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Détective Jack Taylor tome 5 sur 9
EAN : 9782070442911
384 pages
Gallimard (01/09/2011)
3.8/5   97 notes
Résumé :
L'Irlande, noyée sous l'afflux des devises et livrée à la cupidité, ne se tourne plus vers l’Église, en quête de réconfort et de consolation.
Mais la décapitation du père Joyce dans un confessionnal de Dublin horrifie les citoyens les plus blasés. Jack Taylor, que le traumatisme lié à la perte d'un être cher vient d'anéantir, s'est toujours considéré comme à mille lieues d'une éventuelle rédemption. Un travail insolite lui offre pourtant un nouveau départ, et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Après un quatrième tome un peu mou du genou, excepté la chute, l'on retrouve en ce cinquième notre détective privé irlandais favori, Jack Taylor, sortant de l'hôpital psychiatrique. Quasiment en pleine forme selon ses critères de survie, il se retrouve dans une enquête touchant (c'est le cas de le dire) l'Eglise de près, avec l'occasion de se rapprocher voire de se parler avec le confesseur de sa défunte mère, le père Malory, croisé à de multiples reprises dans les tomes précédents.

Comme le fait remarquer un babélionaute connaisseur de l'oeuvre de Ken Bruen (bonjour Yatova), les tomes de cette série sont en fait des tranches de la vie de Jack Taylor entrecoupée d'enquêtes, homme certes pitoyable mais ô combien humain, détective inspiré, irlandais jusqu'au fond de la pinte de Guiness et de l'âme, à lire de façon rapprochée pour pleinement apprécier l'ensemble de l'oeuvre.

Cette fois encore l'enquêteur explore le côté très sombre de la nature humaine, avec un cynique distancié, certes touché mais non coulé par les coups de la vie, qui porte ses errements et erreurs comme une croix même s'il s'en défend et fait montre de s'en détacher.

Mais dans une Irlande qui évolue, générant de plus en plus de richesses et de modernité au détriment de son âme et de ses traditions, à son désarroi, Jack en arrive à ne plus complètement reconnaître son Galway et donc son Irlande, indubitablement à l'instar de son créateur Ken Bruen.
Le goût en bouche de cette noirceur humaine et de cette Irlande moderne semble bien plus amère qu'une Guiness...
La fin sera dramatique, comme d'habitude.

La suite au prochain épisode de la vie de Jack.
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Apres le terrible final du tome précédent, j'étais assez pressée de retrouver Jack Taylor pour savoir comment il se portait…. Effectivement, au début de ce cinquième tome, on va retrouver notre détective irlandais bien cabossé…Enfin, il est bien plus que cabossé ou amoché puisqu'on le retrouve à la limite de la catatonie dans un service de psychiatrie….
Bon, pour notre plus grand plaisir, il va réussir à sortir de la bulle ou il s'était réfugié et va essayer de retrouver un semblant de vie normale…Pas évident tout cela car finalement, son entourage est plus que minimaliste puisqu'il se résume à une seule et unique personne : son amie flic ( enfin, je voulais dire garda ), Ridge. Et quand on assiste à la qualité de leurs échanges, on ne peut s'empêcher de se dire que l'amour vache entre ces deux est au rendez-vous…
Finalement, c'est d'un côté où il n'attendait rien qu'une nouvelle affaire va lui être soumise. C'est l'ancien ami prêtre de sa mère, le père Malachy qui va lui demander d'enquêter sur un meurtre particulièrement atroce commis contre un autre membre du clergé….
Cette affaire va une fois de plus permettre à l'auteur, Ken Bruen, d'aborder certains aspects de l'Eglise catholique qui a plus d'un squelette dans son placard dans l'histoire de l'Irlande….
Comme d'habitude c'est la ville de Galway qui sert d'écrin et de décor à l'enquête de jack, qu'on ne peut s'empêcher d'apprécier…Mention spéciale une fois de plus pour ses coups de coeurs en littérature ainsi que sur ses références musicales… J'adore…

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Voici un roman noir que j'ai dévoré et adoré.
le narrateur est un ex flic irlandais ex alcoolique sortant de l'asile psy et malgré ce passif relativement lourd il a beaucoup d'humour (noir) et nous raconte autant son pays : l'Irlande que son enquête policière qui somme toute n'est qu'un prétexte ou un fil conducteur qui lui permet de nous parler du pays et des gens.
La bière et le whiskey coulent à flot, sauf pour Jack Taylor qui est abstinent bien sur, "l'Irlande a une arme de destruction massive : l'alcoolisme"
L'auteur nous présente le coté le plus noir de l'Irlande et de son mal de vivre mais toujours avec cet humour britanique que j'adore.
C'est le premier livre de Ken Bruen que j'ai lu, sur les conseils de Babelio, et ce ne sera pas le dernier je vous le conseille sans modération.
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J'ai rencontré Jack Taylor avec le martyre des Magdalènes et j'avais trouvé ce personnage d'un cynisme et d'un humour délicieux ! A vrai dire, à la lecture de la quatrième de couverture, on peut hésiter à vouloir le rencontrer ! Mais il ne faut pas, au contraire...

Jack Taylor mène des enquêtes mais a la particularité de n'être pas inspecteur, ni commissaire, même plus garda siochana (gardien de la paix) parce qu'il s'est fait viré. Il est reconverti en détective, même pas privé. Bref, un drôle d'énergumène ! Pourtant c'est un grand coeur et un homme sensible (si, si) : responsable de la mort de la fille de son meilleur ami par défaut de surveillance, il a sombré dans une grave dépression qui l'a mené tout droit à l'hôpital psychiatrique où il est resté 5 mois, dans un état de prostration totale. Il doit sa renaissance à un autre patient, un Camerounais, pas aux médicaments.
Jack se retrouve dans les rues de Galway, sa ville (et celle de son créateur, Ken Bruen) pour notre plus grand plaisir, de sucroît en pleine canicule de 2003 (oui, je confirme que la canicule a bien touché l'Irlande en 2003 !)... Il découvre que son meilleur ami est devenu ivrogne et clochard et que l'ex-femme de celui-ci, n'a qu'une envie trouer la peau de Jack à la première occasion. Pourtant, ce n'est pas ce qui va occuper notre héros, mais le meurtre d'un prêtre...

Ken Bruen aborde ici sans concession ni "édulcorant" les scandales de la pédophilie en Irlande. Il n'hésite pas à faire parler les victimes et c'est l'occasion pour Jack Taylor de régler ses comptes avec un prêtre qui traînait un peu trop avec sa mère : les hommes d'église aimaient bien les femmes seules avec enfant. Ken Bruen n'hésite pas à secouer le lecteur par une écriture qui ne fait pas dans la dentelle et un humour noir corrosif qui fait mouche !
Jack Taylor traîne ses guettres dans les rues de la Galway du Tigre celtique et rien ne lui échappe. Il a le sens de la répartie, surtout en ce qui concerne son pays :

"L'Irlande est un pays de questions et de très très rares réponses"

"Conseiller aux gens, en Irlande, de fare attention au soleil, c'est aussi rare que de servir du bacon sans chou pour l'accompagner"

"Jamais vous ne verrez, et je dis bien jamais, un citoyen irlandais passer sour une échelle ou ne pas croiser les doigts pendant un match de hurling"

"Neuf fois sur dix les femmes d'Irlande ne manquent pas de vous casser les couilles" : ah bon ? je crois que l'inverse est tout à fait vrai !!

L'autre événement majeur de cette aventure c'est que Jack a renoncé à tout jamais à l'alcool. Et il tient parole : il va au pub avec les diverses personnes qu'il rencontre mais, s'il commande un bière, il la laisse intacte ! Au pire, il essaie une cuite au café noir...

Le personnage de Jack Taylor m'a un peu fait penser à John Rebus, le héros de Ian Rankin... Comme son confrère écossais, Ken Bruen sait vous plonger dans l'ambiance d'une ville avec un personnage tout sauf parfait...

Autre détail d'importance : Jack Taylor est un amoureux des livres, surtout des romans noirs des années 50. Rien de tel qu'un petit David Goodis pour remettre notre héros sur pied : "Je voulais seulement avoir du temps pour me reposer, essayer de récupérer un peu d'énergie. Je me plongeai intensément dans la lecture. David Goodis, bien sûr. Dans le lot que m'avait préparé Vinny, il y avait Eugène Izzi, Invasions, coincé entre Cauchemar et Cassidy's Girl. Si un écrivain de romans noirs a un jour connu une fin noire, c'est bien lui."

Bref, un Ken Bruen de très très bon cru, qui rend accroc ! Ce roman noir a d'ailleur obtenu le Grand Prix de littérature policière 2009.
On en redemande !
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Jack Taylor est-il devenu sobre? A-t' il un fils? Qui a décapité le père Joyce? Comment s'appellent les enfants de choeur?
Lisez La Main droite du diable. Un roman noir à l'humour et aux personnages so irish à déguster comme un bon vieux Goodis que l'auteur Ken Bruen affectionne tant.
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
Si ç’avait été facile, j’en serais resté là. Je pris la décision de ne pas lâcher. Si j’avais su alors où cette résolution initiale allait me mener, au cœur de l’âme irlandaise, aurais-je battu en retraite ?
Vraisemblablement pas.
Ça ne m’était jamais arrivé.
Cet adage à la con, sur les gens qui ignorent les enseignements du passé et sont condamnés à reproduire les mêmes erreurs, c’est en pensant à moi qu’il a été rédigé. Aurais-je agi différemment si j’avais su les tourments du passé, l’amour perdu, l’humiliation, la honte et l’amitié proprement sidérante qui m’attendaient ?
Si j’avais bénéficié d’une connaissance anticipée des événements, aurais-je dit :
-Non, très peu pour moi, merci, je souhaite préserver le soupçon de santé mentale qui me reste.
Hélas, j’aurais néanmoins cheminé sur cette route du destin contraire.
Pourquoi ?
Parce que je suis un idiot, pire encore, un idiot têtu
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Quelque chose s'était insinué dans la pièce. Je ne suis pas assez imaginatif pour parler de glaciation, mais la baisse de température était indubitable.
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J'étais loin de me douter que ma vie entière allait sombrer dans toute la dynamique (devrais-je dire le dysfonctionnement?) de la relation père-fils.
Vous vous souvenez de Cat Stevens, auteur-compositeur à succès qui était retourné à ses racines islamiques et avait changé de nom? Sa chanson devenue un classique, Father and Son, était ressortie. Les Érinyes, vous pourriez dire, me baisaient dans les grandes largeurs, mais est-ce que j'y prêtais attention ? Mon cul, oui.
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Peut-être nous sommes-nous enrichis, mais jamais nous ne sommes devenus impulsifs. Une question est toujours suspecte. Durant les années de domination britannique, les années où il fallait dire oui, les questions, la plupart du temps posées par un soldat qui vous braquait une arme sur la figure, ont entraîné une certaine lassitude. S'il faut dire la vérité, et parfois c'est nécessaire, nous éprouvons le désir profond de réagir par deux autres questions.
La première : Pourquoi vous me demandez ça ?
La deuxième, peut-être plus fondamentable : En quoi cela vous regarde ?
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Beaucoup d'hommes avaient adopté la mode irlandaise par temps chaud : shorts amples, jambes blanches, sandales. Pire, si possible : des sandales associées à d’épaisses chaussettes en laine.
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Videos de Ken Bruen (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ken Bruen
Bande-annonce en VF de Blitz (2011), réalisé par Elliott Lester, d'après le roman R&B Blitz de Ken Bruen.
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