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ISBN : 2752911696
Éditeur : Phébus (23/08/2018)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 17 notes)
Résumé :


Chez Larcher, on laisse le salarié comprendre par lui-même, et on a tous compris : pour durer, il faut s’accommoder d’une dose d’incompréhensible. Inutile de poser des questions si la machine te dit qu’à Lyon 70 % des Arnaud sont bruns, qu’ils pondent 5 mails de 200 à 800 signes par jour et que, s’ils boivent de la menthe à l’eau, ils doivent détester le bowling. On appelle ça une relation acausale et c’est ce que vend l’entreprise Larcher en traitan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Pirouette0001
  18 août 2018
Les méfaits de l'intelligence artificielle, dans notre monde devenu de haute technologie où la machine sait tout sur tout et surtout sur vous qui fréquentez réseaux sociaux, laissez des traces sur les sites que vous visitez et même dans les jeux en ligne auxquels vous êtes addicts.
Alexis Brocas en tire une fable rondement menée où un père, intellectuel raté, divorcé, qui gère plutôt mal que bien sa relation avec sa fille, est embauché par la firme Big Brother.
On ne décolle pas avant de connaître la fin.
Merci à Babélio et aux éditions Phebus pour cette découverte.
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Luniver
  01 septembre 2018
Quiconque a utilisé un peu les réseaux sociaux s'est déjà retrouvé avec une suggestion d'ami qu'on venait juste de croiser dans la rue alors qu'on ne l'avait plus vu depuis 5 ans, ou une publicité pour un bien qu'on envisageait tout doucement d'acheter sans en avoir encore informé personne.
Situation un peu flippante certes, mais qui généralement peut s'expliquer facilement. Chacun surestime sa propre originalité, sans se rendre compte qu'elle ne concerne qu'une petite fraction de son comportement, et que tout le reste est une exacte copie des faits et gestes de son groupe social. Avec une base de données suffisamment étoffée, un supermarché peut détecter presque à coup sûr que vous venez de perdre votre emploi, que vous êtes infidèle, que vous êtes enceinte, … rien qu'en regardant le contenu de votre carte de fidélité. de là à imaginer qu'on pourrait prédire votre comportement futur avant même que vous en ayez conscience, il y a un pas… que ce roman n'hésite pas à franchir.
L'auteur joue avec nos espoirs et nos peurs concernant l'ère du Big Data. Si le domaine a été capable d'avancées prodigieuses, l'humain est poussé sur le côté faute de comprendre le fonctionnement interne de la machine. Les outils sont souvent destinés à être une aide à la décision, mais on accorde de plus en plus une confiance aveugle dans les décisions de l'ordinateur. On retrouve ces tendances quand le héros reçoit l'annonce de la mort prochaine de sa fille : tout d'abord, une croyance absolue que la machine dit vrai, et qu'elle connaît quelque chose que le reste du monde est incapable de comprendre. La solution serait alors de jouer sur l'effet de surprise : puisque l'humain est battu à plate couture dans le monde rationnel, il ne lui reste plus qu'à faire des conneries inimaginables pour tenter de reprendre l'avantage.
Un roman dans l'air du temps, suffisamment intelligent pour ne pas tomber dans une caricature. La machine n'est pas un danger, l'être humain n'est ni dépassé ni indépassable. Il est par contre le seul à pouvoir prendre ses responsabilités, et c'est quelque chose qu'il ne devrait jamais oublier.
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Axelinou
  19 août 2018
Un roman d'anticipation mais aussi un roman noir.
Et si c'était la machine qui dirigeait tout ? Et si l'intelligence artificielle avait dépassé son créateur et devenait Dieu ? Et si la réalité virtuelle devenait la norme ?
Le (anti-héros) travaille comme rédacteur chez Larcher – mais ne sait pas ce qu'il fait ou plutôt à quoi cela sert. Son employeur ne lui dit rien d'autre que le salarié doit comprendre par lui-même. Il écrit donc des histoires, comme tout bon rédacteur qui se respecte. Et il constate que ses parfois ses histoires se réalisent.
Les fondamentaux de Larcher-Conseil : « Oubliez vos connaissances et vos coquetteries d'écriture. Pensez informations et structure, pensez données clés et narration, pensez transformer les données en narration. Je répète : la sobriété est la politesse que vous devez aux faits. Alors arrêtez de me rendre des rédactions faites pour épater la maîtresse ! OK ? »
Par ailleurs la fille de notre anti-héros passe ses journées sur un jeu en ligne. Quand j'écris ses journées, il faut comprendre 24/7. Elle est la meilleure sur ‘Yourland', mais est un avatar tant dans son jeu que dans la vie réelle.
« Nos enfants habitent des dimensions parallèles, si elles croisent parfois la nôtre lorsque nous nous attablons ou regardons la télé ensemble, leurs mondes nous resteront fermés pour toujours. Les trois quarts des actions d'Emma sur son portable et sa tablette me sont incompréhensibles et j'imagine que si elle court un danger, il viendra de cet angle mort. »
Un roman dévoré en deux jours, difficile à décrire et qui fait froid dans le dos, mais à découvrir !
« Pfff… de toute façon tu n'arriveras jamais à comprendre la foi.
- Peut-être, mais entre croire en Dieu et croire en un selfie sur tissu [le saint suaire de Turin], il y a une nuance, non ?
- Tu ne crois pas en Dieu, mais tu devrais t'entendre quand tu parles de ta machine. La machine sait tout, la machine peut tout, la machine connaît l'avenir…
- Plus bas, Emma ! Je ne t'ai jamais dit que le machine savait tout. J'ai dit qu'elle pouvait remplir les blancs avec les noirs, qu'elle était capable de déduire ce qu'elle ne savait pas de ce qu'elle savait, ce n'est pas la même chose. Je ne sais pas ce qu'elle peut faire, mais certainement pas d'ouvrir la mer en deux. Ton Dieu est comme nous, il a des intentions et une conscience. La machine n'a aucune intention et rien qui ressemble à une conscience. C'est ça qui la rend si difficile à comprendre. »
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mumuboc
  21 août 2018
Tout d'abord le livre : très jolie couverture et découverte d'une maison d'éditions que je ne connaissais pas du tout et cela est déjà positif.
Pour l'histoire : pas facile de la résumer et c'est pour cela que j'ai préféré vous mettre la quatrième de couverture. 
En ouvrant ce livre vous entrez dans une sorte de quatrième dimension..... Et si, comme une notice de mode d'emploi d'un appareil d'électro-ménager, les événements de notre vie étaient programmés à l'avance par un grand ordinateur/ordonnateur de destins ?
C'est un peu vite résumer les 181 pages de ce récit mais on entre dans les pages de ce roman dans un monde où toutes nos caractéristiques seraient entrées, à ce que j'ai compris, dans une banque de données et notre espérance de vie serait ainsi déterminée.
J'ai eu un peu de mal à me passionner pour cette histoire car si on est pas habituer au fonctionnement de jeux vidéos (c'est mon cas) ou des règles de marketing (car pour une partie cela ressemble à du marketing de vies) il y a toute une partie du récit qui nous échappe.
On retrouve malgré tout évidences des manipulations dont nous sommes l'objet dans nos vies de tous les jours : traçabilité, données conservées par nos tablettes, ordinateurs et portables et qui doivent bien être centralisées quelque part et utilisées et cela peut être effrayants de penser que nous ne sommes pas maîtres de nos vies.
Je pense que ce roman s'adresse à un public habitué à ce genre de récit futuriste mais actuel, science fictionnel et presque apocalyptique.
Pour ma part je dois avouer, très humblement, que je n'ai pas toujours tout suivi dès qu'il s'agissait d'entrer dans les mondes parallèles, les arcanes des manipulations, comment elles étaient faites etc... 
L'écriture ne pose aucun problème à part des termes pour habitués du genre, efficace, le fond porte également à réflexion mais je n'ai pas eu un réel plaisir à le lire car beaucoup trop abstrait (quoique) et technique pour moi. Mai comme le dit l'auteur :
Les livres sont des oeuvres d'art, ils sont reliés au monde. Même si on se perd à l'intérieur, ils finissent toujours par nous y ramener. (p135)
et moi je me suis sentie perdue dans l'histoire et j'ai eu du mal à y rester.....
Lien : http://mumudanslebocage.word..
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dupuisjluc
  03 septembre 2018
Un dieu dans la machine est un roman atypique que nous livre Alexis Brocas.
Une sorte de anti-héros devient l'employé modèle d'une entreprise dont la machine est le centre. Elle sait tout, elle contrôle tout, elle connaît tout, mais où est donc le blême...
Ce roman très bien écrit et prenant, nous entraîne à nous poser des questions sur notre rapport à la technologie, notre rapport au virtuel et notre rapport aux réponses que nous fournit justement la machine.
Pour moi, les parallèles avec les grandes firmes du net sont flagrants et, même si la dérive semble inéluctable, ce roman nous pousse à la réflexion.
La machine peut-elle tout régir? Peut-elle prendre en main nos existences? Ou bien, comme le dit le livre "un truc qui pense tout et n'importe quoi à la fois est incapable de poursuivre une vision, avec ce que ça suppose de folie sublimée",
Pas besoin d'être un gourou du net ou un adepte assidu des jeux vidéos pour apprécier cette histoire et pour se plonger dans ce que pourrait être notre futur pas si lointain...
Une lecture que je recommande donc vivement, ne serais ce que pour éviter d'être surpris le jour où cela arrivera ;-) ou pas...
Reçu dans le cadre d'une Masse Critique spécifique, je remercie les éditions Phébus et Babelio pour cette belle découverte
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critiques presse (1)
Actualitte   25 octobre 2018
Attardez-vous sur le style de l'écriture. Corrosif. Comique. Pudique. Tout le monde se cache et tout le monde est clair pourtant. Le style très personnel de l'auteur se jongle derrière ses mots pimentés et saugrenus. Faussement masqué et d'autant plus séduisant.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ulostcontrol_ulostcontrol_   26 juillet 2018
Cette histoire a de multiples débuts. Pour moi, elle commence en 2003: je suis marié, j’ai 31 ans et je regarde par la fenêtre le monde changer. Les voitures prennent des rondeurs de nuage comme pour circuler dans des tubes à air comprimé. Les costumes se cintrent à la taille, ils épousent la sveltesse capitalistique à la mode et le rêve d’un corps social dégraissé. Les téléphones se changent en ordinateurs, les ordinateurs en home cinéma, les films en jeux vidéo, les jeux vidéo en films, l’argent en abstraction, les licenciements en plans de sauvegarde de l’emploi. Le vingt et unième sera robotique, virtuel et plus sauvagement libéral encore que le vingtième, proclament les experts. Comme ça les excite – et quelle peur on sent derrière.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
LuniverLuniver   15 août 2018
T'inquiète, papa, si je meurs j'irai au paradis. Même si t'y crois pas, maintenant tu sais que de l'autre côté du pont, il y aura une fille qui me ressemblera. Reconstituée par une machine qui me connaît encore mieux que je me connais, c'est ça ? Et qui sera donc encore plus moi que moi ? Ça devrait te rassurer.
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dupuisjlucdupuisjluc   21 août 2018
L'humanité va crever de ses conneries et la machine ne la sauvera pas. Pas parce qu'elle n'en a pas les pouvoirs. Mais parce qu'un truc qui pense tout et n'importe quoi à la fois est incapable de poursuivre une vision, avec ce que ça suppose de folie sublimée. Tout ce que pourra la machine, c'est nous administrer au mieux et nous offrir des cadeaux technologiques que nous emploierons à tort et à travers. Pas sûr que ça ajoute à l'espérance de vie de l'espèce.
(p.116)
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mumubocmumuboc   21 août 2018
Les livres sont des oeuvres d'art, ils sont reliés au monde. Même si on se perd à l'intérieur, ils finissent toujours par nous y ramener. (p135)
Commenter  J’apprécie          90
dupuisjlucdupuisjluc   21 août 2018
Notre formatrice se nomme Mme Lanoux - mince, sèche, blonde, sans âge, à peine sexuée: une de ces créatures qui semblent nées d'un courant d'air et de la poussière des bureaux... Quand elle sourit, on a des démangeaisons.
(p.14)
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Videos de Alexis Brocas (3) Voir plusAjouter une vidéo
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Alexis Brocas - Un dieu dans la machine
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