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ISBN : 226405929X
Éditeur : 10-18 (21/02/2013)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 55 notes)
Résumé :

9 mai 1920, Lyon. A l'aube d'une journée qui s'annonçait radieuse, le cadavre putréfié d'une vieille femme est découvert dans un pré, non loin du centre de la ville et de l'hippodrome. Le visage de la victime est tellement abîmé que l'identification est impossible. Pour ne pas ternir la réputation de Lyon, rivale de Paris et de ses brigades du Tigre, le procureur promet une résolution imminente. Le tout no... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Davalian
  28 avril 2016
Personnages sympathiques, intrigue intéressante, ancrage dans le Lyon d'après la Grande Guerre, rivalité entre la police scientifique balbutiante et les brigades du Tigre vieillissantes : voici le menu de ce polar passionnant.

La ville de Lyon tient ici une grande place. Elle dépasse très rapidement le simple cadre géographique. Odile Bouhier nous propose de découvrir les quartiers de la Croix-Rousse, la place de Bellevue, le centre-ville, le palais de justice, un lupanar et tant d'autres lieux... Les métiers de la soie jouissent ici d'un coup de projecteur particulier à côté d'autres professions, notamment dans le milieu judiciaire ou médico-légal.

Les habitués des Compagnons de la Croix-rousse (mais si souvenez vous, la bibliothèque verte : Gnafron, le Tondu et tous les autres...) auront du quoi être surpris. Il est ici question de tueur en série, de violences d'abord décrites pour être mieux suggérées ensuite. Pour ne rien arranger le contexte n'est vraiment pas à l'optimiste. Il faut dire que les cicatrices des combattants sont inscrites dans le quotidien de tout un chacun. Quant au récit parallèle il est tout aussi dérangeant que les meurtres évoqués...

Assurément il s'agit ici d'un polar avec des personnages sombres. Chacun a sa part d'ombre. Personne n'y échappe, sauf peut-être Salachan. Malgré tout, nous avons plaisir à les suivre. L'attachement est naturel et l'on songe à les suivre plus longuement. le récit est très bien écrit. le style est agréable, fluide et nous mène vers des rebondissements osés, pas toujours heureux (un "mystère" flirte avec le ridicule). En tout cas le récit est bref et efficace.

Voici donc un très bon polar, bourré de bonnes idées qui ne demandent qu'à être approfondies. Une lecture indispensable avant ou pendant une visite dans la capitale des Gaules...
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Charlye
  11 octobre 2011
Gros coup de coeur pour ce grand polar que j'ai adoré !
Odile Bouhier, dont c'est le premier roman, nous entraîne à Lyon, en 1920 dans le milieu des "soyeux" (fabricants et tisseurs de soie).
Dès les premières pages, le lecteur est pris au piège en devenant le témoin d'un crime abominable visant une vieille femme.
Dès lors, l'enquête et ses rebondissement savamment disséminés vous tiennent en haleine jusqu'au dénouement final complètement inattendu.
Cette enquête menée par le commissaire Kolvair, nous fait découvrir les débuts de la médecine légale : On apprend que les « Experts » ne sont pas nés à Las Vegas mais bien en France, à cette époque et l'on découvre les méthodes employées, avec des descriptions et des détails très bien documentés.
L'auteur va nous faire rencontrer des personnages ayant tous un caractère fort et tous des secrets plus ou moins avouables.
Certains d'entre eux, comme le commissaire Kolvair ou l'inspecteur Legone, membre des Brigades du Tigre venu en renfort, ont été marqués dans leur chair par la Grande Guerre, le premier ayant perdu sa jambe et le second faisant partie de ce qu'on appelait à l'époque les « gueules cassées ».
On va rencontrer au cours de ce roman très bien écrit, des politiciens carriéristes et ambitieux ; un policier véreux, se livrant au premier trafic de films pornographiques et faisant chanter ses « indics »; une aliéniste, sorte de profileuse, qui va tenter de faire le portrait psychologique de ce tueur en série qui assassine les vielles dames ; un assassin qui va copier le mode opératoire du tueur en série pour masquer son propre crime etc.
On va découvrir comment et pourquoi un jeune garçon va devenir un tueur en série.
C'est un roman que l'on a du mal à reposer, en tout cas pour ce qui me concerne, un des meilleurs polars que j'ai lu depuis longtemps.
Je vous recommande vraiment de lire ce polar historique terriblement efficace, passionnant qui n'est jamais glauque ou sanguinolent.
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Bigmammy
  13 novembre 2011
En achetant ce rapide polar, j'espérais retrouver l'ambiance des romans de Jean Contrucci et des Nouveaux mystères de Marseille. On promettait en effet, en 4° de couverture, une plongée dans le Lyon des années 20, avec les enquêtes du premier laboratoire de police scientifique fondé en France, avant Paris même …
C'est un livre très vite lu, pas trop mal écrit, avec des personnages bien typés qui pourraient annoncer une suite. le héros principal est le commissaire Victor Kolvair, amateur de musique classique et revenu de la Grande guerre avec une jambe en moins. Célibataire, il a un chien, Néron. Kolvair travaille en collaboration avec le professeur Hugo Salacan, patron du laboratoire de police scientifique. Lui est un père de famille nombreuse et cultive un jardin secret : il écrit des romans policiers. Son assistant est un athlète monte-en-l'air tout à fait efficace, qui rêve de participer à une expédition au Pérou pour mesurer les effets du mal des montagnes sur les alpinistes. Ils fréquentent naturellement la morgue, toute nouvellement installée à Lyon, où officie Damien Badou, légiste homosexuel. Il y a aussi un procureur particulièrement antipathique et d'Action française, et un commissaire de police à la gueule cassée et au passé plus que douteux. Enfin, personnage solaire, la belle Bianca Serraggio, aliéniste adepte des méthodes de Sigmund Freud
Un cadre pour une énigme policière sordide : les meurtres de trois femmes, dont deux atrocement torturées avant d'être étranglées. Pour la troisième, l'équipe conclut rapidement à un imitateur …
L'écriture est alerte, les développements historiques un peu pesants, les situations totalement inédites (pour ne pas dire invraisemblables). L'intrigue est finement menée. En revanche, l'écriture de l'auteure – scénariste pour la télévision – manque de rigueur. Elle laisse passer deux « cuirs » phénoménaux : l'utilisation du terme « velux » pour une tabatière, et la qualification d'homme politique pour un Préfet. Bref, on attendra avec intérêt le second opus de ce qui s'annonce comme une série, avant de porter un jugement définitif. Mais c'est loin de valoir les romans de Jean Contrucci.
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PinkCatReading
  10 octobre 2016
Lyon, 1920. Bis...tan...clac! Voici le bruit que fait un métier à tisser la soie. C'est le dernier bruit qu'entendra une vieille ouvrière aveugle, victime d'une courte mais atroce série de meurtres. Salacan et Kolvair qui dirigent le premier laboratoire de police scientifique créé en France mènent l'enquête...
Encore une fois, je me retrouve à me balancer d'un pied sur l'autre et à réfléchir si j'ai aimé ou pas ce polar historique. Tant d'hésitation n'est pas forcement bon signe me direz-vous.
Alors, évidemment, un roman qui se passe dans une ville que j'aime passionnément + un polar glauque mais pas trop (enfin quoique...) + les experts à la mode 1920 avait tout pour me séduire...Certes la galerie de personnages est intéressante (bon pas mal d'ombre encore et de secrets très sombres), mais certains manquent de développement. L'intrigue est finement menée mais tout s'emmêle un peu comme les fils de soie autour des victimes pour finir en grosse révélation sordide que j'avais vu venir de loin. On découvre Lyon en 1920, son histoire, le contexte de la création de la police scientifique, la médecine légale et bien d'autres choses : la reconstruction historique est super mais les informations font de gros blocs qui coupent l'histoire, j'ai parfois eu l'impression de lire Wikipédia. L'écriture est fluide, facile mais quelques anachronismes s'y sont glissés.
Bref, je reste un peu déçue par cette lecture et je ne pense pas que je lirai la suite des aventures de Salacan et Kolvair.
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yv1
  21 avril 2011
Historiquement vrai, le premier laboratoire de la police scientifique vit le jour à Lyon en 1910 bien avant celui de Paris qui naquit en 1943 (merci Laura pour tous ces renseignements). Odile Bouhier, par ailleurs scénariste pour la télé -et notamment pour un épisode de la série Empreintes criminelles passé très récemment sur France 2, s'attelle donc à nous faire découvrir la nouvelle police à laquelle s'oppose les tenants de la police de Clémenceau, les brigades du Tigre. "Si Kolvair ne se faisait pas d'illusions -la création de ce laboratoire scientifique, le premier au service de la police française, n'empêcherait pas, jusqu'à la fin des temps, les amoureux de s'aimer, les cambrioleurs de cambrioler, ni les assassins d'assassiner-, il restait indéniable que le génie de Salacan offrait à ses contemporains la sensation de participer à une nouvelle ère de l'humanité. Grâce à lui, la science acquérait ses lettres de noblesse." (p.34)
Plutôt bien réussi, malgré des maladresses et quelques lourdeurs, ce roman policier se lit très vite. D'abord parce qu'il n'est pas très épais, 276 pages en caractères assez gros et ensuite, parce que l'intérêt du lecteur -au moins le mien- est piqué à vif et que l'envie de connaître le dénouement et l'évolution des personnages est réelle. Commençons par les personnages : Kolvair est un rescapé de la Grande Guerre, amputé d'une jambe, qui marche avec une prothèse en bois et qui a été réintégré dans la police grâce à ses excellents états de service dans les années d'avant guerre. Hugo Salacan est un professeur éminent, père de famille nombreuse qui invente sans cesse de nouvelles méthodes pour trouver des indices, aidé en cela par un jeune scientifique, Jacques Durieux. N'oublions pas l'indispensable médecin légiste, Damien Badou et la très belle psychopathologiste Bianca Serraggio qui apparaît en milieu d'enquête. Voilà l'équipe du laboratoire au complet qui va pouvoir traquer le tueur des vieilles dames.
Odile Bouhier a inventé des personnages attachants, maladroits pour certains, prévisibles sûrement, mais qu'il est très agréable de suivre dans leur cheminement.
Poursuivons par l'enquête qui est un peu plan-plan dans la première moitié du bouquin et qui prend de l'ampleur par la suite, notamment lorsque le lecteur découvre -ou devine facilement- qui est le tueur alors que les policiers ne le savent pas encore.
Finissons par le contexte, l'arrière-plan : l'auteure nous promène littéralement dans la ville de Lyon. On a le droit à une description en règle des inévitables traboules bien sûr mais aussi des nouvelles -pour l'époque- constructions. Elle pousse parfois même le vice jusqu'à nous expliquer comment historiquement est né tel ou tel quartier. Gonflé et intéressant, même pour moi qui n'ai jamais mis les pieds dans cette ville. Grâce à ses digressions architecturales ou urbanistes, Odile Bouhier enracine son roman dans Lyon et dans le début du vingtième siècle. Bien vu, même si parfois la description a du mal à s'intégrer au récit.
Lien : http://lyvres.over-blog.com/..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
BigmammyBigmammy   13 novembre 2011
La machine s'ébroua, le tapis de soie fit quelques vagues, puis le choc continu des pédales de bois souleva les fils de la chaîne, émettant le son bis. Aussitôt, Madeleine repoussa agilement le battant, un tan lointain et doux se faisant alors entendre.
La vieille femme sourit - celui qu'elle préférait restait à venir -, elle ferma brièvement les yeux, histoire d'écouter, sans la regarder, la navette passer puis buter sur le bord. Clac. Enfin, le battant frappa la dernière trame sur les rouleaux de tissu.
Bis-tan-clac... Elle trouvait joli et pertinent ce terme donné par les canuts au métier à tisser le siècle dernier." (p.10)
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yv1yv1   12 mai 2011
Si Kolvair ne se faisait pas d'illusions -la création de ce laboratoire scientifique, le premier au service de la police française, n'empêcherait pas, jusqu'à la fin des temps, les amoureux de s'aimer, les cambrioleurs de cambrioler, ni les assassins d'assassiner-, il restait indéniable que le génie de Salacan offrait à ses contemporains la sensation de participer à une nouvelle ère de l'humanité. Grâce à lui, la science acquérait ses lettres de noblesse.(p.34)
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DavalianDavalian   27 avril 2016
Il s'efforça de ne plus penser à Blandine, se faisant la réflexion qu'avec les femmes il fallait adopter le même comportement qu'en montagne . Pour ne pas tomber de haut, mieux valait garder ses distances.
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