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EAN : 9782258092266
240 pages
Éditeur : Les Presses De La Cite (15/03/2012)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Septembre 1920. Firmin Dutard, riche industriel lyonnais, est assassiné dans la cour intérieure du Grand Hôtel à Lyon. Tué à l’arme blanche. Le commissaire Kolvair est chargé de boucler au plus vite cette enquête embarrassante. Au laboratoire scientifique, Durieux supplée tant bien que mal le brillant professeur Salacan, en déplacement à Londres pour un colloque mondial de criminologues.
Le jeune assistant est catégorique : selon les mesures du légiste et se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Marcelline
  07 juin 2012
De mal à personne me laissera d'abord le souvenir d'un joli cadeau reçu dans le cadre de Masse critique, cadeau pour lequel j'adresse un grand merci à Babélio et aux éditions Presses de la Cité.
Dans un deuxième temps, je garderai de cette lecture le sentiment d'avoir été surprise: alors que je m'attendais à un polar au suspense haletant, ce n'est pas l'intrigue qui m'a le plus intéressée.
Nous sommes en 1920. Firmin Dutart, riche industriel lyonnais, est retrouvé assassiné à l'arme blanche dans la cour d'un grand hôtel de la capitale des Gaules. le commissaire Kolvair et le professeur Salacan sont chargés de l'enquête. Très vite, il s'avère que le meurtrier pourrait être un enfant.
L'assassiné n'étant pas, c'est le moins qu'on puisse dire, très sympathique, je n'ai pas trouvé que c'était la découverte de son assassin qui était la plus intéressante. Comme l'auteur le dit, le statut de victime ne rend pas l'âme plus jolie...
Non, ce qui m'a plu, c'est d'abord l'ambiance du début du XXème siècle à Lyon, l'époque des Brigades du Tigre, auxquelles il est d'ailleurs fait allusion à plusieurs reprises: on est alors juste après la première guerre mondiale, qui a laissé des séquelles très présentes, notamment chez Kolvair, amputé à cette époque, et au tout début, passionnant, de la police scientifique. Les expertises criminologiques, les analyses génétiques en sont encore aux balbutiements et aux mains de passionnés qui pressentent que leur spécialité pourrait révolutionner la résolution des futures énigmes judiciaires.
C'est aussi l'époque où l'on réfléchit à la justice des mineurs. La découverte des centres de détention pour mineurs est terrifiante.
Le plus de cette enquête policière réside aussi, selon moi, dans la richesse des personnages. La psychologie de chacun est approfondie, les relations entre les uns et les autres sont intéressantes, tout en finesse pour ce qui est de celle qui réunit Kolvair et Bianca, tous deux blessés par la vie.
Bref... si, néanmoins, l'écriture un peu "tarabiscotée" de l'auteur m'a parfois un peu déroutée, ce n'est qu'un détail qui ne m'a pas empêchée de dévorer ce livre d'une traite!...
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Bigmammy
  24 mars 2013
Lyon, septembre 1920.
Dans la ville où fut créé en 1910 (par Edmond Locard) le premier laboratoire de police scientifique de France, le commissaire Victor Kolvair et le professeur Hugo Salacan travaillent en étroite collaboration. Les techniques que nous connaissons aujourd'hui n'en sont pourtant qu'à l'état embryonnaire : les fichiers anthropométriques inventés par Alphonse Bertillon sont largement utilisés, mais on commence à peine à travailler sur le génome.
En fait, toute la ville est en attente d'un spectacle alléchant : le bourreau Deibler doit bientôt venir de Paris pour procéder à une exécution capitale. On organise des « soirées guillotine ».
Un important industriel vient d'être retrouvé dans l'arrière-cour d'un grand hôtel, transpercé de violents coups de couteau dont l'angle d'attaque semble prouver que l'assassin ne mesure qu'un mètre vingt-huit … Un enfant ? Un nain ? Comment, pourquoi ?
Le commissaire Kolvair ne répète jamais ses questions : il laisse le temps à ses interlocuteurs d'y répondre. Il a appris de son père que rien ne servait de courir. Plus tard, sa jambe en moins, tribut à la Grande Guerre, lui a confirmé que l'existence était une épreuve de fond.
Le procureur, lui, a hâte de boucler cette affaire et le premier suspect correspondant aux premières conclusions des experts sera le bon. Pour lui, le jeune criminel, qui a signé d'une croix des aveux, n'attire pas la compassion. C'est un enfant de l'Assistance, déjà épinglé pour de menus larcins et il n'a que onze ans. La France, depuis l'Armistice, ne considère pas comme prioritaire la délinquance des mineurs. Encore moins sa protection. Depuis 1912 existe pourtant une loi qui prévoit la constitution de tribunaux pour enfants. Mais il n'en existe pas encore à Lyon. Cette triste affaire va au moins permettre au juge Puzain d'en initier un. Sombre victoire !
Au coeur de ce roman ramassé, l'enfance saccagée et la peine de mort. La plongée dans l'horreur de ce temps est décrite sans fioritures inutiles. Il y a les « gentils », ceux qui mettent au service de la manifestation de la vérité toute leur énergie et les ressources les plus récentes de la science mais aussi les « méchants » : ceux qui forcent les aveux de personnes fragiles, qui punissent des enfants en les plaçant dans des colonies pénitentiaires qui sont de véritables bagnes, des patrons qui abusent de leurs domestiques, des journalistes prêts à toutes les compromissions pour publier un papier sensationnel.
Et puis il y a toujours la splendide Bianca : aliéniste, pulpeuse, subtile … amoureuse de Victor, elle éclaire de son regard les recoins les plus sombres de cette histoire aussi haletante que « le sang des bistanclaques », premier roman de l'auteur, que j'avais trouvé un peu bâclé. Je révise donc mon jugement dans le sens positif.
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Loubhi
  24 juillet 2013
Voilà un registre de polar qui m'a séduit tant par son originalité (fond historique réel celui des lendemains de la première guerre mondiale, Brigade du Tigre entre autres), par son cadre lyonnais que par une riche galerie de personnages ; le riche industriel (coureur de jupons après ses domestiques, des enfants illégitimes), un procureur très prompt à condamner, un inspecteur au passé sombre, un journaliste prêt à tout pour faire avancer sa carrière, des films très litigieux, des relations homosexuelles très peu admises et surtout deux héros atypiques se basant sur les récentes découvertes scientifiques et un solide bon sens pour résoudre un meurtre pour lequel on a trop vite désigné le coupable.
Histoire sordide et polémique sous certains aspects avec des foyers de redressement pour mineur plus qu'inhumains, la venue du bourreau pour l'éxécution d'un condamné à mort avec le cortège de manifestations populaires voyeuses et tapageuses.
Une seule victime mais de nombreux rebondissements qui font de cette histoire un livre dont on veut connaître le dénouement. Touche sensible avec ces hommes / vicitmes de cette immense boucherie que fut la première guerre mondiale,revenus lourdement handicapés obligés de reprendre une activité professionnelle et personnelle à l'armistice sous le regard le plus souvent désapprobateur des autres, forcément très humains.
Découvrir ainsi les premières adaptations des découvertes scientifiques (étude des cheveux, utilisation de chimpanzés, première réflexion aliéniste....) est très crédible, et reste à vérifier d'un point de vue chronologique mais j'ai bien aimé cette nouvelle approche dans le domaine du polar.
Un livre que je conseille fortement et dont je vais suivre l'évolution en commençant par son premier volet. Ecriture soignée, documentée et équilibrée.
Lien : http://passiondelecteur.over..
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agathe10000
  02 juillet 2012
Firmin Dutard, un riche industriel, est retrouvé assassiné dans l'arrière-cour d'un grand restaurant.
D'après les conclusions du légiste, la personne qui l'a poignardé mesure envfiron 1,28m. Est-ce un enfant? Est-ce le fils de la victime, qui est nain? Que faisait un client dans l'arrière cour de l'hôtel, réservée aux employés?
Autant de réponses auxquelles devront répondre le commissaire Kolvair, revenu unijambiste de la guerre, et le professeur Salacan qui participe aux débuts de la police scientifique, dans ce Lyon d'après-guerre où l'ambiance est à la guillotine.
J'ai beaucoup aimé ce roman qui est autant une enquête policière qu'un témoignage sur l'ambiance du début des années 1920.
Kolvair et Salacan vont être accompagnés dans leurs investigations par le juge Puzin, qui a à coeur d'éviter aux enfants d'aller en détention dans des centres pour mineurs où les conditions de vie sont déplorables et dans lesquels ils sont maltraités.
Je n'ai pas lu le sang des Bistanclaques, qui est la première enquête de Kolvair et Salacan, mais je suis bien tentée d'y jeter un coup d'oeil, car j'ai aimé cette complicité entre nos deux compères, et prendrai beaucoup de plaisir à les retrouver pour une nouvelle enquête.

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YvPol
  02 avril 2012
Ah, quelle joie de revoir toute l'équipe du laboratoire, Victor Kolvair et le professeur Salacan en tête ! Sans publier bien un autre personnage important, Bianca Serraggio qui entame une liaison pas toujours facile avec le commissaire. La première enquête intitulée le sang des bistanclaques m'avait plu et avait fait parlé notamment le très connu libraire de la griffe noire Gérard Collard qui avait aimé lui aussi. Cette seconde intrigue est encore mieux selon moi. Les personnages sont bien installés, Odile Bouhier sait leur donner vie en dehors de leur travail ; il s'affirment, tissent des liens entre eux, d'amitié, d'amour, de respect, de pouvoir mais aussi de défiance, notamment Kolvair/Legone. L'intrigue est prenante jusqu'au bout et les à-côtés, la vie des différents protagonistes donne de l'humanité au roman.
Ce qui est très bien également dans ce roman, c'est tout le travail qu'a dû faire Odile Bouhier pour se -et nous- plonger dans le Lyon de 1920. La ville, certes, mais aussi bien sûr les débuts de la police scientifique et encore les colonies pénitentiaires pour mineurs délinquants. Car, comme il est envisageable qu'un enfant ait commis le meurtre, l'auteure nous emmène visiter un centre de détention pour mineurs et franchement, ça fait peur. Au départ, les raisons pour lesquelles les enfants sont envoyés dans ces centres ne sont pas toujours justifiées
Ensuite, les conditions d'accueil, si je puis utiliser ce vocable, sont plus que déplorables, elles sont absolument lamentables. Les enfants sont battus, certains isolés, au mitard et d'autres abusés par des plus grands ou victimes de réseaux de pédophilie. le constat est terrible. Un juge, le juge Puzin se bat -dans ce roman- pour tenter de créer le premier tribunal pour enfants de Lyon contre sa hiérarchie et contre une partie de l'opinion publique qui raffole encore et assiste aux exécutions publiques. Alors, certes, les conditions actuelles de Protection de l'enfance ne sont pas au top -essentiellement pour cause de manque de fonds : il vaut mieux sauver les banques que les enfants en danger (raccourci facile sûrement)-mais, je le sais pour travailler dans ce domaine depuis 5 ans, énormément d'efforts, de travail et de professionnalisation ont été fort heureusement effectués depuis ces années terribles et même depuis une vingtaine d'années.
Voilà, c'est tout cela ce roman d'Odile Bouhier. On peut le lire sans avoir lu le premier mais si vous avez l'occasion, lisez les deux, je vous promets que vous ne le regretterez pas ! Vous ai-je déjà menti ? Bien sûr que non, donc faites-moi confiance et allez-y les yeux fermés (et rouvrez les pour lire, ce sera plus facile.)
Lien : http://www.lyvres.over-blog...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
evannaevanna   11 février 2016
En ce cinquième jour du mois de septembre 1920, le professeur Hugo Salacan terminait son allocution. Pas très grand, les cheveux aussi foncés et fournis que sa moustache, en bon Lyonnais il arborait une cravate en soie. Celle d'aujourd'hui était pourpre, barrée de trois rayures d'un ton plus sombre. Depuis peu à la tête du premier laboratoire de police scientifique de France, fondé par l'éminent Edmond Locard en 1910 et encore unique au monde, Hugo Salacan mettait sa passion de la criminologie, ses connaissances en physiologie et ses recherches scientifiques au service de la traque des criminels. Une révolution dans le monde de la police : la technique des aveus, utilisée jusque-là, avait donné lieu à trop de controverses dans des affaires récentes. Salacan expérimentait des méthodes innovantes : études des empreintes et des écritures codées, analyses biologiques, bactériologiques ou chimiques, invention de prototypes. (début du roman, page 13).
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evannaevanna   11 février 2016
Revenu en 1916 de la Somme amputé de la jambe droite, Victor Kolvair ne se faisait plus guère d'illusions sur son potentiel de séduction. Avant cette blessure, le commissaire, grand et élégant, malgré une carrure imposante, était d'un naturel avenant avec les femmes. Aujourd'hui, une démarche claudicante et la canne qui la ponctuait, avaient amplifié la maladresse et développé une timidité pour lui nouvelle. Il avait bien croisé une infirmière excitée à l'idée de faire l'amour avec un unijambiste, mais le fétichisme le mettait profondément mal à l'aise. Tout juste convenait-il qu'empêchée par ce complexe sa vie sexuelle avait sombré dans le néant, entraînanr sa vie affective dans une inexorable chute. Jusqu'au choc de sa rencontre avec Bianca, à laquelle il ne s'était pas attendu. (page 18).
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pit31pit31   01 mai 2019
La mère du commissaire était décédée, sans qu'il l'ait revue, pendant cette affaire compliquée, quelques mois auparavant, qui avait exigé les compétences de Bianca Serraggio. Considérant que les enquêtes criminelles ne pouvaient tolérer la moindre distraction extérieures, surtout pas familiale, Victor Kolvair n'avait pas accouru au chevet de sa mère comme elle le réclamait. D'ailleurs, il n'en éprouvait aucun remords, ni aucune culpabilité. A quoi bon ? Il avait soupé jusqu'à satiété de ses remarques sarcastiques. Les éviter avait dissipé ses crises d'asthme, c'était là l'essentiel.
Kolvair s'étant convaincu qu'elle ne serait pas gênée pour asséner une vacherie si elle avait appris son amputation, il avait donc préféré s'abstenir de toute visite depuis son retour de la guerre.
Il respira lentement, repensant aux rares coups de fils qu'il avait donnés à sa mère durant ces quatre années. Le micro avait du bon, il créait une distance qui n'était pas pour déplaire au commissaire : au téléphone, les lamentations de sa mère étaient supportables.
Il toussota. Désormais, il n'entendrait plus la voix de celle qui l'avait mis au monde.
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boutentrainboutentrain   05 juin 2012
Les deux femmes ne semblaient pas l'avoir remarqué. Alors qu'il s'apprêtait à les interpeller pour annoncer sa présence, le commissaire se figea : elles se tenaient par la main venaient de s'arrêter et si elles ne parlaient plus, c'est qu'elles étaient en train de s'embrasser.
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YvPolYvPol   02 avril 2012
Savez-vous que pour le même larcin, alors qu'un voleur adulte est condamné à quelques semaines d'emprisonnement, le jeune voleur, sous prétexte d'éducation, s'en va pour trois, quatre voire dix ans en internat ? (p.132)
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