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ISBN : 2070402231
Éditeur : Gallimard (14/05/1997)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 13 notes)
Résumé :
"Édith avait le don, que je jugeais diabolique, de la compassion. Elle me le prouva en me proposant gentiment de rester, de dormir dans la chambre de l'enfant. Elle ne voulait pas que je rentre en pleine nuit, ce n'était pas raisonnable. D'un geste calculé, apparemment machinal, elle défit ses cheveux [...] mais je n'étais pas dupe. je savais qu'il ne nous arriverait rien. Nous ne serions pas amants. [...] La nuit était immense, et je dus m'élancer avec courage, ten... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Ambages
  30 décembre 2018
J'aimerais avoir le quart du dixième d'une once du talent de Bréhal pour vous faire toucher la beauté de son écriture, de son esprit. J'ai plus ressenti que compris mais il me semble que l'essentiel que je vais retenir de ce roman c'est le pouvoir des mots, ce pouvoir qui enivre et donne consistance aux sentiments, à la vie, à l'amour pour en faire sa religion. Le parfait amour. Tout est dit dans le titre.
Une masure sous le soleil, un jeune homme étudiant qui passe ses vacances sous la chaleur du sud de la France et en profite pour donner des cours de français à un enfant dont la mère envoûte les sens et l'esprit du jeune professeur. Amour courtois dans un huit clos où rien ne se dit, mais tout s'écrit. Entre sensualité et retenue, Bréhal joue.
Une écriture que j'aime énormément, brillante, fine, qui laisse à réfléchir et donne le sentiment que la vie regorge de surprises au-delà du dernier point qui termine un chapitre. Quand se termine-t-il réellement d'ailleurs ?
"Même s'il n'est qu'une récompense, le plaisir en vaut la peine… Vous venez ?"
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Marpesse
  24 juillet 2014
Comme un rappel de la fin'amor des chevaliers (amour courtois qui patiente, qui fait durer le désir avant l'étreinte), le roman de Nicolas Bréhal s'intitule le parfait amour.
Un jeune homme, le narrateur, est embauché pour l'été : il doit faire des dictées à Vincent, un garçon de onze ans qui vit avec sa mère dans une belle villa avec piscine. Tous deux ont quitté l'Afrique où est resté le père de l'enfant. Il semble que quelqu'un rôde dans la maison, en plus d'Edith et de Vincent, mais le jeune homme ne se pose pas trop de questions : il désire Edith, il l'aime, d'un amour qui se satisfait de ne pas la toucher, peut-être d'abord à cause de la timidité de sa jeunesse, mais aussi de l'attitude qu'elle adopte avec lui.
Au fil des jours, le narrateur se nourrit de cet amour inaccompli sans en souffrir pourtant.
Le parfait amour se lit très bien, on n'a pas envie de lâcher le roman avant la fin, pris dans l'atmosphère douce de l'été, et on se plaît dans cette attente d'un désir suspendu. Un livre qui mériterait une bonne adaptation cinématographique. Une leçon d'amour.
Nicolas Bréhal est aussi l'auteur des Corps célestes.
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chriskorchi
  28 mai 2013
C'est sur un ton de confidence, et par une question, que débute le récit : " A-t-on jamais été trop aimé ? ". On devine le regret...Un étudiant qui passe ses vacances au bord de la mer et sert de précepteur au jeune Victor, le fils d'une belle Française revenue d'Afrique. Au fil des leçons, le narrateur va tomber sous le charme d'Édith, mère à la fois pudique et provocante, qui possède, aux yeux du jeune homme, le don " diabolique de la compassion ".L'amour est un secret qu'il faut garder, et d'abord se garder d'accomplir ou de réaliser, afin qu'il reste à jamais sans égal, c'est-à-dire le premier et le parfait amour, celui qui nourrit tous nos rêves. Dans un récit d'une rare violence, mais vibrant de pudeur, Bréhal nous invite à réfléchir sur le secret des origines, et la réponse à notre infatigable quête d'absolu.
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MLClerc
  29 janvier 2018
C'est un roman qui se lit facilement. Edith est en vacances avec son fils et embauche pour l'été un jeune étudiant pour donner des cours à l'enfant. le "précepteur", qui est narrateur du récit, s'éprend follement d'Edith, il la désire et cherche à percer tous les mystères qui l'entourent. Car cette femme ne se dévoile que trop peu, sa vie ressemble à un puzzle dont on n'a pas tous les morceaux: son mari absent, son amie qui vit avec elle, son fils... le tout sous un soleil de plomb qui rend l'atmosphère lourde de chaleur. La plume de Nicolas Bréhal est fine et rend parfaitement compte de cette moiteur et cette lourdeur.
Un roman agréable à lire, avec toutefois quelques longueurs mais qui enlèvent peu au charme de l'intrigue.
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lyoko01
  14 mars 2013
Voilà un roman très agréable à lire et bien écris. j'ai toujours apprécié les auteurs qui emplois la première personne dans leurs livres. Les personnages sont attachant comme la maison du sud où se déroule l'histoire... quand je pense que j'ai faillis faire l'impasse sur ce bouquin, en raison de son titre à la 'Marc Levy'... en plus 'Nicolas Bréhal' a été le moteur de ma première contribution à 'Wikipedia': en effet 'le parfait amour' était manquant dans la liste de ses oeuvres...
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   30 décembre 2018
Je n'aimais pas l'indiscrétion, néanmoins quelque chose de l'enfance me revint d'instinct, le désir de trouver ce qu'on me cachait, de me faufiler la nuit à travers les brèches de l'interdit.
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AmbagesAmbages   31 décembre 2018
J'avais le corps moite et fiévreux, le corps amoureux, comme si je l'avais offert, malgré moi, à l'illusion d'un plaisir dont il me restait la douleur de l'avoir inventé.
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MarpesseMarpesse   24 juillet 2014
Quel sens donner à son amitié pour moi? Le mot contenait à la fois un sentiment inespéré, un vrai don du ciel, et si peu de chose, en vérité, comparé à l’héroïsme amoureux dont je me sentais capable, que j’aurais été capable d’éprouver si elle m’y avait invité. D’un mot.
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AmbagesAmbages   30 décembre 2018
" (…) Mais j'ai toujours eu un faible pour les hommes grands. Mon mari est un géant. Et je suis si petite…
- Inachevée. Une fois de plus imparfaite.
- Oui. C'est pourquoi j'ai besoin que les autres me prolongent… Qu'ils me donnent d'eux-mêmes une idée si haute que mon amour tende à l'égaler.
- Edith…"
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MarpesseMarpesse   24 juillet 2014
En harmonie avec mes pensées, cette femme demeurerait une vivante image de mon amour. Je consentais enfin au paradoxe de couver le désir que je lui portais et de l’adorer comme tel, comme un infatigable projet.
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Video de Nicolas Bréhal (1) Voir plusAjouter une vidéo

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