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Freddy Michalski (Traducteur)
ISBN : 2743609141
Éditeur : Payot et Rivages (02/02/2002)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 45 notes)
Résumé :
L'inspecteur Dave Robicheaux, de la police de New Iberia, enquête sur le meurtre particulièrement horrible de Della Landry dont l'appartement a été dévasté. Dave apprend qu'elle était la petite amie de Sonny Boy Marsallus, un chien fou qui a fait sa réapparition dans la ville depuis peu. Sonny, un baroudeur, un mercenaire qui "s'était trouvé aux premières loges pour assister à l'ouverture du grand parc ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Laurence64
  14 décembre 2012
Le nez planté dans les cieux changeants de Louisiane, la peau moite, les cheveux mouillés par la dernière averse orageuse, on navigue sur bayou Teche. On suce quelques écrevisses, on prend son temps. Voilà! Chez James Lee Burke, on ne baffre pas de la page comme un boulimique en crise; on ne joue pas à saute-moutons avec les mots pour se cogner le plus rapidement possible sur le mot fin et rester, les bras ballants, à considérer d'un oeil torve l'impassable thriller sur lequel on est d'ailleurs passé fort vite. Trop vite.
En compagnie de Dave Robicheaux, on effleure les oiseaux bleus, les narines pleines des odeurs lourdes du pays cajun. On entend parfois le grondement fantôme des hélicoptères du Viet-Nam, le cliquètement des os qui refusent de se faire oublier et les regards qui hantent les nuits. On plisse les yeux dans les brumes, on laisse venir Burke. L'enquête, la huitième, s'enchâsse dans les terres de New Iberia et non l'inverse. Comme s'enchâssent hommes noirs et hommes blancs dans la quête de la vérité, aussi lente à émerger qu'un corps coincé dans les piles d'un pont ou qu'une hypothétique et utopique justice sociale.
Car Burke est un écrivain qui engage sa plume. Il la trempe à l'injustice raciale de ce Sud jadis négrier, à l'injustice sociale de cette Amérique qui ne prête qu'aux riches, aux exactions militaires, à l'écologique bafoué, à l'environnemental oublié.
Bien sûr, il y a l'enquête de Dave, flic puis ex-flic démissionné puis re-flic. le carnet de Sonny avec lequel l'histoire débute. Il y a Sonny dont la crinière rousse hante le bayou, telle une flammèche insaisissable. Il y a les têtes d'huile que l'on voudrait faire frire. Les héros hésitant entre humanisme et violence, dérapant soudain sur la boue rouge de la colère. le destin tragique d'une histoire d'amour dont les prémisses portaient la fin. Et toujours les pluies qui ne lavent que le paysage.
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Crazynath
  28 février 2017
Lire une oeuvre de James Lee Burke est pour moi une garantie de dépaysement et de plaisir littéraire. Enfin...quoique....J'avoue qu'avec le brasier de l'ange, je ne m'attendais pas à ne pas plus accrocher que cela à ma lecture, mais c'est effectivement arrivé.
Même si j'ai été ravie de retrouver Dave Robicheaux dans sa Louisiane si bien décrite et imagée , la sauce à cette fois ci eu du mal à prendre. j'ai eu de la peine avec l'intrigue, ayant par moments des sursauts d'incrédulité ( ou de non compréhension ). Ce n'est pourtant pas la première fois que James Lee Burke assaisonne un de ses romans avec un peu de surnaturel, comme par exemple Dans la brume électrique avec les soldats confédérés. Mais la, va savoir pourquoi, je n'y ai pas trop adhéré. Et pour une fois, je n'ai même pas esquissé un sourire aux reparties fleuries de Clete Purcell.
Je n'irai pas jusqu'à dire que le livre est mauvais, mais je pense qu'à force de mettre l'auteur sur un piédestal, j'attendais de lui que tous ses romans soient de la même qualité. Je qualifierai ce livre de moyen /bon, mais je n'en garderais surement pas un souvenir impérissable, contrairement à d'autres tomes de la série.
Je continuerai évidemment à lire les aventures de Robicheaux, car il m'en faut beaucoup plus que cela pour arrêter d'apprécier un auteur.
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Godefroid
  26 juillet 2015
Dave Robicheaux 8 : le brasier de l'ange (1995)
Pour une raison obscure, Moleen Bertrand et son épouse décadente, Julia, veulent vendre leur domaine et virer par la même occasion les quelques familles de noirs qui l'habitent depuis des générations. Pour une autre raison obscure, un ancien mercenaire increvable (Sonny Boy Marsallus) refait surface et confie à Dave son journal intime, un petit carnet qui attire bien des convoitises. Nos amis mafieux (le petit-fils Giaccano – Johnny Carp – et sa clique) répondent présent. Ajoutons une petite cohorte de dégénérés pour pimenter l'ensemble : un mac laid et dégueulasse (Sweet Pee Chaisson), un pédophile hystérique et défiguré (Patsy Dapolino), et un autre mercenaire à la cruauté légendaire (Emile Pogue). La mort rode autour de Dave et de sa petite famille ; mais il est efficacement épaulé par son vieux pote Clete Purcell et une fliquette sauvage nommée Helen Soileau.
Il y a plein de morts, et les intérêts des uns et des autres restent obscurs assez longtemps. Il y a des amants maudits, un étrange revenant, une menace écologique, et un petit écheveau d'intrigues qui ne se dénoue que partiellement à la fin (ou alors j'ai raté quelque chose, ce qui n'est pas impossible).
Le lyrisme de Burke ne s'émousse pas, c'est tout juste si la traduction parvient à l'écorner. La touche de surnaturel devient un passage obligé (un peu artificiel ici), et il est dommage que les rôles assignés aux uns et aux autres ne soient pas davantage tirés au clair... Mais c'est toujours aussi passionnant.
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carnet-de-voyage
  16 décembre 2017
A vrai dire, pour une fois, je dirais que peu importe l'histoire....
Puisque l'histoire est La Louisiane...
Et plus la paroisse d'Ibéria, où vit Robicheaux et sa petite famille...
On retrouve dans "Le brasier de l'ange" tous les ingrédients que James Lee Burke aime nous servir....
Moi, j'adore, même si parfois j'ai l'impression que le récit patine un peu ; mais la Louisiane, sous la plume de Burke, est tellement belle, et fragile, que j'aime m'y attarder....
J'aime laisser le temps filler quand je suis plongé dans la moiteur de la Louisiane de Robicheaux....
Je finis même par entendre les planches du ponton de sa boutique de pêche craquer lorsqu'on marche dessus, les cliquetis de la chaîne de Tripod, l'odeur du gombo de la Louisiane....
Je suis un inconditionnel de Robicheaux, alors vous avez compris que je ne serais pas le meilleur critique de ce livre...
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Scara
  27 mars 2013
Je ne comprends pas toujours tout dans les intrigues savamment construites de Burke, et peu importe, c'est le voyage qui compte avant tout.
Les fils qui s'entremêlent ici, pour former un noeud improbable, ont a priori peu de points communs, et je reste encore avec quelques questions irrésolues, mais je crois que c'est le talent de l'auteur : qui est Sonny exactement, que lui arrive-t-il vraiment en deuxième partie de livre? D'où vient cette plaque d'identité déposée chez Dave, et qui l'a déposée?
Il faudra le relire, et j'aime ça.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
gorjussgorjuss   15 juillet 2014
La lune était cachée,
et dans l'obscurité les cannes ondulant sous le vent
ressemblaient à une mer de verdure sur le fond de l'océan.
En mon for intérieur,
je voyais les chaumes qui brûlaient à la fin de l'automne,
les rouleaux de fumée dégagés par le feu montant en panaches d'un jaune sulfureux,
et je voulais me convaincre que tous ces gens anonymes
qui avaient été enterrés dans ce champ - esclaves africains et antillais,
détenus prêtés par le pénitencier, ouvriers nègres
dont les vies s'étaient usées au profit d'autrui -
allaient s'élever avec la fumée
et nous obliger à reconnaître leur humanité,
inextricablement mêlée et apparentée à la nôtre.

Mais ils étaient morts, leurs dents éparpillées par les socs de charrue,
leurs ossements disloqués par les herbes et les lames des bulldozers
pour n'être plus que des détritus,
et toute la rage et la fange qui leur avait serré le cœur,
sapant leurs forces jour après jour,
se trouvaient aujourd'hui réduites à un morceau de vertèbre éclatée
emmêlée aux racines d'une tige de canne à sucre.
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gorjussgorjuss   15 juillet 2014
A mes moments sombres, il m'est parfois arrivé de croire
que nous devrions tout bonnement transférer toute la population criminelle
vers des zones inhabitées du globe pour tout recommencer à zéro.

Mais le premier flic honnête venu vous dira qu'aucune forme de vice n'existe
sans être plus ou moins cautionnée par la société.
Et puis, nous aurions toujours affaire aux gros joueurs de la partie
- la pègre et les jeux d'argent qui se nourrissent de la récession économique,
de la soif d'argent et de pouvoir chez les politiciens et les hommes d'affaires du cru,
l'industrie pétrolière qui pollue les bassins d'huîtres
et creuse des canaux d'eau salée au beau milieu d'un marais d'eau douce,
les usines chimiques et les entreprises de retraitement d'ordures
qui prennent la Louisiane pour un énorme cabinet en plein air
et transforment lacs et même nappes phréatiques en soupe toxique.

Tous sont venus là par consentement mutuel,
en se servant du mot « emploi » comme s'il faisait partie d'un vocabulaire votif.
Mais la volonté de tromper n'était même pas nécessaire.
Il y avait toujours quelqu'un à vendre,
attendant à genoux de se faire enfiler, jusqu'à la gorge et jusqu'aux tripes,
aussi longtemps qu'il y avait du bon argent à la clé.
///
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tamara29tamara29   11 avril 2015
- Ce n’est pas vrai, dit-elle [Alafair, fille adoptive de Dave Robicheaux]
- Qu’est-ce qui n’est pas vrai ?
- Tu seras toujours flic, Dave, toujours.
Sa voix était plus vieille que son âge, détachée d’elle et de moi, pleine de la prescience d’un savoir sans joie sur la nature des promesses d’adultes.
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gorjussgorjuss   15 juillet 2014
A une époque, les réunions de l'antenne locale des Alcooliques anonymes
étaient pour l'essentiel fréquentées par des ivrognes sur le retour comme moi.
Aujourd'hui, des gamins qui devraient être au collège sont conduits aux réunions
en camionnette depuis les foyers de réinsertions.
Ils sont généralement blancs, arborent des coiffures en épis,
des chaussures de tennis trop grandes et délacées,
et d'énormes casquettes de base-ball, visière sur le côté,
et ils ont l'air de s'être échappés d'un épisode de « Our Gang »,
sauf que, lorsque c'est à leur tour de s'exprimer,
ils parlent avec des accents de prolos noirs de leur dépendance au crack
et des analyses d'urine que leur imposent les responsables de mis à l'épreuve.

On a le sentiment que leur odyssée ne fait que commencer.
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gorjussgorjuss   15 juillet 2014
Nos tiroirs à dossiers étaient suffisamment remplis de chagrin, malheur,
perversité, et échec institutionnel pour concurrencer le mode de vie
des pires nations du Tiers-Monde.

Tout comme les cas d'un bureau de l'assistance sociale, un dossier de police,
une fois ouvert, semblait ne plus jamais se refermer.

Tout au contraire, il grossissait, de génération en génération,
les mêmes noms de famille réapparaissaient sans cesse,
accusations et enquêtes marquaient le passage d'un individu
de la naissance à l'adolescence puis à l'âge adulte et enfin à la mort,
les photos de scènes de crime s'ajoutaient aux photos anthropo,
page jaunissante après page jaunissante,
pareils à des couches de dépôts accumulés,
formés par les effluents qui s'écoulent dans un tuyau.
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