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ISBN : 2266203819
Éditeur : Pocket (12/05/2010)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Un vieil homme parcourt à cheval la France, vidée de ses habitants comme la totalité de la planète, à la suite d'une pandémie foudroyante quarante-cinq ans plus tôt. Sur son chemin, il traverse des villes envahies par la végétation et peuplées par des animaux sauvages, ainsi que quelques communautés de survivants octogénaires. Au crépuscule de sa vie, égrenant ses souvenirs, il veut une dernière fois voir la mer. Dans ce monde désert, quelques destins se croisent : ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
gill
  10 août 2013
Dans ce véritable roman apocalyptique plusieurs récits s'entremêlent pour former la trame d'une fin du monde annoncée et sceller le destin de quelques personnages.
Un professeur s'enfuit, sans un adieu pour sa famille, au petit matin pour rejoindre une arche composée de dix-huit femmes et six hommes sélectionnés pour sauver une humanité menacée par le PISCRA, processus intercellulaire de séparation, mortel pour l'homme et indétectable durant sa période d'incubation.
Un vieux cavalier parcourt une France transformée en jardin d'éden par la disparition des humains.
Dans ce monde devenu stérile pour la femme, Anne, dans son obsession de procréer, poursuit un homme mystérieux qui a croisé son chemin.
L'équipage d'une mission interplanétaire manquée atterrit en catastrophe.....Tout ceci fournit matière à un bon roman de science-fiction.
Pourtant, à mon sens, la première partie est d'une bien meilleure facture que la seconde. Certains passages, qui m'ont fortement déplus, affaiblissent la deuxième et dernière partie de l'ouvrage. Petit à petit, on y croit moins. Quelques passages flirtent même avec le "Gore". Notamment le moment tragique où la mère se réfugie dans une réserve d'un supermarché dont, on ne sait pourquoi, le nom même est donné !
Je suis sorti de ce roman, mal à l'aise et avec un sentiment mitigé.
Jean pierre Andrevon dédie son livre comme un " vieux fantasme de la terre libéré de l'homme pour être rendue au reste de la création" à quelques unes de ses rencontres dont il précise qu'elles ne partagent certainement pas toutes ses "rêveries éradicatrices" !
Ce récit apocalyptique, écrit à l'automne de la vie de son écrivain, fleure un peu l'écologisme intégriste et égoïste et de ce fait s'avère utile à lire et dérangeant.
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DamienR
  28 février 2012
Attention, un vrai pavé ! On a une grande histoire entre les mains : le choix scénaristique est sous la forme d'un puzzle d'histoires individuelles, organisées chronologiquement et qui ont des recoupements très subtils. A travers chaque histoire, beaucoup de thèmes sont abordés par l'auteur : l'amour, la folie, le temps, la technologie, l'orgueil de l'humanité... Chaque texte indépendamment se veut porteur d'un sens, ou simplement d'une poésie. Par exemple, on reconnaît rapidement l'orientation écologiste militante de Jean-Pierre Andrevon. A prendre avec des pincettes toutefois, parce que c'est un peu romantique à certains passages.
Au niveau du contenu de l'histoire, on peut aisément faire une comparaison avec le "Ravage" de Barjavel. le propos est aussi politique, Barjavel dans la tendance "Patrie, tradition...", et Jean-Pierre Andrevon vers le nihilisme écologiste.
Enfin, un petit reproche : si l'histoire et l'approche peuvent avoir une portée universelle (est-ce que c'est voulu ?) les personnages, les lieux, les références sont trop "frenchies" pour avoir une diffusion éditoriale elle aussi universelle. Dommage de ce point de vue, car ce roman le mériterait, je pense.
Pour terminer, je signale que l'écriture est très poétique, mais parfois emphatique. Disons qu'on peut passer certains textes trop longs. Ceci dit, je pense que des lecteurs y trouveraient leur compte.
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BVIALLET
  01 mai 2012
Dans un futur assez proche, la terre s'est pratiquement débarrassée de 99,99% de l'humanité à cause d'un prion particulièrement virulent qui fait mourir ses victimes dans d'atroces souffrances. La nature finit par reprendre ses droits. Les rats prolifèrent dans les villes. Les animaux des zoos se reproduisent et quelques rares humains, tous très vieux errent ou se terrent sans espoir de descendance. Car à la pandémie se surajoute la stérilité qui frappe la quasi totalité des rares survivantes. Dans le sud de la France, on suit une femme qui cherche désespérément un mâle en état de procréer et qui finit par le trouver, un vieil homme qui parcourt la France sur son cheval et surtout un officier français, placé pendant des années en sommeil artificiel avec les membres de son équipage, qui finit par sortir d'une réalité virtuelle pour s'apercevoir que le projet initial de fuite dans les étoiles a échoué et que la terre ne répond plus. Il ne lui reste plus qu'à redescendre au sol. Qu'y trouvera-t-il ?
Jean-Pierre Andrevon nous offre avec ce livre une vision post-apocalyptique terrifiante et malheureusement parfois tristement vraisemblable. Rien ne nous est épargné : ni la crasse, ni la misère, ni les combats contre des hordes de rats, ni les bêtes sauvages qui rôdent partout. On voit qu'on a affaire à un auteur passionné par l'écologie, la botanique et la vie des animaux auxquels il consacre de très longs passages. Ce terrible monde à venir est méticuleusement décrit (parfois un peu trop). Les personnages sont assez touchants dans leurs efforts pathétiques pour tenter de survivre dans toute cette horreur. Ce roman, bâti de manière chorale, et sur une succession de nouvelles reliées les unes aux autres fait passer d'un personnage à un autre et d'une époque à une autre sur environ un demi-siècle. Il pose intelligemment le problème du devenir de l'humanité sans (trop) tomber dans l'idéologie, mais sans jamais vraiment atteindre l'intensité dramatique qu'on pourrait attendre d'un chef d'oeuvre.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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TyranSilencieux
  08 avril 2011
Un virus ayant détruit la quasi totalité de la race humaine, et Andrevon nous propose de suivre le chemin d'une poignée d'entre eux au fil du temps.
Le parti-pris de l'auteur est de présenter passer d'un personnage, ou d'un groupe de personnages, à l'autre au fil des chapitres, en suivant le fil du temps. Tous les protagonistes, aux caractères bien définis, sont immédiatement attachants et c'est un plaisir de les retrouver trois ans, dix ans, vingt ans plus tard, dans un monde qui compte de moins en moins d'humains. Impossible de reposer le livre, de faire machine arrière, une fois accroché par les personnages (Ha, la malicieuse gamine, puis femme, Laurence !); on veut savoir ce qu'il vont devenir !
Dans une ambiance sombre, désespérée, avec un ton qui plaira ou crispera (mais ne laissera pas indifférent) Jean-Pierre Andrevon nous offre un excellent roman, comme on n'en avait pas lu depuis longtemps sur le thème de la fin du monde, ou plutôt du monde des humains.
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aturnins
  02 juillet 2011
Jean-Pierre Andrevon joue habilement de l'éradication planétaire avec le monde enfin. Enfin débarrassé des Hommes et de leurs petites saletés. Enfin restitué à une nature sauvage et exubérante. Enfin purifié du cancer qui la ronge depuis quelques milliers d'années. Mais si le roman n'est pas franchement tendre avec les humains [qui y tombent comme des mouches, là plupart assez salement, soit-dit en passant], force est de reconnaître que les quelques survivants sont aussi attachants que touchants, aussi sensibles que perdus dans un monde qui, non, vraiment non, ne leur appartient plus. Toute similarité avec des événements réels ne serait que pure coïncidence : un virus particulièrement actif éradique l'humanité [à raison de 999 personnes sur mille, tout de même] en quelques semaines. Ne survivent que ceux et celles qui, pour des raisons inconnues, résistent tant bien que mal à la voracité du virus.
D'autres ont une existence beaucoup plu !s aléatoire : ainsi, cet officier français cryogénisé quelques années le temps que les choses se calment et qui se réveille d'une réalité virtuelle peu enthousiasmante pour découvrir un monde neuf où l'humanité n'a plus cours. Ailleurs, des astronautes épargnés par la pandémie redescendent sur terre en plein paris pour y trouver la capitale vidée de ses habitants, hantée par des lions, des hippopotames et d'autres animaux échappés du zoo de Vincennes et acclimatés à l'Île-de-France.
Mais de Paris à New York en passant par Avignon, les rares humains sont confrontés à leur flagrante absence d'avenir : population vieillissante, trop clairsemé pour que tout redémarre, l'humanité risque de connaître le tragique destin des tigres de Sibérie, beaucoup trop rares pour qu'une femelle rencontre enfin un mâle et sauve la race.
Et après ?

Lien : http://fr.msn.com
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   13 janvier 2017
Le cheval et son cavalier, par leur apparence, se lisaient comme un récit ambulant où leur destinée, sinon leur histoire personnelle, pouvait être déchiffrée à livre ouvert, à plaies ouvertes et refermées. Mais ce destin, ni cette histoire, n’aurait rien pu apprendre à personne. Le cavalier ressemblait au monde dans lequel il évoluait, un monde qui avait modelé selon un stéréotype unique la famille de ses ressortissants humains en voie de disparition accélérée, en voie de dissolution dans le décor : vieux, maigres, sales, solitaires.
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finitysendfinitysend   03 mai 2014
Il savait bien que lire , il n'y fallait plus compter .
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aturninsaturnins   01 juillet 2011
Certains animaux supérieurs,extrêmement menacés,ont échappé in extremis à la disparition. A insi le rorqual bleu l'éléphant d'Afrique,le tigre indien,et de nombreux autres. Au milieu du xxi eme siècle;une seule espèce supérieure a atteint son seuil d'extinction : l'Homme
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rkhettaouirkhettaoui   13 janvier 2017
Vous vous trouvez à l’abri dans ce qu’on appelle dans notre jargon une Unité Autonome de survie prolongée. Il en existe un certain nombre disséminées dans le pays. Une cinquantaine, à ce que je crois savoir. Et même quelques autres ailleurs. Top secret ! Les bunkers de ce genre ont été conçus au milieu du siècle dernier, en prévision d’un conflit nucléaire avec les Russes. Le projet a par la suite été mis en sommeil, puis réactivé et amélioré à la fin des années 90. Ne me demandez pas pourquoi. Peut-être parce que Clinton avait vu Indépendance Day. Aujourd’hui, il semble bien qu’il va être utile à quelque chose.
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finitysendfinitysend   21 juin 2014
Peut-on lutter contre le temps ?
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Video de Jean-Pierre Andrevon (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Pierre Andrevon

Imaginales, conférence sur les catastrophes (extrait)
Une conférence avec Christophe Lambert, Alain Grousset, Jean-Pierre Andrevon et Vincent Gessler
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