AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782070442911
384 pages
Éditeur : Gallimard (01/09/2011)
3.77/5   79 notes
Résumé :
L'Irlande, noyée sous l'afflux des devises et livrée à la cupidité, ne se tourne plus vers l’Église, en quête de réconfort et de consolation.
Mais la décapitation du père Joyce dans un confessionnal de Dublin horrifie les citoyens les plus blasés. Jack Taylor, que le traumatisme lié à la perte d'un être cher vient d'anéantir, s'est toujours considéré comme à mille lieues d'une éventuelle rédemption. Un travail insolite lui offre pourtant un nouveau départ, et... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
3,77

sur 79 notes
5
2 avis
4
6 avis
3
2 avis
2
0 avis
1
2 avis

Crazynath
  12 avril 2021
Apres le terrible final du tome précédent, j'étais assez pressée de retrouver Jack Taylor pour savoir comment il se portait…. Effectivement, au début de ce cinquième tome, on va retrouver notre détective irlandais bien cabossé…Enfin, il est bien plus que cabossé ou amoché puisqu'on le retrouve à la limite de la catatonie dans un service de psychiatrie….
Bon, pour notre plus grand plaisir, il va réussir à sortir de la bulle ou il s'était réfugié et va essayer de retrouver un semblant de vie normale…Pas évident tout cela car finalement, son entourage est plus que minimaliste puisqu'il se résume à une seule et unique personne : son amie flic ( enfin, je voulais dire garda ), Ridge. Et quand on assiste à la qualité de leurs échanges, on ne peut s'empêcher de se dire que l'amour vache entre ces deux est au rendez-vous…
Finalement, c'est d'un côté où il n'attendait rien qu'une nouvelle affaire va lui être soumise. C'est l'ancien ami prêtre de sa mère, le père Malachy qui va lui demander d'enquêter sur un meurtre particulièrement atroce commis contre un autre membre du clergé….
Cette affaire va une fois de plus permettre à l'auteur, Ken Bruen, d'aborder certains aspects de l'Eglise catholique qui a plus d'un squelette dans son placard dans l'histoire de l'Irlande….
Comme d'habitude c'est la ville de Galway qui sert d'écrin et de décor à l'enquête de jack, qu'on ne peut s'empêcher d'apprécier…Mention spéciale une fois de plus pour ses coups de coeurs en littérature ainsi que sur ses références musicales… J'adore…
Challenge Mauvais Genres 2021
Challenge Séries 2021
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          360
Philippe67
  03 janvier 2012
Voici un roman noir que j'ai dévoré et adoré.
le narrateur est un ex flic irlandais ex alcoolique sortant de l'asile psy et malgré ce passif relativement lourd il a beaucoup d'humour (noir) et nous raconte autant son pays : l'Irlande que son enquête policière qui somme toute n'est qu'un prétexte ou un fil conducteur qui lui permet de nous parler du pays et des gens.
La bière et le whiskey coulent à flot, sauf pour Jack Taylor qui est abstinent bien sur, "l'Irlande a une arme de destruction massive : l'alcoolisme"
L'auteur nous présente le coté le plus noir de l'Irlande et de son mal de vivre mais toujours avec cet humour britanique que j'adore.
C'est le premier livre de Ken Bruen que j'ai lu, sur les conseils de Babelio, et ce ne sera pas le dernier je vous le conseille sans modération.
Commenter  J’apprécie          230
maevedefrance
  09 juin 2012
J'ai rencontré Jack Taylor avec le martyre des Magdalènes et j'avais trouvé ce personnage d'un cynisme et d'un humour délicieux ! A vrai dire, à la lecture de la quatrième de couverture, on peut hésiter à vouloir le rencontrer ! Mais il ne faut pas, au contraire...
Jack Taylor mène des enquêtes mais a la particularité de n'être pas inspecteur, ni commissaire, même plus garda siochana (gardien de la paix) parce qu'il s'est fait viré. Il est reconverti en détective, même pas privé. Bref, un drôle d'énergumène ! Pourtant c'est un grand coeur et un homme sensible (si, si) : responsable de la mort de la fille de son meilleur ami par défaut de surveillance, il a sombré dans une grave dépression qui l'a mené tout droit à l'hôpital psychiatrique où il est resté 5 mois, dans un état de prostration totale. Il doit sa renaissance à un autre patient, un Camerounais, pas aux médicaments.
Jack se retrouve dans les rues de Galway, sa ville (et celle de son créateur, Ken Bruen) pour notre plus grand plaisir, de sucroît en pleine canicule de 2003 (oui, je confirme que la canicule a bien touché l'Irlande en 2003 !)... Il découvre que son meilleur ami est devenu ivrogne et clochard et que l'ex-femme de celui-ci, n'a qu'une envie trouer la peau de Jack à la première occasion. Pourtant, ce n'est pas ce qui va occuper notre héros, mais le meurtre d'un prêtre...
Ken Bruen aborde ici sans concession ni "édulcorant" les scandales de la pédophilie en Irlande. Il n'hésite pas à faire parler les victimes et c'est l'occasion pour Jack Taylor de régler ses comptes avec un prêtre qui traînait un peu trop avec sa mère : les hommes d'église aimaient bien les femmes seules avec enfant. Ken Bruen n'hésite pas à secouer le lecteur par une écriture qui ne fait pas dans la dentelle et un humour noir corrosif qui fait mouche !
Jack Taylor traîne ses guettres dans les rues de la Galway du Tigre celtique et rien ne lui échappe. Il a le sens de la répartie, surtout en ce qui concerne son pays :
"L'Irlande est un pays de questions et de très très rares réponses"
"Conseiller aux gens, en Irlande, de fare attention au soleil, c'est aussi rare que de servir du bacon sans chou pour l'accompagner"
"Jamais vous ne verrez, et je dis bien jamais, un citoyen irlandais passer sour une échelle ou ne pas croiser les doigts pendant un match de hurling"
"Neuf fois sur dix les femmes d'Irlande ne manquent pas de vous casser les couilles" : ah bon ? je crois que l'inverse est tout à fait vrai !!
L'autre événement majeur de cette aventure c'est que Jack a renoncé à tout jamais à l'alcool. Et il tient parole : il va au pub avec les diverses personnes qu'il rencontre mais, s'il commande un bière, il la laisse intacte ! Au pire, il essaie une cuite au café noir...
Le personnage de Jack Taylor m'a un peu fait penser à John Rebus, le héros de Ian Rankin... Comme son confrère écossais, Ken Bruen sait vous plonger dans l'ambiance d'une ville avec un personnage tout sauf parfait...
Autre détail d'importance : Jack Taylor est un amoureux des livres, surtout des romans noirs des années 50. Rien de tel qu'un petit David Goodis pour remettre notre héros sur pied : "Je voulais seulement avoir du temps pour me reposer, essayer de récupérer un peu d'énergie. Je me plongeai intensément dans la lecture. David Goodis, bien sûr. Dans le lot que m'avait préparé Vinny, il y avait Eugène Izzi, Invasions, coincé entre Cauchemar et Cassidy's Girl. Si un écrivain de romans noirs a un jour connu une fin noire, c'est bien lui."
Bref, un Ken Bruen de très très bon cru, qui rend accroc ! Ce roman noir a d'ailleur obtenu le Grand Prix de littérature policière 2009.
On en redemande !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
koalas
  30 décembre 2013
Jack Taylor est-il devenu sobre? A-t' il un fils? Qui a décapité le père Joyce? Comment s'appellent les enfants de choeur?
Lisez La Main droite du diable. Un roman noir à l'humour et aux personnages so irish à déguster comme un bon vieux Goodis que l'auteur Ken Bruen affectionne tant.
Commenter  J’apprécie          150
encoredunoir
  27 septembre 2011

Voilà un bon moment que je m'étais éloigné de Jack Taylor, le héros cabochard et à vif de Ken Bruen. Depuis le dramaturge et sa fin encore plus sombre que les précédentes avec laquelle j'avais un peu eu la sensation que Bruen tendait un peu à verser dans le pathos, ce à quoi il ne m'avait pas habitué. Mais lorsqu'on aime un auteur, le désamour n'est souvent que passager. Et me revoilà donc face à Jack Taylor.

Après la fin donc dramatique du Dramaturge, Jack a eu du mal à encaisser le choc et a passé quelques mois dans un état proche de la catatonie dans un hôpital psychiatrique. À sa sortie, rien n'a changé et tout a changé. Rien n'a changé car Jack a tôt fait d'être sur la brèche : le père Malachy, le confident honnis de sa défunte mère, lui demande de retrouver la personne qui semble avoir décidé de décapiter des prêtres pédophiles, et Ridge, la garda, a besoin de son aide pour trouver qui la harcèle. Rien n'a changé non plus parce que Jack a encore arrêté de boire et parce que, toujours, il semble chercher une absolution que lui seul serait en capacité de se donner s'il le voulait vraiment. Tout a changé par contre parce que même Galway, ville la plus sale d'Irlande, est en pleine gentrification, parce que l'Irlande est devenue le Tigre celtique porté au pinacle par les tenants de la nouvelle économie (nous sommes en 2004… plus dure sera la chute), bref, un pays qui n'est plus vraiment le sien, où tout le monde parle et mange américain… et si on boit encore irlandais… et bien, justement, on l'a dit, Jack ne boit plus.
Une fois de plus, l'enquête, ou plutôt les enquêtes, de Jack Taylor, ne sont que prétextes pour suivre l'errance du héros et se règlent quasiment d'elles-mêmes. Un héros qui vieillit, qui fait preuve de plus en plus d'empathie pour ses semblables tout en sachant qu'il va sans doute finir par en payer le prix. Car, si Jack entrevoit parfois la lumière, il ne faut pas oublier que Ken Bruen construit depuis Delirium Tremens, une oeuvre d'une noirceur incomparable.

Lien : http://encoredunoir.over-blo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60

Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
encoredunoirencoredunoir   27 septembre 2011
Si ç’avait été facile, j’en serais resté là. Je pris la décision de ne pas lâcher. Si j’avais su alors où cette résolution initiale allait me mener, au cœur de l’âme irlandaise, aurais-je battu en retraite ?
Vraisemblablement pas.
Ça ne m’était jamais arrivé.
Cet adage à la con, sur les gens qui ignorent les enseignements du passé et sont condamnés à reproduire les mêmes erreurs, c’est en pensant à moi qu’il a été rédigé. Aurais-je agi différemment si j’avais su les tourments du passé, l’amour perdu, l’humiliation, la honte et l’amitié proprement sidérante qui m’attendaient ?
Si j’avais bénéficié d’une connaissance anticipée des événements, aurais-je dit :
-Non, très peu pour moi, merci, je souhaite préserver le soupçon de santé mentale qui me reste.
Hélas, j’aurais néanmoins cheminé sur cette route du destin contraire.
Pourquoi ?
Parce que je suis un idiot, pire encore, un idiot têtu
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
CrazynathCrazynath   16 avril 2021
Quelque chose s'était insinué dans la pièce. Je ne suis pas assez imaginatif pour parler de glaciation, mais la baisse de température était indubitable.
Commenter  J’apprécie          130
nina2loinnina2loin   29 septembre 2012
J'étais loin de me douter que ma vie entière allait sombrer dans toute la dynamique (devrais-je dire le dysfonctionnement?) de la relation père-fils.
Vous vous souvenez de Cat Stevens, auteur-compositeur à succès qui était retourné à ses racines islamiques et avait changé de nom? Sa chanson devenue un classique, Father and Son, était ressortie. Les Érinyes, vous pourriez dire, me baisaient dans les grandes largeurs, mais est-ce que j'y prêtais attention ? Mon cul, oui.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
moustafettemoustafette   30 août 2011
Peut-être nous sommes-nous enrichis, mais jamais nous ne sommes devenus impulsifs. Une question est toujours suspecte. Durant les années de domination britannique, les années où il fallait dire oui, les questions, la plupart du temps posées par un soldat qui vous braquait une arme sur la figure, ont entraîné une certaine lassitude. S'il faut dire la vérité, et parfois c'est nécessaire, nous éprouvons le désir profond de réagir par deux autres questions.
La première : Pourquoi vous me demandez ça ?
La deuxième, peut-être plus fondamentable : En quoi cela vous regarde ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
CrazynathCrazynath   10 avril 2021
Beaucoup d'hommes avaient adopté la mode irlandaise par temps chaud : shorts amples, jambes blanches, sandales. Pire, si possible : des sandales associées à d’épaisses chaussettes en laine.
Commenter  J’apprécie          80

Videos de Ken Bruen (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ken Bruen
Bande-annonce en VF de Blitz (2011), réalisé par Elliott Lester, d'après le roman R&B Blitz de Ken Bruen.
autres livres classés : irlandeVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura

Vous aimez ce livre ? Babelio vous suggère




Quiz Voir plus

Quiz de la Saint-Patrick

Qui est Saint-Patrick?

Le saint patron de l’Irlande
Le saint-patron des brasseurs

8 questions
168 lecteurs ont répondu
Thèmes : fêtes , irlandais , irlande , bière , barCréer un quiz sur ce livre