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EAN : 9782070363971
384 pages
Éditeur : Gallimard (08/06/1973)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 73 notes)
Résumé :

" Eh bien, mon enfant, c'est à vous que je confie le soin de recommencer cette difficile aventure. Vous ferez, il le faut, en Malicroix, ce que Cornélius n'a pas pu faire. C'est le 16 juillet de l'an qui doit venir après ma mort que, seul, embarqué sur le bac avec le batelier aveugle, vous irez au milieu du fleuve pour y trancher le câble : et vous descendrez droit sur le Ranc, au milieu des tourbillons... "

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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
oran
  21 novembre 2020
Une Camargue loin des clichés touristiques . Une île déserte, un domaine encerclé par l 'impétueux Rhône , au coeur d'une Camargue rude, mystérieuse, un troupeau, c'est ce que laisse en héritage
feu Cornélius Malicroix , à son un petit-neveu, Martial de Mégremut, descendant Malicroix par sa mère . Mais ce patrimoine ne pourra être obtenu qu' à la condition que le légataire respecte strictement les règles spécifiées dans un étrange et insolite testament complété par un codicille secret. C'est le notaire maître Thomas Dromiols et son clerc Oncle Rat qui veilleront au respect des dernières volontés du donateur .
Ce qu'il impose à son parent éloigné qui ne porte pas son patronyme c'est de ne pas quitter l'île plongée dans les redoutables tourments de l'hiver pendant plusieurs semaines, resté isolé, esseulé.
Cette épreuve sera une révélation pour Martial et marquera son destin
Page après page, on partage les angoisses du jeune-homme, ses doutes, ses interrogations. Avec lui,
on subit l'hypnose, l'ensorcellement des nuits profondes dans cette contrée sauvage , l'envoûtement du royaume des ombres , la peur du danger qui rôde...

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ATOS
  16 octobre 2016
Henri Bosco et Gaston Bachelard sont indissociables. le philosophe m'a fait découvrir le romancier. Et c'est dame Poésie qui me les a présentés.
Les éléments forment un ensemble merveilleux. La flamme est un feu, le feu... où dansent toutes nos pensées, nos pensées deviennent... des fleuves qui rejoignent le ciel...le ciel qui peuple la terre.. cette terre qui galope à l'horizon de l'enfance du monde.
Le fleuve c'est le Rhône, cette terre est de Camargue. Un voyage initiatique rendra à l'homme toutes ses lettres de noblesse. Les soirs sont immenses, les silences profonds, la stature des hommes extraordinairement grande . Bosco donne visage à toute vie , en toute chose il glorifie la vie. L'hiver, le fleuve, les terres, les gestes, les bêtes, les simples, une main, une soupe, un drap, une flamme, la nuit. Tout vit, palpite, sommeille, surgit.
Lire Bosco c'est comprendre comment on peut peintre la Poésie, écrire les couleurs, entendre les parfums, atteindre la vitesse, saisir la force , recevoir l'amour, connaître la peur, et trouver le refuge des tendresses. Tout est là. La roche, la peau, les rives. Si simplement. Comme un être patiemment sculpté dans les racines d'un vieux chêne, comme un animal dont la course écarte les roseaux. Il y a les hommes, le fleuve, l'air la terre, la flamme. On dirait que Bosco trempe sa plume dans l'univers. C'est une magie dont seul certains poètes sont les génies. Bosco est de ces âmes là. Profonds, et mystérieux, généreux, importants.
C'est beau comme une musique qui vous enveloppe sous les étoiles, c'est profondément humain .
Ça fait un bien fou, parce que c'est fantastiquement beau.
Si je tentais de dire plus , cela serait toujours insuffisant. Je ne peux que vous inviter à découvrir quelques extraits que je dépose sur ce site. Et puis si votre âme vous en dit, prenez Malicroix, Hyacinthe, ou son jardin entre vos mains et poussez la porte de ce sentier qu'Henri Bosco a dessiné.
Pour ma part je me promets de lire le Mas Théotime, de découvrir le roseau et la source, d'aller des sables à la mer, d'arpenter d'autres sites et les autres mirages de celui qui a su comme personne nous faire entendre l'enfant et la rivière.
Astrid Shriqui Garain

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djathi
  16 mars 2017

C'est une oeuvre tellement dense qu'il faudrait y consacrer une étude complète pour en souligner chaque strate .
Pas vraiment un roman , ni un conte, ....à mi chemin entre les deux avec une forme poétique puissante qui ne faiblit à aucun moment tout le long du livre ! Et qui a le goût des mots n'aura de cesse de souligner , voire de procéder à quelques lectures à voix haute pour en tirer toute la saveur littéraire !
Malicroix ?
Bosco y aborde tous les thèmes récurrents dans l'ensemble de ses écrits mais cette fois ci , il semble au plus près de lui-même et à travers Martial , personnage principal , il emportera son lecteur dans les mouvances intérieures d'un homme à la recherche de lui-même s'appuyant sur ces racines terriennes et claniques pour trouver l'harmonie .
Dans une dualité omniprésente entre deux liens de sang puissants ,entre une envie de prendre racine et une soif d'élévation spirituelle , entre un caractère puissamment doux et enclin à la joie de vivre et une force ténébreuse violente s'opposant avec vigueur et danger , Martial traversera une incontournable période probatoire tourmentée , en proie aux forces occultes les plus redoutables incarnés par quelques personnages clés , pour enfin ressurgir des entrailles de la terre et se relier au ciel et aux hommes !
Bosco nous livre ici un récit introspectif qui rejoindrait presque les les grands écrits spirituels des plus grands mystiques : la dimension la plus profonde de cette oeuvre ....
Mais en deçà , c'est aussi une analyse psychologique d'une subitilité sans contexte , c'est aussi un regard sociologique sur les grandes lignées de terroirs , c'est une réflexion sur l'héritage culturel et la transmission génétique , c'est la description saisissante d'un chemin initiatique , et plus légèrement c'est un hymne à la nature d'un lyrisme envoûtant ....
Mais Une lecture qui pourrait être vécue comme oppressante , sous tension , destabilisante pour qui refuse de se laisser guider vers l'inconnu , l'insaisissable , le magique ; une lecture agaçante pour ceux à qui insupportent les ruminations introspectives et l'absence d'action ....Mais accepter de se laisser porter dans l'univers unique de ce magicien des mots , c'est partir pour un voyage intérieur d'une rare intensité !
Quel écrivain : porté par une flamme incandescente ( d'ailleurs on retrouve ici encore cette lampe , objet symbolique déjà présent et rythmant le roman Hyacinthe ) qui semble orienter l'ensemble de son oeuvre vers des profondeurs rarement atteintes dans l'histoire littéraire ....
Je suis subjuguée !
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dancingbrave
  11 décembre 2012
Pascal Mégremut hérite de façon inespérée de son grand oncle Cornélius Malicroix ; héritage au prime abord rebutant, une maison sommaire sur une île isolée au milieu du Rhône en Camargue. Pascal bien que ne l'ayant que très peu côtoyé admire son grand oncle et il acceptera l'héritage tout en faisant siennes la pensée de son grand oncle ainsi que sa vengeance.
Le sang fougueux des malicroix se révélera petit à petit avivant le sang pacifique des Mégremut dont Pascal à toute la culture familiale.
Un peu comme pour d'autres de ses romans, j'ai accroché fortement au style et aux sentiments mais je n'ai n'ai pas compris grand-chose à cette histoire ;
Il s'agit assurément d'un roman mystique ; l'âme, la nature fusionnent en une méditation profonde.
Vengeance, pouvoir des esprits, influence mythique de la nature ( cette fois le Rhône) sentiments romantiques.
Une nouvelle fois ce roman me fait penser au grand romantisme des Brontë ; paysages sauvages et violents, âpreté et rudesse des sentiments, exacerbation des amours et des amitiés.
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M_a_r_c
  03 septembre 2020
Quelle lecture ardue que celle de Malicroix ! Henri Bosco est un écrivain complexe, qui teinte déjà de mystère et de surnaturel ses récits les plus innocents, même s'ils ne le sont jamais vraiment. L'Âne Culotte par exemple. Ou L'Enfant Et La Rivière. Avec Malicroix, Henri Bosco nous plonge dans une atmosphère beaucoup plus fantasmagorique. Une atmosphère à la fois insaisissable, évanescente et lourde ancrée dans la terre et dans les choses. La frontière entre le rêve et la réalité est durant tout le récit ou presque mouvante, incertaine…
Au coeur de ce récit, le testament que le vieux Cornélius Malicroix, qui vivait coupé du monde sur une île du Rhône depuis dix ans, a laissé en faveur du dernier vivant de son sang, le paisible Martial Mégremut. Qui devra, sous la solennelle surveillance de l'inquiétant notaire Dromiols, affronter l'île et sa pesante solitude pour pouvoir prétendre à l'héritage de son singulier parent.
Si l'histoire de Malicroix est celle d'un héritage et que l'ombre du vieux Cornélius plane sur elle, aucun homme n'en est le protagoniste. Pas plus Martial que Dromiols ou encore Balandran, l'ancien domestique de Cornélius. Plus que tous ces êtres, c'est le fleuve, le Rhône, qui impose sa présence aux hommes du début à la fin du roman. Une présence lourde, dure. Une présence forte, comme le répète Balandran. Une présence qui semble presque vivante, même si Henri Bosco ne personnifie jamais le fleuve. Il met plutôt l'accent sur les forces de la nature, qui envahissent le récit et enveloppent les hommes au point de troubler leurs sens et d'effacer la frontière entre leurs rêves et la réalité.
Roman de la nature, d'une nature forte (le mot revient encore…), Malicroix est également un roman à la langue ardue, qui se laisse malaisément apprivoiser. Chaque phrase doit être relue pour être comprise, pour dévoiler son sens et comprendre l'articulation du récit. Un récit dans lequel le lecteur avance lentement, à tâtons, à l'instar de Martial quand il s'aventure seul sur l'île nimbée de brouillard et d'ombres.
Celui qui aime Henri Bosco retrouvera dans Malicroix le style de l'auteur, qui est celui d'un homme du sacré, ancré dans la terre et ses mystère, proche de la nature et des croyances qui se sont forgées dans les esprits des hommes au fil des siècles.
J'ai apprécié la lenteur du récit, ses aspects sombres et inquiétant, le caractère souvent insaisissable des personnages, mais j'ai souffert parfois, au cours de ma lecture, du côté presque mystique du récit, que j'avais déjà regretté dans Hyacinthe, la suite de L'Âne Culotte.
Une lecture intéressante mais souvent exigeante, parfois même un peu trop pour ne pas en gâcher le plaisir.

Lien : https://livrelecteur.wordpre..
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ATOSATOS   16 octobre 2016
Or ma nouvelle solitude ne me pesait pas ; elle m'allégeait.J'avais rompu. Je ne voyais point trop encore sur quoi portait cette rupture ; car j'étais obsédé par une sensation mal définie, mais d'une puissante présence, qui m'exaltait et m'emplissait de crainte ; et c’était d'être détaché, libre peut-être ( toutefois ceci est moins sûr).Détaché des miens, que j'aimais ; et déjà sur le fil du fleuve mystérieux, ce fleuve qui coulait en moi et dont j'avais toujours ignoré l'existence, tout à coup révélé par le bruit de ses flots et la vision, confuse encore, de ses rives. J'étais traversé par des grandes eaux sombres, et cette idée me hanta si tragiquement que, vers cinq heures, je sortis de la maison, malgré la neige, pour aller voir le fleuve.

Mais de la neige immatérielle qui maintenant tombait en moi, comme autour de moi tombait la vraie neige, un paysage commençait à naître de grands bois cristallisés aux ramures cassantes, buissons fragiles et halliers bleuâtres, sentiers de verre qui luisaient, dans une île de pure neige. Incompréhensible fantôme, je traversais des clairières givrées, d'où partaient des chemins qui n'aboutissaient nulle part et j'errais au milieu de cette île mentale autant que dans l'île réelle mais lentement comme il convient au pays de la neige et du silence. Car ces constructions délicates n'avaient pu se former et ne pouvaient se soutenir que par les vertus du silence. Elles étaient si merveilleuses, mais si frêles, qu'à chaque instant j'appréhendais qu'elles fussent détruites par un simple son. Je savais qu'en ce monde imaginaire ( mais l'était il?) j'errais en quête d'un refuge.Il y avait une maison, je ne savais plus où dans laquelle on m'attendait. Et on était inquiet de ne pas me revoir.
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ATOSATOS   16 octobre 2016
Du fleuve, des limons, du sol, des bois, la matière énorme fondait en ce sentiment de grandeur pur de toute substance. Affranchi, je ne sais comment, des servitudes ordinaires, je venais de passer, à l'improviste, d'une situation humaine déjà trop lourde pour ma médiocrité, à la connaissance ineffable de la majesté elle-même. Je respirais dans la grandeur ; mon coeur y battait ; ma pensée immobile sur elle-même, n'était plus qu'un grand corps sonore à la mesure des hauteurs et des profondeurs solennelles de ce monde.

Tout se taisait autour de moi.Rien ne suggère comme le silence le sentiment des espaces illimités. J'entrai dans ces espaces. Les bruits colorent l'étendue et lui donnent un sorte de corps sonore. Leur absence la laisse toute pure et c'est la sensation du vaste, du profond, de l'illimité qui nous saisit dans le silence. Elle m'envahit et je fus, pendant quelques minutes, confondu à cette grandeur de la paix nocturne.
Elle s'imposait comme un être.
La paix avait un corps. Pris dans la nuit, fait avec la nuit. Un corps réel, un corps immobile. Cependant un corps animé. Les passions y demeurent closes, les pansées taciturnes. Mais il contenait des passions et des pensées. L'âme n'y était qu'un présage, conjecture de la tempête. Le corps ne bougeait pas, ni l'âme. Confondus dans cette substance compacte et vaine de la nuit, ils semblaient attendre. Ils étaient. Etre où mon être s'abimait. Corps dont j'étais une parcelle close, mais attentive et toute vivante, à la pointe de ce calme éphémère de la nuit, ainsi qu'il sied à l'homme, toujours tourmenté. Un évènement se formait au sein de e repos, si dense, et on en pressentait la grandeur imminente par la majesté du silence qui nous enveloppait.
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dancingbravedancingbrave   11 décembre 2012
L’exercice, le froid, la compagnie de Balandran, toujours à l’ouvrage, m’aidaient à vivre sainement. Je n’étais pas seul. On fendait du bois à grands coups de hache, près des huttes. On l’empilait. J’ai de bons bras et le goût du mouvement. Rien de tel pour contenir l’âme dans les limites d’une vie précise, rassurante, celle où l’esprit s’ajuste au corps, où il se tient dans la pensée et dont la pensée bouge lentement autour d’une méditation utile. J’admirais Balandran de s’y renfermer sans effort, car je le jugeais peu enclin à se complaire dans les vaines songeries. Il emplissait ses interminables silences, non point d’images évasives, mais d’une seule et progressive réflexion. C’était sa façon de rêver : une pensée saisie à l’aube et conduite sans défaillance jusqu’à l’entrée dans le sommeil, la paix de la nuit, l’oubli de soi-même.
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emdicannaemdicanna   12 février 2019
Balandran était plus petit que moi, et maigre ; mais d'une maigreur brune, âpre, toute en cordons nerveux, en muscles nets. Déjà dans l'âge, gris, et de poils broussailleux. Des sourcils énormes ; ils se hérissaient au-dessus du regard, serré au coeur de la prunelle : un point vif et patient d'attention défiante, qui luisait sans faiblir, dans une étonnante immobilité.
Il était vêtu d'un gros gilet de bure. Ses pantalons, taillés dans une étoffe lourde, il les avait serrés avec des lanières de cuir, sur d'énormes souliers à clous.
A la main, il tenait un jonc.
De lui s'exhalait une odeur d'eau, de boue fraîche et de plante mouillée, comme s'il fût sorti de l'eau du fleuve. Cette odeur semblait annoncer non point la présence d'un homme, mais d'un être encore attaché au limon originel. Et cependant l'homme était là, chargé de toutes ses présences, attentif à mes yeux, à mes pieds, à mes mains, à ma stature, avec impassibilité, mais l'oeil brillant.
Je lui dis :
"C'est vous Balandran ?"
Il me dit :
"C'est moi Balandran, monsieur Martial."
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ATOSATOS   16 octobre 2016
Le jour, l'heure, le ton du ciel, les voix, les arbres, s'associaient aux phrases les plus simples , et le concours de toutes leurs puissances rendaient les pensées pénétrantes jusqu'à donner à nos silences plus de vertu qu'à nos paroles. Et ainsi les sons que prenaient, non sur nos bouches mais dans l'âme, les choses que nous nous disions, le printemps les faisait passer de l'un à l'autre avec une merveilleuse facilité. Nos pensées traversaient nos corps et rien ne séparait Martial de Mathieu , le vieil homme attendri de la dure et tremblante jeunesse. Nous nous aimions.
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Bosco : l'art d'être heureux
Visite à l'écrivain Henri BOSCO dans sa maison niçoise ; il évoque son enfance, sa manière de travailler, son goût pour la cuisine et pour la musique et parle surtout d'un certain art de vivre, de sa conception de la vie. Evocation d'un de ses ancêtres proches, Don Bosco avec reportage dans une école technique de la fondation Don Bosco qui forme des ouvriers qualifiés. Présentation d'un...
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