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EAN : 9782354502089
238 pages
Éditeur : Nouvel Angle éditions (19/01/2012)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 72 notes)
Résumé :
« Je me suis éloigné tranquillement et, dans mon sillage, le ciel continuait de se déchaîner, la terre n’en finissait pas de se lézarder, d’éclater comme un fruit trop mûr. La nuit avait l’air d’un trou béant qui avalait tout.

Je suis remonté sur ma moto et j’aurais pu jurer que, sous sa roue arrière, le bitume crevait. Les flammes couraient derrière moi et embrasaient les vignes, les arbres, les maisons. Pas pour me rattraper et m’allumer. Plutôt po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
Archessia
  28 janvier 2012
*cri de rage et d'excitation*
Je crois que je vais devoir écrire cette chronique sous forme de lettre à Eli Esseriam. Je n'arrive pas à imaginer comment parler autrement de ce livre.
Et puis, je suis du genre traditionnelle, si je dois demander la main de quelqu'un (oui, même à un livre), je préfère la demander officiellement à son créateur. Car oui, il s'agit véritablement d'amour ici, de passion dévorante pour cette histoire qui me prend aux tripes et au coeur.
Donc, je commence.

Très chère Eli.
Tu permets que l'on se tutoies ? Après tout, avec toutes les émotions que tu m'as fait ressentir dans cette lecture, je pense que cela s'y prête bien, un certain degré d'intimité ayant été franchi.
Pour replacer les choses dans leur contexte, je te rappelle que ton premier tome, celui d'Alice, fut mon gros coup de coeur de 2011, se plaçant tout naturellement en première place de mon podium personnel. J'ai été séduite (euphémisme) par le génie glacial du Cavalier Blanc et de sa terrible évolution tout au long de ce récit.
Tu nous présentes donc ici Edo, jeune homme violent, fort et grande-gueule, passant son temps entre des combats clandestins où l'issue est la mort, et des moments privilégiés avec son petit frère Aden.
Déjà, un premier bravo pour ce personnage complètement singulier auquel tu as donné vie. Je n'ai pas pu faire autrement que m'attacher à lui dès les premières pages, cette brute qui ne connaît que la rage et la colère en lui, et dont la seule oasis émotionnelle est ce petit frère déjà bien malmené par la vie.
Perso, j'ai complètement craqué, et je suis sûre que de nombreuses lectrices seront du même avis que moi.
Bien entendu, son humour blasé et ses répliques acérées y sont également pour beaucoup. Qu'est-ce que j'ai adoré assister à ses joutes verbales, avec le peu de personnes qui osent se frotter à lui pour ces exercices de style.
Comme avec Alice, c'est un élément du livre que j'ai trouvé tout bonnement délicieux. Les dialogues sont tellement savoureux, c'est à s'en pourlécher les babines.
Mon petit plaisir ? Relire plusieurs fois quelques répliques cinglantes, et fermer les yeux un instant pour prendre le temps de les savourer.
Un pur régal qui m'a autant fait sourire que pleurer, ou même proprement m'enrager.
Il n'y a pas à dire, tu sais comment susciter des sentiments violents et profonds chez tes lecteurs !

En parlant de ces sentiments intenses, ils sont plus que jamais présents avec Edo.
Avoir fait de cet être presque uniquement remplis de haine et de fougue, un Cavalier doté du don d'empathie capable de manipuler les émotions des gens, c'est juste brillant.
La façon dont il va découvrir cette habilité, et comment il apprendra à s'en servir au fil du temps, est aussi incroyable (si pas plus) que celle d'Alice.
Lui aussi devra passer par bien des épreuves, des douleurs, des pertes, des déceptions, avant d'en apprendre plus sur lui-même et ce qui l'attend.
Un véritable apprentissage dans la douleur, le sang, la crasse.
Car faut pas croire, bien que tu l'as doté d'une sacré belle gueule et d'un bagou à mettre en pâmoison les p'tites gonzesses, tu ne l'épargnes pas un seul instant !
Après tout, tu aurais pu facilement tomber dans le cliché, vu qu'il vient d'une famille pauvre qui vit dans un squat et que ses combats clandestins, c'est surtout pour rendre la vie de son petit frère un peu moins merdique.
Sauf que tu n'aimes pas faire les choses comme les autres, ou édulcorés les décors, je me trompe ?
Tu n'épargnes rien au lecteur, et tes scènes sont écrites sans fioritures, avec un naturel désarmant et presque cru. Parce que c'est comme ça qu'est la vie, non ? Ce n'est pas comme au cinéma, il n'y a pas de jolies musiques ou de maquillages réalistes. Les blessures font hurler, la mort est sale et on est souvent seuls pour affronter le deuil et la misère.
Je parle beaucoup de tout ce qui est sombre, ce qui tache, ce qui fait pleurer et serrer les poings. On pourrait croire, du coup, que ton histoire est négative et plus déprimante qu'autre chose. Je rassure les futurs lecteurs en leur disant que tu as su donner un éclat éblouissant à ton livre, justement en la mettant dans un environnement si noir.
Après tout, n'est-ce pas aux heures où la nuit est la plus dense que la moindre bougie se fait aussi lumineuse qu'un flambeau ?
De la même façon qu'Anel est une bouffée de bonheur pour Edo, tu arrives à nous offrir des petits instants bourrés d'espoir et de beauté, juste assez pour nous abreuver suffisamment de joie et accrocher un sourire à nos lèvres. Et c'est bien parce que ces moments sont très rares qu'ils deviennent si incroyablement précieux, on les chérit de tout notre coeur quand on croise leur route.

Je n'ai pas ton talent pour l'écriture (le tient est tout simplement indéniable et bluffant, forçant le respect et me laissant bouche bée, pantoise), donc, hélas, je ne crois pas que j'arriverais à véritablement retranscrire ici tout ce que tu as pu me faire ressentir en moins de 300 pages.
Il y a une telle force qui se dégage de ces pages, une telle rage qui suinte de Edo et qui transpire dans toute l'ambiance de ton bouquin.
Comme ton héros, tu ne fais pas de chichis, tu n'y vas pas par quatre chemins et tu ne te perds pas en tergiversions inutiles. Tu va droit au but, il y a une franchise dans ton écriture, une fraîcheur désarmante et violente, qui bouscule, qui interpelle. Je me suis retrouvée estomaquée plus d'une fois, le souffle me manquant à la lecture de certains passages.
Pour ça, si tu me le permets, j'ai envie de dire que tu es une auteur qui en as une sacrée paire dans le pantalon.
Je ne sais pas comment mieux exprimer ça. Tu oses aller là où on n'a pas l'habitude d'être entraînés, tu nous secoues en nous montrant parfois ce que l'on aimerait mieux ne pas voir. C'est parfois choquant, mais toujours nous te ressentons près de nous, nous tenant la main pour que la pilule passe mieux, et tu nous susurres que ça va aller. Même si il y a peut-être pire encore après, ça va aller.
Tout cela à un but, et même si tes héros ou nous avons parfois du mal à avoir une réponse à cette question universelle "Pourquoi ?", on sait que tu leur réserve quelque chose, peut-être pas qui justifiera tout ça, mais qui donnera sûrement quelques réponses à ces âmes torturées, blessées.
C'est un livre percutant et émouvant, plein de nuances, assez paradoxal, incroyablement intelligent, qui vous procurera une claque d'une force inouïe. Et vous savez quoi ? Vous en redemanderez.

J'ai été amoureuse de Alice. Je suis amoureuse de Edo. Je crois bien que je suis tombée irrévocablement amoureuse de tes livres.
Leurs personnages, leurs ambiances, leurs décors, leur violence, leur beauté, les dialogues qu'ils contiennent (Ho bon sang, ces dialogues, je pourrais écrire des haïkus en l'honneur de ces dialogues, alors que c'est même pas mon truc, les haïkus), les sourires qu'ils ont fait naître sur mon visage, les larmes qu'ils ont fait jaillir de mes yeux, les montagnes russes qu'ils ont fait vivre à mon coeur et à ma tête.
Ils m'ont submergés dans un maelström d'émotions, et même plusieurs jours après avoir les avoir refermés, tremblante, ils me hantent et occupent une grande place dans mes pensées.
Alors, Eli, je te le demande officiellement, un genou à terre et les yeux brillants d'attente fiévreuse.
Puis-je épouser tes livres ?
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Livresque78
  23 février 2014
Lu dans la foulée du premier tome "Alice", et je reste sur ma première opinion, quelle superbe découverte! Encore beaucoup d'humour, mais aussi de moments difficiles.
Contrairement à Alice, Edo n'a pas eu une enfance rose dans une famille modèle. Pourtant, il a tout de même des points communs avec le cavalier blanc, il n'aime personne, n'a aucune pitié, excepté pour son petit frère, qu'il protège et dont il s'occupe. Malgré sa brutalité et son manque de savoir vivre, il croise sur sa route quelques personnes qui en valent la peine.
Il est un cavalier de l'apocalypse et comme Alice il doit faire le vide autour de lui, pour réussir sa mission et tenter de protéger ceux qu'il aime ou commence à aimer.
Tout en écrivant la suite de " cavalier blanc", Elie Esseriam parvient à nous embarqué avec "cavalier rouge" dans une histoire tout à fait différente, mais en gardant les quelques fils nécessaires qui lient les deux histoires.
Décidément j'aime le style et l'écriture de cette auteure, elle est drôle, tranchante, moderne.
Impatiente de connaître la suite, mais je vais essayer de ménager un peu le suspense, car c'est le genre de saga sur laquelle on ne tombe pas tous les jours.
Lien : https://livresque78.wordpres..
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tousleslivres
  06 octobre 2012
En juillet dernier je découvrais cette saga avec le premier tome que j'ai vraiment aimé. Aujourd'hui je viens de finir le tome 2 et je suis d'autant plus conquise qu'il m'a presque bouleversé.
En effet on vit le quotidien de Edo pendant presque la moitié du livre et ce quotidien n'est pas rose tous les jours, il ne va pas ou presque pas à l'école, son père est un poivrot notoire, sa mère se prostitue pour nourrir ses deux enfants et surtout pour que son violant de mari puisse boire encore plus. Tout en étant à la limite de tout Edo ne plonge pas dans la délinquance totale grâce à son petit frère pour qui il pourrait mourir.
Il veut s'en sortir, pas tant pour lui, mais pour son petit frère, alors il va, les soirs au Vélodrome faire des combats et gagner de l'argent. Mais ce ne sont pas des combats « normaux » il n'y qu'une issue, la mort du plus faible.
Le jour où on l'oblige à prendre des cours particuliers et à voir un « ologue » par rapport à un « iatre » plus qu'un psy, il va changer malgré ses airs de gros dur, il a tout de même un bon fond. Il va faire des rencontres qui vont changer leurs vies et qui va mettre à l'abri Anal, le petit frère.
Edo est né sous une très bonne étoile, en effet il est né le 25 mars, le jour où l'Ange Gabriel est venu dire à la Vierge Marie qu'elle porterait l'enfant de Dieu. C'est le jour de l'Annonciation.
J'ai vraiment aimé ce tome 2 qui fait vraiment une très belle suite au tome 1 dans lequel on découvrait Alice, malgré que ce tome soit entièrement consacré à Edo le lien est bien fait et peu à peu on le découvre. Maintenant il faut lire les deux autres tomes pour avoir toutes les personnalités et pouvoir placer toutes les pièces de ce puzzle.
C'est tout de même un tome assez dur et très noir que nous découvrons ici. Les pensées et les idées de Edo sont violentes et parfois j'ai eu peur pour Anel à travers Edo... d'un autre coté tout cette tendresse qui se dégage de lui à fait que parfois j'ai eu des frissons et ma lecture n'allait pas assez vite pour connaître la suite que je voulait belle.
Tout comme le premier tome, j'ai adoré l'humour et le langage des personnages. Edo a une façon de parler cash de celui qui n'a rien à perdre et j'ai adoré !!!
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Crunches
  03 mai 2013
Waouh ! et re-Waouh !! J'avais totalement adhéré à l'univers créé par Eli Essiriam après le premier chapitre du premier tome de cette série... et ce sentiment s'est accentué, renforcé en découvrant Edo !
Edo est le deuxième cavalier de l'Apocalypse. le cavalier rouge, la force brute. Un jeune-homme de 17 ans, immigré bosniaque qui vit dans un cabanon de chantier de 30m² avec son père alcoolique et sa mère qui fait tout pour joindre les deux bouts (et quand on dit "tout", on veut bien dire "tout"). Sa seule joie de vivre, c'est son petit frère Anel, son frère qui est un peu spécial : épargné des violences du monde, il a conservé son innocence. Tout le contraire d'Edo.
Edo est une boule de nerf, un concentré de haine envers le reste du monde. Ce monde qui ne lui a jamais fait de cadeaux. Edo a vite appris que tout a un prix, qu'il ne pourra compter que sur lui. Ainsi, ce jeune qui a 17 ans est familier du vol de l'étalage, du braquage de voiture, du deal et des combats clandestins. Edo est cynique, froid, imperméable à toute émotions de peur d'être blessé...
Si Alice avait le don de persuasion, Edo a un don inné pour le meurtres, les combats et les armes. Il lui suffit de prendre une arme en main pour savoir l'utiliser.
Le personnage principal est donc taillé à la serpe pour un rôle qui lui va comme un gant. Mais il ne serait rien sans les personnages secondaires qui l'entoure. Ils sont nombreux et très différents les uns des autres. Certains arrivent à percer la carapace qui entoure Edo et d'une certaine manière le touchent. Ce qui nous le rend d'autant plus attachant.
Quand j'avais lu le premier tome, je n'avais pas pu m'empêcher de faire le lien avec La nuit des Enfants Rois et Les Cavaliers de l'Apocalypse. Ici, plus rien à voir avec le livre de Bernard Lentric. Par contre, on reste dans un monde violent tant physiquement que psychologiquement, un monde qui ébranle vos certitudes tel que celui que j'avais découvert dans le film. Ces adolescents aux pouvoirs incroyables qui se découvrent font froids dans le dos tout en nous charmant.
Bref, un roman à couper le souffle qui ne me donne qu'une envie : lire la suite pour découvrir les autres cavaliers, mais surtout savoir ce qui va se passer une fois qu'ils seront tous réunis. On ne sait presque rien de leur futur et nous n'avons aucun indice sur le chemin que l'auteur veut nous voir emprunter. On est dans le noir total et j'adore ça !
Lien : http://plaisirsdelire.blogsp..
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Kamana
  29 février 2012
Le premier tome de la série Apocalypsis de Eli Esseriam a été très bien accueilli par la critique. le vent nouveau qu'il a soufflé sur la Young Adult a dépoussiéré le genre. C'est donc avec plaisir qu'on peut affirmer que la suite, Cavalier Rouge, est à la hauteur des espoirs qu'on avait fondés en elle.
Edo, jeune homme d'origine bosniaque, ayant survécu au génocide de Srebrenica étant enfant, vit dans la misère avec sa mère mi-vendeuse de snack, mi-prostituée, son père brutal et alcoolique et son petit frère Anel. de son enfance, puis de sa courte vie, il n'en garde que de la colère. Cet adolescent est un volcan au bord de l'éruption. La violence fait partie de son quotidien, elle est même son gagne-pain. Racaille, voleur, tueur, tous les adjectifs dans ce sens lui siéent à merveille. L'unique éclaircie dans son sombre univers est Anel, le seul pour qui il peut dire, qu'il connait le sens du mot aimer.
Mais tout ça va changer. Sa perception se modifie. Son pouvoir s'éveille...
L'aspect fort de ce roman est le don qu'a l'auteure pour se mettre dans la peau de son personnage. Pour Alice, dans le premier tome, nous avions affaire à une jeune fille surdouée, dénuée de sentiments, qui ne faisait que constater les réactions et les choses sans que ça l'atteigne. Ici, narré à la première personne par Edo, le récit est dur, direct, brute de décoffrage. Un langage jeune, parfois grossier mais intelligent et surtout, surtout avec des allusions ultra comiques. le nombre de références à l'univers des animés de Disney, placés à des endroits précis, est poilant.
Le rythme va crescendo, ne s'essoufflant à aucun moment. L'énergie que met l'auteure dans son roman transpire à la lecture. Toute la violence présente est habilement mise en place faisant en sorte qu'on apprécie le Cavalier Rouge plutôt que de le haïr pour ses actes et pensées.
Alors certes, comme pour le premier opus, ce tome ne nous présente qu'Edo, sa vie, son âme, ses actions. Mais il faut y voir un passage nécessaire pour l'ultime livre, la rencontre des quatre élus qui accompliront les desseins de Dieu.
Malgré la noirceur, malgré la violence, malgré la haine, en finissant ce livre, vous aimerez Edo comme jamais vous ne l'auriez cru possible !
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   15 mars 2012
Le rythme est bon, le récit exploite habilement ses éléments réalistes, use de symboliques amusantes (la moto d’Edo est évidemment rouge) et les rapports entre les personnages évitent le cliché autant que possible.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Lady_KLady_K   29 février 2012
Chaque année, je suis un challenge pour eux. Ils se disent qu'ils vont réussir à faire quelque chose de moi. Ils me versent toujours le même laïus plein d'espoir et d'enthousiasme. « Vous êtes un garçon intelligent, cela se sent ! A votre regard ! » Je sais pas trop comment je dois le prendre. C'est quand même une remarque qu'on fait essentiellement à propos des clébards. « Il a le regard intelligent ! » Manquerait plus qu'on me dise que j'ai le poil brillant et la truffe humide et c'est bon, je peux me mettre à lever la patte.
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Livresque78Livresque78   24 février 2014
Les combats au vélodrome, c'est une mise à mort pour le perdant. Les gars sont de tels animaux qu'ils laissent jamais partir l'autre sur ses jambes. C'est normal. C'est même carrément logique. Un adversaire vivant est potentiellement notre futur adversaire.
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limaginariumlimaginarium   29 août 2015
Mais moi, j'avais l'habitude des macchabées. J'en avais fait quelques dizaines déjà. Je savais que si on ferme pas les yeux dans les premières minutes, ça devient compliqué après. La paupière résiste, elle coince comme un accordéon qui refuse de se déplier et de lâcher une note. Pareil pour la mâchoire. Si le type claque la bouche ouverte, faut rapido la lui fermer, en calant un truc sous son menton ou en faisant un œuf de Pâques, avec un tissu, une écharpe, sa cravate ou sa ceinture, pourquoi pas. Sinon, le mec des pompes funèbres est obligé de la lui casser. C'est pas non plus la fin du monde. Ça fait un crac un peu dégueulasse. Pour les autres. Les os qui pètent, ça a un son de xylophone à mes oreilles.
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limaginariumlimaginarium   29 août 2015
Chaque année, je suis un challenge pour eux. Ils se disent qu'ils vont réussir à faire quelque chose de moi. Il me versent toujours le même laïus plein d'espoir et d'enthousiasme. "Vous êtes un garçon intelligent, ça se sent, à votre regard !" Je sais pas trop comment je dois le prendre. C'est quand même une remarque qu'on fait essentiellement à propos des clébards. "Il a le regard intelligent !" Manquerait plus qu'on me dise que j'ai le poil brillant et la truffe humide et c'est bon, je peux me mettre à lever la patte.
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CasusBelliCasusBelli   17 septembre 2016
Vous croyez que ma mère est au paradis, un truc comme ça ?
- Je n'en sais rien. C'est entre elle et Dieu, ça. Je ne suis pas dans les secrets du Créateur...
- Elle était pas un ange, faut dire ce qui est.
- Aucun homme ne l'est. Nous sommes fabriqués pour faire des erreurs, pour choisir et penser. Si Dieu nous avait voulus parfaits, Il nous aurait faits parfaits. La perfection n'est jamais en nous. Elle peut parfois être dans nos sentiments, nos intentions. Et c'est déjà beaucoup
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