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Détective Jack Taylor tome 2 sur 9

Catherine Cheval (Traducteur)Marie Ploux (Traducteur)
EAN : 9782070344482
368 pages
Gallimard (16/05/2007)
3.75/5   116 notes
Résumé :
Jack Taylor, l'ancien flic de Galway reconverti en privé dans un pays qui ne supporte pas cette profession, revient dans sa ville natale. A peine a-t-il le temps de retrouver ses marques, les dealers divers et les pubs gorgés de soiffards qu'il croise un chef tinker. Ces gens du voyage, sans être tsiganes, passent leur vie sur les routes d'Irlande. Tout le monde s'en méfie. Peu de gens les aident. Des jeunes hommes du clan, depuis quelques semaines, sont pourtant mu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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Je retrouve Jack Taylor et Ken Bruen avec une certaine jubilation, j'avais énormément aimé le premier épisode de la saga, j'étais aussi curieux de voir l'évolution du personnage, détective privé en Irlande, un pays où cette activité est pour le moins très mal vue par la population.
Nous avions quitté un Jack taylor sevré de son addiction à l'alcool et en partance pour Londres, nous le retrouvons à Galway de nouveau plus alcoolique que jamais, et en plus accro à la cocaïne, ce qui nous vaudra quelques scènes pas "piquées des hannetons", l'art de toucher le fond et de creuser encore d'une certaine façon.
Côté style, l'auteur a vraiment sa note particulière, ici encore on peut dire que le scénario et l'intrigue ne sont pas sa préoccupation première, la seule chose qui importe est Jack et tout ce qui tourne autour de son personnage à la dérive, à savoir, ses "amis", ses "amours", et ses "emmerdes".
En toute objectivité, "l'enquête" proposée à Jack est tellement improbable en terme de crédibilité qu'on peut dire qu'elle va avant tout servir de prétexte à s'immerger dans une Irlande en marge de la loi, notamment avec les "tinkers", qui ressemblent assez aux gitans français, ainsi qu'avec une pègre locale que connaît particulièrement Jack.
Ce personnage est carrément "borderline", outre ses défauts, il a une morale très personnelle et accessoirement un peu de sang sur les mains, un type assez fascinant à suivre, il a des amis fidèles et tolérants, se fait de nouveaux amis sur le mode "qui se ressemble s'assemble" (Tel Keegan, un flic anglais qui devrait probablement être réemployé dans de futurs épisodes), mais surtout, il est authentiquement irlandais, ce qui fait tout l'attrait de cette série.
J'ai retrouvé avec plaisir ce goût de la citation chère à l'auteur pour la littérature classique et policière, cette nostalgie pour la musique des années 60/70 et plus généralement cette immersion dans la culture irlandaise, une note à part que j'apprécie infiniment.
Je me suis à nouveau régalé de ces dialogues plein d'humour et souvent hors sol, c'est à mon sens la marque de fabrique de la série que je ne fais que découvrir.
Je vais bien sûr poursuivre cette série atypique et somme toute divertissante.
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Décidemment, retrouver Jack Taylor est un plaisir, même s'il est imprégné jusqu'à la moelle d'alcool et pas seulement… En effet, après un petit passage à Londres, notre détective irlandais retourne à Galway histoire de se retrouver en terrain connu.
Cette fois ci, l'alcool ne lui suffit plus, puisque non content d'écluser tout ce qui passe de liquide ambré avec des variantes plus sombres comme la Guinness à portée de main, Jack s'est mis à renifler des lignes de coke….
Comment, dans ces conditions, peut-il rester professionnel et accepter non pas une, mais deux enquêtes ? me dira-t-on .
Car oui, Jack, malgré son petit ( oui, petit est relatif )problème d'addiction, ne sait pas dire non quand on vient le solliciter pour une cause qui lui semble juste…
Que ce soit un membre de l'association de protection des cygnes de Galway qui veut comme tous les membres de son club découvrir qui s'est mis à décapiter ces charmants volatiles, ou un représentant des gens du voyage qui est persuadé qu'un tueur en série s'attaque à leur communauté, ces deux personnes sont persuadées que Jack Taylor, malgré ses petits travers, est l'homme de la situation…Car il faut bien dire que malgré le fait qu'il soit rarement à jeun, Jack accepte d'aider ses prochains pour des raisons souvent très personnelles…
Les enquêtes de Jack prennent rarement le dessus et le rôle principal dans l'histoire…A travers le portrait de ce personnage, c'est en réalité une photographie de la société irlandaise à travers les yeux de l'auteur que nous découvrons….Et oui, les romans de Ken Bruen sont bien noirs, opaques, comme la Guinness….Et c'est bien pour cela que je les aime et que j'ai bien l'intention de poursuivre ma découverte de son oeuvre


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Pile ou face, Matt ? Pile tu prends un whiskey, face je me fais une ligne de Coke !

- Allo !
- Jack Taylor à l'appareil.

- Salut vieille branche, c'est Matt.
- Matt ?

- Oui, Matthew Scudder (1). Ex-flic et détective privé sans carte officielle, toujours un verre à la main... On pourrait nous prendre pour des frères jumeaux !
- Matt Scudder bien sûr. Désolé, je me suis pris une de ces cuites cette nuit dans « Toxic blues » que je viens seulement de me réveiller.

- « Toxic blues », justement, tu n'arrêtes pas de faire des allusions à Pelecanos ou McBain. Au bout d'un moment, je me suis dit que tu avais oublié ton pote Matt et mon mentor Lawrence Block.
- Mais non, regarde vers la fin, je te consacre deux pages !

- Je sais mais j'étais à deux doigts de choper une crise cardiaque. Heureusement, tu te rappelles à nos bons souvenirs et tu cites la magnifique différence entre un alcoolo et un toxico (voir citation). Celle-là, je l'adore!
- Mais Matt, je te connais. Tu ne m'appelles pas uniquement pour me parler de Pelecanos?

- Non, non, Jack, je m'inquiète vraiment pour toi.
- Tu veux dire pour mon retour en Irlande après mon séjour à Londres ?

- Non, pour ta santé, Jack. Je te conseille d'aller faire un tour chez ADA.
- ADA, la location de voiture ou le langage de programmation ?

- Non, non, les Alcooliques et Drogués Anonymes. Ça doit nécessairement exister en Irlande ? de mon côté, depuis que je vais aux Alcooliques Anonymes à New York, je vais beaucoup mieux. J'ai baissé ma consommation à deux verres par bar maximum tu sais !
- Je suis content pour toi, Matt. Mais, depuis mon retour à Galway et les problèmes avec ma femme Kiki, je suis obligé de compenser avec l'alcool et la coke. C'est plus fort que moi !

- Ouais je veux bien, Jack. Mais tu as vu la branlée que tu as prise l'autre jour. Nez cassé et quatre dents en moins. Bilan, un mois cloué au lit et, faute d'argent, un appareil dentaire que t'as essayé de louer chez le dentiste plutôt que de l'acheter. Pas vrai !
- Oui, mais je me devais d'accepter cette affaire de tinkers (gens du voyage en Irlande) assassinés dont les meurtres n'intéressent pas la police. le chef du clan, Sweeper, me loge gratuitement dans une belle maison et me paye rubis sur ongle.

- Tu n'es pas en état de bosser comme détective. Tu comptes trop sur les autres flics comme Keegan (2) ou Flood pour faire ton job de détective. Soupçonner et interroger Byron, de la Simon Community (Armée du Salut irlandaise) comme tu l'as fait, est trop dangereux.
- J'étais flic tout de même !

- T'es même pas armé, tu bois comme un trou et tu te shootes comme un malade ! T'es tout juste bon à enquêter sur le massacre de cygnes égorgés...
- Ecoute, je fais uniquement ce que Ken Bruen me demande de faire. Si ne t'es pas content, tu vas te plaindre à l'écrivain irlandais!

- C'est trop facile de se dédouaner sur Bruen. Lui, il écrit en style télégraphique pour donner du rythme au roman. Seul et perdu comme tu es, il te permet de retrouver tes anciens amis Jeff et Cathy du le Nestor's ou encore de te dénicher une nana de moins de trente ans, Laura, avec qui tu peux t'envoyer en l'air. Tu veux quoi d'autre ?
- Disons que j'aimerais passer plus de temps à véritablement enquêter pour retrouver les coupables dans mon affaire. Mais je suis tellement bourré et drogué que l'intrigue patine terriblement et passe complètement au second plan. Si je me compare à toi, Matt, je ne suis pas au niveau.

- Ecoute Jack, pour être honnête, entre « le dernier baiser », « Huit millions de façons de mourir » et « Toxic Blues », qui sont tous des ouvrages fortement alcoolisés, le dernier roman est effectivement en dessous des autres, surtout au niveau de l'histoire qui manque franchement de consistance. Mais là, tu te compares au top du roman noir. Ton livre se lit tout de même très bien et constitue un bon moment de détente. Et puis, tes anecdotes sur l'Irlande et la littérature restent croustillantes. Et je ne parle pas de ton humour savoureux. Si je devais te noter sur cinq, je te mettrais trois et demi. Pas mal tout de même…
- Merci pour ta franchise, j'essaierai de faire passer le message au boss pour la prochaine fois. Au plaisir, Matt.


(1) Héros de « Huit millions de façons de mourir » et d'autres de Laurence Block consacrés à ce personnage.
(2) Coïncidence rarissime. La flic dans mon dernier roman « le chasseur solitaire » s'appelait également Keegan mais était une femme.
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De retour à Galway, sa ville natale, le privé Jack Taylor a pris de la bouteille mais son charme irlandais est intact, comme son humour et son foutu caractère trempé dans le houblon .
Entre deux tournées au pub, il va retrousser ses manches et enfiler ses bottes.
Le chef d'une communauté de Tinkers, gens du voyage, lui demande de résoudre plusieurs crimes qui frappent certains de ses membres.
En même temps, des cygnes sont retrouvés décapités dans un lac.
Mais faire trempette dans de l'eau avec des vilains petits canards, ça lui plaît un peu moins...
L'ancien flic va passer (l)outre et se mouiller pour les deux enquêtes.
Après son Délirium tremens, Toxic Blues de Ken Bruen s'avère aussi stupéfiant ..
.Jack Taylor se biture et renifle toujours autant
mais garde en dépit des coups à boire et des coups qu'il prend
sa bonne pinte d'humour noir brassé au coin des pages cornées et des pub irlandais.
A lire en écoutant à fond les Pogues ou en musique de fond Johnny Duhan.
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Deuxième tome de la serie Jack Taylor, celui-ci narre le retour du detective privé, après un exil de quelques années à Londres, encore plus imbibé qu'avant, et dont l'alcoolisme se double maintenant d'une consommation effrénée de cocaïne. Ah il s'est marié aussi, ce qui donne lieu à quelques pages savoureuse de rupture express.
La suite des enquêtes du détective Jack n'est que le prétexte pour l'auteur de poursuivre la description sociétale et amoureuse de son Irlande au travers de son héros, dont toute personne sensée n'envierait la vie.
Ici sous le prétexte d'une enquête sur une série de meutres perpétrés à l'encontre de membres d'une famille de tinkers, il met en exergue cette communauté de nomades spécifiquement irlandais, peu connue et encore moins appréciée.
le roman est un festival de cynisme désabusé et ravageur, d'humour glacé, au gré de rencontres improbables et souvent alcoolisées, dynamisé de courts chapitres dune écriture que n'aurait sûrement pas renié Audiard.
Et l'enquête ? Elle reste au second plan, quasiment anecdotique, sauf que la conclusion est terrible et rare pour un roman policier.
Il vaut mieux avoir lu le premier tome pour appréhender le personnage déchiré et humain de Jack.
Je poursuis la série en espérant la même qualité
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
[A la fin de l’enterrement]

- Excusez-moi, mon père, mais vous en voulez une, oui ou non ?

Il en voulait. Il en a pris une et arraché le filtre. Je lui ai donné du feu. Il s’est rempli les poumons et s’est exclamé :
- Putain !
- C’est du joli pour un curé.
- Je déteste ces trucs-là.
- Z’avez qu’à arrêter.
- Mais non, pas les cigarettes ! Les enterrements !
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- Tu veux que je t'en raconte une bien bonne ?
- Euh...
- C'est un mec qui entre dans une bibliothèque et qui lance à la fille qui est à l'accueil : "Un hamburger-frites, siouplaît !" La fille rétorque : "M"enfin, vous êtes dans une bibliothèque ici."
Je connaissais l'histoire. Mais en Irlande, il ne faut jamais, mais alors là, jamais torpiller une blague.
Mon voisin déjà en train de se marrer, prêt à décocher la chute de la sienne. J'ai fait :
- Et alors ?
- Alors, le gars répète tout bas : "Un hamburger-frites, siouplaît.""
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Il m’a tendu une grosse enveloppe bourrée de billets de banque.
« J’aurais préféré qu’il me la passe par en dessous. »

Il ne comprenait pas. Il a fait :
- Je ne comprends pas.

- Mais si. Un dessous de table, comme pour les députés…
La blague n’était pas de son gout.
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Les haut-parleurs diffusaient du Bob Marley à fond les décibels. Un gars avec des dreadlocks m'avait proposé de me vendre une Rolex. Je lui avais fait :
- L'heure c'est pas mon truc.
- Yo, man ! Tu la files à ta femme.
- Pas de femme.
Il avait rejeté ses dreadlocks en arrière et s'était mis à chanter avec Bob No Women, No cry.
J'adore cette chanson.
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« Le type qui, à cinquante ans, a la même vision du monde qu’à vingt, a pollué l’air pour rien pendant trente années »
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Videos de Ken Bruen (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ken Bruen
Bande-annonce en VF de Blitz (2011), réalisé par Elliott Lester, d'après le roman R&B Blitz de Ken Bruen.
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