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EAN : 9782072860973
176 pages
Gallimard (10/06/2021)
3.64/5   235 notes
Résumé :
" Je vous souhaite d'être follement aimée. " Un des textes fondamentaux du surréalisme. Un des ouvrages de Breton dans lequel s'offre le plus ouvertement la gamme entière de ses " charmes ". Le hasard et le désir, la vie et le rêve, le monde et l'homme entretiennent ici une mystérieuse correspondance de tous les instants.
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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HenriMoufettal
  09 décembre 2012
L'amour fou est, pour moi, quelque chose d'indescriptible. Raison pour laquelle après « Nadja », au détour d'un rayonnage, je me suis décidé d'acheter ce livre de Mr Breton. Comment parler de rationalité dans ce surréalisme des sentiments exacerbés ?
Je ne cherchais pas tant la rationalité des explications dans ce recueil qui m'a souvent perdu entre tout et tout. Et puis, entre autres, une phrase qui me reste de cet ouvrage :
« La mise en évidence de l'irrationalité, immédiate, confondante, de certains évènements nécessitent la stricte authenticité du document humain qui l'enregistre »
Un contexte donc, et une remise en question à l'heure du tout numérique, qui m'importe forcément un peu moins que les personnes qui sont derrière l'écran.
Un ouvrage un peu plus difficile à lire, une écriture peut-être trop cartésienne et moins dans les actes, un ouvrage qui mérite son titre.
Merci.
Après comme les ouvrages détaillés sur l'inconscient du pourquoi du comment du quoi qu'est-ce, je laisse les avenues ouvertes au spontané et aux surprises dans mes actes personnels, car cela vaut tout l'or du monde. Agir dans un contexte.
Allez, je me plonge dans un autre ouvrage souvent mis au devant de la scène. El tiempo de Nabokov, que sera, sera.
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AntoineRichelieu
  31 mars 2022
L'Amour fou pourrait être considéré comme un troisième manifeste du surréalisme. le titre même a valeur programmatique : à une expression cliché, prise volontiers avec distance et ironie, l'auteur redonne sa pleine et entière signification. L'amour doit être fou comme tout véritable amour, c'est-à-dire libre, révolutionnaire, scandaleux, irréductible à toute règle sociale, toute loi rationnelle... surréaliste en somme.
Ici comme dans Nadja, mais cette fois de manière plus « heureuse », la femme aimée initie Breton aux mystères du hasard. L'amour lui ouvre les portes d'un monde de coïncidences, d'analogies, de correspondances.
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GuillaumeTM
  29 mars 2013
Ce livre est la suite de Nadja, André Breton nous narre la façon dont il rencontra sa future femme qui lui donna ensuite une petite fille du nom d'Aube.
Le point faible de ce roman est l'histoire beaucoup trop décousue pour intéresser hors des inconditionnels du surréalisme.
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tonny
  01 septembre 2016
J'ai lu cet ouvrage adolescent, après les vases communicants du même auteur qui m'avait déjà transformé et en voyage donc dans un état prompt au changement. J'étais fou amoureux et le suis toujours.
Ce que j'aime dans ce livre, c'est l'impression que le personnage donne (Breton) avec sa narration entre essai et roman, une confusion incontrôlable comme l'amour.
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mylena
  28 mai 2021
Ce texte est tout aussi décousu que Nadja, très littéraire, pas toujours limpide, difficile à lire. André Breton accorde une importance aux coïncidences qu'il interprète comme des signes à décoder. Il joue à se laisser prendre à ce jeu avec le réel. Y croit-il tout à fait ? Peu importe, le résultat est poétique et nous parle d'amour. C'est la manière qu'a Breton pour concilier l'homme et le monde qui l'entoure et de follement aimer.
J'ai bien aimé aussi cette idée, comme dans Nadja, des illustrations en noir-et-blanc pour bon nombre des références artistiques, picturales et même architecturales, comme une piqûre de rappel, ou pour nous faire mieux comprendre la perception ressentie (la tour Saint-Jacques chancelante, le filet de lait sans fin jailli d'un sein de verre).
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
AngelineBailleulAngelineBailleul   26 juillet 2022
"Faute de pouvoir encore répandre le sang, ils répandaient le lait. Entre les floraisons martyres des cactées dont, de conserve avec la cochenille et la chèvre, ils veillaient à ne laisser à bonne distance des routes aucune palette intacte – il n'est rien comme ces plantes exposées à tous les affronts et disposant d'un si terrible pouvoir de cicatrisation pour entretenir la pensée de la misère – s'érige ici le chandelier à cent branches d'une euphorbe à tige aussi grosse que le bras mais trois fois plus longue, qui, sous le choc d'une pierre lancée, saigne abondamment blanc et se macule. Les petits enfants visent de loin cette plante avec délice et il faut convenir que c'est la plus troublante merveille que celle de la sécrétion ainsi provoquée. Rien de plus impossible que de ne pas y associer à la fois l'idée du lait maternel et celle de l'éjaculation. La perle impossible point et roule inexplicablement sur la face tournée vers nous de tel ou tel prisme hexagonal de velours vert. Le sentiment de culpabilité n'est pas loin. Invulnérable dans son essence, la touffe attaquée rejaillit toute neuve à perte de vue du champ de pierrailles. Ce n'est pas elle qui a le plus souffert de la souillure."
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AngelineBailleulAngelineBailleul   26 juillet 2022
"Je marche sur du liège. Ont-ils été assez fous de dresser un miroir parmi tous ces plâtras ! Et les robinets qui continuent à cracher de la vapeur ! A supposer qu'il y ait des robinets. Je te cherche. Ta voix même a été prise par le brouillard [...]. Je te désire. Je ne désire que toi. Je caresse les ours blancs sans parvenir jusqu'à toi. Aucune autre femme n'aura jamais accès dans cette pièce où tu es mille, le temps de décomposer tous les gestes que je t'ai vue faire. Où es-tu ? Je joue aux quatre coins avec des fantômes. Mais je finirai bien par te trouver et le monde entier s'éclairera à nouveau parce que nous nous aimons, parce qu'une chaîne d'illuminations passe par nous. Parce qu'elle entraîne une multitude de couples qui comme nous sauront indéfiniment se faire un diamant de la nuit blanche. Je suis cet homme aux cils d'oursin qui pour la première fois lève les yeux sur la femme qui doit être tout pour lui dans une rue bleue. Le soir cet homme terriblement pauvre étreignant pour la première fois une femme qui ne pourra plus s'arracher à lui sur un pont. Je suis dans les nuages cet homme qui pour atteindre celle qu'il aime est condamné à déplacer une pyramide faite de son linge."
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AngelineBailleulAngelineBailleul   26 juillet 2022
"Teide admirable, prends ma vie ! Tourne sous ces mains rayonnantes et fais miroiter tous mes versants. Je ne veux faire avec toi qu'un seul être de ta chair, de la chair des méduses, qu'un seul être qui soit la méduse des mers du désir. Bouche du ciel en même temps que des enfers, je te préfère ainsi énigmatique, ainsi capable de porter aux nues la beauté naturelle et de tout engloutir. C'est mon cœur qui bat dans tes profondeurs inviolables, dans cette aveuglante roseraie de la folie mathématique où tu couves mystérieusement ta puissance. Daignent tes artères, parcourues de beau sang noir et vibrant, me guider longtemps vers tout ce que j'ai à connaître, à aimer, vers tout ce qui doit faire aigrette au bout de mes doigts ! Puisse ma pensée parler par toi, par les mille gueules hurlantes d'hermines en quoi tu t'ouvres là-haut au lever du soleil !"
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GrapheusGrapheus   20 février 2010
J'étais de nouveau près de vous, ma belle vagabonde, et vous me montriez en passant la Tour Saint-Jacques sous son voile pâle d'échafaudages qui, depuis des années maintenant, contribue à en faire plus encore le grand monument du monde à l'irrévélé. Vous aviez beau savoir que j'aimais cette tour, je revois encore à ce moment toute une existence violente
s'organiser autour d'elle pour nous comprendre, pour contenir l'éperdu dans son galop nuageux autour de nous :

À Paris la Tour Saint-Jacques chancelante
Pareille à un tournesol

ai-je dit assez obscurément pour moi dans un poème*, et j'ai compris depuis que ce balancement de la tour était surtout le mien entre les deux sens en français du mot
tournesol, qui désigne à la fois cette espèce d'hélianthe, connue aussi sous le nom de grand soleil et le réactif utilisé en chimie, le plus souvent sous la forme d'un papier bleu qui rougit au contact des acides.

*cf. Le Revolver à cheveux blancs
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HenriMoufettalHenriMoufettal   09 décembre 2012
« L’amour Fou « André Breton - Edition Folio

Page 43
Nous débattions le sens qu’il convient d’attacher, si minimes puissent-elles paraître, à de telles trouvailles
Page 57
Mais il s’agissait de pouvoir recommencer à aimer, non plus seulement de continuer à vivre !
Page 59
La mise en évidence de l’irrationalité, immédiate, confondante, de certains évènements nécessitent la stricte authenticité du document humain qui l’enregistre.
Page 69
Quel avertisseur fonctionnera jamais pour faire entendre la voix de la déraison, si je parle le langage qu’on m’a appris, et soutenir que demain sera autre, qu’il s’est mystérieusement, complètement, déchiré d’hier ?
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Videos de André Breton (69) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de André Breton
L'histoire commence et s'achève au cimetière du Montparnasse, sur la tombe du poète et résistant Robert Desnos, arrêté par la Gestapo un matin de Mardi gras. Interrogé rue des Saussaies, enfermé à Fresnes puis transféré au camp de Compiègne, celui que son ami André Breton surnommait le «prophète » du surréalisme, celui qui sidérait ses compagnons par ses facultés oraculaires dans les « Grands Sommeils », celui qui a donné souffle à Rrose Sélavy et au Corsaire Sanglot, prend le chemin de l'Allemagne nazie, où il sera déporté de camp en camp jusqu'à Terezín. À cette histoire se mêle celle d'un amour entre un homme et une femme de notre époque. Un amour passion qui se noue – et se dénoue – autour de l'auteur de "Corps et Biens". Un amour foudroyant dont le souvenir le hante encore. Pour s'en libérer, le narrateur devra parcourir en pensée le Chemin de croix de son poète fétiche.
Yann Verdo est journaliste au quotidien "Les Échos". Il a publié, en 2018, aux éditions Odile Jacob, un essai scientifique, "Le Violon d'Einstein", et un très beau roman remarqué aux éditions du Rocher en 2019 : "Noone"
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