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ISBN : 2253026336
Éditeur : Le Livre de Poche (01/07/1999)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Comme le dit Katherine Mansfield, Francis Carco (1886-1958) est " l'écrivain des bas-fonds ".
" Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit " hantent son univers. Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il partage la vie de bohème d'Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan. C'est tout le pittoresque de ce monde interlope, dont Renoir, Duvivier et Carné se son... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
koalas
  07 juin 2017
La Caille file un mauvais coton, Bambou son mignon s'est fait pincer.
Fernande qui a le béguin pour le petit Jésus gigolo en fait son affaire
ce qui ne plaît pas trop à Dominique le Corse ni à Pépé la vache...
Francis Carco nous plonge dans le Paris interlope de la Belle époque
dans les quartiers chauds de Pigalle, Blanche et Montmartre.
Il décrit l'ambiance dans les bars de la rue Lépic où l'on joue aux dominos, on sert de l'absinthe à des gueules d'atmosphère comme Albert le tondu, Pépé la vache
et où les truqueurs Olga, Tititne et Gueule d'amour se racontent leurs béguins pendant que la Rembourrée et Fesses de rat remuent leurs popotins.
La puce, lui, chantonne Femme d'apache et Frisson d'amour à des
gigolos, gâcheuses, souteneurs, invertis, tatas, qu'on appelle maintenant les Jésus.
Tous en pince pour Fernande, une môme qui a des yeux de biche.
Surtout Pépé la vache... quand ils pensent à Fernande...
L'histoire un peu décousue vaut le coup d'oeil pour les scènes folklo
où l'argot parigot et l'encre de Carco coulent à flot.
Comme le film Casque d'or de Jacques Becker, le roman a pris quelques belles rides.
Jésus la Caille, un livre très très canaille .
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ericbo
  29 mars 2019
J'ai lu Carco à Nouméa. Peu d'auteurs néo-calédoniens sont passés à la postérité nationale. Je lui devais bien ça. Même s'il est resté peu de temps en Nouvelle-Calédonie, son père fonctionnaire ayant été muté en Métropole lorsqu'il était encore enfant. On peut lire dans Wikipédia que Francis Carco a été très choqué dans son enfance nouméenne de voir les bagnards enchaînés marchant vers leur destination finale. Pas très difficile de faire le lien avec son roman « Jésus la Caille ». Histoire de malfrats dans le Paris début de siècle. On y suit quelques personnages, truands, prostituées… dont la vie est surtout constituée de rapines, règlements de compte, sur fond parfois de liaisons amoureuses contrariées et assez hasardeuses. Entre Clichy, Pigalle, Montmartre et autre lieux célèbres en ce début de siècle pour toute cette mythologie des rues. C'était surtout une lecture de curiosité. Il ne m'en reste que de vagues relents. A relire peut-être ! En revanche, le bagne de l'île Nou qui a longtemps hanté la mémoire de l'auteur ne m'est pas non plus resté indifférent, même si les cellules s'étaient depuis fort longtemps vidées de leurs occupants.
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Hardiviller
  14 octobre 2017
Comme tous les livres celui-ci est constitué de voyelles et de consonnes ( Lapalissade ) . Mais les voyelles sont aussi , ce qui est moins su , les compagnes des voyous ( le voyou et sa voyelle ) et c'est en partie de ce monde là que cause Carco .
Il parle aussi des " qu'on sonne " ( de ceux qu'on sonne ) c'est à dire de ceux que les lardus appellent à la rescousse pour avoir des renseignements , autrement dit des indics , des donneurs , des balances , des " bourriques " .
Car dans ce milieu des filles et de leurs " hommes " , des tapins et de leurs jules , des putes et des macs , il y a aussi ceux qui parlent aux condés , qui renseignent et l'on sait qu'il n'y a pas de police efficace sans indics .
Il arrive que des proxénètes pour rester en liberté , ne pas tomber , collaborent en douce , et c'est un des ressorts de ce livre .
Carco qui connait le fond des bas-fonds , le monde de la pègre , nous cause donc avec son talent habituel des morues et des marlous . Nous sommes loin ici de Saint John Perse ou de Teilhard de Chardin , mais dans l'univers des tapins et de leurs " protecteurs " .
Les donneurs , par mépris , sont souvent traités de donneuses , comme si cette féminisation ajoutait à l'insulte ; mais dans le milieu , seuls comptent les " Hommes " , les gonzesses , valant pas cher , principalement bonnes gagneuses ou pas .
Vous voila prévenus , si vous êtes de bons chrétiens , ce livre n'est pas pour vous , ne le lisez pas , vous risqueriez , par contamination de vous retrouver aux enfers .

Les personnages sont hauts en couleur , y a la Fernande :
" Elle avait la taille faite au tour / les hanches pleines / Et chassait l'mâle aux alentours / De la Mad'leine . " Qu'est pas une débutante . Y a la Bertha , pas la grosse Bertha , vu qu'elle est canon . Y a Le corse , un dur qu'ira au dur car donné par José la vache . Et y a Jésus-la-caille , qu'est pas le fils né dans la crèche mais un mac d'opérette , un peu à voile et à vapeur , une gueule d'amour un brin tapette . Toute une faune donc , pas très fréquentable , qui gravite autour d'un ancestral métier .
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Patroth
  11 mai 2016
Francis Carco nous décrit un Montmartre vers 1910 , que l'on ne connait pas . Gigolos , "tantes" ( on disait comme ça ) , prostituées , proxénètes, un monde glauque dans la fumée des bars ou l'absinthe coule et les règlements de comptes sont fréquents ...L'argot est le langage de tout ce monde ..
Même si l'ambiance " Titi" , est bien décrite , tout cela à très mal vieillit ...
Lecture intéressante quand même surtout grâce aux descriptions , on peut s'y plonger pour découvrir une autre époque ..
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michelangelo
  29 janvier 2014
Carco nous plonge dans l'univers assez glauque du Paris de la prostitution au début du 20eme siècle. Les héros sont des gigolos, des prostituées et des proxénètes. le langage, souvent déroutant, est composé d' argot. L'ensemble sent le 'titi-parisien' et l'ambiance est particulièrement bien rendue. Hélas, je ne suis pas entré dans l'intrigue sentimentale compliquée entre la belle Fernande et ses hommes, le Corse, Pépé la Vache ou Jésus la Caille. Il est question de trahisons, d'amour improbable, d'amitiés fragiles, de volées et d'absinthe, d'argent facile et d'exploitation humaine. Autrement dit, tous les ingrédients d'un bon roman. Trop peut-être. le résultat est décevant. Je me suis ennuyé et me suis parfois perdu dans les méandres de cette intrigue qui m'apparaît avoir mal vieilli. Dommage !
Michelangelo 2014
Lien : http://jaimelireetecrire.ove..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   12 novembre 2013
Il était de ceux dont les femmes ne doivent attendre que mensonge et découragement. Il était trop femme pour une femme et cette certitude attendrissait Fernande. Elle ne s’avouait pas qu’elle l’aimait déjà jusqu’à la dépravation de chercher en lui l’amie dont elle ignorait les baisers et les confidences. Il serait l’amie que les hommes n’ont pas su comprendre. Il serait cet équivoque délicieux et tentateur, cette gosseline, cette poupée vicieuse et sentimentale qui repose d’un amant autoritaire et qui se prête à tous les jeux.
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rkhettaouirkhettaoui   12 novembre 2013
Dans les boîtes de nuit, c’est curieux, on ne lui donnait pas de surnom : elle était douce. Il y a des hommes qui aiment les femmes de cette sorte. Cependant, elle se serait vite attachée et elle n’était peut-être pas fâchée, au fond, d’appartenir au Corse qui, lui, au moins, la défendait. Combien se laissent prendre aux façons de jolis garçons : combien aussi s’en repentent !
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rkhettaouirkhettaoui   12 novembre 2013
Il imaginait la rumeur, l’ombre, la lueur des bougies, et cette vision lui arrachait des soupirs. Elle l’emplissait d’amour. Il comprenait ce que l’amour est dans la vie de chaque être. Il se faisait honte ; il pensait à Fernande... il pensait à la Puce et la tendresse qu’il éprouvait pour Bambou n’était plus celle d’autrefois.
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rkhettaouirkhettaoui   12 novembre 2013
Sur le rebord de la table, il posa le front et, tandis que chacun s’occupait de l’imbécile qui divaguait, il sanglota, car il sentait combien tout nous échappe et combien le Destin se rit des larmes et de l’amour, et soumet le plus fort au moment même qu’il a voulu choisir.
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rkhettaouirkhettaoui   12 novembre 2013
Pour avoir perdu la femme du Corse, la Caille poussait très loin les droits de l’amour. C’est à Bambou qu’il appartenait et il envisageait à la fois l’amour comme un plaisir et comme une absolue possession.
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Video de Francis Carco (14) Voir plusAjouter une vidéo

Les Goncourt reçoivent le Prince Rainier de Monaco
Les membres du Goncourt reçoivent le Prince Rainier de MONACO à leur table du restaurant Drouant à Paris. Plans de COLETTE parlant à RAINIER et tous les "Goncourt" attablés parmi lesquels Francis CARCO. Tour de table sous les flashes des photographes.
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