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ISBN : 2226255990
Éditeur : Albin Michel (26/02/2014)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 17 notes)
Résumé :
« Un agent mort est un con. Rarement un héros. Dans ton cas, tu n’en seras un pour personne. » Son officier traitant de la DGSE l’avait prévenu : s’il tombait avec le réseau islamiste qu’il infiltrait, on l’abandonnerait à son sort. Et Sébastien Verdier, alias Abdelaziz, en a pris pour dix ans. Les terroristes, eux, ne l’ont pas oublié. A sa sortie de prison, il est chargé d’héberger un djihadiste venu d’Afghanistan, porteur du testament de Ben Laden. L’occasion po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  08 juillet 2016
Verbier sort de prison avec une remise de peine. Après avoir purgé 10 ans pour trafic de stup et collaboration en milieu terroriste, il doit reconstruire sa vie. Sa femme et ses enfants ne sont pas ravis. Surtout que quand on est issu d'une famille ultra catho et que du jour au lendemain on se converti à un islam radical : l'incompréhension est totale.
Mais en plus des difficultés familiales ses anciens amis viennent lui réclamer des comptes.
Un roman très chaud sur le thème de la radicalisation islamique, mais surtout très réaliste et très bien documenté. Certains passages sont assez choquants aussi bien par leur réalisme que par les images qu'ils apportent au lecteur. C'est également une "critique" du monde de l'espionnage, très pertinente au demeurant.
J'ai peut être une chose a reprocher à ce roman c'est que l'auteur n'insiste pas suffissament à mon goût sur l'islam "normal" au risque d'une sigmatisation des musulmans. mais cela ne fait rien perdre en qualité à ce roman, puisque l'auteur journaliste maîtrise son sujet à la perfection.
C'est un roman dont on ne sort pas indemne. Il y a des actualités qu'on ne peut oublier. Je m'attarderais juste sur le 11 septembre, parce que je pense que beaucoup sont comme moi. A l'heure ou j'ai appris cette terrible nouvelle, je me souviens parfaitement de ou j'étais , avec qui, quand , comment. ..
Et puis j'avoue aussi que les attentats de l'année dernière font aussi qu'on ne peut rester indifférent à un tel roman;
Ma note véritable 4.5/5
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Ellane92
  08 décembre 2014
Sébastien Verdier vient de sortir de prison. Il y a passé dix ans, pour trafic de stupéfiants et participation à des activités terroristes. Dix ans plus tôt, en 2001, il était de mèche avec certains des islamistes qui préparaient les attentats du 11 septembre. Converti à l'Islam, tout le monde l'appelait (et l'appelle toujours d'ailleurs) Abdelaziz. Aujourd'hui, il a bien du mal à trouver une place auprès de son épouse et de ses enfants, qui ont grandi sans lui, et rejettent son mode de vie comme ses croyances.
A peine le temps de sortir de taule qu'il est contacté par ses "frères de religion", qui lui confient une mission de la plus haute importance : recueillir le dépositaire du testament de Ben Laden, une action d'éclat pour fêter comme il se doit les 10 ans du 11 septembre. Sébastien/Abdelaziz panique : sa conversion n'est qu'une couverture, car il agissait en tant qu'agent d'un officier de la DGSE, dont il n'a plus aucune nouvelle depuis son entrée en prison et qu'il ne sait comment contacter directement.
Bien loin de la France, en Afghanistan, trois djihadistes guidés par des moudjahidines font route vers l'Europe ; l'un d'entre eux est le dépositaire du testament de Ben Laden, un autre est un agent double, qui agit lui aussi pour le compte du même officier des renseignements que Verdier. Sauf qu'une frappe américaine vient bousiller sa mission en même temps que son matériel de secours : il n'a plus aucun moyen de contacter Paris et d'informer son officier des déplacements et de l'identité du terroriste. L'officier en question, un certain colonel Rateau, aimerait récolter les lauriers de la gloire en arrêtant à lui tout seul le porteur du testament de Ben Laden. Pour cela, il n'hésite pas à envoyer ses pions au casse-pipe et à cacher un certain nombre d'informations à son homologue de la CIA, provoquant des "cafouillages" comme le bombardement des djihadistes qui a couté son équipement à l'agent double.
Georges Chesniers, lui, est journaliste de guerre. de retour d'Afghanistan où son reportage s'est terminé plus tôt que prévu suite aux frappes américaines, il décide de faire un reportage sur Sébastien Verdier, qui vient de sortir de prison.

J'en ai encore froid dans le dos !
Chiens enragés est un livre ultra documenté, ultra réaliste et incroyablement impitoyable. L'auteur nous invite avec brio à naviguer dans les eaux troubles et les méandres cachés de l'islamisme radical, de l'espionnage et de la raison d'état.
Charuel partage sa connaissance du terrain, de l'Afghanistan et de l'entrainement des "barbouzes", de l'islamisme radical dans les cités, et si l'on a l'impression que c'est extrêmement réaliste, c'est sans doute parce qu'il parle d'expérience, cette expérience qu'il a acquise lors de ses reportages (il est reporter de guerre en plus d'écrivains).
L'Islamisme radical est décrit comme le rejet des valeurs et du mode de vie occidentaux ; dans les cités décrites par l'auteur règne la haine du pays accueillant, une volonté de destruction et d'annihilation, et ce quel qu'en soit le prix, même si ça implique "le martyre". le lien entre trafic de drogue et financement du jihad est particulièrement bien explicité.
Le récit, porté par une écriture à la fois fluide et "clinique", factuelle, est construit par les différents personnages de l'histoire. Les allers-retours dans le temps, entre 2001 et 2011, rythment également la lecture. Petit à petit, le lecteur est amené à mettre dans le bon ordre personnages et époques, mobiles et objectifs, et pressent assez rapidement que toutes les pièces du puzzle finiront par s'emboiter très exactement, jusqu'à ce que le drame puisse se jouer. Car si "Chiens enragés" est un thriller extrêmement efficace, c'est aussi, et peut-être surtout, un roman noir, très noir, dans lequel la violence est très présente, et heurte par sa brutalité inattendue.
Chez Charuel, il n'y a pas de morale, et au jeu du chat et de la souris, chacun est tour à tour victime et bourreau, et les méthodes des services français et américains n'ont pas grand-chose à envier à celles des intégristes !
Un thriller effrayant, et diablement efficace, qui prend son lecteur aux tripes, ne le lâchant que 500 pages plus loin, abasourdi, et regardant ses gentils voisins avec un peu plus de méfiance.
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cannibalector
  22 septembre 2015
Nous suivons le destin de Sebastien / Abdelaziz Verdier: un chapitre en 2001 puis le suivant en 2011.
2001
Verdier, mariè et père de 4 enfants, est contacté par un agent de la DGSE pour infiltrer un réseau de drogue finançant un réseau islamiste. Son ascension est rapide, il se convertit, devient Abdelaziz et est vite un rouage essentiel du groupuscule.
Aprés le 11 septembre, ordre est donné d'éliminer tous les réseaux connus et Verdier écope de 15 ans de prison: aucune nouvelle de son contact
Chesnier, grand reporter, couvre le procés
2011
Juste avant d'être tué, Ben Laden enregistre son testament qui prévoit de multiples attentats pour"feter" le dixième anniversaire du 11 septembre. Les services secrets français et américains, en Afghanistan, au Pakistan et en France, se livrent une bataille sans merci pour récupérer les premiers ce document
Verdier vient d'être libéré pour bonne conduite: il retrouve sa famille mais toujours aucune nouvelle de la DGSE.
Par contre, les islamistes lui demandent d'héberger le détenteur du testament et de les aider à préparer des attentats sur Paris
Chesnier tente de reprendre contact avec Verdier
Roman noir, trés noir, effrayant, implacable: tout est mal qui finit pire.
Fanatisme contre raison d'état, batailles inter services, combat entre services français et us...... et beaucoup d'innocents au cimetierre ( dommages collatéraux)
Je n'avais pas aimé le précedent livre de cet auteur, mais là! quelle claque. Style vif, précis , tension permanente et fin impitoyable.
Les lecteurs optimistes parleront d'invraisemblances, et les pessimistes souleveront quelques questions:
- est il possible de faire infiltrer des individus qui ne soient pas eux mêmes membre des services?
- Est il vrai que des cités entières soient régentees par les islamistes?
- Est- il possible qu' une nation allié fasse intervenir ses militaires sur le sol français sans l'accord de ceux ci?
Comme Jean Gabin, je sais que je ne sais pas.
A lire de toute urgence.
Les chiens enragés peuvent avoir une gueule de pitbull.... ou de Saint Bernard
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Elythia
  13 octobre 2015
Infiltré dans les milieux islamistes de Nanterre pour le compte de la DGSE, sans grande expérience du terrain, Sébastien Verdier se convertit à l'Islam. Abandonné par son officier traitant, il est arrêté avec tout son réseau, impliqué dans les attentats du 11/09/2001. A sa libération, dix ans plus tard, les rescapés de son groupe terroriste lui confient une nouvelle mission : héberger le djihadiste porteur du dernier message de Ben Laden. Mais rien ne se déroule comme prévu. Entre l hostilité des siens, l'insistance d un journaliste qui enquête sur sa réinsertion et les luttes de pouvoir entre les services secrets de Paris et Washington, la situation lui échappe définitivement.
Un livre ultra documenté, ultra réaliste et impitoyable. L'auteur nous invite avec brio à naviguer dans les eaux troubles et les méandres cachés de l'islamisme radical, de l'espionnage et de la raison d'état.
Un thriller effrayant qui prend son lecteur aux tripes. A la fin, on se demande si cette histoire n'est pas vraie ? N'est-ce pas la réalité ? Est-ce bien un thriller ou un reportage ?
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Mome35
  17 juin 2014
Avec les soldats de papier, Marc Charuel s'était déjà approprié un fait divers, les disparus de Mourmelon. Cette fois, ce grand reporter s'attaque au terrorisme. Tout s'y mêle : les jeunes dealers des banlieues, les imams radicalistes attachés au Djihad, les Services de Rnseignements français et américain, les Beurs combattants en Afghanistan et même un massacre à la Xavier de Ligonnès. le fil rouge, un agent infiltré de la DGSE, piégé par son service et converti à l'Islam, dans une cellule terroriste qui retrouve la liberté après dix ans de cabane pour trafic de drogue. Son passé le rejoint et dix ans après le 11 septembre, al Qaïda après la mort de son prophète décide de fêter l'anniversaire en semant de nouveau des attentats dans les principales mégapoles européennes. Abandonné par son mentor au sein du service secret Sébastien (AbdelAziz) Verdier a un rôle important à jouer dans cette machination. Un journaliste fouineur s'en mêle mais tout ne se déroule pas comme chacun des protagonistes de l'affaire le voudrait. Des silences de la DGSE aux bavures de la CIA, la situation tourne au drame non seulement familial mais aussi avec de graves dommages collatéraux. D'une écriture simple on suit au jour le jour, à l'heure près même, dans des chapitres très courts donc, les actions de tous les personnages, transformant ce thriller fort bien documenté en véritable page-turner pour un final pas très moral mais qui est le reflet même des combats de l'ombre.
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critiques presse (1)
LeSpectacleduMonde   01 juillet 2014
Un livre impeccablement documenté, un suspense haletant dont on devine que la fin ne peut être que noire, désespérée et dénuée de toute morale…
Lire la critique sur le site : LeSpectacleduMonde
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Ellane92Ellane92   17 janvier 2015
- Le mariage, continua Abou, c'est l'obligation de tout homme. Mais il doit se marier et se marier encore. Pas avoir des maitresses. Pas faire la khalwa. Dieu a fait les choses pour lui. Il suffit de les connaitre et de les appliquer, et tu vivras dans le bonheur.
- Sauf qu'en France, rien de tout ça n'est permis…
- La France, c'est un mot sur le papier, mon garçon. Dont l'encre se ternit au fil du temps. Il n'y a de vrai pays que la communauté des croyants.
- Reste qu'on se marie à la mairie. Et une seule fois.
- Je sais bien. Mais la mairie, c'est la république qui fait la guerre à Dieu depuis un siècle. Ce n'est rien. Seule compte la Oumma et ses règles édictées par Dieu.
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Ellane92Ellane92   16 janvier 2015
- Deux kilos par unité, dit Rachid. Y a le compte. Au gramme près. Tu peux avoir confiance, mon frère.
- Il faut que je teste.
Rachid se rembrunit.
- Tu veux fumer ?
- Il faut que je teste.
- Fumer, c'est haram, mon frère. Pas chez moi.
- Et pourquoi donc ?
- Le Prophète, la paix soit sur Lui, a dit que c'était illicite. On doit pas consommer.
Verdier eut du mal à réprimer le sourire qui lui montait aux lèvres.
- Tu ne fumes pas, mais tu en vends ?
- J'en fournis aux frères qui en vendent aux kafirs.
- Aux quoi ?
- Aux infidèles. A ceux qui connaissent pas encore l'islam. La miséricorde soit sur eux.
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Ellane92Ellane92   08 décembre 2014
Il n'entendait plus que les battements désordonnés de son cœur. Il pensa à une chose que lui avait dite, avant d'entreprise la mission, son officier traitant à Paris : "Tu ne trouveras jamais de repos, tu seras constamment pris entre deux feux. Tes amis seront tes ennemis. Ne t'expose pas. Prends le minimum de risques. Un agent mort est un con. Rarement un héros. Dans ton cas, tu n'en seras un pour personne".
+ Lire la suite
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Balthazar21Balthazar21   20 juillet 2016
- T'es qu'un maillon et t'es chez nous! Les hommes comptent pas. Encore moins les étrangers, sauf dans ce qu'ils mettent en oeuvre pour faire avancer notre cause. Aie toujours cela à l'esprit. Nous décidons. Si, par exemple, la personne que tu vas rencontrer pensait qu'il serait mieux de faire de toi un suicide bomber plutôt qu'un messager, il faudrait l'accepter, t'aurais pas le choix.
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Balthazar21Balthazar21   20 juillet 2016
- Nous pourrons alors penser à l'instauration du califat. Des temps meilleurs viendront, mon frère. Grâce à toi. Ce que tu vas faire, c'est peu au regard de ce que nous obtiendrons. Nous interdirons les piscines, l'union libre, l'homosexualité, le jeu, la musique, le tabac, les films et les photos ... Nous interdirons tout. Tout!
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