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EAN : 9782253004462
264 pages
Le Livre de Poche (01/01/1975)
3.6/5   82 notes
Résumé :
Six nouvelles de Georges qui datent des années 30/40.

"La rue des trois poussins" , qui relate quelques uns de ses souvenirs d’enfance liégeoise.

"Le comique du Saint Antoine" ou les exploits d’un soulard dans des bistrots.

"Le mari de Mélie" où va se nicher la tendresse, l’affection d’Amélie.

"Le capitaine du Vasco", dialogues entre un capitaine et son mécanicien en chef répugnant.

"Le deuil... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Epictete
  26 août 2017
J'ai lu ce livre il y a bien des années, alors que j'étais encore jeune et je ne suis pas sûr qu'à l'époque j'avais saisi toutes les finesses du texte, voire tout bien compris.
J'avais trouvé cela long, sans fin et sans action... Bref, je m'étais sérieusement ennuyé !
Il est vrai que l'amitié parfois équivoque entre ces deux jeunes garçons est l'occasion pour l'auteur de livrer une description soignée des sentiments, avec des descriptions qui s'étirent parfois sur plusieurs pages, alors qu'on aurait pu faire plus court.
Mais c'est aussi un pamphlet contre les institutions, catholiques en particulier.
Bon, c'est une oeuvre incontournable dit-on, bien écrite, mais qui est quand même bien datée.
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Luniver
  31 août 2011
Le jeune George fait son entrée dans un pensionnat catholique. Il se lie très vite avec un autre garçon, Lucien. Ce dernier entretient une relation coupable (pour les adultes) avec un autre garçon, relation que George finit par dénoncer, plus par jalousie que par sens du devoir. Mais cela ne suffit pas à ramener Lucien vers lui. George va alors éprouver un amour très pur pour le charmant Alexandre, attirance qui sera réciproque.
Ce livre est vraiment superbe, tendre et sensuel. Il vous charmera pourvu que vous puissiez être ému d'un baiser ou d'une caresse.
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EymericM
  12 décembre 2014

Très fin, les Amitiés particulières raconte avec longueur, implicites et platonisme, l'amour entre deux adolescents, dans un pensionnat du début du XXe siècle. On se laisse emportés par l'atmosphère si éloignée de la notre, les rituels religieux omniprésents, l'absence d'intimité, et de quelle manière l'amour peut s'épanouir dans ce terrain rocailleux... mais en même temps propice à la rêverie (éloge de la pureté dans la liturgie, univers entièrement masculin...). D'où une frustration, une sentimentalité exacerbée, une communication qui se joue dans les regards, les frôlements. Un bémol tout de même : je ne suis pas sûr que les adolescents d'aujourd'hui se reconnaissent dans cette retenue, et dans la lenteur générale du récit.
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SebCrabe
  07 avril 2015
Dans les années 1920, au sein d'un austère établissement religieux, deux jeunes adolescents entretiennent un sentiment d'amitié fort et profond. A sa rentrée au pensionnat, Georges jalouse l'amitié que Lucien éprouve pour un autre garçon. Il arrive à convaincre Lucien de se séparer, mais décide de se lier avec Alexandre, plus jeune de quelques années, d'une beauté angélique qu'il ne peut qu'admirer. Rencontres, rendez-vous, mots échangés et moments partagés deviennent pour les deux garçons des préoccupations quotidiennes. Les adultes qui les entourent s'emploient dès lors à tenter de détruire ce sentiment qu'ils ne comprennent pas. Au fil des pages, Roger Peyrefitte explore les méandres de la sensibilité au détour desquels l'on voit cette amitié si particulière se dessiner comme les prémices de l'amour. La tendresse qui anime les deux héros est confrontée au dur jugement des parents et des enseignants du collège, cet univers hostile auquel ils appartiennent. L'auteur signe avec les amitiés particulières une de ses plus belles oeuvres, reconnue par le monde littéraire avec le prix Renaudot 1944.
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PurFruitdelaFraise
  11 décembre 2017
Ne versant habituellement pas dans l'hagiographie, je me vois ici bien contraint de m'y laisser-aller.
Avec une prose remarquable et accompagné d'une érudition savoureuse, d'une signature distinguée et munis d'un sujet alors aussi délicat, Roger Peyrefitte a réussi grâce à ce superbe ouvrage un succès littéraire international, digne d'André Gide qui le côtoiera jusqu'à sa mort. Ce dernier dira concernant cette oeuvre
« Je ne puis vous dire si vous aurez le prix Goncourt, mais je peux vous assurez que nous parlerons toujours des Amitiés Particulières dans 100 ans ». Peyrefitte, disait-il bien encore en 1971, recevoir quotidiennement des lettres d'admirateurs concernant ce grand chef-oeuvre….
L'histoire, d'une sobriété ironique via son contenus ; George de Sarre, jeune homme de 14 ans, intègre un internat Catholique d'une prude austérité proprement religieuse, et y entame alors une « amitié particulière » (ce qui est, pour ainsi-dire, une relation platonique qui n'ose que taire sobrement son nom), avec un garçon de deux ans son cadet, le ravissant et gracieux Alexandre Motier. L'époque qui ne s'y prête guère, reste assez difficile à situer avec certitude ; Jean Delannoy, dans l'adaptation cinématographique parle quant-a-lui « d'une époque lointaine, dont l'histoire ne serait probablement plus la même (qu')aujourd'hui (en 1969) ».
Il semble rationnel que celle-ci se passa vraisemblablement dans les balbutiements du XXe siècle, dans sa première ou sa seconde décade, tout-au-plus. Un livre qui mérite amplement ses carpes, ses titres et ses lettres de noblesses….
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
SZRAMOWO
SZRAMOWO  
La rue aux trois poussins :
Il y a un quart d'heure à peine que Mme Romond, la grosse toujours en négligé, a lavé son seuil de deux marches et sa portion de trottoir. Si bien que devant sa maison il y a un rectangle bien dessiné de pavés qui paraissent noirs et qui reluisent. La semaine passée, l'agent de police est allé de maison en maison pour rappeler aux gens qu'ils devaient arracher l'herbe entre les pavés et, pendant toute une journée, on a entendu le crissement des couteaux sur la pierre.
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SZRAMOWO
SZRAMOWO  
Le crime du Malgracieux :
Est-ce que ces gens-là pouvaient se douter que c'était une question de vie ou de mort ? Peut-être pas tout à fait de mort, mais presque. Et encore ! Oui, de mort, parfaitement ! Mais ils ne se doutaient de rien. Ils allaient et venaient, dans le soleil, comme deux grosses mouches ivres de pollen. Ils exultaient. C'était sûrement la première fois qu'ils voyaient la Côte d'Azur. Ils n'en revenaient pas de trouver de véritables forêts de mimosas en février, une mer bleue, un ciel bleu, de petites barques multicolores qui semblaient engluées dans l'eau tandis qu'un homme, à l'arrière, regardant le fond avec une sorte de périscope fait d'un vieux bidon, pêchait des choses violettes et épineuses à l'aide d'un long bambou.
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SZRAMOWO
SZRAMOWO  
Le mari de Mélie :
- Tripote pas toutes les soles, ma petite. Tu sais bien que tu finiras par prendre deux maquereaux pas trop gros ou une demi-livre de raie... La « petite », c'était la vieille bonne du curé de Saint-Jean, mais Mélie tutoyait tout le monde avec tant de naturel que personne ne songeait à s'en offusquer. Elle saisissait sur la table de marbre un quartier de raie sanguinolent, le soulevait, ne pouvait s'empêcher de jeter un coup d'œil dans la rue.
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dictus
dictus  
Nouvelle : Le deuil de Fonsine
–Voyons ! Voyons ! Alphonsine Sirouet, vous reconnaissez avoir lancé une casserole par-dessus le mur qui sépare votre jardin de celui de votre sœur ?
–J'ai rendu à César ce qui était à César...
–Pardon ?
–Je dis que cette casserole a été jetée dans mon jardin et je l'ai renvoyée là d'où elle venait.
(…)
Le vieux Sirouet était un gros marchand de bestiaux fort porté sur le vin blanc et sur la nourriture. Il n'avait jamais envisagé que ses deux filles pussent se marier car, du moment qu'il était veuf, il lui en fallait au moins une pour tenir sa maison. Cela, c'était comme de l'Évangile. Quant à savoir laquelle des deux, il s'en moquait, il n'avait pas de préférence. Qu'elles s'arrangent entre elles ! Or, justement, elles ne s'arrangeaient pas.
(…)
Quant au mur, malgré ses deux mètres dix, il était franchi quotidiennement par les objets les plus disparates et de préférence les plus répugnants, vieilles savates, ouate usagée, tripailles de lapins, rats crevés, pots de chambre ébréchés... Dieu sait où elles allaient chercher tout ça, sans doute à la nuit tombée !
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