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EAN : 9782800144306
56 pages
Dupuis (02/10/2009)
4.11/5   41 notes
Résumé :
1900, entre le cap Horn et l'Antarctique, sur la route qu'empruntent les baleines pour aller d'un océan à l'autre. Il y fait si froid que les bateaux croisent les icebergs et essuient les tempêtes les plus violentes au monde. Esteban, un jeune indien orphelin de douze ans s'apprête à vivre une grande aventure. En réalisant son rêve : embarquer à bord d'un baleinier, se lancer à l'assaut des flots, et devenir harponneur. Impressionné par sa ténacité et son courage, l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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jamiK
  23 novembre 2016
"La survie", nos héros vont tenter de fuir le pôle sud où ils sont restés coincé lors de l'épisode précédent.
Un album aux couleurs toutes en douceur, de gris, d'ocre, et aussi de rose dans l'introduction pour souligner le caractère magique, superbe, au rythme lent qui colle bien au récit. Mais qui dit rythme lent dans un format au nombre de page limité fait qu'on reste un peu sur notre faim, on se rattrapera vite en lisant la suite...
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XL
  20 juillet 2011
J'ai reçu La survie, tome 3 des aventures d'Esteban par Matthieu Bonhomme dans la cadre du programme Masse critique : merci à l'éditeur et à Babelio
Le Léviathan chasse sur la route des baleines, entre le Cap Horn et l'Antarctique, un des endroits les plus inhospitaliers du monde. Esteban, un jeune indien de 12 ans qui a réussi à embarquer comme mousse à bord du baleinier, s'est rapidement révélé très habile au lancer du harpon. En 1900, les navires à voile commencent à subir la concurrence des bateaux à vapeur équipés de lance-harpons mécaniques et les rapports ne sont pas cordiaux. Engagé dans une course poursuite acharnée au cours du précédent album, le Léviathan s'est trop avancé dans les glaces et s'est laissé prendre. le commandant décide d'abandonner le navire et la cargaison d'huile pour tenter de sauver l'équipage à bord des six chaloupes. A la seule force des rames, ils s'engagent sur l'océan en furie, mais un des esquifs est bientôt séparée des autres par le passage d'un iceberg géant.
Bien que le dessin, assez proche des Chroniques outremers dans sa gamme chromatique et dans son tracé, me plaise moins, je préfère pourtant cet album pour le scénario.
Tout d'abord, l'humanité - les rapports humains dans leur diversité, leur grandeur et leurs petitesses - est au coeur de l'histoire. L'austérité de la vie à bord, sous la menace permanente des icebergs et des tempêtes, la rudesse mêlée de solidarité des marins, sont évoqués avec pudeur et justesse. Esteban, qui parle aux oiseaux et partage les contes de son folklore natal avec ses compagnons, apporte une note de fraîcheur et de fantaisie. Une très belle scène d'intimité entre l'enfant et le commandant lorsqu'il se croit perdu, apporte des éclaircissements sur les liens très forts qui les unissent et sur son passé où il retrace un épisode assez méconnu de la colonisation en Amérique du sud et des rapports avec les indiens natifs.
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Eric75
  11 juillet 2011
Le Cap Horn est l'un des endroits les plus dangereux de la planète. Et il est certain que le métier de chasseur de baleines n'est pas de tout repos, surtout vers 1900. C'est le cadre qu'a choisi Matthieu Bonhomme pour nous raconter les aventures d'Estéban, jeune indien embauché sur le baleinier Léviathan. le tome 3 démarre en pleine situation de crise, alors que le navire est pris dans les glaces de la banquise. C'est l'heure des choix, il faut un plan, le capitaine et son équipage se concertent et décident de laisser la cargaison sur place et de repartir en mer malgré les dangers encourus, à bord des barques de sauvetage.
Cette BD est avant tout caractérisée par la grande humanité qui se dégage des personnages. Esprit d'équipe, camaraderie, respect de la vie humaine, entraide, abnégation et sacrifice sont des principes naturellement mis en pratique par les personnages sans être explicitement revendiqués, et sans mièvrerie. Une authentique poésie se dégage de certaines scènes, par exemple lorsqu'à l'abri des regards, l'enfant et une mouette, que l'on devine affamés, discutent à propos du partage de la nourriture : est-ce réel ? est-ce imaginé ? L'essentiel du récit se situe sur les vagues démontées de l'Antarctique, mais on assiste également à une très belle scène de flash-back, qui apporte un éclairage sur les secrets du capitaine et de sa relation avec l'enfant.
Les dialogues sont précis et incisifs, sans fioritures. Les couleurs de l'album sont comme il se doit, froides et sombres, et le graphisme est simple et efficace, entièrement au service de l'histoire. Cet album, pour tout public, est pour moi une totale réussite.
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Yvan_T
  23 novembre 2020
Après deux tomes édités chez Milan sous le label Treize étrange, "le voyage d'Esteban" se poursuit chez Dupuis et est rebaptisé "Esteban" par la même occasion. Un changement de cap qui n'empêche pas Matthieu Bonhomme ("Le marquis d'Anaon", "Messire Guillaume") de poursuivre le récit initiatique de ce jeune orphelin qui rêvait de devenir harponneur, toujours avec le même brio.
L'apprenti marin a beau être intégré à l'équipage du Léviathan depuis ses exploits du premier tome, cela ne l'empêche pas de se retrouver en très mauvaise posture, coincé sur la banquise suite à l'affrontement du tome précédent avec l'équipage d'un baleinier à vapeur muni d'un canon à harpons. Entouré par un enfer de glace, c'est bel est bien de survie qu'il s'agit lors de ce troisième volet. Des conditions extrêmes qui vont également pousser le capitaine charismatique du Léviathan à se livrer au jeune Estéban et à dévoiler une partie de ce passé qui semble le lier à Esteban depuis le début de la saga. Une tranche de vie qui conforte la dimension humaine du récit et un passé qui va également permettre à l'auteur de présenter le personnage de Tonto.
Une des grandes forces du récit reste le réalisme et la crédibilité de la description des actes de ces hommes entièrement dévoués à la chasse à la baleine. Mais au-delà du côté humain de l'histoire imaginée par Matthieu Bonhomme, c'est l'aspect "aventure" qui a le vent en poupe dans ce troisième tome. Après la course poursuite haletante du volet précédent, c'est le sort réservé à Esteban et ses compères qui vient tenir le lecteur en haleine dans ce nouveau volet.
Graphiquement, le trait simple et efficace de Matthieu Bonhomme continue de faire des merveilles, tandis que la colorisation adéquate de Delphine Chedru parachève le tout et place cette histoire dans une ambiance proche de la perfection.
Un excellent troisième tome et une saga qui dans le fond et dans la forme est fort comparable à celle d'"Achab". de l'aventure comme on en redemande !
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Colibrille
  14 octobre 2014
La glace se refermant lentement mais irrémédiablement sur la coque du Léviathan, l'équipage n'a d'autre choix que d'abandonner le navire et embarquer sur les chaloupes. Commence alors un voyage qui pourrait bien être leur dernier... Car la mer est la plus indomptable et imprévisible des créatures. Matthieu Bonhomme le montre d'ailleurs avec beaucoup de talent. La mer est ici un personnage à part entière dont l'humeur évolue, tout comme les personnages, au fil de l'intrigue. L'auteur déploie une toute nouvelle palette de couleurs, constituée de différentes teintes de bleu, pour mieux nous plonger au coeur de l'intrigue. L'errance du capitaine et des siens à bord des chaloupes est l'occasion pour l'auteur de mettre une nouvelle fois en évidence son talent de conteur. C'est ainsi que nous découvrons tout un pan du passé du capitaine. Un passé qui se révèle étroitement lié à celui du jeune Esteban et qui apporte une belle touche d'émotions au récit. La petite touche fantastique qu'ajoute Matthieu Bonhomme à la fin du récit rend la BD encore plus captivante. La fin nous laisse plus qu'impatient de lire la suite !
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
ColibrilleColibrille   14 octobre 2014
Quelle nuit ! C'est déchirant de quitter un endroit si doux.
Il est parfois dur d'être militaire : cela nous fait vivre tant de choses, voir tant d'endroits qu'il faut abandonner aussitôt... Il arrive qu'on ait vraiment envie de tout lâcher. Mais comment faire ? C'est malheureux... Mais c'est la vie. Et après ? La prison... Pour longtemps. A moins d'être fusillé... Quel gâchis ! Dieu merci, ça c'est seulement en temps de guerre.
La guerre... qui peut dire si nous sommes en guerre ?... Nous autres, au bout du monde, nous sommes toujours les derniers informés.
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ColibrilleColibrille   14 octobre 2014
Au bout d'un moment, le marché fut conclu, ils nous servirent un breuvage chaud en signe d'amitié. La fille de la pirogue entra. Elle servit tous les hommes un à un, se rapprochant peu à peu de moi. Ce fut mon tour. En me remettant la tasse, elle mit ses mains sur les miennes. Je frissonnai. Personne ne n'avait rien vu, mais ses yeux m'avaient transpercé. Et je ne souhaitais plus qu'une chose : qu'elle recommence !
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Eric75Eric75   11 juillet 2011
- Ça va aller... Je commence à en avoir marre d'entendre ça ! On est isolé, on navigue à l'aveugle, on n'a presque plus rien à manger et...
- Et ?... Et tu crois que je me voile la face ? Que je ne me rends pas compte que c'est la merde ? Que j'ose pas dire qu'on va tous crever ! Alors : ON VA TOUS CREVER, puisque c'est ça que tu veux entendre ! ET PAR MA FAUTE, EN PLUS, HEIN, C'EST ÇA !... C'EST ÇA QUE TU VEUX DIRE ?
- OH ! ça suffit... Vous faites peur au gosse...
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Vidéo de Matthieu Bonhomme
Sous les feux de la critique cette semaine, deux monuments de la bande dessinée :
"L'Envol", un panorama inédit en France de l'oeuvre de la mangaka japonaise Kuniko Tsurita publié aux éditions Atrabile "Wanted Lucky Luke", cinq ans après "L'Homme qui tua Lucky Luke", Matthieu Bonhomme renoue avec le cow-boy le plus célèbre de la bande dessinée franco-belge (Dargaud).
Pour en parler, aux côtés de Lucile Commeaux : Sarah Ihler-Meyer, critique d'art et commissaire d'exposition et Antoine Guillot, producteur de l'émission Plan Large sur France Culture.
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