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Vladimir Volkoff (Traducteur)
EAN : 9782253933144
156 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/07/1999)

Note moyenne : 4/5 (sur 280 notes)
Résumé :
Quand Mikhaïl Boulgakov publie "Cœur de chien" en 1925, la Russie soviétique bénéficie d'une relative liberté créatrice avant la nuit noire du stalinisme qui s'annonce.
L'écrivain, bien qu'il tienne à rester en marge des courants littéraires, en profite de façon inespérée. En d'autres temps, le sujet de son roman lui aurait valu quelques années de goulag pour ne pas imaginer pire.
Que l'on en juge ! Un illustre professeur, spécialisé dans le rajeunisse... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  01 mars 2018
Philippe Philippovitch Transfigouratov est un éminent chirurgien moscovite des années 1920. Un professeur admiré, une sommité mondiale dans le domaine du rajeunissement. Il multiplie les interventions réputées infaisables, et, pour l'essentiel, les réussit. Il se fait aider dans sa tâche par un jeune médecin qu'il a pris sous son aile il y a quelques années : le docteur Bormenthal.
En revanche, ce que l'on peut affirmer, c'est que Le Professeur n'est pas un franc partisan de la révolution de 1917 — voilà bien le moins que l'on puisse dire ! Il occupe un appartement très spacieux, situé rue Pretchistenka. Il est jugé trop luxueux par Schwonder, le représentant des bolcheviks dans son immeuble, qui rêverait de lui amputer de moitié pour pouvoir loger d'autres personnes à la place.
Toutefois, le professeur Transfigouratov a suffisamment de relations en haut lieu pour parvenir à faire ravaler sa langue et trépigner Schwonder et ses sbires… pour le moment. J'écris pour le moment parce qu'il se produit un petit événement qui risque fort de venir perturber le quotidien très actif mais toutefois plutôt tranquille du professeur.
Une expérience, figurez-vous. Oui, une simple expérience, comme il en a déjà réalisées des tas, mais qui, cette fois, concerne un patient un peu spécial. le patient en question est un malheureux, un vagabond, rencontré quasi agonisant, à demi mort de froid et de faim, sous une porte cochère un soir d'automne.
Le malheureux a eu à subir, au surplus, une violente brûlure sur tout le flanc gauche qu'un mauvais coucheur a provoqué en lui balançant sciemment une pleine marmite d'eau bouillante.
N'entretenons pas le mystère plus longuement : ce vagabond n'est pas un homme mais un chien, appartenant à la catégorie grand bâtard, vivant de rapine et fortement sujet aux puces. N'ayant pas de propriétaire avéré, et, par conséquent, pas non plus de nom, le professeur le baptise Bouboul.
Pendant quelque temps, il le soigne convenablement et le remet en forme, faisant disparaître son grand état de maigreur et s'assurant que sa brûlure guérit convenablement. Bouboul, ex-chien pouilleux, loqueteux et quémandeur, vivra donc comme un coq en pâte dans le bel immeuble de la rue Pretchistenka, au grand dam de Schwonder qui juge d'un très mauvais oeil cette introduction d'un animal aussi peu reluisant.
Mais il me semble vous avoir parlé d'une opération qui allait tout déclencher… Eh bien la voici. Un soir, le docteur Bormenthal arrive essoufflé et tout content, porteur d'un petit flacon contenant un matériel glandulaire fraîchement prélevé sur un humain fraîchement décédé. Il s'agit des testicules et de l'hypophyse du défunt, au demeurant, notoire alcoolique et volontiers fainéant des environs.
Le professeur Transfigouratov va donc s'employer à réaliser une première médicale qui va boubouleverser sa vie, si vous me pardonnez cette facilité langagière. Considérant, de surcroît, que j'en ai déjà dévoilé beaucoup pour un livre aussi petit, il me semble bienvenu d'arrêter ici ma présentation de l'histoire afin de vous en laisser jouir si le coeur vous en dit — Coeur de chien, cela va sans dire.
Voilà donc une farce à caractère corrosif, mais sans excès, une dénonciation douce tant d'un système naissant, le communisme, que d'une dérive médicale poussant à tenter n'importe quoi sur n'importe qui, tels des docteurs Frankenstein du XXème siècle.
Bien évidemment, l'infortuné Mikhaïl Boulgakov n'imaginait pas encore que, dès la fin de ce même XXème siècle, on serait capable de dessiner plein de moutons à tous les petits princes de la Terre des hommes, en les clonant tout simplement et en les baptisant Dolly n° 1, n° 2, n° 3, etc. Et je ne vous parle même pas des apprentis Frankenstein ou Transfigouratov du XXIème siècle, dont on a cruellement l'impression qu'ils n'ont pas toujours tiré les enseignement des chimères du passé…
Un livre assez drôle, donc, sans être hilarant non plus, qui se lit vite sans appartenir, selon moi, à la catégorie des chefs-d'oeuvre intemporels. Divertissant sans être niais, voilà tout. Bien entendu, ce que j'exprime ici n'est qu'un chien d'avis, c'est-à-dire, pas grand-chose. Waf !
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palamede
  04 février 2020
Le professeur Philippe Philippovitch, chirurgien moscovite renommé qui exerce son activité dans un vaste et luxueux appartement, voit un jour se présenter à sa porte le comité d'immeuble qui prétend réquisitionner une pièce pour un nouveau locataire. Philippovitch se débarrasse promptement des opportuns en faisant intervenir une de ses relations. Il est pressé de commencer une intervention sur le chien Bouboul, ramassé dans la rue. Son idée est de greffer sur l'animal testicules et hypophyse humains en vue de tester leur rôle dans le rajeunissement. Mais opéré, bientôt le chien se transforme en un homme sans-gêne, grossier, et incontrôlable.
La créature chien-homme née des manipulations du docteur Philippe Philippovitch, sorte de docteur Frankenstein, est on le comprend ensuite l'incarnation de l'homo sovieticus, un être qui par son indifférence au bien commun, entre autres, oppose une résistance à l'endoctrinement. Bien qu'écrite en 1925, avant la nuit noire du stalinisme, cette remarquable satire de la société soviétique des années 20 ne fut publiée en URSS qu'en 1987, jugée contre-révolutionnaire — comme d'ailleurs son auteur qui pu néanmoins toute sa vie travailler dans son pays, mais muselé.
« Supposez que nous ayons une guerre contre les rapaces impérialistes ?
— Moi, je ne vais pas aller faire la guerre où que ce soit ! jappa soudain Bouboulov ...»
Challenge MULTI-DÉFIS 2020
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si-bemol
  17 avril 2020
Tout commence très simplement : un chien errant dans les rues qui gémit de douleur, un geste de charité, de compassion, et voilà Bouboul - pauvre bête souffrante qui vient de se faire ébouillanter par un cuisinier - dûment adopté par le Professeur Philippe Philippovitch. Histoire a priori tristement banale de maltraitance animale et de sauvetage in extremis, sauf que le Professeur Philippe Philippovitch, chirurgien et chercheur renommé à la pointe de l'innovation, ne voit bientôt plus en ce chien que l'occasion de mener à bien le projet susceptible d'être le couronnement de sa carrière : la conquête et la maîtrise des processus du rajeunissement.
Funestes perspectives pour le pauvre Bouboul… Mais jouer les apprentis sorciers n'est généralement pas une bonne idée et il s'avèrera bien vite que greffer à un chien l'hypophyse et les testicules d'un jeune voyou qui fut de son vivant voleur, menteur et alcoolique n'en est pas une non plus. S'ensuit une série d'aventure rocambolesques où le chien Bouboul, métamorphosé en humain et rebaptisé Bouboulov, fera subir avec jubilation à son entourage tous les sévices que lui inspirera sa nouvelle personnalité de crapule revancharde, méchante et bornée… caricature de l'homme soviétique en gestation.
Avec “Coeur de chien” (écrit en 1925 mais qui ne sera pas publié en Russie avant 1987), petit texte qui renouvelle, sur le mode animal, le thème de Frankenstein et anticipe également les expérimentations médicales qui seront plus tard monnaie courante dans le monde communiste, Boulgakov s'en donne à coeur joie dans la description de tout ce qu'il peut y avoir de plus médiocre et de plus laid dans la nature humaine tout en se livrant - sous les apparences inoffensives d'un conte grotesque - à une critique en règle de la société corrompue, mesquine, vulgaire et bêtement fanatique de la Russie soviétique des années vingt.
C'est ironique, drôle, mordant, plein de fantaisie et parfois glaçant, mais n'a pas, loin s'en faut, l'envergure de ce qui sera, bien des années plus tard, son chef-d'oeuvre : “Le Maître et Marguerite”. Un roman intelligent et distrayant mais un peu anecdotique, comme le sont bien souvent les oeuvres de jeunesse des futures grandes plumes de la littérature.
[Challenge Multi-Défis 2020]
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tynn
  04 février 2015
Bouboul est un chien errant moscovite.
Un soir de galère dans le froid polaire de la jeune URSS, il a tiré le gros lot des canidés: un nouveau maitre en la personne du chirurgien Philippe Philippovitch Transfigouratov, qui prend rang de divinité dans sa cervelle de chien.
Pauvre Bouboul! C'est bien de cervelle qu'il s'agit car il se retrouve chien de laboratoire, greffé de testicules et hypophyse humaines.
Et les résultats dépassent les espérances du chirurgien. le chien devient homme, en corps et esprit: Bouboulov, un individu ingérable et mal dégrossi, allégorie du nouvel Homme russe communiste.
Sur fond de musique de Verdi et de balalaïka, la liberté de ton dans ce petit livre humoristique et décalé est un plaisir. La littérature russe du 20e siècle ne nous a pas habitués à cette écriture caustique et jubilatoire.
En 1925, la chape de plomb stalinienne est en devenir. On trouve quelques beaux restes aristocratiques, la bienséance a encore court, la pratique des langues étrangères également, les prénoms-patronymes restent une marque de respect face à la familiarité du nom de famille. Mais les appartements communautaires et des règles de vie collective se développent, accompagnés de criminalité et perte de valeurs de société.
Boulgakov peut donc encore se permettre cette caricature littéraire, en liberté d'écrivain critique d'un système politique dogmatique. Cette satire, jugée néanmoins contre-révolutionnaire, ne sera éditée qu'à l'étranger et devra attendre 1987 pour sa publication en URSS.
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LesPetitesAnalyses
  29 mai 2020
Le chien n'est pas un animal comme un autre. Il a, pour nos yeux d'êtres humains, une valeur qui varie suivant les époques, les régions du monde ou encore les situations dans lesquelles nous nous trouvons. Ainsi les francophones que nous sommes considérons le chien comme le meilleur ami de l'homme tout en conservant le mot dans notre gamme peu reluisante d'insultes (quel chien! Fils de chien). Il en va de même pour la langue russe. Собака désigne autant le canidé que la personne que l'on injective. Dans d'autres régions du monde, cet animal a un rôle utile, je pense notamment au Grand Nord où des meutes de chiens deviennent des moyens de locomotion dès qu'elles sont attachées à des traîneaux (rappelez-vous L'Appel de la forêt de Jack London). Et que dire de ces boules de poils en Asie qui se révèlent être des objets d'attention à la limite du jouet alors qu'il existe encore, à quelques kilomètres de là, des élevages de chiens destinés à être … mangés!
Boulgakov, lui, aura utilisé le symbole du canidé dans son roman Coeur de chien afin de créer une histoire satirique dans la Russie des années 1920, c'est-à-dire juste après la révolution d'Octobre et avant l'arrivée de Staline. Ce livre est l'antichambre de son chef-d'oeuvre le Maître et Marguerite, on y reconnaît déjà le style particulier et décalé qui continue de faire le succès de l'auteur russe. Analyse.
L'histoire est celle de Bouboul, un chien errant dans les rues glaciales de Moscou, qui est recueilli par l'illustre chirurgien Philippe Philippovitch Transfigouratov. Ce dernier tente une opération expérimentale qui consiste à remplacer l'hypophyse du chien par celle d'un humain à peine décédé. Au fur et à mesure de sa convalescence Bouboul se transforme en un être grossier et alcoolique. Il ne tardera pas à se faire enrôler dans les nouveaux comités d'État autoproclamés afin de devenir une personne à part entière de la société moscovite. Avec Coeur de chienBoulgakov crée une histoire qui se situe à mi-chemin entre Frankenstein et la satire politique. C'est ainsi que la première partie du roman se concentre sur la vie de Bouboul en tant que canidé et de sa métamorphose inattendue. 😉
« À 1 heure 13, profond évanouissement du prof. Transfigouratov. En tombant s'est cogné la tête contre un barreau de chaise. Température. En ma présence et celle de Zina, le chien (si on peut encore l'appeler chien) a insulté le prof. Transfigouratov en termes grossiers.
[…]
À cinq heures de l'après-midi, un événement. Pour la première fois, les mots prononcés par les individus n'ont pas été arrachés aux phénomènes ambiants mais provoqués par eux. À savoir, quand le professeur lui a dit d'un ton de commandement « ne jette pas les restes par terre », il lui a répondu de façon imprévue : « Ta gueule, fumier ».
Philippe Philippovitch fut consterné, puis il se reprit et dit :
— Si tu te permets encore une fois de m'injurier moi ou le docteur, tu recevras une volée.
À cet instant, j'étais entrain de photographier Bouboul. Je jure qu'il a compris les paroles du professeur. Une ombre sinistre est tombée sur son visage. Il a eu un regard en-dessous, assez irrité, mais il s'est tu.
Hourra, il comprend! »
L'auteur russe utilise ainsi sa patte stylistique si particulière faite de dérision mais aussi de son expérience (Boulgakov fut médecin avant d'être écrivain) pour décrire l'évolution du chien vers un être humain aux allures d'ivrogne.
Il ne s'arrête d'ailleurs pas là puisqu'il tourne en dérision cette période de l'après révolution d'Octobre (1917) où les bolcheviques se désignaient eux-mêmes à la tête de comités créés de toutes pièces et octroyaient des fonctions à quiconque voulait être membre du parti. le Comité d'immeuble dont il est souvent question dans Coeur de chien, n'est ni plus ni moins une satire de cette époque. Schwonder, le responsable dudit Comité est décrit comme un être vil, ignorant et prêt à tout pour exercer son petit pouvoir. Ce personnage a d'ailleurs marqué la littérature russe puisqu'il est entré dans le vocabulaire courant. En Russie si quelqu'un vous traite de Schwonder cela veut dire que votre interlocuteur pense que vous êtes sournois et opportuniste 😉. Boulgakov aura donc laissé des traces dans le langage usuel, n'est-ce pas là la marque des grands auteurs ?
“Réunion plénière du comité d'immeuble présidé par Schwonder. Pour quoi faire, ils ne le savent pas eux-mêmes.”
Ce livre est, peut-être, aussi l'occasion de faire connaissance avec les particularités des noms russes puisque chaque personnage a un patronyme qui s'intercale entre le prénom et le nom de famille. Ainsi dans le nom du professeur Philippe Philippovitch Transfigouratov nous pouvons aisément retrouver le prénom du père de ce dernier. En Russie, les personnes s'appellent souvent par leur prénom et leur patronyme tel un signe de politesse, à l'instar de notre “Madame”, “Monsieur” en français. Et Boulgakov de jouer, à nouveau, de cette particularité en donnant le nom désopilant de Polygraphe Polygraphitch Bouboulov au personnage principal de son livre.
En conclusion, Coeur de chien sans être du niveau d'un Maître et Marguerite montre déjà l'imagination débordante de Mikhaïl Boulgakov et de son goût prononcé pour se moquer de son époque. L'histoire, bien ficelée, mets en avant les frasques de Bouboul qui se fait mener par le bout du museau par chaque être humain qu'il rencontre, et ce, jusqu'à l'épilogue. le roman de Boulgakov est finalement bien plus qu'une pure dérision ou satire, il nous donne aussi à lire, en filigrane, une certaine morale qui pourrait être celle-ci: l'ignorance rend bête.
Lien : https://lespetitesanalyses.c..
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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   04 novembre 2017
— Comment avez-vous réussi, Philippe Philippovitch, à séduire un chien aussi nerveux ? […]
— Par la gentillesse : le seul moyen qu'on puisse employer avec des êtres vivants. La terreur ne sert à rien avec un animal, quelque degré d'évolution qu'il ait atteint. Je l'ai affirmé, je l'affirme et je continuerai à l'affirmer. Ils imaginent en vain que la terreur les aidera. Non, non, elle ne les aidera pas, quelle qu'elle soit : blanche, rouge ou même brune ! La terreur paralyse complètement le système nerveux.

Chapitre II.
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wellibus2wellibus2   09 octobre 2014
.....Il ne faut pas se raconter d'histoires, se lamentait le chien en reniflant. J'ai pris des habitudes. Je suis un chien de seigneur, un être intellectuel, j'ai gouté à la douceur de vivre. D'ailleurs qu'Est-ce que la liberté ? rien du tout : fumée, mirage, fiction.. Un délire de ces misérables démocrates..
(p62)
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palamedepalamede   03 février 2020
Je ne suis pas votre camarade ! C’est monstrueux ! ...
On comprend ça. Comment qu’on pourrait être votre camarade ? Pas question, quand on a fait des études universitaires et qu’on a créché dans des appartements de quinze pièces avec salles de bains. À ça près qu’il serait peut-être temps de changer de manières. À notre époque chacun a le droit...
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miladomilado   15 mai 2012
Expliquez-moi s'il vous plaît pour quelle raison il serait nécessaire de fabriquer artificiellement des Spinoza quand il est donné à n'importe quelle bonne femme d'en enfanter à n'importe quel moment ? ... L'humanité se charge de ça toute seule, docteur, et au cours de son évolution, crée régulièrement tous les ans, à côté d'un amoncellement de nullités de toutes sortes, des dizaines d'éminents génies, fleurons du globe terrestre.
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kathelkathel   12 septembre 2010
Ouah-ou-ou-ou-ou-Ouah-ou-Ouah-ou ! Jetez un œil sur moi, je me meurs. Sous le porche, la tempête rugit la prière des agonisants, et je hurle avec elle. Je suis fichu. Un gredin à la toque crasseuse - le cuisiner de la cantine d’alimentation normale des employés du Conseil Central Economique du Peuple - m’a arrosé d’eau bouillante et brûlé le flanc gauche. Une ordure et un prolétaire par-dessus le marché ! Seigneur Dieu, ce que ça peut faire mal ! L’eau bouillante a pénétré jusqu’à l’os. Je hurle maintenant, mais hurler, ça sert à quoi ?
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Videos de Mikhaïl Boulgakov (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mikhaïl Boulgakov
Présentation de sa nouvelle traduction du "Maître et Marguerite" aux éditions Inculte par André Markowicz (sortie le 16/09/2020)
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