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Maurice Nadeau (Autre)
ISBN : 2864320061
Éditeur : Verdier (01/03/1990)

Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes)
Résumé :
J’écris, je suis à la recherche d’un mouvement poétique où respire et s’impose la vérité que j’entrevois. D’où vient que je ne peux ouvrir un livre sans y trouver une page qui donne à mon pressentiment une chance supplémentaire d’éclore ?
J’ai baptisé cet afflux l’être en liberté ! Ce que le ciel vient éclairer entre nos mains, ce reflet qui, dans le sable creusé, est comme un grand papillon de neige sur les mains des enfants.
Ce que je vois ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
nadejda
  23 novembre 2014
« Nul n'entre dans ma chambre sans qu'un rayon de ma vie intérieure ne s'avance au-devant de lui. J'ai arraché ma conscience à la tyrannie du cadran. » p 37
Ces pages de journal ne sont pas composées d'anecdotes sur sa vie quotidienne ou sur les évènements qui se produisent autour de lui. Mais il ne se tient pas à l'écart du monde, oublieux des évènements tragiques de ces années sombres (1939-1942) qui réapparaissent au cours de ses notes (par exemple page 87 où après avoir fait allusion à Hitler et Marx il conclut « Tout devient sérieux. Pour continuer à être, il faut se battre. »)
Ces notes sont à la fois poésie, philosophie, analyse de ce que représente et est à ses yeux l'écriture. Il pousse la pensée et son expression jusqu'à en atteindre l'extrême pointe dans une haute exigence, pour que le lecteur le rejoigne en devenant plus vivant.
« Je voudrais n'avoir que des pensées capables de fleurir et également capables de parler à l'homme avec tous ses sens ; si bien que chaque minute de sa vie l'enrichisse de toutes celles qu'il a vécues au lieu de l'en séparer. p 78
Joë Bousquet nous bouscule, nous poussent dans nos retranchements et on a parfois du mal à le suivre car s'il emploie des mots simples, usuels, ceux-ci reprennent en lui tout leur sens, retrouvent toute leur substance. Il espère nous faire subir un retournement en nous touchant et conduire son lecteur au questionnement et au doute.
Il faut revenir, lire et relire avec tout notre coeur et notre attention certains passages et s'ils restent obscurs peu importe, ils s'éclaireront plus tard lorsque nous serons plus réceptifs.
 « La poésie ne doit rien ajouter à la vie de l'homme même, elle est l'homme même, moins les résistances qui l'empêcheraient de descendre en lui-même où est la source des choses.
Il ne s'agit pas d'agrandir l'âme de l'homme mais de la rendre plus présente, elle que son immensité désespère. Car elle est solitude et ignorance de l'amour et tend à se connaître dans les lieux où la solitude est amour et enveloppée de nulle part, d'inaccessible. La poésie est faite pour apprendre aux hommes ce qu'ils sont sans le savoir. » p 66
Si ce livre, cet homme exige beaucoup de son ami lecteur, le lire et le relire récompense aussi au centuple.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
nadejdanadejda   22 novembre 2014
p 8-9 (édition janvier 1987) extrait de la préface Maurice Nadeau :
« Ne vous représentez l’homme qu’associé à la planète dont le mouvement est enveloppé dans le carrousel céleste », écrit-il à Hans Bellmer. Pour lui, nos viscères eux-mêmes, leurs foncions, obéissent à cette gravitation qui commande le mouvement des astres, la ronde des jours et des nuits. Grains de poussière nous sommes, mais poussière consciente, dans un cosmos qui,lui, n’est ni temps ni espace, ou qui est tous les temps, tous les espaces.
(…) Tout, à ses yeux, vit et respire, jusqu’à ces objets qu’on dit inanimés et qui, dotés du regard qui leur est propre, le fixent, le fascinent. Ils s’intègrent d’eux-mêmes à sa propre substance spirituelle, au courant de vie qui les porte, eux et lui. L’univers douloureux qu’il habite, de chair meurtrie et inerte, de maladies infectieuses répétées, d’immobilité et de solitude, révèle alors son autre face : celle d’un monde « enchanté ».
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nadejdanadejda   23 novembre 2014
L'art est affranchissement. Craindre pour lui les effets de la contrainte politique, c'est un peu moins le sentir.
Se préoccuper de la politique, c'est obéir à l'esprit du temps.
Sois le fils de ton temps, n'en sois pas le disciple ou le favori. p 29-30
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coco4649coco4649   20 mars 2017
 
 
La poésie est le salut de ce qu'il y a de plus perdu dans le monde.
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coco4649coco4649   19 mars 2017
 
 
Je pense afin de continuer à être.
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Videos de Joë Bousquet (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joë Bousquet
Un film de Jean-André Fieschi réalisé en 1990.
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