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ISBN : 2847423788
Éditeur : PASSAGE (04/01/2018)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 6 notes)
Résumé :
(LIVRE RESERVE A UN PUBLIC AVERTI)

Spécialiste d'art contemporain, Olivia Lespert vivote en écrivant des articles pour le magazine Art Globe. Lors d'un dîner qui lui procure une dérangeante et inattendue fête des sens, elle croise la ministre de la Culture en compagnie d'un photographe célèbre. Peu de temps après, la ministre est assassinée. Olivia se retrouve soudain sollicitée par un correspondant anonyme : il la bombarde de messages cryptés à teneu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
sevm57
  23 février 2018
Avancez masqués est un roman à clés assez original se déroulant dans le milieu de l'art contemporain.
Le livre démarre sur les chapeaux de roue par un dîner que l'on pourrait qualifier de haut en couleurs bien que se déroulant dans le noir.....
Après cette première scène coquine, le roman tourne à l'enquête policière autour des meurtres de la ministre de la culture et d'un secrétaire d'Etat. L'enquête est menée dans le milieu politico-culturel par Olivia Lespert, une journaliste et critique d'art qui se retrouve embarquée dans des aventures dont les enjeux vont peu à peu lui apparaître. C'est rythmé et inventif, même si au final le coupable n'est pas très surprenant.
L'utilisation détournée de certains tableaux classiques pour faire passer des messages est assez habile, et laisse transparaître l'érudition de l'auteur.
Un grand merci à Babelio et aux éditions le passage pour cette plongée sensuelle dans le milieu de l'art contemporain réalisée à l'occasion de la dernière opération Masse critique !
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BENE2312
  29 janvier 2018
HBM nous revient avec un vrai faux thriller, cérébral mais haletant, et elle frappe fort !
Après trois romans construits peu ou prou sur le même schéma -toujours plaisant mais qui finissait par sentir le procédé- elle nous étonne avec « Avancez Masqués ». Ce dernier opus, en effet, se défie des genres : il mêle avec bonheur intrigue policière, roman de moeurs (comme on disait autrefois) et peinture du microcosme du business de l'art (dans lequel, décidément, « il y a quelque chose de pourri »)… le tout pimenté de quelques nuances de gris.
Suivant la trame d'un polar et d'un parcours initiatique, HBM nous amuse, nous excite, nous dérange et nous donne à penser. Elle nous fait fréquenter l'univers de la politique et des cabinets ministériels où haines recuites, manipulations et coups tordus sont monnaie courante. Elle nous fait plonger dans le monde de la nuit, souterrain, libertin et sulfureux. Elle nous éclaire sur le business de l'art dans lequel petits arrangements entre amis, impostures et détournements sont souvent de mise. Surtout, elle nous engage à voir au-delà des apparences, à réfléchir sur notre société du spectacle, sur la surinformation/désinformation à laquelle nous sommes soumis, sur le rôle de l'art aujourd'hui et sur ce que nous disent les grandes oeuvres du passé. En bref, l'oeil expert d'Olivia Lespert (l'héroïne principale !) nous aide à décrypter le monde dans lequel nous vivons tout en revisitant les classiques.
Il y a bien quelques facilités dans « Avancez Masqués » : la trame, les sources d'inspiration sont facilement identifiables, les rôles secondaires sont plus des stéréotypes que de véritables personnages, les dialogues sont parfois un peu convenus. Il y a un peu un côté « Fantomette contre les malfaisants de l'art et de la politique » qui peut prêter à sourire. Mais justement, l'auteur (e) aborde les questions sérieuses sans se prendre au sérieux : elle nous régale de quelques faux sonnets mallarméens, hermétiques et suggestifs à la fois, elle ridiculise les réactionnaires et les populistes de tout poil, elle s'en donne à coeur joie contre les trafiquants de l'art et les fabricants de cote, elle en rajoute allégrement sur les clichés du polar, elle nous livre quelques pages « chaudes » qui réveillent des ambiances compassées des célébrations et des vernissages.
Au total, « avancez Masqués » est un divertissement très agréable mais plus profond qu'il n'en a l'air. Un véritable « page turner » qui ferait sans doute aussi un excellent scénario de film.
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Didier_Tr
  16 mars 2018
Merci à Babelio et aux éditions "Le Passage" de m'avoir permis de découvrir cet auteur, que je ne connaissais pas.
Tout d'abord, je veux revenir sur le "réservé à un public averti" qui figure sur le descriptif de ce livre. Il y a une scène un peu sulfureuse, mais à peine, au début du livre, et ensuite, c'est tout de même très gentillet. Quelques évocations, mais bon, dans Zola ou d'autres auteurs très généralistes, on trouvera des scènes nettement plus explicites. Donc, finalement, et avec une pointe d'humour, je suis un peu déçu...
Après, l'intrigue est pas mal. Une journaliste, après s'être fait caresser le mollet dans le noir (au cours de la scène sulfureuse), se trouve mêlée à des meurtres politiques, ministres ou assimilés.
Si je peux me permettre, et je vais me permettre, on est dans un genre un peu médian entre la romance (je peux me tromper, je ne suis pas spécialiste du tout), le roman érotique (je peux me tromper, je ne suis pas vraiment spécialiste, et plutôt ouvert sur ces sujets, c'est à dire qu'il en faut pour que la littérature me choque, et le polar (où j'en connais pas mal). Donc on ne peut pas dire que c'est vraiment une grande réussite dans ces différents domaines, mais pour ce mélange, c'est quand même plutôt bien.
Même si très probablement, je ne vais pas chercher avidement à lire des romans de cette auteure, j'avoue que cela ne me ferait pas de peine d'en lire.
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vero35
  04 janvier 2018
Le roman commence très fort, par un chapitre qui donne le ton : mutin ! Très vite, un meurtre survient, celui de la ministre de la culture, croisée lors de ce premier chapitre fondateur, et l'héroïne, journaliste dans le milieu de l'art, se lance dans l'enquête, bientôt flanquée d'une acolyte inattendue, ce qui compose un très joli duo féminin, dont la complicité fait plaisir. L'écriture est fluide, élégante, d'une très grande précision dans la description des oeuvres d'art, réelles ou imaginaires. Quiconque a lu des romans reposant sur des descriptions d'oeuvres d'art sait à quel point c'est piégeux et difficile : ici, c'est totalement réussi, les oeuvres prennent vie pour notre grand plaisir, éveillant, s'il en était encore besoin après ce premier chapitre «  mutin », donc, notre sensualité. Dernier aspect savoureux : la satire malicieuse du milieu de l'art, parisien ou marseillais, qui peut faire lire aussi ce roman comme un roman à clé, pour ceux que cela intéresserait. Mais même si l'on n'est pas un spécialiste, ( ce qui est mon cas), certains portraits, dont le sujet se devine assez facilement, font sourire. le rythme est allègre,un vrai plaisir.
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fred_bac
  22 janvier 2018
Pour le pitch, direction le site de l'éditeur.
Avant de partager avec vous mon ressenti, sachez que j'ai dévoré ce roman d'une traite, signe d'une intrigue rythmée, construite avec une efficacité redoutable et un sens de la tension/détente évident. Un des fils de l'intrigue est le meurtre d'une personnalité. Mais d'autres mystères et d'autres enjeux se mêlent à celui de l'enquête. Cela dit, les suspects nous sont présentés clairement, pas de listes de noms interminables à se rappeler, comme les passagers d'un train...les éléments arrivent exactement au moment opportun, et relancent le récit à chaque fois. Voilà pour la mécanique. Mais ce qui fait le délice de ce roman, c'est la manière dont l'intrigue nous interroge sur le rôle de l'art face à son époque, sur sa nature, sur sa forme. ainsi que sur la place du spectateur et sa singularité. le tout sans en avoir l'air, naturellement, comme si l'action et la réflexion étaient en osmose. Cerise sur le gâteau, L'écriture est délicieusement féminine, les "expériences" sensuelles de l'héroïne me semblent décrites avec un parfait équilibre entre suggestion poétique et pragmatisme. Vous ne regarderez plus jamais l'Olympia de MAnet avec les mêmes yeux....Enfin, ingrédient capital et trop rare à mon sens dans maintes oeuvres de notre époque, une finesse et une nuance, une volonté de ne pas "opposer" qui est la marque d'un esprit précieux. Espérons retrouver Olivia et Joyce dans un prochain roman. Mais avant, je vous conseil vivement de faire leur connaissance et de les suivre ...à vos masques, prêts, partez!
Lien : http://www.lepassage-edition..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
vero35vero35   04 janvier 2018
Elle aborda le dernier coude de la dernière salle et tomba en arrêt devant un bloc de granit noir.
Il était immense et cubique. D'emblée, par la façon dont l'outil l'avait travaillé, il lui évoqua Rodin. Non pas la main de Dieu, mais aussi celle de du diable cette fois. (...).De la masse de pierre sombre et dure semblait s'extraire une figure fluide aux drapés souples. Elle était mal définie, féminine à coup sûr, à en juger par ses rondeurs, mais son visage disparaissait sous un linge qui prolongeait celui de la robe. La figure avait les pieds pris dans le socle de pierre, elle élevait un bras frêle qui émergeait de la matière à hauteur du coude, sa main esquissait un geste comme pour saisir l'air , son buste dont on devinait la poitrine superbe se détachait de la roche. Ou plutôt, se dit Olivia, il était comme repris, happé par elle. C'était une femme qui retournait à la pierre.En évoluant autour du bloc, elle découvrit, saisie, d'autres figures amoncelées, toujours les mêmes, des Niobés qui peu à peu perdaient la vie et se fondaient dans la roche, y abandonnant tout caractère humain. Le mouvement passait de la verticalité de la première figure, pathétiquement dressée dans sa tentative d'arrachement, à l'horizontalité finale de la dernière, comme enroulée dans un linceul et rendue à son tombeau qui l'engloutissait. Jamais on ne voyait les visages.Olivia, pourtant, savait qu'il s'agissait de femmes. Des silhouettes fantomatiques sorties de leur dureté minérale et tout aussitôt recapturées par elle.
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Didier_TrDidier_Tr   10 mars 2018
Toute vraie création vous ramène à vous-même, elle vous fait plonger en votre être profond, là où le corps vibre... Le reste n'est que vide inutile.
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Didier_TrDidier_Tr   07 mars 2018
C'est alors qu'elle sentit glisser sur son bras gauche, depuis l'épaule jusqu'au poignet enserré dans le petit ruban de satin, un sillage froid et pointu qui lui rappela le couteau sur sa cheville : la fourchette.
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Didier_TrDidier_Tr   11 mars 2018
Olivia se rendit compte avec stupeur qu'elle n'avait même pas le numéro de portable de son amant d'un soir. Elle n'avait pas pensé à le lui demander, ni lui à le lui donner.
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Didier_TrDidier_Tr   16 mars 2018
L'homme, elle l'aurait juré, dardait toujours un œil sur elle. Elle attrapa son sac au bout du tapis roulant et s'éloigna au plus vite.
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