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Carl Gustaf Bjurström (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
EAN : 9782070401215
84 pages
Éditeur : Gallimard (21/02/1997)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 81 notes)
Résumé :
On aura peut-être été un peu surpris de voir dans ces discours l'accent porté par Camus sur la défense de l'art et la liberté de l'artiste en même temps que sur la solidarité qui s'impose à lui. Cela faisait certes partie de ce qui lui dictaient les circonstances et le milieu où il devait les prononcer, mais il est certain que Camus se sentait accablé par une situation où, selon ses propres paroles, le silence même prend un sens redoutable. A partir du moment où l'a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
aouatef79
  30 mai 2017
Albert Camus qui est à la fois écrivain, essayiste, dramaturge, philosophe et
journaliste au quotidien " Combat", pour qui , il a effectué des reportages en
Kabylie durant les années quarante , a connu un grand succès avec la
publication de son célèbre roman " L' Etranger" .
Suite à tout cela, L' Académie Nobel lui attribua son prix de Littérature en
l' année 1957 .
Protocole oblige alors le récipiendaire se devait de prononcer un discours lors de la remise du prix .
C' est devant un aréopage d' académiciens, d' hommes de sciences,
d' artistes et d' illustres invités qu' Albert Camus prononça son discours
de remerciement . Discours de circonstance et , tout aussi, protocolaire .
Camus axa son discours sur le rôle de " l'' Art et la liberté de l' artiste" .
Je transcrit ce que Camus a dit ( de façon brève ) : " Je ne puis vivre
personnellement sans mon art. Mais je n' ai jamais placé cet art au-dessus
de tout . S' il m' est nécessaire au contraire, c' est qu'il ne se sépare de
personne et me permet de vivre , tel que je suis, au niveau de tous .L' art
n' est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen
d' émouvoir le plus grand nombre d' hommes en leur offrant une image
privilégiée des souffrances et des joies communes .Il oblige donc l' artiste
à ne pas s' isoler ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus
universelle "
" C' est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s' obligent à
comprendre au lieu de juger ."
Modestement, c' est tout ce que m' a inspiré ce discours de Camus .
Bonne lecture à tous .
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Cer45Rt
  05 octobre 2019
Le "Discours de Suède" est le discours qu'Albert Camus a prononcé, lorsqu'il a réceptionné le prix Nobel de littérature. Albert Camus tente d'y définir le rôle de l'écrivain et de la littérature. Je ne partage pas son opinion sur ce sujet.
Sa tentative pour définir ce que doit être l'art et la littérature, n'est pas seulement brouillonne ( il ne ressort pas beaucoup d'idées claires de ce discours confus... ), elle est extrêmement limitative. Albert Camus montre ici un esprit très étriqué, à mon avis, ce qui m'a beaucoup déçu.
Finalement, je pense qu'il me suffira, à défaut de tenter de comprendre ce à quoi sert la littérature, de tenter de vivre ce rôle de la littérature, en lisant des livres, jour après jour, passionnément.
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HK
  31 juillet 2011
Albert Camus tente de resituer dans cet essai la place de l'art dans notre société marchande. Il fustige sans ménagement un basculement dangereux vers un art voué au simple divertissement détaché du réel. Pour lui, l'art doit de toute urgence rejoindre la réalité, non pas en en donnant une copie fidèle, chose impossible à ses yeux, mais plutôt en s'en inspirant et en le réinterprétant. Une réinterprétation qui invitera le public pouvant donc s'y reconnaître au questionnement sur les dérives et progrès de son époque. Ce faisant, l'artiste devra également éviter de sombrer dans une autre extrême, celle de la propagande…
Cet essai pèche par sa brièveté, il en résulte qu'il aborde superficiellement les missions et les impacts de l'art dans la société. Nul doute que Camus aurait du s'atteler à un développement plus conséquent dans une oeuvre ultérieure car ici, on navigue constamment dans le flou. D'où une certaine impression d'inachevé. C'est cependant courageux d'avoir prononcé un tel discours lors de la remise de son prix Nobel, là où bien d'autres se seraient contentés de plats remerciements. Malheureusement, ce petit manifeste improvisé ne comporte que de vagues directives pour un éventuel changement de cap artistique tant désiré par l'auteur. Je dis bien éventuel puisque l'avenir donna complètement tort à un Camus trop optimiste. L'art actuel n'ayant, à de rares exceptions, plus d'autre fonction que de distraire.
Outre cela, il me faut aussi évoquer une parfois trop grande partialité. Même si Camus s'efforce de garder tout au long du discours une constante objectivité, certains passages peinent cependant à convaincre car trop subjectifs, forcés.
Ces deux griefs confirment donc à mon sens que Camus fut bien meilleur romancier, voire auteur de pièces de théâtre qu'essayiste.
Un ouvrage mineur de Camus, mais que l'on se doit de lire pour mieux appréhender l'engagement de cet homme passionné. Un homme qui n'hésita pas à utiliser une tribune atypique pour transmettre au monde un avertissement alarmiste et en définitive prémonitoire.
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Calliope2017
  08 décembre 2018
Le ou plutôt les Discours de Suède rassemblent le discours prononcé par Albert Camus le 10 décembre 1957 à Stockholm après la remise du Prix Nobel et une conférence qu'il a prononcée quatre jours plus tard à l'Université d'Upsal. Ces deux textes ont en commun le thème de l'engagement de l'artiste, par lequel Camus réfléchit sur l'art, son rapport avec la réalité, s'il doit ou non avoir un sens, mais aussi sur la liberté de l'artiste, qui n'a selon lui aujourd'hui plus le choix de prendre position et d'engager sa responsabilité, car, s'il est critiqué pour ce qu'il dit, il l'est aussi pour son silence...
Cet ouvrage très court se lit facilement et est très intéressant - notamment par le choix de rassembler ces deux textes, enrichis par la postface du traducteur suédois Bjurström qui raconte la "semaine suédoise" de décembre 1957 de Camus. Ces discours de Camus sont accessibles à tous et ont une réflexion très juste et très actuelle sur l'art et la notion d'engagement.
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Ombredouce
  07 octobre 2020
Dans sa postface au discours de l'auteur de "La Peste", "L'Etranger", "Le Mythe de Sisyphe" et révolté" (prononcé le 10 décembre 1957, jour de la cérémonie de remise du prix Nobel à Albert Camus), Gustav Bjurstrôm, note qu'"il se sentait profondément concerné et douloureusement atteint par un conflit (la guerre d'Algérie) qui le touchait jusque dans sa chair et dans ses affections les plus enracinées. UN livre d'une rare lucidité et d'une belle intelligence. Un peu dur à lire si on n'a pas l'habitude de ce genre d'ouvrage.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
PetitebijouPetitebijou   22 avril 2011
Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n'ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S'il m'est nécessaire au contraire, c'est qu'il ne se sépare de personne et me permet de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d'émouvoir le plus grand nombre d'hommes en leur offrant une image privilégiée de souffrances et des joies communes. Il oblige donc l'artiste à ne pas s'isoler ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. Et celui qui, souvent, a choisi son destin d'artiste parce qu'il se sentait différent, apprend bien vite qu'il ne nourrira son art, et sa différence, qu'en avouant sa ressemblance avec tous. L'artiste se forge dans cet aller-retour perpétuel de lui aux autres, à mi-chemin de la beauté dont il ne peut se passer et de la communauté à laquelle il ne peut s'arracher. C'est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s'obligent à comprendre au lieu de juger. Et, s'ils ont un parti à prendre en ce monde, ce ne peut être que celui d'une société où, selon le grand mot de Nietzsche, ne régnera plus le juge, mais le créateur, qu'il soit travailleur ou intellectuel.
+ Lire la suite
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PetitebijouPetitebijou   22 avril 2011
Je n'ai jamais pu renoncer à la lumière, au bonheur d'être, à la vie libre où j'ai grandi. Mais bien que cette nostalgie explique beaucoup de mes erreurs et de mes fautes, elle m'a aidé sans doute à mieux comprendre mon métier, elle m'aide encore à me tenir, aveuglément, auprès de tous ces hommes silencieux qui ne supportent dans le monde la vie qui leur est faite que par le souvenir ou le retour de brefs et libres bonheurs.
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MimimelieMimimelie   23 avril 2016
L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d'émouvoir le plus grand nombre d'hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l'artiste à ne pas s'isoler ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. Et celui qui, souvent, a choisi son destin d'artiste parce qu'il se sentait différent, apprend bien vite qu'il ne nourrira son art, et sa différence, qu'en avouant sa ressemblance avec tous. L'artiste se forge dans cet aller retour perpétuel de lui aux autres, à mi-chemin de la beauté dont il ne peut se passer et de la communauté à laquelle il ne peut s'arracher. C'est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s'obligent à comprendre au lieu de juger. Et, s'ils ont un parti à prendre en ce monde, ce ne peut être que celui d'une société où, selon le grand mot de Nietzsche, ne régnera plus le juge, mais le créateur, qu'il soit travailleur ou intellectuel.
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HebephrenieHebephrenie   30 juin 2010
Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.
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aouatef79aouatef79   28 octobre 2017
Il s' agit de savoir que , sans liberté , nous nous ne réaliserons rien et que nous perdrons,à la fois, la justice future et la beauté ancienne . La beauté seule retire les hommes de l'isolement , la servitude , elle , ne plane que sur
une foule de solitudes .
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Vidéo de Albert Camus
Albert Camus et Jean Grenier : Découverte de la philosophie et de l'écriture (1955 / France Culture). Diffusion sur France III Nationale le 2 décembre 1955. Par Pierre Sipriot. Avec Albert Camus et Jean Grenier. Émission “Thèmes et controverses”. Présentation des Nuits de France Culture : « “Les grandes révélations qu'un homme reçoit dans sa vie sont rares mais elles transfigurent comme la chance, à l'être passionné de vivre et de connaître”, écrivait Camus dans la préface au livre “Les Îles” de son ami Jean Grenier, en 1959 : le professeur de philosophie qu'il a eu au lycée d'Alger à 17 ans, son ami pour toujours. Son influence est majeure sur le jeune élève, c'est lui qui lui confie un livre qui va le pousser à l'écriture : “La Douleur” d'André de Richaud. Camus lui fait lire ses premiers écrits ; il lui dédia son premier livre “L'Envers et l'Endroit”, “L'Homme révolté”. Dialogue entre ces deux écrivains et amis dans l'émission “Thèmes et controverses”, revue radiophonique des idées et des lettres, avec le producteur Pierre Sipriot. Albert Camus nous parle de son professeur, qui l'a passionné, de la lecture de son livre “Les Îles” qui est à l'origine de ses préoccupations d'écrivain, nous dit qu'un philosophe doit déranger les lieux communs. Jean Grenier nous parle de l'humanisme, de surnaturel, de divin, des racines célestes de l'homme, de courage, de la liberté ; qu'il préfère le sensible à l'intellectuel. “Nous avons commencé, en 1930, un dialogue qui n'est pas fini” écrivait Jean Grenier : une correspondance qui devait durer trente ans et n'être rompue que par la mort, l'accident du 4 janvier 1960 de Camus. Là, nous sommes en 1955, Camus est encore vivant, “L'Été” vient de paraître en 1954, écrit sous l'influence de Jean Grenier : « “L'Été” descend des “Îles” », comme il l'écrit. Il recevra le prix Nobel de littérature en 1957. Il nous lit le début de son livre “L'Étranger” et nous parle de “miséricorde” et de “douceur” : les derniers mots de cette archive. Éternel sur les ondes, comme dans ses livres, comme dans l'écriture. »
Source : France Culture
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