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Robert Ruard (Traducteur)
EAN : 9782869309456
331 pages
Éditeur : Payot et Rivages (01/06/1995)
3.93/5   130 notes
Résumé :
A la fin du siècle dernier, sur les plaines du Nebraska recouvertes à l'infini des mêmes herbes rouges, s'implantent de nombreuses familles d'immigrés européens. Russes, Tchèques, Norvégiens se regroupent en communautés sur des terres qui restent à défricher. Jim a dix ans lorsqu'il vient vivre chez ses grands-parents, propriétaires d'une ferme. A quelques kilomètres s'installe la famille d'Antonia, immigrés tchèques partagés entre la nostalgie de l'Europe et l'espo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
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mesrives
  27 septembre 2020
Il y a quelques temps déjà je quittais les Grandes plaines, ces terres rebelles colonisées dès la seconde moitié du 19ème siècle par les pionniers européens venus par trains entiers s'installer dans le Middle West. Ils ont du louer à n'en pas douter les immigrants ukrainiens, des Mennomites, qui introduirent à cette époque une variété de blé d'hiver résistant au froid … car au-delà du centième méridien ou à ses approches les terres de l'espérance avaient aussi un goût d'enfer .
Mais aujourd'hui encore je reste ancrée sur ces terres du Nébraska avec Mon Antonia de Willa Cather. Je ne peux oublier la vision de ces plaines infinies, ondoyantes et rougeoyantes, âpres et vierges que l'auteure a su peindre, des tableaux magnifiant les grands espaces aux immenses prairies couvertes d'herbes rouges parfois zébrées de traînées jaunes, les tournesols semés sur leur passage par les Mormons mais où indiens et bisons ne sont déjà plus qu'un souvenir.
Mon Antonia, une histoire d'amitié, d'amour inconditionnel mais aussi l'histoire d'un pan de la colonisation de l'Amérique, un hommage aux pionniers, à ces fermiers des Grandes Plaines, à leur labeur, leur solidarité et leur capacité d'adaptation.
Oui, j'ai aimé cette rencontre ou plutôt ces rencontres.
Rencontre avec Jim Burden, le narrateur, orphelin, à peine âgé de 10 ans, venu de Virginie rejoindre la ferme de ses grands parents proche de Black Hawk, bourgade du Nébraska. Découvrir à travers son regard ce Nouveau Monde dur et vide en compagnie de sa grande amie, Antonia Shimerda ou Tony, la jeune fille de Bohême, fille d'immigrés tchèques, de quatre ans son aînée, comme lui en exil. Epier leurs escapades automnales pour explorer un terrain de jeu inconnu, sans limites, en observant minutieusement leur nouvel environnement. Et bien sûr suivre le destin de cette jeune femme solaire au mental d'acier malgré les nombreuses turpitudes de la vie.
Rencontre avec les différentes communautés d'immigrants européens, Allemands, Scandinaves, Français, Russes, Tchèques qui devaient surmonter la barrière linguistique, en découvrant leur quotidien, des conditions de vie souvent rudimentaires au début de leur installation, leur acharnement à vaincre les épreuves quelles soient météorologiques (blizzard, canicule, tornade) ou économiques (endettement) et leurs efforts parfois transformés en exploit.
J'ai aimé partager la vie des amies d'Antonia, ces autres jeunes femmes volontaires, indépendantes, aux caractères bien trempés et aux trajectoires différentes, gravitant autour de notre héroïne, qui se sont affranchies des codes d'une société étriquée. Des portraits très réalistes.
Et pour finir rencontre avec une auteure, Willa Cather, admiratrice de l'un de ses contemporains, Gustave Flaubert, qui avec son écriture m' a réellement enveloppée d'ondes bienveillantes et réconfortantes à travers des vagues successives d'émotions et de sensations en sublimant entre autre la communion de deux âmes devant un paysage à couper le souffle.
Ecrit en 1918, Mon Antonia est une oeuvre avec une facette nature writing, un classique de la littérature américaine mais pour moi une vraie découverte. Née en 1873 en Virginie dans une famille de fermiers, Willa Cather, est partie elle-même enfant vers les Grandes Plaines du Nébraska pour Red Cloud. Une oeuvre donc gorgée de sa propre expérience et enrichie par les nombreux souvenirs et les histoires de son entourage. Dans l'introduction de Mon Antonia, l'auteure déclare s'être inspirée des confidences de James Burden, un ami d'enfance, qui notait sur un carnet toutes les réminescences de cette époque là, instants partagés avec Tony, son Antonia.
Marie-Claude Perrin-Chenour qui la qualifie d'écrivaine de la Frontière dit à propos de son style que « D'une certaine façon, c'est Mark Twain écrivant comme Henry James ».
Willa Cather a obtenu le Prix Pulitzer en 1923.
Un roman féminin et dans un sens féministe mais un roman aussi spirituel et poétique.
Un coup de coeur inattendue. Une belle surprise
Adapté au cinéma en 1995 par Joseph Sargent j'aurai bien imaginé pour ma part une version de Mon Antonia par Terrence Malick. Il est toujours bon de rêver...
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isanne
  12 novembre 2020

Mon Antonia, oui, "mon" Antonia... Et je gage que ce sera la vôtre, tout autant, si je parviens avec cette critique à vous donner envie de lire ce livre.

Quand nous rencontrons les personnages de ce récit, ils sont dans le même train pour "aller vers une autre vie" : Jim, qui a perdu ses parents, va vivre chez ses grands-parents qui possèdent une ferme au Nebraska et Antonia et sa famille, émigrés Tchèques, rejoignent le même bourg pour y démarrer une nouvelle existence, dans la maison qu'ils ont acquise avant leur départ de Bohême.

Trente ans vont s'écouler au fil des pages, sous la plume de Jim qui se souvient, et c'est leur vie, la vie de tous ceux qui les entourent qui nous est racontée : les joies, les peines, les déconvenues, le désespoir...
le père d'Antonia , joueur de violon, n'avait pas les mains d'un fermier. Personne ne parlait la langue du pays qui les accueille sauf Antonia qui ne sait dire qu'une phrase pour répéter leur destination, la maison n'était pas celle rêvée...
Jim et ses grands parents se lient d'amitié pour ces expatriés, leur venant en aide devant toutes les adversités, se souvenant des premiers temps d'incertitude qui ont été les leurs quand eux-mêmes sont arrivés sur cette terre où tout était à faire.
Et le lien tissé entre ces deux enfants perdurera toute leur vie.


C'est un très beau récit sur la vie des fermiers venus s'installer dans cet état, l'entraide qui était la condition pour rester en vie, l'écoute pour ne pas se sentir seul. Même si les deux employés de la ferme des grands-parents de Jim rêvent de découvrir, pour l'un et de retourner pour l'autre, prospecter ce métal qui peut vous rendre riche, ils sont conscients de la richesse présente, celle des sentiments d'affection que leur prodiguent leurs employeurs qui les traitent comme des membres de la famille.
C'est la présence d'une nature pas toujours clémente, le dur quotidien des êtres qui vivent de leur terre, le travail harassant des champs et aussi le bonheur du plaisir des récoltes, les joies qui naissent du partage de ceux qui ont peu mais donnent tout, des rencontres improbables que permet le monde sauvage...
Tandis que Jim fait des études, Antonia se loue pour travailler : son seul défaut sera de "toujours faire confiance à ceux qu'elle aime", sa vie sera éprouvante mais ce sera une vie de liberté, une vie conforme à ses aspirations, au milieu des saisons qui transfigurent cette terre de campagne qu'elle aime tant...


Je ne veux pas tout vous raconter, le bonheur distillé par ces pages est trop intense, trop bienfaisant. Il faut vous le laisser découvrir et en jouir pleinement.


Une lecture fabuleuse que je regrette presque d'avoir faite parce que la magie de ces pages lues ne sera plus pour moi mais je souhaite qu'elle soit intensément vôtre.
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Lazlo23
  08 novembre 2015
Paru en 1918, ce classique des lettres américaines est un beau roman sur la perte et ce qu'on appellerait aujourd'hui la "résilience". Racontée après coup par Jim Burden, un jeune garçon qui vient de perdre sa mère, l'histoire se passe dans les grandes plaines du Nebraska où il est recueilli par ses grands-parents. Son arrivée coïncide avec celle de la famille Shimerda, immigrants tchèques et catholiques, dont l'une des filles, Ántonia (avec un A accentué) devient bientôt son amie. Le livre raconte comment ces êtres transplantés sur une terre rude et encore peu exploitée parviennent à s'y reconstruire - ou pas, à l'image du père d'Ántonia que la nostalgie du pays perdu pousse au suicide.
Si son style est simple, presque naïf, le regard que porte l'auteur sur cette Amérique de la seconde génération (les terres appartiennent déjà aux premiers colons protestants) ne paraît jamais simpliste. Ce Nouveau monde qui nous est ici dépeint est tout sauf égalitaire : malgré l'attirance qui les pousse l'un vers l'autre, Jim n'épousera pas son amie d'enfance ; il ira à l'université tandis qu'Ántonia mènera la vie beaucoup plus modeste des immigrants de fraîche date.
Une histoire toute simple donc, presque banale, mais que W. Cathers parvient à magnifier en la situant dans le décor grandiose des grandes plaines, que son écriture dépouillée restitue de manière quasi charnelle.
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hoteldelaplage
  27 janvier 2018
Mon Antonia est un chef d'oeuvre car c'est un mirage littéraire. Sous couvert de dépeindre l'ouest américain aux balbutiements de son peuplement, au travers de deux enfants aux origines contraires et aux parcours mêlés (Jim Burden et Antonia Shimerda), Willa Cather dessine en filigrane une figure de la mémoire comme puissance créatrice ultime et de la littérature comme antidote au passage du temps. En même temps que Proust, elle fait du souvenir et de l'expérience subjective le sujet moderne par excellence, mais par le biais d'un récit beaucoup plus concis et intime.
La narration est d'une virtuosité totale : l'auteure semble s'être absentée et avoir confié à Jim, le personnage par lequel l'histoire nous est contée, les clefs d'un récit qui oscille entre la candeur enfantine des premières sensations lors de son arrivée au Nebraska et le regard distancié de l'adulte qu'il est au moment où il rédige le manuscrit que nous parcourons ("son" Antonia). La langue paraît simple, agencée avec beaucoup de naturel, et témoigne pourtant d'un souci poétique permanent, rythmé de figures de style d'autant plus efficaces de beauté qu'elles sont d'une discrétion confondante.
L'Antonia de Jim, fille d'immigrés tchèques, avec laquelle il entretient tout du long une relation ambiguë, prend vie sous nos yeux à la moindre de ses apparitions, lesquelles s'additionnent comme de petites photos dans un album composite où les nombreux personnages secondaires dressent un ouest truculent et coloré, à la fois toile de fond et sujet même du roman. Les sensations et l'expérience humaine font l'objet d'un traitement d'une grande finesse, à mi-chemin entre l'intensité et la fragilité, le plaisir de la découverte et la conscience de la perte promise qu'elles engendrent.
Les dernières pages de Mon Antonia sont un soleil couchant pour soi tout seul, un repli doux et paisible vers l'intime, comme une plume qui tombe au sol : la précision, le lyrisme sage des dernières images qui en bien des mains auraient cédé à un mélodramatisme dégoulinant, touchent au sublime et font de ce court roman l'un des plus beaux qu'il m'ait été donné de lire.
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LiliGalipette
  08 juin 2017
Jim Burden a été élevé par ses grands-parents, dans leur ferme du Nebraska. Non loin, venue de Bohème, la famille Shimerda peine à prospérer face à la rigueur des hivers. Jim apprend l'anglais à la jeune Antonia qui, au fil des années, devient une très bonne amie et aussi son premier amour. « Antonia avait les yeux les plus confiants et les plus expressifs qui soient au monde ; l'amour et la crédulité semblaient vous regarder à visage découvert. » (p. 229) Antonia travaille dur pour aider son frère et sa mère à développer leur ferme, puis elle trouve une place en ville et découvre les bals et les toilettes. Jim grandit, quitte le Nebraska pour diverses universités, mais il n'oublie pas celle qui a marqué son enfance et son adolescence. Des années plus tard, il la retrouve. « Je me suis contenté d'écrire presque tout ce que me rappelle d'elle. Ce n'est pas construit du tout et n'a même pas de titre. » (p. 11)
Nombreuses sont les familles danoises, norvégiennes ou tchèques qui ont tenté leur chance dans la nouvelle Amérique. Leurs enfants, et surtout leurs filles, étaient courageuses et travailleuses pour aider leur famille à prospérer. « Les filles de la campagne étaient considérées comme une menace pour l'ordre social. Leur beauté brillait d'un éclat trop audacieux sur le fond des conventions. » (p. 196) Ce roman simple suit un ordre chronologique qui permet de suivre l'évolution des sentiments des personnages. On y voit grandir une relation profonde et puissante. Il est des amitiés primitives qui sont fondatrices dans une existence.
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critiques presse (1)
Liberation   16 juillet 2012
Ce livre d’une infinie délicatesse regorge de petites scènes americano-proustiennes […], qui révèlent le lien sensible et profond entre l’art et la vie.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Alice_Alice_   03 juillet 2015
Mrs. Cutter se livrait à la peinture sur porcelaine avec tant d'assiduité que même ses cuvettes et ses brocs, même le bol à raser de son mari, étaient couverts de violettes et de lys. Un jour, alors que Mr. Cutter montrait quelques porcelaines de sa femme à un visiteur, il en laissa échapper une. Mrs. Cutter porta son mouchoir à ses lèvres et dit avec grandeur : "Mr. Cutter, vous avez mis à mal Les dix commandements, respectez au moins les rince-doigts !"
Ils se querellaient à partir du moment où Cutter mettait le pied dans la maison jusqu'au moment où ils allaient se coucher, et leurs bonnes faisaient profiter généreusement toute la ville de leurs scènes. A plusieurs reprises, Mrs. Cutter avait découpé dans les journaux des entrefilets sur des maris infidèles et les avait envoyés par la poste à Mr. Cutter en déguisant son écriture. Cutter était rentré à midi, avait retrouvé le journal découpé dans le porte-revues et, triomphalement, avait replacé l'article dans l'espace d'origine. En voilà deux qui étaient capables de se disputer toute la matinée pour savoir s'il devait porter des sous-vêtements chauds ou des sous-vêtements légers, et toute la soirée pour savoir s'il avait pris froid ou non.
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WolandWoland   17 juillet 2009
... Je m'assis au milieu du potager - les serpents n'auraient guère pu s'approcher sans être vus - et j'appuyai le dos contre un potiron jaune, que le soleil avait tiédi. Quelques coquerets, chargés de fruits, poussaient le long des sillons. J'écartai les gaines triangulaires qui protégeaient les fruits - on aurait dit des enveloppes de papier - et je mangeai quatre ou cinq baies. Tout autour de moi, des sauterelles géantes, deux fois plus grosses que les sauterelles de Virginie, faisaient de l'acrobatie parmi les feuillages desséchés. Les rats à bourse couraient sur le sol labouré. Dans le fond du vallon, le vent ne soufflait pas très fort, mais je l'entendais bourdonner sa chanson là-haut, sur la plaine où ondoyaient les hautes herbes. Sous mes jambes, la terre était chaude ; elle était chaude aussi quand je l'écrasais entre mes doigts. D'étranges petits insectes rouges apparurent et tournèrent autour de moi en escadrons flâneurs. Ils avaient le dos laqué de vermillon et semé de taches noires. Je restais aussi immobile que possible. Il ne se passa rien. D'ailleurs, je n'attendais aucun événement. Semblable à un potiron, j'étais simplement quelque chose qui gisait sous le soleil et recevait ses rayons, et je n'en demandais pas davantage. Je me sentais parfaitement heureux. Peut-être est-ce là ce qu'on éprouve quand on meurt et qu'on devient partie d'un grand tout, que ce soit l'air et le soleil, ou la bonté et la connaissance. Je ne sais pas, mais le bonheur, c'est ça : se dissoudre dans un grand tout. Et quand le bonheur nous vient, il nous vient aussi naturellement que le sommeil. ...
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isanneisanne   09 novembre 2020
J'étais quelque chose posé au soleil, et qui le recevait, tout comme les citrouilles, et je ne souhaitais rien d'autre. J'étais complétement heureux. C'est peut-être comme cela que nous nous sentons lorsque nous mourrons. Nous devenons alors une partie d'un immense tout, que ce soit le soleil et l'air ou le bien et la connaissance. De toute façon, c'est le bonheur ; se dissoudre dans la totalité et l'immensité. Quand ça nous arrive, cela vient aussi naturellement que le sommeil.
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isanneisanne   12 novembre 2020
" Naturellement, ça veut dire que tu nous quittes pour de bon, lui dit-elle avec un soupir. Mais ça ne veut pas dire que je te perdrai. Regarde mon papa qui est ici. Ca fait des années qu'il est mort et pourtant il est plus réel pour moi que pratiquement n'importe qui d'autre. Jamais il ne sort de ma vie. Je lui parle, je lui demande conseil tout le temps. Plus je vieillis, mieux je le connais et mieux je le comprends. "
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Alice_Alice_   05 juillet 2015
Ça n’était pas la faute de ma mère. Elle aurait tout fait pour qu’on soit bien si elle avait pu. Mais ça n’était pas une vie pour une fille ! Une fois que j’ai commencé à soigner les bêtes et à traire, je n’ai jamais pu me débarrasser de l’odeur de vache. Les quelques sous-vêtements que j’avais, je les gardais dans une boîte à gâteaux. Le samedi soir, quand tout était au lit, je pouvais prendre un bain si je n’étais pas trop fatiguée pour le faire. Je devais faire deux voyages jusqu’à l’éolienne pour chercher l’eau que je mettais à chauffer dans la lessiveuse sur le poêle. Pendant que l’eau chauffait, il fallait encore aller chercher une grande bassine dans le cellier et la rapporter dans la cuisine et prendre un bain. Alors, je pouvais mettre une chemise de nuit propre et entrer dans le lit où les deux autres dormaient, probablement sans avoir pris de bain, sauf si c’était moi qui le leur avais donné. Tu ne peux rien m’apprendre sur la vie de famille. J’en ai eu assez pour toute ma vie.
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Mathieu Lindon "Ce qu'aimer veut dire" - Où il est question notamment de Michel Foucault et d'Hervé Guibert, de Jérôme Lindon, de Samuel Beckett, Marguerite du ras, Alain Robbe-Grillet, Claude Simon, Robert Pinget, Pierre Bourdieu et de Gilles Deleuze, d'un père et d'un fils et de filiation, d'amitié et d'amour, de littérature, de la rue de Vaugirad et de LSD et d'opium, d'impudeur et d'indiscrétion,de rencontres, de Willa Cather et de Caroline Flaubert, , et aussi des larmes aux yeux, à l'occasion de la parution de "Ce qu'aimer veut dire" de Mathieu Lindon aux éditions POL, à Paris le 13 janvier 2011
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