AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253056537
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Le problème primordial des rapports de l'art d'avant-garde et de la révolution prolétarienne. Il est au centre des articles, conférence, déclaration d'André Breton qui constituent le présent volume. Celui qui éclaire les prises de position politique de Breton, se son attaque du stalinisme et de son horreur de la bourgeoisie, à la nécessité de créer une situation nouvelle, totale, de l'humanité. Il montre combien andré Breton, loin d'être un rêveur, à une époque où m... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Citations & extraits (4) Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   14 décembre 2016
On sait la critique fondamentale qu’ont fait subir Marx et Engels au matérialisme du XVIII e siècle : 1° La conception des anciens matérialistes était « mécaniste » ; 2° elle était métaphysique (en raison du caractère antidialectique de leur philosophie) ; 3° elle n’excluait pas tout idéalisme, celui-ci subsistant « en haut » dans le domaine de la science sociale (inintelligence de matérialisme historique). Il est bien entendu que, sur tous les autres points, l’accord de Marx et Engels avec les anciens matérialistes ne peut prêter à aucune équivoque.

Le surréalisme n’éprouve, pareillement, aucune difficulté, dans le domaine qui lui est propre, à désigner les « bornes » qui limitaient non seulement les moyens d’expression, mais aussi la pensée des écrivains et artistes réalistes, à justifier de la nécessité historique où il s’est trouvé d’éliminer ces bornes, à établir qu’à l’issue de cette entreprise ne peut éclater aucune divergence entre le vieux réalisme et lui quant à la reconnaissance du réel, à l’affirmation de la toute-puissance du réel. Contrairement à ce qu’insinuent certains de ses détracteurs, il est aisé, comme on va voir, de démontrer que, de tous les mouvements spécifiquement intellectuels qui se sont succédés jusqu’à ce jour, il est le seul à s’être prémuni contre toute velléité de fantaisie idéaliste, le seul à avoir prémédité dans l’art de régler définitivement son compte au « fidéisme ».

S’il s’avère que deux démarches spirituelles à première vue aussi distinctes que les précédentes présentent un tel parallélisme et poursuivent, ne serait-ce que dans l’ordre négatif, une telle fin commune, il est trop évident que l’argumentation qui tend à les opposer l’une à l’autre, à les faire tenir pour incompatibles du point de vue révolutionnaire, ne peut que misérablement s’effondrer. (1935, pp. 109-110)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
enkidu_enkidu_   14 décembre 2016
De notre place, nous soutenons que l’activité d’interprétation du monde doit continuer à être liée à l’activité de transformation du monde. Qu’il appartient au poète, à l’artiste, d’approfondir le problème humain sous toutes ses formes, que c’est précisément la démarche illimitée de son esprit en ce sens qui a une valeur potentielle de changement du monde, qu’une telle démarche — en tant que produit évolué de la superstructure — ne peut que venir renforcer la nécessité du changement économique de ce monde. Nous nous élevons en art contre toute conception régressive qui tend à opposer le contenu à la forme, pour sacrifier celle-ci à celui-là. Le passage des poètes authentiques d’aujourd’hui à la poésie de propagande, tout extérieure comme elle est définie, signifierait pour eux la négation des déterminations historiques de la poésie même. Défendre la culture, c’est avant tout prendre en mains les intérêts de ce qui intellectuellement résiste à une analyse matérialiste sérieuse, de ce qui est viable, de ce qui continuera à porter ses fruits. Ce n’est pas par des déclarations stéréotypées contre le fascisme et la guerre que nous parviendrons à libérer à jamais l’esprit, pas plus que l’homme, des anciennes chaînes qui l’entravent et des nouvelles chaînes qui le menacent. C’est par l’affirmation de notre fidélité inébranlable aux puissances d’émancipation de l’esprit et de l’homme que tour à tour nous avons reconnues et que nous lutterons pour faire reconnaître comme telles.

« Transformer le monde », a dit Marx ; « changer la vie », a dit Rimbaud : ces deux mots d’ordre pour nous n’en font qu’un. (1935, pp. 67-68)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
stekasteka   07 mars 2013
Objecteurs en tout sens, à quelque obligation particulière que ce monde tente de nous réduire. La plus révoltante dérision est à la clé de toutes les démarches par lesquelles ce monde a l'impudence de vouloir nous gagner à sa cause.
Commenter  J’apprécie          20
stekasteka   07 mars 2013
"Transformer le monde" , a dit Marx ; "changer la vie " , a dit Rimbaud : ces deux mots d'ordre pour nous n'en font qu'un.
Commenter  J’apprécie          10
Videos de André Breton (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de André Breton
"André BRETON, écrivain définitif : Une enfance littéraire " émission de Mathieu Bénézet diffusée, en 1996, sur France Culture.
autres livres classés : homme d'actionVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Littérature et politique

"Famille, je vous aime : Politique et vie privée à l'âge de la mondialisation". Qui est l'auteur de ce livre?

Michel Onfray
Bernard-Henri Lévy
Luc Ferry
Franz-Olivier Giesbert

10 questions
166 lecteurs ont répondu
Thèmes : politique , écrits politiquesCréer un quiz sur ce livre