimer, en musique comme en cent autres domaines.
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FifrildiFifrildi   14 avril 2021
De leur vivant, certains de ces artistes avaient goûté à une notoriété fugace, d'autres s'étaient débattus dans la misère et l'indifférence de leurs contemporains ; désormais ils étaient égaux dans le néant d'une époque vouée aux sciences et à l'industrie, égaux dans l'oubli.
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