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EAN : 9782226035042
360 pages
Éditeur : Albin Michel (07/02/1989)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 100 notes)
Résumé :
Depuis des temps immémoriaux, les Indiens Wabamahigans vivent sur la Longue Île et la baie James leur appartient. Personne ne leur disputait ces territoires ingrats dont ils sont seuls à exploiter les ressources. Cependant, au début des années 70, le gouvernement québécois entreprend la construction d'énormes barrages hydro-électriques qui menacent d'engloutir la terre de leurs ancêtres. La "civilisation" a déclaré une guerre aveugle aux derniers des Wamabahigans.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
rulhe
  04 décembre 2016
c'est l histoire de la naissance du canada 🍁.depuis l arriver des premiers colons dans la baie James, au canada d aujourd'hui.Bernard clavel
nous fait partager son amour pour les indiens qui a l arrivé des premiers colons ,partagèrent leurs nourriture 🍲 et leur connaissance pour aider l,
homme blanc a survivre.jusqu'à l, histoire de leur petit fils rejeter par les blancs.Bernard clavel
nous dévoile l, envers d'une époque, et d'un génocide perpétré avec la plus parfaite conscience..a lire pour tout les amoureux du grand nord.
Commenter  J’apprécie          180
Gruizzli
  14 octobre 2019
Maudits sauvages est le premier roman que j'ai lu de Bernard Clavel. le dernier de sa saga le royaume du nord, mais qui peut être lu de façon indépendante comme la plupart des autres. Cependant, la lecture des autres livres rajoutera une autre dimension à l'ouvrage, puisque nous découvrons ici les amérindiens qui étaient absents de tout les premiers livres. Et c'est justement ce qui frappe d'autant plus.
La lecture de ce livre m'a fait aimer Bernard Clavel, parce qu'il parle toujours à sa façon de choses qu'il aime en y laissant traîner le spectre de la réalité. La plupart de ses livres finissent par la mort, qui est toujours là pour tout le monde. Mais la plupart de ses livres parlent aussi et surtout de la vie. Ces morts finales ne sont que là pour souligner l'importance d'autant plus grande du reste. Et l'écriture de Bernard Clavel est puissante, elle se permet de nous faire ressentir pleinement la vie et le monde. Il y a dans son oeuvre un véritable talent de conteur, d'ensorceleur. Et que j'aime ça ...
Bernard Clavel est aussi un homme qui aime la nature. Non pas pour sa bonté, puisqu'il se permettra souvent de nous rappeler sa cruauté involontaire, son injustice ou sa force, mais pour souligner sa beauté. Et pour nous montrer à quel point l'homme doit y être sensible.
Lorsque j'ai lu ce roman, je ne connaissais rien du style de l'auteur et je me suis contenté de le lire, sans rien savoir. J'ai été happé alors par les descriptions qu'il nous fait du grand nord Canadien, de ces espaces semi-sauvages et de cette faune et cette flore. Il parle avec amour d'un cours d'eau, nous décrivant ce qui s'apparente à un personnage du récit. Si les descriptions vous barbent, ne tentez même pas la lecture : elles sont nombreuses et forment le coeur du récit, puisque avant tout ce sera la mise en avant de ce monde, de ce paysage. Et une fois le décor planté, il introduira l'humain.
L'humain ici, c'est l'amérindien. Ce natif, celui qui était là avant nous et qui aujourd'hui encombre. Il encombre les tribunaux, à cause des lois, mais aussi le terrain, où l'on voudrait pouvoir faire quelque chose de moderne. Il encombre aussi les esprits, avec une image qu'il a donné, peut-être vraie peut-être fausse, mais qu'il n'a pas voulu. Et tout cela passera par la figure du chef des Wabamhigans, Mestakoshi. Lui sera le dernier à se dresser face à cela, à montrer la voie qu'ils ont toujours emprunté. Mais aussi à revenir sur les erreurs, à montrer que si le passé ne revient pas, on peut au moins le regarder avec lucidité.
Ce roman est une déclaration d'amour à ces peuples, mais avec une justesse de propos assez remarquable : Bernard Clavel ne se contente pas de faire un plaidoyer larmoyant expliquant leur disparition, il nous la fait ressentir. Il nous met dans la peau de ces amérindiens dont la société va disparaitre, et qui a aujourd'hui disparu. Rien ne sera manichéen, et il suffira de constater la réalité de ce monde.
Ce livre m'a fait poser beaucoup de questions : sur nous et sur notre société en premier lieu, mais aussi sur eux et leurs société. Qu'avaient-ils donc pour qu'aujourd'hui ils soient si encensé par les mouvements new age ? Pourquoi est-on si peu objectif à leurs propos ? Quelques éléments de réponses se trouvent dans ce livre, et j'ai beaucoup aimé la tendresse qui se dégage de ces pages, la mélancolie face à un monde qui disparait.
A ces égards, le titre est évocateur : les sauvages maudits, c'est ceux que l'on ne veut plus, qu'on encourage à disparaitre, mais aussi ceux qui sont victimes d'une malédiction, qui disparaissent sans que l'on ne puisse rien y faire. Et le terme "sauvage" est lourd de sens, face à celui de "civilisé". Et pourtant, Bernard Clavel nous montre un monde sauvage dans lequel ils sont à leurs place, à contrario d'un monde civilisé qui les prive de leurs vies et de leurs énergie. Des masses d'indiens assis devant un supermarché et jouant au loto est-elle la résultante d'une civilisation selon nous ?
A travers ce livre, Bernard Clavel nous parle d'une disparition, de la fin d'un peuple. Et ce thème est l'un de ceux qu'il abordera souvent. Ses personnages sont souvent les derniers d'un peuple, d'un métier ou d'un endroit. Il raconte à travers beaucoup de ses livres la fin des campagnes françaises, la disparition de métiers et de façons de vivre. C'est un auteur qui a un amour pour un monde en voie de disparition, et cela se sent dans chacun de ses livres. Celui-ci touchera surement plus parce que le sujet est plus intéressant aux yeux de beaucoup de monde, et justement cela m'interroge : pourquoi est-ce plus intéressant lorsque c'est plus éloigné ? La disparition des amérindiens semble avoir plus d'impact que celles de nombreuses civilisations qui existaient chez nous et qui sont également remplacées aujourd'hui par une "civilisation" résolument moderne. Et cela me fait réfléchir à tout ce qui est perdu chez nous aussi, et que ce livre met en lumière parce qu'on le voit mieux chez les autres. Encore une histoire de paille et de poutre, tout ça ...
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Guardians
  20 juillet 2018
Avec cette saga romanesque de Bernard Clavel de 6 romans :
Volume I : Harricana
Volume II : L'or de la terre
Volume III : Miserere
Volume IV : Amarok
Volume V : L'angélus du soir
Volume VI : Maudits sauvage
vous prenez un billet simple pour le Québec, celui des pionniers du Canada, ceux qui ont cherché, insisté, espéré, souffert pour s'implanter dans cette région peu hospitalière.
et oui, on est loin de notre époque,
imaginez une région inhabitée où tout n'est que nature, faune et flore,
puis survint la ruée vers l'or, la construction du transcanadien, les bourgades à sortir de terre : commerces, église, école...
les champs de terre arable à cultiver dans ces régions boisées certes giboyeuses
et cette nature indomptable : fleuves et rivières certes généreuses en poissons mais surtout indomptables, climat chaud et très froid selon les saisons et la faune ; loups, ours...
Bernard Clavel nous offre un magnifique voyage, palpitant, éreintant parfois, grâce à cette fresque pleine d'aventure et de passion en lien avec la véritable histoire
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Chasto
  16 août 2017
Pour quelques arpents de terre et de conséquents bénéfices, les cultures et Nations se heurtent et s'affrontent.
Respects et croyances déifiés aux sacrosaintes avancées d'un autre monde dit "moderne", agonisent sous la volonté d'une nouvelle société de rêves et d'exploitations.
Nostalgie d'une civilisation moribonde se retraçant dans le chant de ces pages fredonnantes d'un au temps déjà révolu.
A suivre et découvrir avec intérêt et réflexion.
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Wyoming
  22 mai 2018
Le chantre du Canada et des indiens, c'est Clavel. Lui seul a la capacité de magnifier le grand nord et de rester très réaliste sur les comportements coloniaux. Maudits colons qui n'ont eu aucun respect pour ceux qui étaient prêts à les accueillir. Clavel brosse avec son savoir-faire et sa sensibilité ce fragment de l'histoire du Canada, certainement pas le plus glorieux.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
meknes56meknes56   10 novembre 2019
Le Premier ministre, en termes moins lyriques, reprend ce qu’a expliqué le commentaire du film. Il répète les chiffres : six milliards de dollars pour un chantier que le monde entier va envier au Québec.
Nul ne demande d’où viendra cet argent. Ce que l’on voit, c’est le travail, la gloire sur le pays. L’étonnement du reste du Canada et, pourquoi pas, du monde entier.
" Le pétrole est dispendieux, le nucléaire dangereux, le charbon polluant. Nos voisins pris à la gorge viendront nous demander nos surplus d’électricité. Ils sont prêts à payer le prix de l’énergie la plus propre… Si nous n’exploitons pas l’eau et ses richesses, nous nous appauvrissons. "
La salle est prise. Le ton du discours est ferme, serein, mais le propos porte loin. "La baie James est la clé du progrès économique du Québec. La clé de notre avenir "!
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rkhettaouirkhettaoui   22 décembre 2013
Depuis que l’école leur a enlevé leurs petits-enfants, les vieillards n’ont plus personne à qui enseigner le bois, les cours d’eau, le grand froid des hivers, la trappe, la chasse et la pêche, le passage des oiseaux, les vertus de certaines plantes qui guérissent les maux. Alors ils jouent aux dames, ils bavardent entre eux et continuent d’ausculter le fleuve.
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rkhettaouirkhettaoui   22 décembre 2013
L’homme blanc qui ne détient pas la sagesse vide notre terre de cette vie qui lui vient du fond des âges et que rien ne saurait remplacer. Ivre de richesses, il s’enfonce tout vivant dans le sein de la terre pour lui prendre son or. En fouillant ainsi dans la nuit, ce sont les os des ancêtres qu’il dérange et meurtrit.
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saigneurdeguerresaigneurdeguerre   08 août 2018
Extrait d'une lettre d'un missionnaire français

Cette terre est nôtre parce que Dieu nous l'a confiée pour que nous prêchions la bonne parole, pour que nous convertissions les sauvage qui ne connaissaient avant nous que des divinités barbares. Nous sommes ici sur la terre du seul Dieu qui existe, notre devoir est d'en élever les créatures humaines vers le ciel. Le royaume des cieux leur appartiendra en partage comme il nous appartient. Si nous quittions ce pays, ils retourneraient vite à la sauvagerie et à la plus totale obscurité.
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saigneurdeguerresaigneurdeguerre   08 août 2018
Extrait d'une lettre d'un officier du régiment de Carignan

Ce pays devient notre patrie parce que nous ne cessons de l'arroser de sang français. Il ne saurait être à ces sauvages qui voudraient le garder pour y continuer leurs pratiques barbares et qui se permettent de scalper nos morts comme on dépouille des bêtes.
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