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ISBN : 208122299X
Éditeur : Flammarion (12/01/2009)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 12 notes)
Résumé :

Les deux volumes formant le second volet de L'Identité de la France - Les hommes et les choses - s'organisent autour de deux thèmes, étudiés dans la longue durée : la démographie et l'économie.

Le premier volume, en décrivant l'évolution du nombre des hommes, fait apparaître une série de France successives, différentes et semblables, heureuses ou tourmentées, au gré des fluctuations qui ont, au fil des siècles, agité les masses vivantes d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
candlemas
  07 mars 2018
(suite du commentaire tome 1 ; L'Identité de la France - Espace et Histoire)
Pour qui ne connaît pas L Histoire " du temps long" et l'école des annales, il est clair qu'il en est l'un des maîtres : il s'agit de prendre le contrepied de l'Histoire événementielle des livres d'Histoire ayant contribué à constituer l'identité nationale et ses mythes, jusqu'après Guerre. Par la suite, Georges Duby et Jacques le Goff contribueront à remettre le balancier au "juste milieu" entre le temps long et l'événementiel, et à compléter l'approche des précurseurs par un ouverture sur la culture et l'histoire des mentalités.
Mais je m'égare... mon propos n'est pas ici de rendre hommage à la valeur historique de l'ouvrage, mais à sa valeur littéraire. Bien que très documenté, L'Identité de la France est, pour moi, un chant d'amour à la France, celui que portait ce meusien, né dans l'Alsace Lorraine occupée, et qui a traversé les deux guerres et presque le siècle, en observateur -et peut-être négateur- de l'accélération de ce temps auquel il était si sensible.
C'est en prisonnier de Guerre après la débâcle de 1940 qu'il écrivit son autre ouvrage le plus réputé, sur la Méditerranée et le Monde méditerranéen, où son approche historique s'affirme. C'est en vieil homme plein de souvenirs, mais aussi ayant longuement étudié les faits et les chiffres, qu'il entreprend de nous conter d'abord l'espace français, et les mouvements profonds et silencieux qui le traversent -tome 1 : l'espace et l'histoire-, au coeur d'une Europe évidente, généreuse et ouverte sur la méditerranée. Il y chante son amour du terroir, et en raconte aussi toute la diversité. Il montre le poids des techniques, des traditions, sur le développement du pays.
(suite du commentaire tome 3 ; L'Identité de la France - Les Hommes et les Choses 2)
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Bequelune
  28 août 2015
Dans ce 2e tome de L'Identité de la France, Fernand Braudel trace à grand trait la démographie et les évolutions de peuplement de ce territoire aujourd'hui appelé France. Pour cela, il remonte au fond des âges, aux toutes premières traces d'occupation du pays par des humains. Puis il remonte les âges, pas à pas, patiemment, avec une culture jamais démentie. C'est passionnant. Braudel arrive bien à nous faire saisir que les réalités contemporaines de la France sont héritières d'un temps extrêmement long, qu'il n'y a pas brusque surgissement ou coupure, qu'on peut comprendre en se plongeant dans la légende des siècles. C'est brillant.
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Videos de Fernand Braudel (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fernand Braudel
Leçon inaugurale de Fernand Braudel Les hommes font-ils l’histoire ? "Non" répond Fernand Braudel dans sa leçon inaugurale, "l’histoire fait aussi les hommes et façonne leur destin – l’histoire anonyme profonde et souvent silencieuse, dont il faut maintenant aborder l’incertain mais immense domaine"...
A côté du "temps rapide des événements, du temps allongé des épisodes", Fernand Braudel marque son intérêt pour le "temps ralenti, paresseux des civilisations".
Depuis le collège de France, dans sa leçon inaugurale, il explique ainsi :
« Certes, les civilisations sont mortelles, dans leurs floraisons les plus précieuses ; certes, elles brillent, puis elles s'éteignent, pour refleurirent sous d'autres formes. Mais ces rupture sont plus rares, plus espacées qu'on ne le pense. Et surtout, elles ne détruisent pas tout également. Je veux dire que, dans telle ou telle aire de civilisation, le contenu social peut se renouveler deux ou trois fois presque entièrement sans atteindre certains traits profonds de structure qui continueront à la distinguer fortement des civilisations voisines. Il y a, si l'on veut, plus lente encore que l'histoire des civilisations, presque immobile, une histoire des hommes dans leurs rapports serrés avec la terre qui les porte et les nourrit ; c'est un dialogue qui ne cesse de se répéter, qui se répète pour durer, qui peut changer et change en surface, mais se poursuit, tenace, comme s'il était hors de l'atteinte et de la morsure du temps. Si je ne me trompe, les historiens commencent à prendre conscience, aujourd'hui, d'une histoire nouvelle, une histoire lourde dont le temps ne s'accorde plus à nos anciennes mesures. »
Historien, novateur, du " temps quasi immobile", de "l’histoire qui bouge lentement", selon sa propre formule, "et de l’aventure capitaliste" (entretien avec Pierre Desgraupes), il peut souligner, dans sa leçon inaugurale, le 1er décembre 1950, l’apport immense des "sciences de l’homme" de cette "révolution intellectuelle et scientifique prodigieuse" dont l’histoire bénéficie à la croisée de la géographie, de l’économie et de la climatologie, pour ne citer que les disciplines emblématiques liées à son œuvre. Gérard Courtois proposant en 2008 pour le journal Le monde une rétro-lecture de la célèbre thèse de Fernand Braudel, publiée en 1949, « La Méditerranée et le monde méditerranéen à l’époque de Philipe II », loue cet "Ulysse moderne, qui a fondé un empire en quelques années".
Quand il interroge son héritage, l’historien Jacques Le Goff, met en avant les recherches de Fernand Braudel autour de la notion de « temps monde », forgée sur un concept allemand, la notion d’économie monde.
A la disparition du grand historien, le médiéviste, Georges Duby lui rend hommage depuis le Collège de France. Il rappelle que Fernand Braudel a été aussi "un lutteur, redoutable" et "un constructeur". Il "consolida les institutions qu'il reprit des mains de Lucien Febvre" et "il en fonda de nouvelles".
Ainsi "En 1949, il fut appelé à prendre au Collège de France la succession de Lucien Febvre". "En 1956, Braudel prit la direction de la VIe Section de l'École des Hautes Études que Lucien Febvre avait fondée une dizaine d'années auparavant, un outil qu'il s'appliqua à rendre toujours plus efficace et plus prestigieux". "Il créa, dans le même esprit, la Maison des sciences de l'homme en 1963".
C’est Clémence Azincourt qui prête aujourd’hui sa voix à Fernand Braudel, titulaire de la chaire de la civilisation moderne, le 1er décembre 1950.
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