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Jacob Peter Mayer (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070322998
Éditeur : Gallimard (11/04/1985)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Cet ouvrage est une étude de sociologie politique comparée, comme l'Esprit des Lois de Montesquieu. Tocqueville voulait démontrer par l'exemple de l'histoire française que l'Etat moderne crée la centralisation et que celle-ci va de pair avec la démocratisation de la société. Cependant, il y a deux démocraties : la démocratie libre et celle qui ne l'est pas. Il fallait définir les méthodes poli-tiques qui seules peuvent garantir la première.
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
Tocmontes
  12 juin 2016
(Lu en Folio)
Essentiel pour comprendre les fondements de la Révolution et en finir avec les préjugés et autres idées reçues. Brillante analyse parfois un peu lourde et harassante à certains passages, mais servie par un style excellent qui rend accessible la pensée de cet immense auteur. Ce livre est un ouvrage fondamental d'histoire sur cette periode compte tenu de l'important travail de recherche et de recoupement effectué par l'auteur. ATTENTION, ce n'est pas un simple récit de faits, mais une oeuvre intellectuelle dans laquelle Tocqueville pense la Revolution et l'étudie dans son contexte. C'est également en grande partie une profonde analyse de l'Ancien Régime.
Pour connaître la pensée de l'auteur je recommande vivement "de la démocratie en Amérique", ouvrage non moins fondamental et brillantissime qui donne des clés pour comprendre le monde contemporain et la comportement politique de l'homme en démocratie.
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jst
  21 février 2013
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Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Xara0523Xara0523   10 août 2017
Quand le roi, treize ans avant la Révolution, essaye d'abolir la corvée, il dit dans son préambule : « A l'exception d'un petit nombre de provinces (les pays d'états), presque tous les chemins du royaume ont été faits gratuitement par la partie la plus pauvre de nos sujets. Tout le poids en est donc retombé sur ceux qui n'ont que leurs bras et ne sont intéressés que très secondairement aux chemins ; les véritables intéressés sont les propriétaires, presque tous privilégiés, dont les biens augmentent de valeur par l'établissement des routes. En forçant le pauvre à entretenir seul celles-ci, en l'obligeant à donner son temps et son travail sans salaire, on lui enlève l'unique ressource qu'il ait contre la misère et la faim pour le faire travailler au profit des riches. »
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rkhettaouirkhettaoui   11 janvier 2013
C'était bien moins comme doctrine religieuse que comme institution politique que le christianisme avait allumé ces furieuses haines ; non parce que les prêtres prétendaient régler les choses de l'autre monde, mais parce qu'ils étaient propriétaires, seigneurs, décimateurs, administrateurs dans celui-ci ; non parce que l'Église ne pouvait prendre place dans la société nouvelle qu'on allait fonder, mais parce qu'elle occupait alors la place la plus privilégiée et la plus forte dans cette vieille société qu'il s'agissait de réduire en poudre.
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Xara0523Xara0523   10 août 2017
Si les Français qui firent la Révolution étaient plus incrédules que nous en fait de religion, il leur restait du moins une croyance admirable qui nous manque : ils croyaient en eux-mêmes. Ils ne doutaient pas de la perfectibilité, de la puissance de l'homme ; ils se passionnaient volontiers pour sa gloire, ils avaient foi dans sa vertu. Ils mettaient dans leurs propres forces cette confiance orgueilleuse qui mène souvent à l'erreur, mais sans laquelle un peuple n'est capable que de servir ; ils ne doutaient point qu'ils ne fussent appelés à transformer la société et à régénérer notre espèce. Ces sentiments et ces passions étaient devenus pour eux comme une sorte religion nouvelle, qui, produisant quelques-uns des grands effets qu'on a vu les religions produire, les arrachait à l'égoïsme individuel, les poussait jusqu'à l'héroïsme et au dévouement, et les rendait souvent comme insensibles à tous ces petits biens qui nous possèdent.
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rkhettaouirkhettaoui   11 janvier 2013
Je n'ai pas de traditions, je n'ai pas de parti, je n'ai point de cause, si ce n'est celle de la liberté et de la dignité humaine ; de cela, j'en suis sûr ; et pour un travail de cette sorte, une disposition et un naturel de cette espèce sont aussi utiles qu'ils sont souvent nuisibles quand il s'agit non plus de parler sur les affaires humaines, mais de s'y mêler...
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rkhettaouirkhettaoui   11 janvier 2013
Le peuple, qui ne se laisse pas prendre aussi aisément qu'on se l'imagine aux vains semblants de la liberté, cesse alors partout de s'intéresser aux affaires de la commune et vit dans l'intérieur de ses propres murs comme un étranger.
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Videos de Alexis de Tocqueville (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexis de Tocqueville

Hervé Hasquin présente Alexis de Tocqueville, "Le despotisme démocratique", Herne
la crainte du désordre et l'amour du bien-être [portent] insensiblement les peuples démocratiques à augmenter les attributions du gouvernement central, s...
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