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EAN : 9782264052025
336 pages
10-18 (19/05/2011)
3.2/5   32 notes
Résumé :

Paris. La Terreur gronde au rythme des exécutions qui cueillent les têtes des ennemis de la Révolution. Sénart, secrétaire du Comité de Sûreté Générale, est chargé par Vadier, dit " le grand inquisiteur ", d'enquêter sur un crime à la mise en scène macabre et... maçonnique. Aidé dans sa mission par la célèbre voyante Marie-Adélaïde Lenormand, il sait que ce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Prophétie en Révolution

Une enquête menée par Gabriel-Jérôme Sénart, secrétaire au Comité de Sûreté générale et Marie-Adélaïde Lenormand, devineresse dans le Paris révolutionnaire de 1794.

Des crimes perpétrés selon des rites macabres et... maçonniques.

Si le style est soigné, bien rédigé, les descriptions de Paris( notamment la Fête de l'Etre suprême) des bâtiments sont réalistes, l'histoire est complexe, un peu répétitive et trop longue ; le texte comporte quelques coquilles (erreurs de noms).

Je n'ai guère adhéré aux rencontres maçonniques (orgies et rites), ni au monstre, ni à l'histoire d'amour entre Gabriel et Marie-Adélaïde (elle est décrite tellement belle or ses portraits ne témoignent pas de cette beauté...).
J'ai remarqué des incohérences, et beaucoup trop d'ésotérisme pour une fin imprévisible et absurde.

Une idée originale, mais une lecture fastidieuse.

Un roman historique qui s'apparente plus au style gothique.
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La partie historique de ce roman ne nous apprend que peu de nouveautés pour qui aime à lire sur cette période même si on est satisfait de retrouver les personnages et l'ambiance de l'époque dans un récit sombre comme les années de terreur . La partie "fantastique " et la romance des personnages principaux agrémentent l'histoire mais m'ont un peu déroutés d'autant qu'il n'en est pas fait mention dans la quatrième de couverture.
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Lecture agréable malgré quelques incohérences dans l'intrigue. Il est arrivé que je doive relire quelques pages en arrière pour être sûre de comprendre, ou chercher la trace d'un détail apparaissant comme un cheveu sur la soupe.

Contrairement à d'autres lecteurs, j'ai bien aimé le personnage de Gabriel-Jérôme Sénart, fidèle serviteur de la République en pleine Terreur, toujours contraint par son chef à des actes et des rapports, toujours en manque de sommeil, et toujours sanglé dans son uniforme. Au fil de l'enquête, son esprit de déduction s'affine, de même qu'il arrive à prendre des initiatives et des risques.
Il est assez invraisemblable qu'il se fasse duper, sachant quelles sont les rivalités entre le Comité de Salut public et le Comité de Sûreté, dont le jeu nous est exposé assez vite.
Marie-Adélaïde Lenormand est sympathique, mais ses visions et sa façon de les traiter n'est pas très crédible. La psychologie du personnage me semble peu fouillée, malgré l'interrogation lancinante : comment vivre en sachant presque tout de l'avenir ?

Le plus intéressant, alors que l'intrigue est un peu tirée par les cheveux (y compris dans son dénouement), c'est bien la description de Paris sous la Terreur, entre peuple crevant de faim, fanatisme de Robespierre, coup pas de ses adversaires attendant sa chute, jeux politiques tordus, le tout sur fond d'ésotérisme fumeux, comme échappatoire d'une réalité implacable et nostalgie d'un Ancien Régime décadent.
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Ayant lu les différentes critiques de «La Sybille de la Révolution» je savais à peu près ce à quoi j'allais avoir entre les mains. Je ne reviendrai pas sur le mélange histoire + fantastique (fantastique pas très poussé non plus). Ni sur la fin relativement expéditive.
Sans être un chef-d'oeuvre du genre, ce récit se laisse lire. Certains passages comme la fête de la célébration de l'Être Suprême, chère au tyran Robespierre, valent le détour, il me semble.
Toutefois je mettrai quelques bémols en raison de plusieurs "incohérences" [comme le choix de Sénart et de la Sybille, soit disant en fuite, de se cacher... chez la Sybille elle-même - ceci n'étant qu'un exemple]
De plus je trouve le personnage de Gabriel-Jérôme Sénart assez peu attachant. Surtout au début avec son sens aiguë du devoir et sa volonté de ne pas juger les crimes de la Terreur. Heureusement, au fil des événements la carapace se brise et l'humanité qu'il laisse apparaître le rend plus intéressant.
Marie Adélaïde, la Sybille, possède un vrai potentiel de personnage passionnant, pas suffisamment exploité à mon humble avis. J'ai donc envie de voir ce qu'en a fait Nicolas Bouchard dans les épisodes suivants.
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Ce qui est bien avec les romans historiques, c'est que l'on apprend/révise des périodes de l'histoire avec un plaisir et un attachement bien plus convaincus que lors des -studieuses...- leçons d'école.

Ici, c'est en partie le cas. L'auteur montre en effet le versant plus négatif de la Révolution, cette période où chacun pouvait craindre pour son cou, où tous ceux qui avaient mis beaucoup d'espoir se retrouvaient finalement désemparés, voire aussi misérables.

Côté polar, ça commence bien, avec un crime aussi mystérieux que sanglant, un enquêteur complètement novice aidé d'une voyante.

Mais là où, à mon sens, ça commence à "clocher", c'est quand l'auteur insère une histoire de "loge noire". Et là, ça part vite dans le fantasque. Ça m'a un peu déçue car le roman en perd de sa cohérence. Une héroïne voyante, c'était sympa et drôle comme idée, mais la loge noire, les démons etc... En matière d'horreur, l'époque se suffisait amplement à elle-même.

Donc du bon et du moins bon. C'était bien parti, mais entre deux, le polar s'est presque transformé en roman fantastique avant de conclure brutalement par une fin aussi rapide que décevante.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Selon les ordres de la Convention, dans chaque section dix mères de famille, dix jeunes filles, dix vieillards, dix adolescents et dix très jeunes garçons furent choisis. Les femmes devaient être vêtues de blanc et les adolescents armés de sabres. Le commissaire de chaque groupe dut les rassembler, et tous avaient un rôle important, qu'ils ignoraient encore, à jouer dans la cérémonie.
Ce fut le départ.
Quarante-huit sections s'ébranlèrent de tous les quartiers de Paris. Ce fut comme si tout un peuple se mettait en marche, pour converger vers un point unique. Les commandants des forces armées de chaque division, secondés de leurs capitaines, veillaient à ce que le cortège conserve le décorum requis. Pas de retardataire, pas de bousculade : le peuple libéré devait marcher au pas et bien droit en obéissant aux ordres lancés par les officiers.
Des décennies plus tard, tous ceux qui avaient assisté à cette marée humaine pleine de fleurs, de chansons, de coups de canon et de tambour s'en souviendraient encore.
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Le rapporteur continua encore à fustiger les étranges coutumes de la mère de Dieu, au grand amusement des députés. On n'avait certes pas si bien ri depuis longtemps dans cette salle de la Convention, faite de bric et de broc, véritable théâtre improvisé, où l'on trouvait d'immenses drapeaux, La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, d'austères décors peints en grisaille, des colonnes de faux marbres et une immense inscription La Loi.
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Depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvenait, Marie Adélaïde avait toujours eu des visions. Encore que vision ne soit pas vraiment le terme approprié. C'était plutôt un souvenir, une réminiscence de quelque chose. Comme se rappeler l'odeur d'une oie rôtie au four pour fêter Noël, la douleur consécutive à une gifle donnée par sa mère, l'odeur des champs lorsqu'elle jouait avec son petit frère. Sauf que ce qu'elle se rappelait n'avait parfois pas encore eu lieu.
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Elle la voyait impériale, recevant sa cour de courtisans chamarrés.
- Plus qu'une reine, vous croyez vraiment que..
Les yeux stupéfaits, bien sûr, elle ne la croyait pas. Marie-Adélaïde lui prit la main.
- Ne vous inquiétez pas, Joséphine, cela arrivera, Ou alors, je ne suis plus la Sibylle de la Révolution.
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Marc Guillaume Vadier, député de l'Ariège, président et doyen du Comité de sûreté générale, le dominait d'une demi-tête. Grand, froid, élégant, portant perruque poudrée et habit de prix, rayé suivant la mode en vigueur, il affichait l'allure d'un riche bourgeois. Il savait rire et plaisanter avec les hommes et leur passait plus d'une fois la main sur l'épaule. Mais c'était pour mieux repérer l'endroit où la Grande Faucheuse ferait son travail. Vadier était un mystère. Il accomplissait sa tâche sans aucune pitié. Sous des dehors bonhommes et bons vivants, il possédait un acharnement insensé à pourchasser ses ennemis, ne pardonnait jamais le moindre affront.
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Video de Nicolas Bouchard (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas Bouchard

Conférence Pourquoi être écrivain ? (extrait)
Conférence Pourquoi être écrivain ? aux Imaginales 2012 Avec Nicolas BOUCHARD, MaryJanice DAVIDSON, Thomas DAY, Jean-Philippe JAWORSKI, Xavier MAUMÉJEAN, Emmanuelle NUNCQ Modérateur : Stéphanie NICOT Traduction : Jocelyne BOURBONNIèRE
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