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ISBN : 2207123758
Éditeur : Denoël (08/01/2015)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 84 notes)
Résumé :

Dans son repaire situé quelque part à l’est de l’arc alpin, Robert Poinsot écrit. Il raconte la crise systémique dont il a été témoin : d’abord le salaire qui n’arrive pas, les gens qui retirent leurs économies, qui s’organisent pour trouver de quoi manger, puis qui doivent fuir la violence des grandes villes et éviter les pilleurs sur les principaux axes routiers.
Robert se souvient de sa fuite à Beauvais, de son séjour dans une communauté human... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  03 février 2015
Bon quand j'ai vu ce bouquin en librairie je suis tombé en arrêt … un peu comme une poule qui aurait trouvé un couteau !
Apocalypse et paradoxe de Fermi , le personnage principal du roman , est passionné par les insectes sociaux , une apocalypse avec un effondrement civilisationnel … bref du sur-mesure , presque .
En même temps un peu court comme texte pour un sujet difficile , pensais-je , un jeune auteur que je ne connais pas … donc problèmes métaphysiques chez votre serviteur , moi-même .
Mais bon je me suis lancé et j'ai passé un bon moment , bien que je trouve à ce texte des défauts flagrants qui m'ont gêné , un peu ( beaucoup) quand même …
Le texte est intégralement un journal et son auteur , le pense comme un legs à ceux qui le liront peut-être après sa mort . Il est donc le seul narrateur et il est convaincant ainsi que éloquent .
Certains paragraphes traitent de son douloureux et précaire présent de solitaire fragile et d'autres , traitent du passé , et ils nous racontent la fin , du monde que nous connaissons actuellement .
Son apocalypse est uniquement d'origine économique et notamment financière au départ .
Elle est radicale et planétaire et elle repose sur un enchaînement de causes qui est assez faible du point de vue de la crédibilité globale et enfin la géopolitique de cet univers est assez facile .
Elle assez opportuniste et incantatoire je trouve , faible donc , je dirais pour résumer .
Autant le texte est bien écrit , autant cette apocalypse n'est pas très crédible donc dans sa causalité existentielle , à mon humble avis.
Par ailleurs certains personnages font des choix de stratégies de survie bizarres , en créant par exemple une société semi clandestine , pour sauvegarder le savoir , dont l'axiome principal est entre autre le célibat .
Pas un très bon moyen de perpétrer la civilisation , je trouve .
En même temps je ne voudrais pas donner l'impression que l'auteur n'a pas fouillé le fond sur lequel repose son univers , parce que c'est le contraire en fait .
C'est très fouillé , plus que beaucoup d'autres bons romans post apocalyptiques . de ce fait on éprouve paradoxalement un grand confort et un indéniable plaisir dans cette lecture.
Mais les causalités , et certains des détails cruciaux font que l'univers est facilement perçu comme légèrement factice et « prétexte » …
Pour ce qui est du paradoxe de fermi , en fait c'est un long dialogue à la fin du roman qui est passionnant , un des meilleurs textes que j'ai lu sur ce sujet en toute sincérité .
La postface , traite du même sujet et elle aussi éloquente …
Mais si c'est intéressant , cela est un peu saillant , et malgré le caractère doublement romancé( forme d'un dialogue , et insertion dans un journal intime) .
On a globalement l'impression de lire une revue scientifique , certes passionnante , mais qui est assez un hiatus d'un point de vue romanesque .
En fait ce texte sonne un peu comme une démonstration , et on garde l'impression de façons récurrentes que l'auteur , a eu du mal à se plier aux du genre romanesque , et que son texte manque beaucoup de « fondu « .
On oscille constamment entre la crédibilité romanesque de très nombreux passages et le caractère factice et prétexte de nombreux autres passages de ce texte indéniablement soigné et de qualité malgré tout .
Mais bon c'est un roman qui n'est pas désagréable à lire , et au-delà du fait qu'il est intéressant , c'est un texte qui possède aussi une véritable saveur .
Il y a dans ces pages une dynamique à la fois tragique et dramatique qui est assez poignante et envoutante , très touchante à mon humble avis de lecteur blasé ( sourires ) …
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BazaR
  26 juillet 2017
Ce roman n'incite pas à la gaieté.
C'est le récit épistolaire d'un homme qui a jusqu'à présent survécu à la chute de la civilisation telle que nous la connaissons. Il n'a rien d'un warrior, il a eu de la chance et du nez. Il est brisé, survit presque mécaniquement, sans réelle volonté.
La chute… pas sous une forme hollywoodienne à grand renfort d'effets spéciaux. Elle arrive bêtement, s'invite dans les foyers, s'insinue lentement mais sûrement, et rien ne peut l'arrêter. Jean-Pierre Boudine part de l'idée que notre société mondialisée a des pieds d'argile, qu'il en faudrait si peu pour qu'elle sombre dans un chaos absolu où la sauvagerie égocentrique ferait éclater la mince couche de vernis.
L'effondrement nous est raconté sur un ton qui refroidit et désespère à chaque chapitre. le monde devient de plus en plus inconnu et dangereux au fur et à mesure que les moyens de communication modernes flanchent. A un moment pourtant, on croit voir une lumière, mais l'irréversibilité du mouvement de destruction est mécanique. L'auteur va jusqu'à faire dire à un personnage que l'évolution tragique de la civilisation obéit à des lois physiques et que la volonté de l'homme ne peut espérer inverser le processus, que c'est le sort inéluctable de toute société construite par des êtres intelligents, humains ou extraterrestres. Si l'homme parvient par miracle à éviter l'autodestruction, il recommencera et cela finira de la même manière jusqu'à ce qu'il ne se relève plus. Voilà qui rejoint le message du très beau « Un cantique pour Leibowitz » de Walter M. Miller.
Je remercie lutin82 dont la critique m'a incité à lire ce roman. Je l'ai dévoré avec la boule au ventre. Je lui ai trouvé un désespérant réalisme qui rejoint mes propres inquiétudes quant à ce que ce siècle nous réserve. Je n'ai pas pu m'empêcher de m'imaginer à l'intérieur, balayé par les ouragans de la sauvagerie humaine. Je ne pense pas que je survivrais aussi longtemps que le héros.
En refermant la couverture, je me suis vu à la place de Sarah Connor dans la dernière scène du premier Terminator. Elle est seule dans une jeep et s'arrête pour faire le plein dans une station en plein désert. Un homme lui dit en espagnol « la tempête arrive » et Sarah se contente de murmurer pour elle-même « je sais ».
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Stelphique
  24 septembre 2017
Ce que j'ai ressenti:…Ultime regard vers les étoiles…
"La route est fatale au désespéré."
Un livre qui fait froid dans le dos! le chaos a ravagé la planète, et un homme décide de prendre un cahier et un crayon pour laisser une trace…Eventuellement…Juste une dernière trace, juste un journal intime…Un ultime témoignage…Je ne saurai dire si c'est un roman, ni même lui coller une étiquette de genre. Il est. C'est tout. J'admire cette construction de cette histoire en angle aigu, qui part d'un homme seul pour tendre vers une région, une poignée de pays, la planète entière et enfin, l'univers dans son infinité…C'est une histoire prenante, qui te file le frisson, petit à petit , insidieusement, tu te retrouves à trembler devant cet avenir réinventé, presque prophétique…
"Le dynamisme (tellement admiré) de la civilisation moderne a balayé les modes de vie plus simples. Et lorsque la civilisation s'est effondrée, nous n'avons pu vivre ni comme des barbares saxons, ni comme des Indiens guaranis, ni comme des chimpanzés. Nous sommes devenus des riens, errants, furieux, cruels, peureux et haineux…"
On peut être assez déstabilisé par contre, par ce ton froid et détaché de la narration adopté dans ses pages. L'auteur choisit de faire par anticipation, une analyse du désordre mondial qui mène à une crise sans précédent, et où l'on devine l'extinction de la population humaine…Nous avons donc des passages scientifiques, économiques et sociaux passionnants, et des théories très intéressantes à suivre dans leurs portées philosophiques. Pourtant, malgré une ambiance sombre et pessimiste de cet avenir, nous avons quelques petites perles de lumière et d'espoir appréciables, qui te permettent de souffler un peu dans cette énumération de faits catastrophiques.
"Tant qu'il y a de la vie, ça parle d'espoir, mais c'est une raison de faire taire la vie."
200 pages, qui te donne matière à réflexion, qui t'ouvre un champ de possible et une réponse probable au Paradoxe de Fermi: cette lecture est une bien jolie découverte. Inclassable. Surprenant. Enrichissant. Un petit OLNI dans l'univers de la science fiction. Une petite curiosité à découvrir, car comme on le sait, la curiosité emmène toujours plus loin…Ici, il se pourrait qu'elle t'emmène à voir (et peut être entendre) , différemment le ciel étoilé et ta propre place d'humain face à l'immensité…
"L'homme ne vit pas de pain, il vit de sens."
En conclusion, j'ai beaucoup aimé son originalité, il m'a manqué un poil d'émotions et de fluidité, mais je le recommande chaudement à tout amateur de science fiction, car c'est un beau tremplin vers un cheminement de pensée intérieure.
"Nous ne pensons pas forcément la réalité. Nous pensons ce que nous pouvons penser."
Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Lien : https://fairystelphique.word..
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cicou45
  28 juin 2015
Ayant eu l'occasion de rencontrer Jean-Pierre Boudine il y a environ deux semaines, je me suis dit que j'allais me laisser tenter par son nouveau livre, d'autant plus que j'avais assisté à une conférence qu'il avait dispensé juste avant dans le complexe cinématographique de ma ville qui m'avait passionnée.
Eh bien, tout comme cette dite conférence, l'ouvrage lui aussi m'a emballé avec cependant une petite réserve lorsque l'auteur aborde pleinement le sujet, à savoir ce fameux paradoxe de Fermi. J'ai trouvé la rupture avec le fil narratif un peu trop brutale et j'irais même jusqu'à dire que cette théorie avancé par l'un de nos protagonistes arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, parce qu'il fallait bien la caser quelque part.
Bon, arrêtons avec le seul et unique côté négatif que je reproche à cet ouvrage et revenons à l'essentiel. Notre héros, Robert Poinson vit dorénavant dans un monde post-apocalyptique après un énorme krach boursier qui n'aurait été que l'un des symptômes déclencheurs de tout ce qui allait s'ensuivre. Reculé dans une région qu'il identifie comme étant celle des Alpes, le narrateur vit désormais seul, dans des conditions précaires où il faut se battre chaque jour pour trouver à boire et à manger et surtout ne pas se faire dévorer par les bêtes sauvages. Après avoir été un brillant scientifique et chercheur au sein du CNRS, avoir été en couple avec une femme qu'il aimait, avoir eu des amis, une vie sociale normale et bien remplie, Robert se retrouve à l'heure où il rédige ses mémoires un homme terriblement seul qui ne sait même pas s'il reverra la lumière du jour le lendemain matin. Pour ne pas devenir fou, il a choisi d'écrire afin de ne pas oublier et pour que si des générations futures existeront encore, que l'on se souvienne dans quel état de décrépitude le monde était tombé !
Un roman qui paraît relativement proche de ce qui pourrait bien advenir de notre civilisation mais je n'espère pas dans les délais aussi courts que l'annonce l'auteur. Et dans tout ça, me direz-vous, quel est le rapport avec ce fameux paradoxe de Fermi ? Eh bien, voilà toute la grande question et une partie de la réponse se trouve proposée par l'auteur dans cet ouvrage alors, si vous voulez le savoir, vous savez ce qui vous reste à faire...A découvrir !
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Le_chien_critique
  19 juin 2017
Magnifiquement sombre
Certains sont seul sur Mars, d'autres le sont dans les Alpes. Un propos similaire, la survie en milieu hostile. de l'espérance en l'homme dans le premier, un profond désespoir pour le second.
Le paradoxe de Fermi, c'est :
1. le titre du célèbre paradoxe dont tout amateur de SF s'est posé au moins une fois la question : si la vie extraterrestre est potentiellement si abondante, pourquoi les petits hommes verts n'ont-ils pas encore frappé à notre porte ?
2. Un roman qui s'ouvre sur une citation du poème Ballade des pendus de François Villon, mis en musique cinq siècle plus tard par plusieurs chanteurs, dont Léo Ferré :
Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis…
3. Une bulle financière qui fait PLOP !
Difficile à priori de faire un rapprochement entre ces trois items, mais l'auteur y arrive admirablement bien.
Voici le journal (donc ne vous attendez pas à de la grande prose littéraire) de Robert Poinsot, 42 ans (un indice), un ex universitaire spécialiste de la dynamique des populations animales appliquée à la lutte contre certaines parasitoses.
Donc Robert, planté seul au sommet d'une montagne des Alpes avec son crayon et son cahier d'écolier pour nous conter l'enchainement des événements. Les chapitres courts alternent entre son vécu de survivant, son passé et son point de vue sur l'histoire et la société. Assez tôt, le narrateur nous dit qu'il est un fugitif. de quoi, de qui ? Il faudra patienter pour le savoir.
Sur un ton légèrement sarcastique, ce journal est celui d'un homme et de sa compréhension des évènements, parcellaires. Suite à l'effondrement de la société, difficile de rester informer, nous avons donc une vision intimiste de ce chaos.
J'ai aimé le coup d'envoi des émeutes américaines :
Si ma mémoire est fidèle, ce sont les retraités qui sont, parmi les premiers, devenus enragés à la suite du Krach. La faillite de nombreux organismes liés aux fonds de pension jetait dans la misère absolue, ou relative, mais du jour au lendemain, des millions de sexagénaires aisés. Ce sont eux qui ont donné le signal de la violence, avec toute la force symbolique et morale que porte l'âge. Les papis et les mamies ont pris les fusils… Ils ont foncé dans les vitrines avec leurs grosses voitures… Quel spectacle ! Quel choc !
Dans de nombreux romans post apocalyptique, la catastrophe a un déclencheur clairement identifié. Ici, même si certains événements ont eu un impact sociétale plus importants que d'autres, à la lecture du journal on réalise que non, c'est tout un ensemble de choses prégnantes dans notre société actuelle qui ont précipité le chaos : la finance, les médias, l'exclusion, les relations internationales et la gouvernance. Il n' y a pas eu la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, mais des gouttes d'eau, voir un seau complet. Et tout ça ne s'est pas fait du jour au lendemain. L'impact a eu lieu au loin, puis là bas et ailleurs pour finir ici. Tant que cela ne touchait que le voisin, la population se disait que l'ordre allait bientôt reprendre ses droits. Mais à force de patienter...
L'explication du paradoxe de Fermi arrive naturellement. le seul reproche que je pourrais faire est qu'il rompt avec le style journal du reste. Les conversations sont retranscrites fidèlement alors qu'il ne se rappelle même pas comment il a perdu son arc, une arme qui lui permet de chasser et de se nourrir. Alors on peut ne pas être d'accord avec la solution apportée par l'auteur, peu importe. Mais un roman qui nous fait réfléchir sur les différentes hypothèses possibles a réussi son pari. Peut être un léger côté anthropocentriste
Une couverture splendide qui illustre parfaitement le propos du livre.
J'avais quelques doutes sur ce livre, ayant du mal à cerner où voulait m'emmener l'auteur et du fait d'un côté "clinique", voir essayiste du roman. J'ai eu tout faux, un très bon texte.
A déconseiller cependant à tous ceux qui ont encore espoir en l'homme
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critiques presse (2)
Chro   17 février 2015
Le Paradoxe de Fermi fait 170 pages et va droit au but. Sa première ambition : décrire l'effondrement de la civilisation. Rien de bien nouveau, sans doute [...]. Mais Boudine s'attelle à la tâche avec une certaine compétence, un sens de la complexité qui donne un caractère de vraisemblance à l'ensemble, ajouté à un talent de moraliste sans lequel il n'y a pas de décadence concevable.
Lire la critique sur le site : Chro
Chro   17 février 2015
Le Paradoxe de Fermi fait 170 pages et va droit au but. Sa première ambition : décrire l'effondrement de la civilisation. Rien de bien nouveau, sans doute [...]. Mais Boudine s'attelle à la tâche avec une certaine compétence, un sens de la complexité qui donne un caractère de vraisemblance à l'ensemble, ajouté à un talent de moraliste sans lequel il n'y a pas de décadence concevable.
Lire la critique sur le site : Chro
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   14 juillet 2017
Seul ou en groupe, quand on ne connaît pas la montagne, on ne peut pas y survivre trois semaines. Au-dessus de deux mille, deux mille cinq cent mètres, elle est toujours dangereuse, il faut en connaître les pièges, et surtout, elle exige une qualité d'attention permanente que n'ont pas les citadins ici. En ville, ils sont sur leurs gardes. Pour eux, au contraire, la montagne est belle, paisible, amicale. Ils se détendent, sont heureux, et c'est alors qu'elle les tue, enfin, de temps à autre.
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BazaRBazaR   26 juillet 2017
Par ailleurs, nous n'avons pas plus le choix que ne l'avaient nos ancêtres du seizième siècle, quand les sciences et les technologies se sont développées. Voilà la vraie raison: ce que l'homme sait faire, il veut le faire et il le fait. Si nous abandonnons la technologie, et si l'humanité survit, elle remontera (ou descendra) la même pente, et reconstituera la technologie, simplement, cela prendra plus de temps. Il y aura la même floraison de superstitions, la même succession d'impasses, les mêmes épisodes de barbarie.
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finitysendfinitysend   27 janvier 2015
Le simple fait de regarder en face un enfant de sept ans , quand il devient clair que l'avenir se meurt à toute vitesse, est une torture.
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finitysendfinitysend   15 février 2016
Comme si quelque chose de l’ordre d’une dégradation , d’un pourrissement , remontait du sud vers le nord par capillarité .
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   19 juin 2017
On aurait pu penser qu’en perdant la civilisation, nous serions retournés à un état antérieur. Cela ne s’est pas produit. La civilisation moderne nous mettait très au-dessus des animaux, mais elle avait complètement détruit les étages, disons, inférieurs, qui nous rattachaient à notre nature, ou à la nature. Le dynamisme (tellement admiré) de la civilisation moderne a balayé les modes de vie plus simples. Et lorsque la civilisation s’est effondrée, nous n’avons pu vivre ni comme des barbares saxons, ni comme des Indiens guaranis, ni comme des chimpanzés. Nous sommes devenus des riens, errants, furieux, cruels, peureux et haineux…
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