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ISBN : 2070418626
Éditeur : Gallimard (05/03/2001)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 43 notes)
Résumé :
« La porte se referma. J'étais seul avec ces trois femmes qui tenaient ma destinée entre leurs mains et pouvaient, à chaque minute, me détruire. Maintenant, il n'y avait plus rien à tenter. J'étais leur chose. »

Source : Folio, Gallimard
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
moravia
  22 juillet 2014
Il s'est évadé d'un stalag avec son ami Bernard. Destination Lyon où Bernard pense trouver refuge chez sa marraine de guerre. C'est à l'abri d'un wagon à bestiaux qu'ils parviennent à destination dans la nuit noire de l'occupation. Au milieu des aiguillages de la gare de triage, alors qu'ils cherchent à s'orienter, Bernard est happé par un train et succombe à ses blessures.
Désormais il est seul, désemparé, et c'est par miracle s'il parvient jusqu'à l'adresse que Bernard lui avait indiquée.
Accueilli avec chaleur par la maitresse de maison qui le prend pour Bernard, il entre dans un cercle infernal en taisant la mort de son ami.
Désormais il est Bernard et le roman va se construire sur ce postulat pour entrainer le lecteur dans un huis clos vertigineux.
Pierre Boileau et Thomas Narcejac sont deux auteurs qui possèdent toutes les clés du genre policier à suspense et leurs longues carrières sont jalonnées de grands romans psychologiques. Celui-ci ne déroge pas à la règle et tiendra le lecteur en éveil, pour son plus grand plaisir, jusqu'à tard dans la nuit.
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Woland
  23 août 2015
ISBN : ?
Incontestablement, l'un des plus clairs et aussi l'un des meilleurs ouvrages du tandem policier français. Si l'ambiance est toujours aussi écrasante - d'autant que l'action se situe sous l'Occupation nazie, à Lyon en grande partie, et que le héros s'est évadé du stalag avec son meilleur ami, Gervais Laroche - si tout le monde, ou presque, rase les murs, surtout après le couvre-feu, le Destin marque d'emblée son emprise sur la partie en nous fournissant, à nous, lecteurs, des cartes dont une seule pour une fois est biseautée. Mais laquelle ?
En effet, ayant sauté de leur train à Lyon, Bernard Pradalié, l'autre partie du binôme, qui vient d'un milieu simple mais aisé et possède deux scieries florissantes à Saint-Flour, s'aperçoit qu'il a perdu ce qu'il appelle son talisman, une médaille que lui a offerte son oncle Charles, lequel dirige lui-même, et avec succès, des exploitations forestières en Afrique de l'Ouest. Malgré les conseils de son ami Gervais le Taciturne, Gervais l'Impatient, Bernard s'entête, accroche un train, se fait une vilaine blessure et Gervais est bien obligé de l'abandonner à son sort. C'est l'aube et les premières patrouilles approchent.
Le plan concocté par Bernard et d'accord avec la principale intéressée était à la fois simple et complexe : trouver refuge chez sa marraine de guerre, Hélène Madinier, dont, de lettre en lettre, on peut dire que chacun des deux hommes était un peu tombé amoureux. Bernard redoutait bien que Hélène, élevée dans une certaine société, le trouvât un peu trop "rustre" pour elle mais, étant données les circonstances, il espérait tout de même. Et puis, que voulez-vous, c'était un incurable romantique ... Et puis, il pensait que Gervais, issu, lui, d'un milieu bourgeois, instruit, Gervais qui, enfant et adolescent, avait reçu les cours du célèbre pianiste Yves Nat, rehausserait son prestige. Précisons que, de toutes façons, bien avant qu'arrivent au stalag les premières lettres d'Hélène, Bernard, plein d'énergie, extraverti en diable et débrouillard, s'était pris d'une sincère amitié pour Gervais. Celui-ci ne la lui rendait qu'à moitié : personnage profondément introverti, secret et renfermé, adepte du calme et n'ayant que dégoût pour le bruit et l'agitation inutiles, il était souvent agacé par les débordements de son camarade. Mais le moyen de faire autrement que de le subir ? Et puis, dans un camp de prisonniers, les amis, les vrais, se comptent sur les doigts. Or, jamais Gervais ne met ou ne mettra en doute l'intégrité de Bernard.
Au départ, le plan d'évasion avait paru complètement fou à Gervais. Mais maintenant que Bernard vient de mourir, le revoici complètement déboussolé. Certes, le moribond a eu la présence d'esprit de lui donner son portefeuille et de prendre le sien mais tout de même ... Comment réagira Hélène ? Bien qu'elle n'ait jamais vu Bernard, ils se sont écrit, ils se sont fait des confidences, il y a même vu envoi de photos - il faut dire qu'on n'y voyait pas grand chose sur ces photos-là. N'empêche : le risque est grand. Et si elle s'imagine, par exemple, que c'est Gervais qui a tué Bernard ?
Ne pouvant rester à traînasser, avec une barbe d'il ne sait plus combien de jours, dans la Capitale des Gaules, avec tous ces Allemands qui passent et repassent, ces Français qui font la queue des rationnements et l'ombre de Klaus Barbie qui plane sur tout ça, Gervais se rend, on peut le dire sans exagération la mort dans l'âme, chez Hélène. Il veut s'expliquer dès les premiers instants mais la jeune femme ne lui en laisse pas le temps : pour elle, c'est indéniable, il est Bernard.
Et Bernard il restera jusqu'à la fin.
Très bien accueilli par Hélène - qui fait "un peu institutrice" mais a de la classe - et par la demi-soeur de celle-ci, Agnès, qui met un peu de beurre dans les épinards de la maison rationnée en organisant, Bernard le découvre peu à peu non sans malaise, des séances de spiritisme et de tirage de cartes, l'ancien prisonnier des Allemands se rend pourtant très vite compte que, désormais, il est pratiquement reclus entre ces deux femmes qui ne s'aiment guère et qui, toutes deux, visiblement, le veulent chacune pour soi. Or, vous l'avez sans doute compris, si notre héros est profondément introverti, la liberté, il aime ça d'autant plus qu'elle lui a manqué pendant des mois. Il n'a tout de même pas échappé aux patrouilles allemandes et à la SS pour se retrouver coincé dans un appartement lugubre, entre deux femmes qui le surprotègent, le maternent ... et lui donnent en gros l'impression de l'enrouler dans des mètres et des mètres de toile d'araignées .
Là-dessus : coup de théâtre. Julia, la soeur avec laquelle Bernard Pradalié était fâché depuis au moins vingt ans, refait surface, invitée par les soeurs Mandinier, et s'en vient poser ses valises pour quelques jours Second coup de théâtre pour un Bernard / Gervais bien près de s'effondrer : Julia lui saute au cou en l'appelant "Mon petit Bernard ! ..." Il n'y a guère qu'Agnès, personnage trouble et malicieux s'il en est - mais, on le constatera à la fin, bien moins qu'elle n'en donnait l'impression - pour trouver que le frère et la soeur ne se ressemblent guère ...
Et pour achever l'intermède en beauté, troisième et dernier coup de théâtre : alors que Bernard raccompagne sa "soeur" à la gare à la fin de son court séjour, une rafle. La jeune femme tombe sous une rafale de mitraillette tandis que son compagnon, plus chanceux, parvient à s'échapper...
Bernard, qui stresse de plus en plus, on le perçoit bien, sent sa raison chanceler. Alors, imaginez un peu sa tête lorsque, dans son lit, sur son oreiller, il découvre la photo - le tout petit cliché - du vrai Bernard. Et il comprend alors que c'est Agnès qui mène le jeu - Agnès dont, dès les premiers jours, nous avons omis de le préciser, il avait fait sa maîtresse et qui ne tient évidemment pas à ce que son amant épouse sa soeur ...
Un vrai noeud de vipères ...
... que nous vous laissons le fabuleux plaisir de délier en une fin dont, c'est vrai, certains ont pu suspecter depuis longtemps l'inéluctabilité mais qui n'en reste pas moins glaçante. Dans ce roman, la plus "loup" et le plus détraqué n'est peut-être pas celui ou celle à qui l'on pense en premier. Comme souvent, chez Boileau-Narcejac, le thème du double, de l'échange d'identité est présent mais ils s'amusent, non sans cruauté, leur "marque de fabrique" à eux, à pousser au beau milieu de la scène des personnages qui ne sont peut-être pas si dangereux que cela. Tandis que le montreur de marionnettes - celui qui tire tous les fils, et avait déjà commencé à le faire alors même que Gervais comme Bernard étaient encore au stalag et n'envisageaient même pas qu'une évasion fût possible - reste, disons, non pas dans l'ombre, mais dans le calme, la décence, la rigueur, dans la perfection pourrait-on dire.
"Les Louves", il est vrai, se termine sur une note à la fois morale et vengeresse. Mais une petite question ne cessera sans doute jamais de tarauder le lecteur : la dernière lettre de Bernard / Gervais parviendra-t-elle à qui de droit ? Là, c'est au lecteur de choisir : l'optimiste protestera que oui, bien, sûr, voyons ! le cynique ...
Mais je vous en ai assez dit. Bonne lecture. ;o)
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beauscoop
  21 août 2019
Suspense et atmosphère oppressante sans discontinuité du début à la fin. Des retournements inattendus ajoutent encore plus de suspense à cette histoire diabolique, une spécialité habituelle pour ce tandem d'auteur à l'imagination aimant jouer avec la perversité des acteurs principaux.
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Lison50
  06 octobre 2019
J'ai voulu me rendre compte de ce que donnerait la relecture de certains ouvrages du tandem littéraire Boileau-Narcejac, très lu autrefois et qui semble à présent à peu près passé aux oubliettes. Après Celle qui n'était plus, Les louves…
L'histoire se déroule pendant la seconde guerre mondiale : deux hommes s'évadent d'un stalag pour aller se réfugier à Lyon chez la marraine de guerre du premier, Bernard, qui meurt pendant l'évasion, tandis que le second, Gervais, décide de prendre sa place en usurpant l'identité de son ami. Empêtré dans son mensonge, coincé entre Hélène, la marraine, et la soeur de celle-ci qui se détestent, la situation va peu à peu lui échapper.
Et comme on est chez Boileau-Narcejac, les maîtres de la machination diabolique, on attend de savoir qui sera la victime de ce petit jeu de dupes…
Au regard de ce qui s'écrit de nos jours, l'intrigue est sans doute un peu simpliste et le dénouement prévisible. Cependant, on ne s'ennuie pas un instant, les auteurs instillant des petits mystères, par exemple le rôle trouble de la soeur d'Hélène, ou des événements relançant le suspense comme l'arrivée impromptue de la soeur de Bernard. Mais le scénario est surtout soutenu par la qualité de l'écriture : le huis clos oppressant, l'ambiance lugubre sont tangibles et les tourments intérieurs de Gervais finement analysés.
Voilà donc un bon roman bien écrit et qui tient en haleine jusqu'à la toute fin… mais chut, je n'en dis pas plus et vous invite à entrer à votre tour dans l'univers machiavélique de Boileau-Narcejac.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   20 juillet 2014
Plus de chefs, plus de commandements, plus de camarades; je n'appartenais plus au troupeau. Bernard ?... Je m'étais réconcilié avec lui. Je suis de ces gens qui ne savent aimer que les morts...Hélène ?...Justement ! Tant qu'elle n'avait été qu'une image, elle m'avait troublé. Depuis que je l'avais vue...elle m'intéressait moins. Je n'avais pas vraiment besoin d'elle. Mais j'étais heureux qu'elle m'aimât, ou du moins qu'elle s'appliquât à m'aimer, car il y avait, dans sa conduite à l'égard de Bernard, un peu de contrainte et comme un effort.
Devais-je lui révéler la vérité ?
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WolandWoland   23 août 2015
[...] ... - "Agnès !"

Etais-je assez bête ! Attendais-je, sérieusement, qu'elle vînt à ma rencontre et m'ouvrît les bras ? Mais j'avais l'oreille exercée. Et le silence des pièces vides, j'en connaissais les moindres nuances.

- "Agnès !"

Je me précipitai. La porte n'était même pas fermée. Agnès était tombée tout près du cabinet de toilette. Elle était figée dans une sorte de spasme, de secousse horrible qui la défigurait. Je touchai sa main. Elle était dure et froide comme du métal. Les morceaux d'une tassé à thé jonchaient le parquet. Le bruit de ma respiration était pire qu'une offense. Je m'éloignai du corps, essuyai mon front à la manche moelleuse du pardessus. Poison. Je chuchotai le mot pour me persuader qu'il n'y avait plus rien à tenter. Il n'y avait qu'à attendre le retour d'Hélène. Elle saurait, elle, ce qu'il convenait de faire. Je restai là, debout, les mains jointes, les yeux fixés sur la morte, dans un silence qui devait être celui du tombeau. Courageuse Agnès ! Elle avait choisi, sans hésiter, le bon parti. Et voilà que je m'en félicitais tout bas. J'étais malade de douleur et je me sentais en même temps sur le chemin de la convalescence. Avec Hélène, je m'arrangerais toujours. Et d'abord, Hélène allait faire le nécessaire. Elle saurait me délivrer de la présence de ce corps, me mettre à l'abri. Ah ! pourvu qu'elle revienne vite ! Je bougeai les yeux : la photo n'était plus sur la table mais il y avait dans la cheminée des papiers brûlés, des lettres, des feuilles de cahier ; Agnès n'avait rien voulu laisser du passé. Saisi d'une crainte qui me parut d'ailleurs vaine, je courus à la chambre d'Hélène, puis je visitai toutes les autres pièces, salon, salle à manger, cuisine ... Non, Agnès n'avait rien écrit qui pût m'accuser. Je revins auprès du corps et, à ce moment, j'entendis la clef dans la serrure. La porte se referma. J'appelai, en retenant ma voix :

- "Hélène ! ... venez ! ..."'

Je m'écartai. Elle vit Agnès avant même d'avoir franchi le seuil et son regard chercha le mien.

- "Elle est morte," murmurai-je. "Je viens juste de la trouver."

Hélène fit les gestes que j'attendais d'elle. La tasse. Elle en ramassa les morceaux, les sentit, les reposa sur le plancher. Puis elle souleva la tête de sa soeur.

- "Cela devait finir ainsi," dit-elle. ... [...]
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WolandWoland   23 août 2015
[...] ... - "Bernard ! Reviens !"

Nous étions à un carrefour de voies qui brillaient sournoisement comme une vaste rosace guidant au coeur de la nuit les convois véloces. Je vis deux wagons qui dérivaient vers nous, changeaient plus fois de direction comme pour mieux nous atteindre. Immobile, les bras tendus devant moi, je ne bougeais plus, semblable à un gibier forcé. Ils défilèrent à me toucher, mortellement lourds, choisissant leur chemin dans le dédale de fer. A l'intérieur, des bêtes respiraient, frappaient le plancher d'un sabot languissant. Le cri de Bernard m'atteignit comme une lame, suspendit ma respiration. Les wagons n'en finissaient plus de passer ; ils s'éloignèrent enfin, balançant leurs chaînes d'attelage, et je distinguai, un peu plus loin, un container qui glissait avec le moelleux d'un chaland sur une eau lisse. Au vol, j'enregistrai une inscription en lettres claires, immenses : AMBERIEUX-MARSEILLE. Bernard gémissait et je le cherchais, entre les rails, la tête perdue. Je butais ; je trébuchais. A la fin, j'avançai à quatre pattes, palpant les traverses. Je sursautai quand ma main trouva son corps ...

- "Bernard ... Mon vieux ..."

- "Je suis foutu ... " haleta Bernard, "Ma jambe ... L'hémorragie ...

- Je vais chercher du secours.

- Pour qu'ils te remettent la main dessus ... Laisse-moi ... Prends mes portefeuilles, mes papiers, tout ... Va là-bas, elle te cachera ..." ... [...]
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moraviamoravia   22 juillet 2014
Elle croise ses doigts sur mes yeux, comme un bandeau, pour m'empêcher sans doute de voir plus avant et je ne m'interroge plus. Je glisse dans une sorte d'inconscience pleine de charme. A peine si je l'entends murmurer :
"Ton infusion, Bernard...Elle va être froide."
Je bois, avec une légère grimace qu'elle surprend aussitôt, car rien ne lui échappe. "Veux tu un peu de sucre ?
- S'il te plaît. C'est amer, cette camomille !"
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moraviamoravia   21 juillet 2014
Et si je restais, j'étais à la merci d'une distraction, d'une réponse étourdie. Or, ces deux femmes allaient passer leur temps à me poser des questions. J'étais leur prisonnier, comme l'avait si bien dit Agnès. Ma mère, ma femme, le stalag et Bernard, maintenant Hélène et Agnès, toujours des prisons et des geôliers. Et, si je voulais m'échapper, cette ville sinistre autour de moi, avec ces rues inconnues, les Allemands, la police.
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Videos de Boileau-Narcejac (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Boileau-Narcejac
Chronique animée par Fabien Delorme, consacrée aux grands noms de la littérature policière, dans le cadre de l'émission La Vie des Livres (Radio Plus - Douvrin). Pour sa huitième chronique, le 14 décembre 2016, Fabien aborde l??uvre du duo Boileau-Narcejac. Fabien Delorme est aussi conteur. N'hésitez pas à vous rendre sur son site : http://www.fabiendelorme.fr/ La page Facebook de l'émission La Vie des Livres : https://www.facebook.com/laviedeslivres62
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