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Détective Jack Taylor tome 4 sur 9

Pierre Bondil (Traducteur)
EAN : 9782070398799
288 pages
Gallimard (15/10/2009)
3.77/5   75 notes
Résumé :
L'impossible s'est finalement produit. Jack ne se drogue plus, ne boit plus et sort même avec une femme de son âge. Certains vont jusqu'à prétendre l'avoir vu à la messe... On peut toujours rêver ou se mentir à soi-même, la vérité ne tarde pas à vous rattraper par le colback pour vous ramener à elle d'un coup sec. D'autant que, si Jack tente de s'amender, le monde, lui, ne change pas. Un mari jaloux lui démonte le genou à coups de crosse, des flics désinvoltes l'acc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Retour de Jack, qui a abandonné l'alcool par volonté, et s'y tient, la drogue par nécessité, son dealer finissant en prison.
Ce dernier lui confie une enquête le touchant personnellement, le décès de sa soeur, qui n'emballe pas Jack et qu'il entreprend en dilettante.
Cette fois il ne foire pas son enquête, qu'il résout mais vraiment par hasard .

Comme pour les précédents romans de la série, la partie enquête est assez ténue, voire anecdotique. Bruen parle beaucoup de littérature et d'Irlande, mais sans véritable fond (social, historique ou culturel) au contraires des oeuvres antérieures.
Mais ce qui fonctionnait bien précédemment tourne un peu à vide ; c'est pas que l'on s'ennuie de lire le pseudo-detective commander des cafés en place de Jameson, mais comme il n'y a pas grand chose présentant un intérêt soutenu à côté, hormis apprendre que Galway n'est plus un village et que c'était mieux avant, c'est tout comme.
Donc une impression mitigée, comme un coup de mou dans la série, en sachant que toute série à un tome faible. Celui-ci reste malgré tout lisible car dans une continuité narrative, il ne faudrait pas que le suivant s'englue aussi...

Le livre se conclu par un drame, comme pour les autres, tombant directement et brutalement telle la lame de la guillotine, ce qui me fera lire assez rapidement le tome suivant pour savoir comment rebondi Jack, en espérant qu'il sera plus consistant.
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Jack Taylor plus sobre qu'un chameau à la diète ? Jack Taylor devenu le champion des abstinents ?
C'est une légende, une blague, un fake ?
Hé ben non ! Incroyable mais vrai, notre détective irlandais ne carbure plus qu'à l'eau …Fini les tours des pubs entre les pintes de Guinness et alcools légèrement plus aromatisés…. Fini le snifage de coke…. Fini la consommation de tout autre produit illicite…
C'est donc dans des dispositions d'esprit forts avantageuses me direz-vous qu'il accepte d'enquêter sur la mort accidentelle d'une jeune étudiante… Accidentelle ? Finalement, il n'y a pas que le frère de la jeune femme qui pense que non, même Jack va finalement en douter….et fourrer son nez là où il ne faut pas….
Une fois de plus, j'ai eu plaisir à retrouver Jack Taylor … Ses enquêtes passent comme d'habitude au second plan, car finalement, à travers le portrait de cet homme, c'est une partie de la société irlandaise qui est passée au crible par Ken Bruen… de plus, se balader dans les rues de Galway avec Jack, retrouver certains personnages récurrents donne surtout un petit gout de revenez-y.
Car oui, je n'ai qu'une hâte à l'issue de cette lecture : c'est de continuer mon petit bout de chemin avec Jack Taylor…. Hâte d'autant plus présente au vu de la fin de cet épisode qui laisse augurer une suite fort intéressante et palpitante…




Challenge Séries 2021
Challenge Mauvais Genres 2021
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Jack Taylor ne consomme plus d'alcool ni de drogue. Bon, s'il ne prend plus de cocaïne, c'est tout simplement que son dealer vient d'être incarcéré. Jack lui rend d'ailleurs visite en prison à sa demande. le trafiquant le prie d'enquêter sur la mort de sa soeur qui a chuté du haut d'un escalier. Détail troublant, les policiers ont trouvé un volume de Synge, un écrivain irlandais, sous le corps de la victime. Ça ressemble à un début de polar et ça tombe bien, notre protagoniste est un ex-policier reconverti en détective. Oui, mais notre héros va divaguer, nous faire part de ses considérations sur son pays et ses compatriotes, de ses lectures et de ses goûts musicaux et laisser l'affaire au second plan. Les remarques cinglantes et l'humour noir peinent à sauver une intrigue inexistante. Et pourquoi avoir placé autant de citations rarement pertinentes dans le texte ? Oui, j'ai parfois souri, oui, j'ai aimé retrouver l'univers de Jack Taylor (sa logeuse, sa mère acariâtre, le pub tenu par un couple d'amis, son goût des livres, ses mésaventures amoureuses…) mais je me suis longtemps demandé pourquoi je persistais à lire ce roman. Persévérer m'a permis de trouver un peu d'intérêt au roman. Alors non, sans surprise, l'intrigue plate trouve un dénouement attendu et grotesque. Mais j'ai trouvé les deux derniers chapitres percutants. Me voilà récompensé de ma patience mais guère encouragé à me lancer dans la suite de la série.
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Dans le présent volume, on ne reconnaît plus notre alcolo de Jack : il carbure maintenant à l'eau du robinet et au yaourt. Il a même décidé de laisser sa vie de détective privé au vestiaire pour un moment. Seulement voilà, un ancien indic dealer emprisonné le supplie de se renseigner sur le meurtre de sa soeur, étudiante retrouvée assassinée. le meurtrier a l'air de s'y connaître en littérature irlandaise puisqu'il a laissé au pied de la victime un livre de John M. Synge. Jack se laisse convaincre à contre-coeur de s'occuper de cette affaire. Sans une goutte d'alcool. Avec parfois son ex-collègue "boulet", la ban garda, Brid, qui ne supporte pas qu'on l'appelle par son nom anglicisé, mais seulement par son nom irlandais : Ni an Iomaire. Cela va sans dire que Jack se fait une joie d'écorcher son nom à la moindre occasion...

Comme dans tous les romans noirs de Ken Bruen mettant en scène Jack Taylor, l'intrigue passe quasiment au second plan car Jack n'a de cesse d'observer ce qui se passe autour de lui, cette Irlande qui change et ses répliques font mouche :

"Dans le catalogue irlandais du crime, se prendre pour plus important qu'on n'est est gravissime."

"De mon temps un policier savait regarder de l'autre côté quand on lui tendait un pot de vin, mais aujourd'hui ils ont perdu tout respect d'eux-mêmes."

"Le type qui tripote son alliance, il a des besoins sexuels au-dessus de la moyenne."

"La journée était radieuse. Je m'arrêtais un moment à Eyre Square où l'herbe était envahie de gens qui se doraient au soleil. Avant le soir, ils seraient rouges, couverts de cloques. La rançon globale d'un été irlandais."

Jack enterre sa mère mais n'en a pas moins à l'oeil de prêtre qui lui avait mis le grapin dessus. Parce que l'Eglise est définivement coupable des pires crimes à ses yeux. Ken Bruen y reviendra d'ailleurs dans La main droite du diable, comme il l'avait fait avec le martyr des Magdalènes.

Les romans noirs de Ken Bruen sont de la même veine que ceux d'Henning Mankell, auquel le romancier irlandais fait un clin d'oeil par une référence au Guerrier solitaire. Des clins d'oeil, il y en a en quantité d'ailleurs, notamment aux auteurs de romans noirs américains. Mais là, je ne suis pas assez calée pour vous en causer !

Les aventures de Jack Taylor plairont aux fans de Mankell, Rankin, Indridason etc. C'est de la même veine délicieuse !
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Après avoir lu l'année dernière Toxic Blues, j'ai retrouvé avec plaisir, entre deux lectures demandant plus d'efforts, Jack Taylor et son blues. Comme je l'ai lu alors que sévissait sur les blogs de lecture la manie Harlequin, je me suis dit que j'avais trouvé là l'anti-Harlequin par excellence ! Jack Taylor n'est ni beau, ni jeune, ni richissime, il n'a pas de travail, à peine d'amis, ni de famille, il vit dans un petit hôtel meublé un peu miteux, il ne fait pas grand chose pour sortir de sa mélancolie existentielle, l'amour ne frappe pas à sa porte ou alors il le laisse passer… A part ses disques préférés et quelques livres, on se demande ce qui le retient encore sur cette terre. Quand son ancien dealer, car Jack a arrêté toute substance toxique, lui demande d'enquêter sur la mort de sa jeune soeur étudiante, Jack ne se lance pas vraiment à corps perdu dans l'enquête, mais mène quelques recherches sans grand succès, sauf de lui attirer des inimitiés bien plus féroces que celles qu'il traînait pourtant déjà ! On est aussi très loin du polar où le détective est particulièrement perspicace, car si le meurtrier ne venait pas pratiquement se jeter dans les bras de Jack Taylor, il n'est pas sûr qu'il progresserait beaucoup dans son enquête.
J'aime beaucoup le rythme lent, l'atmosphère (très) sombrement irlandaise de Galway, les citations littéraires et musicales… A découvrir si vous ne connaissez pas encore Jack Taylor.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
"Je suis guéri d'Ann", avais-je dit un jour à Jeff.
Il était occupé à réachalander le bar, s'était interrompu pour me répondre.
"Tu as essayé le test qui tue ?
- C'est quoi ?
- C'est quand tu la vois avec un autre mec, il a son bras autour d'elle, elle lui sourit et toi, tu les regardes et ça ne te fait rien. Si tu passes le test, tu es guéri."
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Un Dublinois nommé Ray, était décédé d'une cirrhose du foie. J'étais allé le voir, durant ses derniers jours, et il m'avait confié :
- Jack, je préférerais être mort que sobre.
Son vœu avait été exaucé.
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Cet objectif de cinq clopes par jour était irréalisable mais je m’en inquiéterais plus tard. J’enfilais une chemise blanche, un pantalon en velours côtelé noir, regardais ce que ça donnait dans le miroir. J’avais l’air du représentant qui essaie de fourguer le truc dont personne n’aura jamais besoin. J’avais le regard vif, clair. Six mois sans alcool, ni drogue, ça paie, la preuve. J’espérais seulement parvenir à transmettre ce message à mon cerveau.
Je sortis mon calepin, lus les quelques précisions dont je disposais sur Sarah Bradley : vingt ans, dernière année d’université. Elle habitait (avait habité) à Newcastle Park, au numéro 13. Mauvaise étoile, indéniablement. Je me dis que l’enquête allait bien m’occuper dix minutes.
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L'expression branchée actuelle, pour excuser l'inexcusable. Disjoncter, ça remplace tout ce qu'on classait avant sous l'appellation de "violence sadique". Un type tue sa famille et il explique : "J'ai disjoncté." "
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Cela faisait six mois que je ne prenais plus ni drogue ni alcool. Pourtant, si sobriété et santé mentale sont directement associées, j'étais encore loin du compte.
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Videos de Ken Bruen (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ken Bruen
Bande-annonce en VF de Blitz (2011), réalisé par Elliott Lester, d'après le roman R&B Blitz de Ken Bruen.
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