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Fabienne Duvigneau (Traducteur)
ISBN : 2743622512
Éditeur : Payot et Rivages (24/08/2011)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 110 notes)
Résumé :
Signé le 10 avril 1998, l’Accord de Paix pour l’Irlande du Nord a mis un terme à des années de guerre sanglante. En 2007, Belfast est une ville où se presse une foule d’étudiants et de jeunes cadres, et où ont fleuri bars branchés et boutiques de luxe. Pourtant, les anciennes haines n’ont pas disparu. Entre les anciens militants toujours attachés à leur cause, les activistes reconvertis en politiciens présentables et les gangsters qui prospèrent, le pays cherche son... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  05 décembre 2016
J'ai beaucoup apprécié ce polar. Je n'ai même pas eu le temps de me demander de quel côté mon coeur balançait -catholique-protestant, Unioniste-Républicains… c'étaient tous des voyous. Cette guerre civile a occasionné tant de souffrances dans des attentats sanglants, que rien ne peut justifier. L'auteur montre notamment comment les foules étaient manipulées pendant les émeutes par les gangsters qui profitaient de la misère sociale pour se faire de l'argent et une réputation. Entre contrebande, délinquance et vues politiques, Stuart Nevillle montre la noirceur des deux camps. Face à une si grande pauvreté, mon coeur pleurait les morts. Seuls restaient les fantômes pour ne pas oublier la nuit éternelle, l'anéantissement de vies par un terrorisme développé des deux côtés. Dès lors, je n'ai pas été surprise que Gerry Fegan, lui l'ancien tueur de l'IRA, soit poursuivi non seulement par ses démons mais également par ceux des autres, car lui seul les voyait (et peut-être une petite fille -si j'ai bien suivi). Les revenants allaient lui permettre de comprendre le dessous des cartes. Et c'est ce que Gerry allait devoir accepter, entre deux gorgées de bière.
Il va donc s'employer à remettre les choses ‘en silence' dans sa tête et de la seule manière qu'il connaisse, malheureusement. Les ombres le laisseront peut-être ainsi dormir en silence. Mais voilà, en modifiant une donne à un instant précis, il crée un enchaînement qui le dépasse et menace le semblant de paix qui voyait le jour sur les décombres et la désolation, en faisant resurgir les ombres du passé, plus de douze au final.
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Commenter  J’apprécie          340
nadiouchka
  30 juin 2016
Avec ce premier roman, un thriller, LES FANTOMES DE BELFAST, Stuart Neville a pris pour héros, Gerry Fegan, qui lutte contre ses propres démons.
Ancien tueur de l'IRA, devenu alcoolique, il est poursuivi par les fantômes (les Suiveurs qu'il est seul à voir) des douze personnes qu'il a tuées et, depuis, il ne connaît plus le repos.
Pour s'en sortir, il va essayer de tuer, un par un, chacun de ces fantômes qui, en même temps lui donnent des ordres, dans ses visions.
Ce thriller se compose de douze chapitres qui signifient le compte à rebours de chaque personne qui lui a commandé le meurtre de chacun de ces fantômes.
L'action se déroule à Belfast, de nos jours.
On y voit que Fegan ne connaît aucun repos, d'autant plus que l'accord de paix, signé en 1998 est bien fragile.
Pour ce premier roman, l'auteur, avec une écriture toute simple mais aussi avec un peu de fantastique, arrive à bien nous faire voir ces fantômes. Il les met en scène de telle façon que nous arrivons à participer au délire et à l'angoisse de Fegan.
C'est une ambiance très sombre et oppressante qui domine dans ce thriller.
Pour ajouter des difficultés supplémentaires à la lutte du héros, il doit aussi faire face à des tueurs qui s'en prennent à une femme – Marie – et sa petite fille Ellen - rencontrées par hasard et dont les vies se retrouvent menacées à cause de lui. Il se sent donc responsable pour arriver à les sauver.
Une certaine forme d'idylle se noue, mais pas vraiment. C'est très ambigu et la fin n'a pas manqué de m'étonner, quoique …
Elle pourrait paraître classique mais le doute persiste jusqu'aux dernières lignes.
Stuart Neville est arrivé à me tenir en haleine avec ce thriller traitant à la fois des accords de 1998 après des années d'une terrible guerre en Irlande du Nord et aussi avec la quête dramatique du héros.
C'est un auteur très prometteur avec ce livre si bien réussi et qui mérite tout le succès qu'il a connu.
J'ai relevé une critique du Monde qui me semble bien résumer cet ouvrage :
Son premier roman décrit avec une force surprenante une société … toujours traversée par les spectres d'une guerre civile meurtrière.
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Eric75
  06 décembre 2011
Gerry Fegan est un ancien exécuteur des basses oeuvres de l'IRA, et il a sur les mains le sang de douze victimes. Sorti de prison, ayant désormais purgé sa peine, il est devenu une sorte de héros républicain intouchable aux yeux des siens car il a « payé pour la cause », sans avoir balancé ses commanditaires. Mais l'époque a changé. Après l'accord de paix signé en avril 1998, l'IRA a déposé les armes et se drape dans sa respectabilité toute neuve, la politique a désormais pris le dessus sur le conflit armé aveugle.
Fegan aimerait donc se faire oublier et n'aspire d'ailleurs qu'à une petite vie bien tranquille, mais il a un problème. Rongé de culpabilité, il est littéralement hanté par les fantômes de ses douze victimes, les « suiveurs », qui jour et nuit ne cessent de le harceler, tant que chacun d'entre eux n'aura obtenu vengeance et réparation. Comprenant qu'il n'existe qu'un seul moyen d'échapper aux suiveurs, Fegan se range du côté de ses anciennes victimes et décide de reprendre du service. le compte à rebours macabre peut commencer.
Stuart Neville signe un magnifique et étonnant premier roman, mélange de polar désenchanté et de thriller politique débridé, rehaussé d'une petite pointe de fantastique. Attention, en aucun cas Neville ne verse dans la facilité du surnaturel : seul Fegan perçoit ses suiveurs, qui sont le fruit de son imagination et de sa culpabilité. Les amis de Fegan l'entendent parfois évoquer ses fantômes, mais ils n'y verront tout au plus que le résultat d'un esprit dérangé et embrouillé par l'alcool.
Dans la narration très visuelle de Neville, les fantômes, même s'ils restent silencieux, sont pourtant bien présents et presque palpables. Si un film devait être réalisé à partir du roman, nul doute que les douze suiveurs seraient interprétés par des acteurs, communiquant par gestes avec Fegan pour lui donner la marche à suivre et lui révéler ses prochaines cibles. Les douze fantômes de Belfast utilisent Fegan pour se venger et interagir avec le monde des vivants, à la manière des morts de « Sixième sens » qui apparaissent au jeune Cole dans le film de Shyamalan. le fantastique s'arrête là, les deux interprétations restent possibles, et le résultat est assez terrifiant.
Les ingrédients du polar sont parmi les plus efficaces qui soient : un tueur repenti dont on épouse sans y prendre garde la cause (même s'il reste toujours un tueur !), un agent anglais infiltré, un flic ripoux, des politiciens véreux de la pire espèce, un chef clandestin de la lutte armée irlandaise qui sème la terreur sur ses troupes tel le parrain de la mafia, sans oublier la jolie fille de service, laissée pour compte et rejetée de sa famille pour avoir trahi en épousant un flic anglais. Marie fera assez vite cause commune avec Gerry, qui fait de même en lui proposant sa protection (et on le comprend !).
Impossible ensuite de lâcher ce roman, le scénario implacable nous mène à vive allure vers le règlement de compte final, au cours duquel il restera malgré tout assez de survivants pour nous faire espérer une suite à ce thriller haletant, décidément pas comme les autres !
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caro64
  22 novembre 2011
Cela commence au comptoir d'un pub de Belfast, Gerry Fegan enchaîne les verres, whisky et Guinness. C'est une gueule-cassée. Ex-tueur de l'IRA, douze années passées en prison, dépressif, alcoolique...un homme brisé. Un homme hanté.
Car depuis sa libération Gerry est prisonnier, il survit accompagné par les ombres de ses victimes, douze fantômes, autant d'apôtres. Imagination, culpabilité... Fegan décide de s'en libérer en exécutant un à un les commanditaires de ces assassinats. Mais dans l'Irlande contemporaine, les anciens activistes sont des hommes politiques en vue. le tueur devient un chien enragé qu'il faut faire disparaître...la chasse est ouverte.
L'Irlande abrite depuis quelques années de nombreux très bons auteurs de romans noirs dont la liste ne cesse de croître. Nouvel arrivant dans le monde de la littérature, Stuart Neville a-t-il tout pour ajouter son nom à la liste ? La réponse est assurément oui. Si son premier roman, Les Fantômes de Belfast, n'est pas parfait, il n'en demeure pas moins admirable par son décryptage fin de la société irlandaise et par son intrigue très maîtrisée. le suspense va crescendo jusqu'à un final grandiose. Neville est donc un auteur à suivre !
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Renod
  19 décembre 2015
Gerry Fegan est un ancien homme de main de l'IRA considéré comme un héros par son entourage. A sa sortie de prison, rongé par la culpabilité, il a sombré dans la dépression et l'alcool. Son esprit est hanté par les fantômes de ses victimes : policier protestant, militaires anglais, militants loyalistes ou victimes civiles... Il sent la présence d'une douzaine de « suiveurs » et pour échapper à ses visions, il se réfugie dans la boisson. Les suiveurs lui ordonnent de tuer les responsables qui ont commandité leur exécution. En contrepartie, les fantômes le laisseront en paix. Mais les meurtres de ces anciens cadres de l'IRA ne passent pas inaperçus dans le climat politique très tendu de l'Irlande du Nord. Certains volontaires de la cause ont su très vite profiter de la paix pour s'enrichir en s'arrogeant les postes à responsabilité ou en en se lançant dans des trafics illégaux. Dans ces années de violence, la frontière entre activisme politique et criminalité a toujours été ténue. Fegan va découvrir que les cibles qu'on lui a demandé d'exécuter étaient parfois choisies pour des motifs crapuleux et non politiques.
Ce roman publié en 2009 illustre parfaitement la situation politique en Irlande du Nord. A tel point, qu'il en est presque prémonitoire. le 12 août 2015, Kevin McGuigan, ancien membre de l'organisation paramilitaire de l'IRA, a été abattu en plein Belfast par deux hommes masqués. Les loyalistes y ont vu une preuve de la survie de l'IRA. Après plusieurs mois de crise politique, le Premier ministre d'Irlande du Nord, Peter Robinson a été contraint de démissionner. le récit très réaliste possède une dimension fantastique avec l'apparition de ces fantômes dans l'esprit de Fegan qui lui indiquent qui exécuter. "Les fantômes de Belfast" est aussi un excellent thriller, haletant, plein d'action et de rebondissements. le roman illustre le fossé entre la nouvelle génération qui n'a pas connu la guerre, insouciante, qui profite des fruits de la croissance, et les générations qui ont connu les troubles, qui y ont participé ou qui en ont été victimes, et pour qui la violence sera toujours présente malgré la paix.
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critiques presse (2)
LaPresse   07 novembre 2011
Roman d'action au suspense soutenu, thriller politique qui dépeint avec réalisme les horreurs de la guerre civile, Les fantômes de Belfast est aussi une surprenante histoire d'amour. Stuart Neville est une révélation du roman noir irlandais et ce premier récit est un coup de maître.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Telerama   15 septembre 2011
Le romancier Stuart Neville s'attache à cet homme rongé par la culpabilité et nous entraîne dans cette poursuite impitoyable, où les vengeances ne laissent place à aucune pitié.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   02 décembre 2016
Un silence éloquent s'installa à l'autre bout du fil. Le chef de la police poussa ensuite un long soupir qui résumait toute sa pensée.
"Monsieur le ministre... Certains d'entre nous, confrontés à de lourdes tâches, savent faire face à leurs responsabilités. D'autres en sont incapables."
Hargreaves redressa la tête sur le coussin en cuir.
"Pilkington ?
- Oui, Monsieur le ministre.
- Je ne vous aime pas.
- C'est réciproque, Monsieur le ministre. A présent, je vous laisse tranquille. Vous avez une longue nuit qui vous attend.
- Allez au diable."
La communication fut coupée. Quelle heure était-il ? se demanda Hargreaves. Et où avait-il posé sa montre ? Ah oui, sur la cheminée. Il se leva et s'approcha du manteau en marbre surmonté d'un miroir. Rien.
"Salope", dit-il.
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RenodRenod   10 décembre 2015
Au sud de la frontière, dans la République d’Irlande, les modes de vie évoluaient à mesure que l’accès à la prospérité devenait possible et que le pays se forgeait une nouvelle identité. La lutte pour la réunification avait perdu son sens, le Nord incarnant maintenant le parent pauvre, les enfants bâtards qu’on n’avait pas le cœur de renvoyer. Mais l’autre Irlande ne voulait plus d’eux.
C’est pourquoi le désir de liberté, si l’on pouvait appeler ça ainsi, avait fait place à la cupidité et à la recherche du pouvoir. Formations paramilitaires, républicains et loyalistes maintenaient en façade leurs idéaux politiques, mais Fegan n’était pas dupe. Peut-être même avait-il toujours soupçonné dans le secret de sa conscience les véritables motifs qui animaient des hommes comme Michael McKenna et Paul McGinty.
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AmbagesAmbages   01 décembre 2016
La mort colle aux hommes qui l'ont donnée, comme la puanteur d'un abattoir. Fegan se figura que tous deux devaient la sentir chez l'autre, de même qu'un chien reconnaît à l'odeur un ami ou un ennemi. Il sortit de la maison, conscient du regard de Campbell dans son dos.
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Eric75Eric75   06 décembre 2011
" Pourquoi acceptez-vous de vous promener avec quelqu'un comme moi ? Pourquoi m'avez-vous ramené en voiture hier ?
- Je ne sais pas exactement ", répondit-elle. Puis, après quelques secondes de réflexion : " Vous avez entendu ce que j'ai dit devant le cercueil d'oncle Michael, mais vous ne m'avez pas jugée. Je suis toujours exposée au jugement des autres. Dans mon travail, on sait de quel milieu je viens, de quelle famille, et on me juge. Mon milieu et ma famille ne me pardonnent pas ce que j'ai fait, comme si tomber amoureuse d'un flic était un acte de trahison, et vous avez vu comment tout le monde me regardait, hier et aujourd'hui. Où que j'aille, on sait qui je suis, d'où je viens, ce que j'ai fait, et on me juge à cause de ça. Alors, voilà pourquoi. Parce que vous ne m'avez pas jugée. (..) "
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nadiouchkanadiouchka   02 juillet 2016
La porte s’ouvrit brusquement. Fegan détourna les yeux du cou de Caffola. Ca chauffe, annonça Patsy Toner, le visage réjoui. Il y a des flics partout et des gamins qui dressent une barricade. C’est du sérieux. Une vraie baston qui se prépare.
Caffola regarda tout à tour Toner, puis Fegan. Putain, ça va faire du bien, dit-il. P.89
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Videos de Stuart Neville (2) Voir plusAjouter une vidéo
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Stuart Neville parle de son roman policier "Les fantômes de Belfast", à la Comédie du Livre de Montpellier 2012
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