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ISBN : 2369813091
Éditeur : Rue de Sèvres (14/09/2016)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Madrid, aujourd'hui. Niceto octogénaire passe sa retraite entouré de sa bande de vieux copains, de son fils Roman et de son petit-fils Alvaro. Dans l'Espagne marquée par la crise, le quotidien n est pas simple. Il devient réellement inquiétant lorsque les amis de Niceto commencent à mourir les uns après les autres, dans des circonstances de plus en plus étranges et violentes... Quand Niceto disparaît à son tour, c est une véritable course contre la montre qui démarr... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
marina53
11 novembre 2016
Un violent coup sur la nuque aura eu raison de ce vieil homme. La police, rendue sur place, ne peut constater que la mort de Longinos, flottant sur sa barque en plein coeur de la ville. Román, médecin légiste, reconnaît aussitôt un ami de son père, Niceto. Ce dernier, ainsi que ses amis Urbano et Godofredo, s'inquiètent justement de ne pas avoir vus Longinos depuis plusieurs jours. Ces papis commercent illégalement dans la rue, revendant des marchandises tombées du camion. Évidemment, faire ça juste en face du commissariat, rien d'étonnant à ce que l'un d'eux se fasse arrêter. Aujourd'hui, c'est Niceto qui n'aura pas couru assez vite à leur approche. Et le voilà donc au poste. La policière appelle Álvaro, un ami qui travaille aux services sociaux de la ville et qui se trouve être le petit-fils de Niceto. le jeune homme montre pattes blanches et promet que ça ne se reproduira plus. Il choisit de ne pas informer son père et propose même au vieil homme de l'héberger quelques jours, alors que sa femme est enceinte. Lorsque la bande de papis est informée du meurtre de leur ami, elle ne se doute pas que c'est le premier d'une longue série...
Premier album entièrement réalisé par l'auteur de Blacksad. Un album qui souffre parfois de quelques faiblesses, non pas sur la forme mais sur le fond. Quelques zones d'ombre subsistent en effet à la fin de cette lecture. Pourquoi ces rats qui parlent au début de l'album mais que l'on ne revoit pas ensuite ? Quel est donc ce secret qui ne doit en aucune sorte être révélé? Quelles sont les véritables intentions de Niceto ? Il n'en reste pas moins que Juan Díaz Canales nous offre une belle galerie de personnages attachante et une réflexion plutôt amère sur le temps qui passe. À la fois chronique sociale et polar, cet album sombre et triste dépeint une société bien amère dans une Espagne post-crise. Sur la forme, il va sans dire que Juan Díaz Canales avait un talent caché. À l'encre de chine, tout en noir et blanc, le trait semi-réaliste est délicat et tout en finesse.
Un album original qui prévaut pour sa qualité graphique.
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lehane-fan
15 octobre 2016
Juan Diaz Canales, j'aime beaucoup. Blacksad est un incontournable en matière de BD. Je ne m'étendrai pas sur l'intrigue du dernier Corto, on fait tous des erreurs ;-).
Il nous revient en assurant scénario et graphisme car oui, ce petit coquinou y va ici de son superbe coup de crayon en noir et blanc, parfaitement évocateur d'un pays en crise et de ses autochtones pas vraiment compétitifs dans le domaine du LOL à donf' qui déchire sa mère la p*.
Les Vieux Fourneaux, vous remettez ?
Vous reprenez la même tranche d'âge en beaucoup, beaucoup plus sombre.
Niceto et ses amis sont retraités. Petits retraités espagnols s'évertuant à se verser le plus régulièrement possible quelques subsides en sus en revendant tout ce qui se revend au black. Y a pas de mal à se faire du bien.
La crise est là, les temps sont durs, ils vont devenir morbides en multipliant les disparitions violentes au sein de la bande.
Première impression, tiens comme la méchante sensation d'être passé au travers. Puis, étonnamment, ce récit vous revient comme une petite musique lancinante porteuse d'un message subliminal du type "la vie est une s* !".
De fait, tout prend finalement son sens.
La nuit devient jour.
L'abattement vous étreint et perdure.
Diaz Canales vous repeint la vie en noir en évitant consciencieusement de siffloter la mélodie du bonheur.
Et s'il avait raison ce bougre de salopiot.
Et si tout ça n'avait aucune raison d'être, aucun intérêt notoire, fut-il embryonnaire...
Inutile de préciser que ce récit ne vous filera pas la grosse pêche malgré une minuscule lueur d'espoir terminale.
Une enquête philosophique de haut vol permettant à l'auteur de nous éclabousser, en tout bien tout honneur, de son art majuscule et entier.
* par p et s, il fallait bien sûr lire pâtissière et sucrerie, mes petits péchés mignons tout plein. Promis, à 3 quintaux, j'attaque le loukoum sans amidon et le coca light. Faut pas déconner non plus, la santé c'est sacré, n'en déplaise à ce maussade trublion de Diaz Canales.
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canel
30 janvier 2017
Tandis que Niceto et ses potes traficotent (petits boulots, arnaques) pour arrondir leurs fins de mois dans cette Espagne en crise, voilà qu'ils se mettent à mourir les uns après les autres. Comme ils sont octogénaires confirmés, ça pourrait sembler à peu près 'normal', mais non : ils se font assassiner.
Pas gaie, cette histoire de petits vieux qui pagaient sur leur mémoire à l'approche de la mort : « On veut croire que notre vie est un voyage comme celui de l'eau. Qui ne disparaît jamais tout à fait. Qui trouve toujours le chemin du retour. Mais un beau jour, alors que tu es déjà vieux et que plus rien n'a d'importance, la révélation arrive. Tu sais que ce chemin n'existe pas. Que la pluie qui te tombe dessus n'est jamais la même. »
En effet, comme le suggère la grossesse de Diana, si l'homme ne disparaît jamais complètement, c'est au mieux via sa descendance (ou dans ses oeuvres, mais il n'est pas donné à tout le monde d'être artiste), et point barre.
J'ai trouvé de jolies images dans cet album, comme celle-ci, sur le vieillissement : « Un beau jour tu te rends compte que la réalité a gagné la partie. Une partie que tu n'avais même pas conscience de jouer. Et toi tu restes impassible, comme un arbre que l'automne laisse avec le pantalon baissé au milieu du bois. »
Mais comme je m'attendais à retrouver une ambiance un peu rigolarde, façon 'Vieux Fourneaux', j'ai été déçue. L'histoire est très sombre, et je ne suis pas certaine d'avoir tout saisi, d'autant que je m'y perdais parfois dans les personnages, aux physionomies proches.
• merci MaGi pour le prêt ! 😊
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Didili
22 janvier 2017
Cette lecture est noire, très noire. L'ambiance n'est pas à la franche rigolade vous voilà avertis !
Tout commence par la découverte d'un vieux monsieur sur une barque. On pourrait croire qu'il est mort de vieillesse mais non ... Il a été assassiné !
Ce vieux monsieur avait un cercle d'amis de vieux messieurs tout comme lui aux parcours différents et accidentés. Peu épargnés par la vie et vivants de petits trafics de vente de produits volés.
On suit alors d'avantage le parcours de Niceto et de sa famille qui s'insère dans cette histoire avec le fils et le petit fils, Roman et Alvaro. Roman est médecin proche de la retraite et Alvaro fait parti du SAMU social et attends un heureux évènement avec sa femme.
Et puis peu à peu les amis de Niceto meurent dans des circonstances troublantes et Niceto disparait.... Son petit fils et son fils vont le rechercher.
J'ai aimé cette histoire qui parle de la vie et de la mort surtout ... La vie étant reliée à la mort inextricablement.
Les dessins sont très beaux, dans ce noir et blanc qui colle si bien au thème du livre.
Je ne me suis pas sentie en Espagne par contre ... J'avais l'impression d'une ville française ... Peu de détails me reliant à mon imagerie sur l'Espagne...
J'ai aimé les planches et le découpage de celle-ci.
Les cases noires et la case blanche de la fin. J'ai apprécié les planches très oniriques ou/et ou cauchemardesques.
Attention, si les traits des personnages peuvent nous rappeler ceux des Vieux Fourneaux, ces petits vieux là ne vous feront pas marrer ! Ah ça non ...
Une autre vision de la vieillesse et de la vie. Une vision très pessimiste où la mort rode dans tous les recoins des cases ...
L'auteur a su néanmoins mettre de la poésie dans ses dessins et ne pas refermer cette histoire sur une case noir mais bien blanche ...
Une petite dédicace en début de livre m'a rassurée sur les sentiments de l'auteur :
Pour Toni et Manolo, preuve que ce qui ressemble le plus à l'immortalité n'est rien qu'un alliage de génétique, d'amour et de souvenirs. Et pour Teresa, qui rends toute chose belle possible et désirable.
Au fil de l'eau est une sombre BD que je vous recommande pour savoir ...
Pour être de ceux qui savent !
Lien : http://imagimots.blogspot.fr..
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yanndallex
04 octobre 2016
Juan Diaz Canales s'est mis au dessin.... et ça déchire !!
Le plus que talentueux scénariste de BlackSad nous dévoile toute l'étendue de son travail. Non seulement il nous fait de beaux scénarios, mais voilà qu'il se met à dessiner... et avec brio en plus !!!
J'ai été bluffé, non pas par le scénario, mais surtout par la qualité du dessin...
La couverture, le livre :
Elle annonce la couleur... l'histoire d'un vieux (et de sa famille).
Les dominantes noires et bleues s'accordent parfaitement avec le récit à venir et j'aime beaucoup l'effet "fluide" donné en bas de dessin de couverture pour se rapprocher du titre "Au fil de l'eau".
Le 4eme plat est classique et il résume parfaitement et simplement l'objet du récit.
Le livre est imposant, beau avec une bonne prise en main, et toujours de très bonne manufacture (mais c'est une habitude maintenant chez Rue de Sèvres...)
Le dessin, le style, les mise en scène et les effets :
Juan Diaz Canales a décidé donc de nous ouvrir son monde d'illustrateur, et pour cela il ne s'est pas attaqué au plus simple des exercices ! Il a choisi le noir et blanc !
Et quel bonheur graphique il nous livre avec son trait semi-réaliste et ses aplats de noirs ! le dessin est élégant, modeste et suffisamment détaillé mais point trop.
Par moment son trait me rappel un peu celui de Cauuet pour l'excellentissime série "Les vieux fourneaux"...
Notre homme sait superbement adapter son trait aux différents plans de ses dessins : trait épais et robuste pour du premier plan, et trait fin et léger pour les arrières plans ou les détails.
Concernant les effets, le choix du noir et blancs les limites évidement, mais ils sont bien exploités, placés aux bons endroits avec quelques onomatopées pour les intensifier.
Les perspectives sont bien réalisées, avec peut-être quelques maladresses mineures de proportion par moment, mais celles-ci restent peu visibles, et donnent d'autant plus du charme à cette BD.
Les mises en scènes sont belles, cadrées de manières originales (gros plan de détails, vu d'ensemble sans réel point de fuite, plan taille et/ou américain etc...) gardant toujours une fluidité, une action (comme le papy récupérant son téléphone volé discrètement au commissariat en fond de vignette) mais avec quelques incohérences (comme un panneau de signalisation sur une vignette qui disparait sur une autre vue, etc...) mais invisible à l'oeil non averti...
Le style Diaz Canales m'a donc conquis
Maintenant j'en demande plus !! Encore, encore !!!
Vivement donc son prochain ouvrage en tant qu'auteur complet !
Le scénario, le découpage :
L'histoire est évidement.... un polar, comme cet auteur sait si bien nous les faire.
Les conditions historiques Madrilènes sont bien documentées et permettent ainsi de déployer cette intrigue touchante et troublante.
L'auteur nous présente sa réflexion sur le sens de la vie, sur la condition de la vieillesse et sur les valeurs de la famille.
J'avoue que ce récit m'a laisser un petit gout d'amertume... c'était certainement l'effet recherché par l'auteur...
Les dialogues ne sont pas des répliques percutantes à la Audiard, mais ils nous font tout de même passer de bons moments.
La narration continuelle apporte beaucoup au style policier noir, bien que par moment nous ne savons pas ou plus qui est le narrateur... cela implique une introspection, une vision intimiste du récit histoire de mieux se plonger dedans.
Le découpage, lui, reste simple, pas de grandes fioritures ou fantaisies avec des vignettes bien taillées rectilignes, plus ou moins larges, variant en moyenne de 3 à 6 cases par page. Quelques vignettes sans bordures bien placées, permettent de casser ou d'intensifier le rythme.
Juan Diaz Canales maîtrise tout de même cet art du découpage car chaque double page se termine de manière à ce qu'on attende la suite...
Ceci-dit, dans cet ouvrage, il est intéressant de constater le travail graphique de l'auteur, qui nous révèle donc là un talent caché incommensurable, au profit d'un scénario et de dialogues peut-être légers en rapport à ce que nous connaissons déjà de l'oeuvre de ce grand homme.

Une bonne lecture, un ouvrage de qualité et un graphisme superbement travaillé.
Je le conseille !

Lien : http://www.7bd.fr/2016/10/au..
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Les critiques presse (7)
BDZoom27 septembre 2016
Voilà un roman graphique atypique et bien poisseux, souvent empreint d’une certaine distance et drôlerie.
Lire la critique sur le site : BDZoom
BDGest23 septembre 2016
Si Juan Díaz Canalès n’a pratiquement plus rien à prouver en matière de scénario, c’est sur son dessin qu’il se met en danger. Après un prologue riche de belles promesses, la suite s’avère plus déconcertante.
Lire la critique sur le site : BDGest
BoDoi16 septembre 2016
A petites touches, il entretient le suspense, jusqu’à un retournement de situation inattendu. Glaçant.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Auracan07 septembre 2016
Son dessin noir réaliste, plutôt dynamique avec des encrages profonds collant parfaitement à cette ambiance pesante de fin de vie, véhicule une histoire poignante qui devrait en ravir bon nombre.
Lire la critique sur le site : Auracan
Sceneario02 septembre 2016
Un album assez touchant, servi par un très agréable graphisme en noir et blanc qui nous fait espérer de le retrouver plus souvent derrière ses pinceaux !
Lire la critique sur le site : Sceneario
LaLibreBelgique30 août 2016
Pour la première fois, Juan Diaz Canales dessine son récit. Un coup de maître.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
ActuaBD22 août 2016
Décliné en cinq chapitres avec un recours efficace et maîtrisé du noir et blanc, ce polar atypique interpelle par son ambiance sombre enveloppée d’une noirceur omniprésente.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina5313 novembre 2016
On veut croire que notre vie est un voyage comme celui de l'eau. Qui ne disparaît jamais tout à fait. Qui trouve toujours le chemin du retour. Mais un beau jour, alors que tu es déjà vieux et que plus rien n'a d'importance, la révélation arrive. Tu sais que ce chemin n'existe pas. Que la pluie qui te tombe dessus n'est jamais la même.
Commenter  J’apprécie          240
marina53marina5311 novembre 2016
- Quel sale boulot ! Je ne sais pas comment tu as eu le cran de supporter ça tout ce temps.
- C'est la foi.
- Tu ne parles pas de la foi en l'être humain ?
- Plutôt de la foi en "celui d'en haut".
- Il y a longtemps que celui d'en haut a dû oublier ceux d'en bas.
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marina53marina5311 novembre 2016
Les animaux vivent à l'abri de leur instinct. Survie, reproduction et peu de questions. Plus ou moins comme nous quand on est jeunes et que la vie nous promet qu'il est possible d'éviter le vide. Et si le mirage se dissipe, nous nous inventons nos propres mensonges sophistiqués, perfectionnés au cours des siècles.
Commenter  J’apprécie          210
DidiliDidili22 janvier 2017
Un beau jour, tu te rends compte que la réalité a gagné la partie. Une partie que tu n'avais même pas conscience de jouer. Et toi tu restes impassible, comme un arbre que l'automne laisse avec le pantalon baissé au milieu du bois.
Mais tels de bons arbres nous vivions étrangers à cette ironie.
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VexianaVexiana06 juin 2017
Un beau jour tu te rends compte que la réalité a gagné la partie. Une partie que tu n'avais même pas conscience de jouer.
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