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Marc Chénetier (Traducteur)
EAN : 9782070381388
310 pages
Éditeur : Gallimard (16/05/1989)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 18 notes)
Résumé :
A la fin du XIXe siècle, dans la petite ville de Hanover, sur un plateau du Nebraska balayé par le vent, le pionnier Bergson meurt. Encore adolescente, sa fille aînée Alexandra se retrouve chef de famille, face à ses trois frères Oscar, Lou et le tout jeune Emil, face à la terre sauvage de l'Ouest et aux passions qui agitent les communautés d'immigrants norvégiens, français, russes et bohémiens de Tchécoslovaquie qui peuplent la région. Autour d'Alexandra, évoluent ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (0) Ajouter une critique
Carosand
  10 juin 2013
L'auteur avec un vocabulaire d'une grande simplicité arrive à nous faire voyager dans les grands espaces terrestres et spirituels de ces pionniers que nous sommes tous au regard de chaque destinée...
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jimpee
  12 novembre 2012
Ce roman se passe en Arkansas à la fin de XIXe. C'est un roman de la Frontière et nous fait partager la vie de paysans, immigrants européens qui découvrent le travail de la terre en même temps que ce nouveau pays. C'est plus âpre que « La petite maison dans la prairie » mais ce n'en est pas si éloigné que cela.
Le personnage principal est Alexandra, l'aînée de la famille Bergson, qui se retrouve vite chef de famille au décès du père. La famille est suédoise et vit dans un village où la population est d'origine scandinave. Les immigrants se définissent par rapport à leur communauté : les suédois et norvégiens, le village français voisin, la famille bohémienne mais toutes ces populations s'intègrent dans le creuset pour devenir américaines.
Alexandra est un personnage solide, forte femme qui se sacrifie pour sa famille, sa mère et ses 3 frères. Elle a l'intuition de la terre qui lui permettra de guider ses frères et de faire prospérer leurs terres alors que la plupart de leurs voisins abandonnent.
Dans la seconde partie, tout le monde est bien installé et l'on découvre l'histoire d'amour malheureux d'Emil, le jeune frère, en parallèle au retour de Carl, l'ami d'enfance, l'amour parti et qui tarde à revenir.
C'est pas mal mené mais l'originalité du livre tient plus dans la description de la vie de ces pionniers et de leur évolution une fois la réussite arrivée.
Alexandra est la soeur d'Antonia, le personnage de « Mon Antonia » du même auteur ; là encore, il s'agit d'histoires de pionniers d'origine suédoise. Avec un siècle de distance, on retrouve encore cette ambiance et la même mentalité dans les nouvelles de Annie Proulx qui se passent en Iowa.
Lien : http://jimpee.free.fr/index...
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
CarosandCarosand   10 juin 2013
Il y avait des jours de sa vie qu'en dépit de leur manque apparent d'intérêt, Alexandra se rappelait pour avoir été particulièrement heureux ; des jours où elle se sentait proche des friches sans relief qui l'entouraient, où elle ressentait pour ainsi dire dans son propre corps la joyeuse germination du sol. Il y avait aussi des jours qu'Emil et elle avaient passés ensemble et qu'elle aimait infiniment à se remémorer. Tel, par exemple, le jour où ils étaient descendus près de la rivière. Un canard sauvage esseulé nageait, plongeait et se lissait les plumes, s'amusant, tout heureux dans la lumière pommelée. Nul être vivant n'avait paru si beau à Alexandra que ce canard sauvage. Des annés ayant passé, elle ne pouvait s'empêcher de penser que le canard était toujours au même endroit, à nager et plonger, toujours tout seul, sans la lumière du soleil, comme une espèce d'oiseau enchanté sur lequel ni le temps ni le changement n'avaient aucune prise.
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CarosandCarosand   10 juin 2013
Ivar trouvait satisfaction à la solitude qu'il avait recherchée. Il n'aimait pas les déchets des demeures humaines : nourriture rompue, morceaux de porcelaines brisée, vieilles chaudières et vieilles bouilloires à thé jetées dans le carré de tournesols. Il préférait la propreté et la netteté de la terre herbue et sauvage. Il disait toujours que les blaireaux avaient des maisons plus propres que celles des gens et que le jour où il engagerait une femme de ménage, son nom serait Mme Blaireau. La meilleure façon dont il exprimait sa préférence pour sa ferme des libres étendues consistait à dire que sa Bible, en ces lieux, lui paraissait plus vraie. Que, debout sur le seuil de sa grotte, l'on contemplât la terre inégale, le ciel souriant, l'herbe bouclée, toute blanche dans la chaude lumière du soleil ; que l'on prêtat l'oreille au chant ravissant de l'alouette, au margaudage de la caille, au bruissement des sauterelles s'élevant sur le fond de ce silence immense, et l'on comprenait ce qu'Ivar voulait dire.
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CarosandCarosand   10 juin 2013
Ne trouves-tu pas ça curieux : il n'y a que deux ou trois histoires humaines, et elles ne font que se répéter aussi violemment que si elles n'avaient jamais eu lieu ; c'est comme les alouettes de ce pays, qui n'ont cessé de chanter les mêmes cinq notes depuis des milliers d'années.
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CarosandCarosand   10 juin 2013
A onze heures, Amédée devait s'approcher du tableau électrique du vestibule et éteindre les lumières : chaque gars aurait ainsi l'occasion d'embrasser sa petite amie avant que le père Duchesne ne parvînt à retrouver les escaliers pour aller rallumer.
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CarosandCarosand   10 juin 2013
"Les oiseaux savent-ils que vous serez gentil avec eux, Ivar ? C'est pour ça qu'il en vient tant ?" demanda-t-il.
Ivar s'assit sur le plancher et replia ses pieds sous lui. "Vois-tu, petit frère, ils arrivent de très loin, et ils sont très fatigués. De là-haut où qu'ils volent, notre pays a l'air noir et tout plat. Il leur faut de l'eau à boire et pour se baigner avant de pouvoir continuer leur voyage. Ils regardent par-ci par-là et loin au dessous d'eux ils aperçoivent quelque chose qui brille, comme un morceau de verre serti dans la terre noire. C'est mon étang. Ils y viennent et personne ne vient les déranger. Des fois, même, je leur jette un peu de maïs. Ils racontent ça aux autres oiseaux et du coup, l'année d'après, il en vient encore plus par ici. Ils ont leurs routes là-haut, tout comme nous ici-bas."
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Mathieu Lindon "Ce qu'aimer veut dire"
Mathieu Lindon "Ce qu'aimer veut dire" - Où il est question notamment de Michel Foucault et d'Hervé Guibert, de Jérôme Lindon, de Samuel Beckett, Marguerite du ras, Alain Robbe-Grillet, Claude Simon, Robert Pinget, Pierre Bourdieu et de Gilles Deleuze, d'un père et d'un fils et de filiation, d'amitié et d'amour, de littérature, de la rue de Vaugirad et de LSD et d'opium, d'impudeur et d'indiscrétion,de rencontres, de Willa Cather et de Caroline Flaubert, , et aussi des larmes aux yeux, à l'occasion de la parution de "Ce qu'aimer veut dire" de Mathieu Lindon aux éditions POL, à Paris le 13 janvier 2011
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