AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2841146340
Éditeur : Ramsay (16/01/2003)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 49 notes)
Résumé :

Jack Reacher, un grand blond solitaire et désabusé, débarque de son Greyhound Bus dans un trou perdu, au fin fond de la Georgie. juste parce qu'il se souvient d'avoir lu le nom du bled, Margrave, sur la pochette d'un disque de blues. En fait, il a décidé de partir à l'aventure après avoir démissionné de l'armée.L'action commence là, d'une rare brutalité du début à la fin. Alors qu'il es... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Igguk
  18 août 2016
Dans mes quelques excursions au coeur du milieu surpeuplé des thrillers et autres policiers, je me suis dit que j'allais repartir sur une vieille série classique qui a fait ses preuves et Jack Reacher, de Lee Child, m'avait tout l'air d'être le bon candidat. Seul souci : les premiers tomes ont l'air bien compliqués à trouver car non réédités (25 balles le poche et 100 balles le grand format de du fond de l'abîme sur Priceminister, youpi).
J'ai donc préféré prendre le livre audio en anglais, au moins j'avais pas l'impression d'être le gros pigeon d'un opportuniste qui veut refourguer son vieux roman tout corné. Killing Floor donc, écrit par Lee Child et sorti chez nous en 1997, raconte la première aventure de Jack Reacher. Au début du livre, nous rencontrons ce bon vieux Jacques alors qu'il vagabonde tranquillement dans un petit bled, Margrave en Georgie. Errant sans véritable but, il a décidé de s'arrêter dans cette petite ville presque par hasard. Au petit matin, en plein petit dej', voilà que les flics de la ville débarquent pour l'arrêter : On a retrouvé un corps pas loin, et Jack a été vu à proximité des lieux, et on aimerait bien l'interroger. Bon, notre « Hobo » se dit que c'est pas grave, l'histoire de quelques heures, le temps de vérifier son alibi et on va le relâcher.
Évidemment, ça ne sera pas aussi simple. Jack se promène sans papier, personne ne sait d'où il sort, et le lecteur découvrira qui est ce personnage en même temps que les inspecteurs. Et le meurtre dont il est accusé révèlera également une histoire beaucoup plus complexe qu'un simple règlement de comptes dans une allée sombre. La première chose que j'ai appréciée dans ce livre, c'est justement ce héros mystérieux. Découvrir petit à petit qui est ce narrateur bourru est très plaisant, au début nous n'avons aucune idée de qui il est vraiment et je me garderai bien de trop en dire ici sur son passé. Nous suivrons donc ce Jack Reacher dans une enquête qui lui tombe dessus par hasard, et sa seule préoccupation est tout d'abord de sortir de cette prison et de les laisser se débrouiller avec leur macchabée. Mais encore une fois, ça ne sera pas aussi simple.
Toute la première partie du roman est vraiment marrante parce que Jack est emprisonné et on lui pose des tas de questions, et c'est de sa cellule qu'il va reconstituer les premières pièces du puzzle, pêchant des informations pendant ses interrogatoires et observant le manège des policiers qui courent partout dans leur bureau. Y'a un côté très amusant à voir l'enquête policière déconstruite et rafistolée depuis la pièce du fond par un presque-clodo mystérieux. Bien sûr, petit à petit nous apprendrons qui est vraiment Jack, il finira par reprendre l'enquête à son compte pour aller au bout des choses de manière pas très conventionnelle, aidé par Finlay et Roscoe, deux flics du coin.
L'enquête les plongera en plein milieu d'un complot très bien ficelé qui implique la ville entière, on prend beaucoup de plaisir à les voir farfouiller et déduire, se méfier de tout le monde et reconstituer toutes les pièces du puzzle. Mais Lee Child ajoute aussi un côté « action » à son roman, son héros sait se battre et ne se laisse pas intimider. J'avais parfois l'impression de lire une novélisation de cop-movie américain des années 90, une histoire de flics violente et complexe, un L'arme Fatale à la campagne. « A la campagne » parce que Margrave est vraiment une petite ville où tout le monde se connait et où personne n'a vu de meurtre depuis 30 ans. Cette ambiance de bled paumé du sud des États-Unis fait partie intégrante de l'identité du roman, et elle est très bien mise en place.
Sur le livre audio, la lecture de Dick Hill colle vraiment bien à son sujet. Sa voix grave et posée est parfaite, et il pose un accent bien travaillé sur les personnages du coin, nous propulsant en Géorgie dès qu'on entend un dialogue. Il appuie certains mots ou laisse trainer des syllabes de manière un peu exagérée pour donner cette touche du sud très convaincante. Bien sûr, sur les personnages féminins l'effet est moins réussi, il a tendance à forcer un peu trop là-dessus, mais sur Finlay par exemple, il est excellent.
C'est peut-être aussi sur les personnages féminins que réside le défaut du livre, enfin surtout sur Roscoe. Même si elle est compétente et très intelligente, elle tombe évidemment dans le cliché de la jolie nana que le héros va séduire, sexualisée dès le début, on l'imagine débarquer avec un panneau « love interest » autour du cou. C'est con mais ça correspond sans doute à une volonté de l'auteur : du fond de l'abîme est pratiquement un amas d'archétypes de films américains bien agencés, mais années 90 oblige, on est pas encore sortis de certains gros clichés. J'espère que l'auteur a nuancé cet aspect-là sur les tomes suivants (une vingtaine à ce jour, et ça continue).
Malgré ça, nous avons un roman solide avec une intrigue très bien ficelée et un héros bad-ass en diable. Un démarrage réussi pour la série Jack Reacher qui me pousse à prendre la suite directement, en espérant qu'un éditeur français rééditera un jour ces premiers romans pour tous ceux qui sont réfractaires à l'anglais et veulent pas claquer une fortune.
Lien : http://ours-inculte.fr/fond-..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
encoredunoir
  08 septembre 2013
Rien de mieux pour aborder la rentrée qu'un roman que l'on qualifiera pudiquement de « reposant ». Dans ces cas-là, Lee Child devrait faire l'affaire. Après avoir découvert Jack Reacher il y a quelques mois, nous procédons à un retour en arrière en lisant sa toute première aventure, en date de 1997.
C'est donc cette année-là que la poisse a commencé à s'abattre sur l'ancien officier de la police militaire qui vagabonde à travers les États-Unis. Pour la première fois – qui est donc loin d'être la dernière – le hasard se met à jouer contre Reacher. Margrave est la première d'une longue série de petites villes dans lesquelles le héros de Lee Child débarque au mauvais moment. Ici, c'est parce que la veille de son arrivée un meurtre a eu lieu et que Jack Reacher correspond à la description d'un suspect. Après un court passage en prison, il finit par faire de cette histoire une affaire personnelle dans une ville écrasée sous le poids de la corruption. Pour ceux qui en douteraient encore, ça va saigner.
C'est en fait à une première ébauche de Jack Reacher que l'on a affaire ici. Les grands traits sont déjà là : un physique hors-normes qui lui permet de se débarrasser de n'importe quel mastard qui voudrait s'en prendre à son intégrité physique, un sens aigu de la déduction et une opiniâtreté qui confine parfois à l'entêtement. Pour autant Child n'a pas encore fait de son héros le monolithe caricatural qu'il va devenir. D'ailleurs le choix fait ici d'un récit à la première personne qui plonge le lecteur dans les pensées de Reacher fait ressortir une personnalité hantée par une certaine culpabilité, ouverte aux autres, moins sûre d'elle qu'elle peut paraître et ouverte à une histoire d'amour durable. Ce Jack Reacher dont on ne s'étonnerait pas qu'il finisse par surfer sur Meetic ou Adopteunmec.com n'est pas vraiment celui que l'on a découvert dans les volumes suivants et le moins que l'on puisse dire est que cette première aventure manque cruellement du second degré dans lequel baignent d'autres romans de la série.
Pour autant, Lee Child n'en crée pas moins une intrigue accrocheuse qui sait retenir notre attention à la manière d'un épisode de L'Agence Tous Risques ou de L'Homme qui tombe à pic. Ça n'est donc pas vraiment transcendant, ni même très bien fichu, mais cela permet à votre cerveau de prendre le repos dont il a besoin. Loin d'être une lecture indispensable, du fond de l'abîme est en tout cas une intéressante petite curiosité pour les amateurs de Jack Reacher ou pour ceux qui n'auraient rien d'autre à lire.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
BlackKat
  19 novembre 2016
Ayant découvert Lee Child sur le tard, je me suis retrouvée dans l'impossibilité de lire ses dix premiers romans, ceux-ci étant devenus introuvables ou à des prix indécents sur les sites de romans d'occasion… Mais ô miracle, à force d'en parler autour de moi, ces petites pépites sont finalement venues grossir ma PAL!
Et je peux enfin redémarrer la série des Jack Reacher avec le tout premier volet: du fond de l'abîme
Cela fait six mois que Jack a quitté l'armée… il voyage… Ce n'est pas un clochard, c'est un vagabond! A quoi bon avoir une maison si on veut voyager, non? Alors Jack va où il a envie, à son rythme, selon les opportunités. Parce qu'il a été baladé aux quatre coins de la Terre depuis son enfance, il se cantonnera maintenant aux quatre coins des États-Unis…
Voilà pourquoi il se retrouve dans un trou perdu de Géorgie, Margrave… Il voulait juste en savoir davantage sur ce musicien qui, du jour au lendemain, avait disparu de la circulation, il y a très longtemps, dans ce trou perdu…
Mais à peine a-t-il posé le pied en ville qu'il se retrouve précipité en enfer, accusé de meurtre. Il n'a plus qu'un but: quitter au plus vite ce petit paradis de calme et de quiétude… Mais tout change quand l'identité d'un des morts est révélé… Jack n'a plus du tout envie de partir… pas sans avoir résolu cette affaire…
Ce premier roman marque bien évidemment la présentation de Jack Reacher en personnage récurrent: tout un symbole!
Jack mesure plus d'un mètre quatre vingt dix, blond aux yeux bleus, avec toute la rigueur d'une vie passée dans l'armée et une conception pure de la justice, telle que la loi ne peut pas forcément l'appliquer, tout en muscles.
Ancien enquêteur, si Jack sait très bien tirer profit de ses neurones, il n'en demeure pas moins que son instinct primal lui enjoint plus facilement de balancer efficacement ses poings que boire le thé pour discuter!
Parce que Reacher est un instinctif avant toute chose: c'est la condition essentielle de sa survie quand l'auteur nous laisse entendre que son entier parcours s'est effectué en milieu hostile.
Il aime la vie sans être exigeant sur ses conditions de confort, ne se complique pas l'existence par de lourds bagages, ne s'encombre pas de fioritures: il est droit dans ses bottes et va donc directement à l'essentiel.
Et si son cerveau ne cesse de bouillonner, il extériorise peu ses pensées… Peu prolixe le gars! Peu probable qu'il vous file la migraine avec une bonne diarhée verbale! Économe en émotions, économe en mots… C'est un pragmatique…
Ce portrait semble un peu too much, comme une caricature de justicier solitaire et sans peur, et vous aurez certainement raison. Mais le partage des pensées et des mécanismes de fonctionnement de cet homme le rend terriblement attachant!
Et il faut bien dire qu'il a le chic pour s'attirer d'épineux problèmes qui rendent sa vie bien trépidante!
L'auteur a su, dès ce premier roman, tisser des intrigues qui semblent inextricables et qui, même si cela ne se traduit pas en de longs playdoyers ou études sociologiques, représentent une vision des States assez noire et cynique, il faut bien le dire!
Avec du fond de l'abîme, c'est le système local politique corrompu et la police tout aussi vendue qui sont mis en exergue dans un trafic de monnaie totalement gigantesque… et génial!
L'histoire est prenante, le suspens est présent, l'enquête est loin d'être aisée et l'issue reste incertaine… La plume de Lee Child est à l'image de son personnage: simple, directe et efficace!
Que demander de plus pour passer un bon moment avec un personnage qui, malgré l'emploi de sa force brute et certaines actions répréhensibles, vous rassure dans un sentiment de puissance mêlé de droiture et d'intégrité?
Le ton est donc donné pour la vingtaine de romans qui suivra… et reste à espérer que les aventures seront toutes à la hauteur de ce grand Jack!
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Chiwi
  29 octobre 2015
Encore une fois, voilà un personnage de roman que j'ai découvert lorsqu'est sorti un film adapté de la série de romans où il apparait. le Jack Reacher du film est plutôt loin physiquement du Reacher du roman. Un petit brun pour un grand blond voilà une belle différence. Par contre question caractère c'est dans les deux cas un loup qui réfléchit beaucoup et bien. Il n'hésite pas à faire preuve de violence mais ses victimes sont toujours des personnes qui avaient cherché les problèmes. Dans ce roman, je trouve que Jack Reacher est comme un cow boy qui débarque dans une ville et qui règle les problèmes.
Par contre question psychologie il n'y a pas vraiment de grande surprise. Même s'il est en phase avec Roscoe, la jolie femme flic, il est très facile de deviner au fil du récit qu'il est impossible que leur histoire ne devienne réellement sérieuse.
Face à Reacher il y a des adversaires retors, des fois borderline. de ce côté-là je n'ai pas eu à me plaindre. Les adversaires ne sont pas très forcément bien identifiés donc ça permet d'avoir des révélations tout au long du récit et donc du suspense jusqu'au bout.
Du fond de l'abîme met en scène un personnage qui a une morale bien à lui, ce qui tranche avec une bien pensance un peu trop présente dans certains romans. Maintenant il faut voir comment Reacher peut évoluer au fil des romans.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Godefroid
  22 novembre 2015
Jack Reacher 1 ; du fond de l'abîme (1997)
Jack Reacher, combattant accompli, vétéran de la police militaire bardé de médailles, erre à présent dans ce pays gigantesque qui ne mesure l'importance de ses occupants qu'à l'aulne de leurs avoirs accumulés. C'est dire qu'un type comme Reacher, qui se plait à voyager léger, n'est rien d'autre qu'un vagabond, un "sans domicile" qui ne sait pas poser ses fesses plus de quelques jours au même endroit sans être saisi d'une irrépressible bougeotte. Rarement bien accueilli par conséquent. A peine arrivé à Margrave, bourgade manucurée aux habitants quasi invisibles, il est brutalement embarqué par un détachement policier surarmé pour une raison parfaitement inconnue.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette première aventure de Jack Reacher donne le ton. Child fait immédiatement preuve d'un savoir faire professionnel : son thriller est de ceux que l'on ne peut refermer sans penser au moment où on pourra le poursuivre. L'affaire criminelle est énorme : faux monnayeurs, tortionnaires givrés, policiers (et maire) corrompus jusqu'à l'os, Reacher aura fort à faire. Tout cela est parfaitement mené jusqu'à l'épilogue qui verra Reacher relancé au petit bonheur sur les routes étasuniennes. On peut juste reprocher à Child un passage aussi invraisemblable que grotesque vers la fin de l'ouvrage, lorsque Reacher, se mettant dans la peau d'un fuyard, retrouve celui-ci grâce à une déduction complètement abracadabrante. Dans le genre (c'est pas de la grande littérature, hein), Child n'est pas passé bien loin du sans faute.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
kobayasheekobayashee   14 octobre 2015
J’étais à l’Eno’s quand ils vinrent m’arrêter. En train de manger des œufs et de boire du café. Un petit déjeuner tardif, pas un vrai déjeuner. Je me sentais crevé et trempé, après avoir marché longtemps sous la pluie. Depuis l’autoroute, tout là-bas, jusqu’à la ville.
Le restaurant était petit, mais clair et propre. Un wagon de train aménagé, flambant neuf. Un peu à l’étroit avec, d’un côté un comptoir et la cuisine au bout, à l’écart ; de l’autre, des compartiments sur toute la longueur. Sauf au milieu, là où se trouvait la porte d’entrée.
J’étais installé dans un compartiment, près d’une fenêtre, et je lisais dans le journal que quelqu’un avait laissé traîner un article sur la campagne électorale du Président, celui pour lequel je n’avais pas voté la dernière fois, et ne voterais pas davantage la fois prochaine. Dehors, la pluie avait cessé, mais la vitre était mouchetée de gouttes brillantes. Je vis les voitures de police pénétrer sur le parking couvert de gravier. Elles arrivèrent à toute allure, dans un crissement de pneus. Toutes lumières clignotantes. Teintant de rouge et de bleu les gouttes de pluie sur ma vitre. Les bagnoles ralentirent et s’arrêtèrent. Les portières s’ouvrirent brusquement, et les policiers sortirent à toute vitesse. Deux de chaque voiture, l’arme à la main. Deux revolvers, plus deux fusils d’assaut. Le grand jeu. Un type avec un revolver et un autre armé d’un fusil firent en courant le tour de la baraque. Les deux autres se précipitèrent vers la porte.
Je restai assis à les regarder faire. Je savais qui était dans le restaurant. Un cuisinier, là-bas au fond. Deux serveuses. Deux hommes âgés. Et moi. La descente, c’était pour ma pomme. J’étais en ville depuis moins d’une demi-heure. Les cinq autres avaient dû y passer leur vie. Si l’un d’eux avait causé le moindre problème, un sergent serait entré en traînant les pieds, l’air gêné. Il se serait excusé. Aurait parlé à voix basse. Leur aurait demandé de passer au poste. Cet assaut à l’artillerie lourde ne leur était pas destiné. Tout ça c’était pour moi. J’enfournai mon œuf et coinçai un billet de cinq dollars sous l’assiette. Pliai en quatre le journal abandonné et le glissai dans la poche de mon manteau. Vidai ma tasse de café et gardai les mains sur la table.
Le type au revolver s’arrêta à la porte. Il s’accroupit et pointa l’arme qu’il tenait à deux mains. En direction de ma tête. Celui au fusil d’assaut s’approcha. Ces types étaient minces, en pleine forme. Tout beaux tout propres. Ils agissaient comme prévu dans les manuels. Le revolver près de la porte couvrait la pièce avec une précision certaine. Le fusil près de moi pouvait m’envoyer décorer la fenêtre. L’inverse aurait été une erreur. Dans un combat rapproché, le revolver aurait risqué de me manquer. Un coup de fusil à pompe, depuis la porte, aurait tué en même temps que moi le policier chargé de l’arrestation, ainsi que le vieux dans l’alcôve du fond. Jusque-là, ils s’y prenaient comme il faut. Aucun doute. Ils avaient l’avantage. Aucun doute non plus. J’étais cerné, et il n’y avait pas grand-chose à faire. Je posai les mains sur la table.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   11 septembre 2015
Ça ne sert à rien de chercher à savoir comment ou pourquoi c’est arrivé, et à qui la faute ; de récriminer ; de réfléchir au moyen d’éviter de refaire la même erreur la fois suivante. Il vaut mieux remettre ça à plus tard. Si on survit. Tout d’abord, il faut évaluer, analyser la situation. Reconnaître les mauvais côtés. Compter ses atouts. Prévoir en conséquence. En agissant ainsi on augmente ses chances de pouvoir ensuite répondre aux autres questions.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
BlackKatBlackKat   16 septembre 2016
Le policier au fusil d'assaut s'approcha davantage. (... ) Il braillait de toutes ses forces. Pour décharger sa tension et essayer de me faire peur. Comme prévu dans les manuels. Plein de bruit et de fureur pour intimider la cible. Je levai les mains en l'air.
Commenter  J’apprécie          40
BlackKatBlackKat   17 novembre 2016
Jusque-là, il n’avait pas vraiment anticipé la situation. La veille, c’était la panique totale. Il fallait gérer le présent. Ce qui n’était pas un mauvais principe en soi. Sauf que le futur s’amène assez rapidement et qu’il faut bien s’en occuper.
Commenter  J’apprécie          40
kobayasheekobayashee   14 octobre 2015
La centaine de lampes à arc vissées au plafond éclairaient le hangar mieux qu’en plein jour. Il était immense. Trente mètres de long sur vingt-cinq de large, probablement. Environ dix-huit mètres de haut. Et entièrement rempli de dollars. Une dune gigantesque qui occupait tout l’espace. À un bout, des billets empilés sur quinze mètres de haut et descendant en pente douce à l’autre bout, comme un flanc de colline. Une montagne d’argent. Dressée comme un iceberg tout vert. Monumental.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Lee Child (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lee Child
De passage à Paris, le grand Lee Child nous a accordé quelques instants pour nous parler de son dernier roman "La cible était française", la dernière aventure de Jack Reacher
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1631 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre