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ISBN : 2070178390
Éditeur : Gallimard (03/10/2016)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 214 notes)
Résumé :
Rachel et son amie Alison, dix ans, sont très intriguées par la maison du 11, Needless Alley, et par sa propriétaire qu'elles surnomment la Folle à l'Oiseau. D'autant plus lorsqu'elles aperçoivent une étrange silhouette à travers la fenêtre de la cave. Val Doubleday, la mère d'Alison, s'obstine quant à elle à vouloir percer dans la chanson, après un unique succès oublié de tous. En attendant, elle travaille - de moins en moins, restrictions budgétaires obligent - da... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  25 janvier 2017
L'auteur de Testament à l'Anglaise signe là un bel opus, avec des personnages imposants, hauts en couleurs, qui ornementent la trame narrative de leurs richesses personnelles.
Le récit est contemporain et couvre une période relativement courte de la vie de deux amies, Rachel et Alison. Enfants , elles ont partagés des frissons de plaisir en construisant des fables destinées à se faire peur : il suffit d'une maison -volière, habitée par une femme originale pour que l'imagination des enfants prenne le pouvoir sur l'observation.
Le temps passe et les jeunes filles se perdent de vue. concours de circonstances ou aléas de la vie.Le focus s'élargit sur l'entourage et les mésaventures de Val, la mère d'Alison vont alimenter la narration. Cette ancienne chanteuse (elle a eu une courte période de gloire) rejoint une équipe engagée dans une émission de télé-réalité. Même lorsqu'on ne se fait aucune illusion sur la construction de ces parodies de la réalité, destinées à un public de gogos, cela fait froid dans le dos.
A la fin de ces études littéraires, Rachel trouve un emploi de répétitrice dans la famille Winshaw (voilà le lien avec Testament à l'anglaise), une famille pour laquelle on hésite entre la perversion (par l'argent), la bêtise, ou la pathologie psychiatrique. La jeune femme est d'autant plus déstabilisée que des phénomènes étranges se produisent.
Le titre se justifie par les allusions itératives au chiffre 11, qui permet sans le nommer de faire un état des lieux de l'Angleterre , gérée depuis Downing Street. Culture privée de financements , presse à scandale, accès aux études supérieures, évasion fiscale, c'est une peinture au vitriol que nous propose Jonathan Coe. Sans oublier les effets secondaires de la technologie.
Une remarque pour la traductrice ou pour le chef de fabrication : ce sont les bernacles et non les bernaches (qui sont des oies migratrices) qui s'attachent aux rochers.

Tous ces sujets denses, graves sont abordés avec l'humour bien anglais de l'auteur, qui flirte même cette fois avec le fantastique, pour produire un récit extrêmement plaisant à lire, avec à la fin, l'envie de se plonger dans les aventures des Winshaw.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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isabelleisapure
  12 janvier 2017
Une couverture énigmatique et attirante, tel est le premier atout du dernier opus de Jonathan Coe.
Qu'y a-t-il de commun entre un rapace en plein vol, la bouille sympa d'un garçonnet surgissant d'un centre de table, un bus londonien ou « le testament à l'anglaise », célèbre roman de l'auteur ?
Nous le découvrons petit à petit au fil de ce roman puzzle que j'ai trouvé particulièrement bien construit et original.
Dans une première partie, l'auteur nous présente deux fillettes Rachel et Allison qui passent quelques jours chez les grands-parents de cette dernière. Elles font par hasard la connaissance d'une femme mystérieuse qu'elles surnomment « La folle à l'oiseau ».
Les autres chapitres semblent à première vue être des histoires différentes.
Mais le talent de l'auteur nous fait découvrir à petite dose qu'elles sont toutes imbriquées les unes dans les autres avec pour fil conducteur le « Numéro 11 ».
Numéro d'une maison, numéro d'un autobus, ou demeure du premier ministre britannique ou peut-être tout simplement numéro fétiche de l'auteur, ce « 11 » nous poursuit tout au long de cette lecture.
J'ai aimé me perdre dans ce labyrinthe, pour subitement retrouver ce fameux « numéro 11 » au fil de ces histoires qui s'enchâssent avec maestria comme les tesselles d'une mosaïque.
Jonathan Coe est probablement l'auteur britannique contemporain que je préfère, j'ai lu beaucoup de ces livres, mais toujours pas ce fameux « testament à l'anglaise ». Je vais y remédier au plus tôt.
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Fortuna
  11 janvier 2017
Une mystérieuse "folle à l'oiseau" habitant une maison au numéro 11 , rue superflue (traduction de l'anglais Needless) dans le village des grands-parents de Rachel, intrigue son amie Alison à l'imagination fertile...L'annonce de la mort suspecte à la télé d'un inspecteur de l'ONU en Irak se mêlant chez les fillettes à la découverte d'un étrange cadavre...Et la carte d'un jeu représentant une horrible araignée.
Quelques années plus tard, une bibliothécaire, la mère d'Alison, est réduite à se réchauffer dans le bus de la ligne 11, car la bibliothèque de quartier n'est plus une priorité en période de crise...Ayant toujours rêvé de percer dans la chanson, elle accepte de se soumettre à une émission de téléréalité dont elle ressort traumatisée après avoir été forcée à manger des insectes vivants en direct...
La remise d'un prix prestigieux, le Winshaw, dans la bibliothèque luxueuse de Birmingham, est l'occasion d'une curieuse nouveauté : des menus vivants, à savoir des têtes humaines au centre des tables, guidant les convives dans le choix des mets. Mais il se trouve que celui de la table numéro 11 est suspecté d'avoir assassiné deux humoristes qui s'étaient moqué de la fille d'un célèbre et richissime journaliste conservateur...Joséphine Winshaw-Eaves, elle même, dont la médiocrité n'a pour égal que la hargne et qui enverra notre pauvre Alison en prison. Alison, pauvre, noire et unijambiste, accusée d'avoir escroqué de quelques livres les services sociaux.
Et Rachel ? Brillante étudiante, son diplôme d'Oxford sous le bras, elle est embauchée pour l'aide aux devoirs des enfants d'une famille de millionnaires...les Gunn. Installée dans une maison d'un quartier huppé mais désert de Londres - la plupart des maisons étant des placements financiers - elle découvre le monde de la démesure. Et un étrange chantier : la vaste demeure où le personnel de maison est soigneusement mis à part, où les promeneuses de chiens gagnent plus que les cadres des banques, doit être agrandie en creusant des étages souterrains : 11 exactement. Mais des disparitions sont signalées, les ouvriers du chantier inquiets, une horrible créature remonte des profondeurs...Vengeance venue du monde des ténèbres ?
Dans ce roman foisonnant, Jonathan Coe nous dépeint avec un humour féroce l'aberrante réalité de notre monde contemporain, l'effroyable inversement des valeurs, la banalisation d'une violence née de l'abandon de toute morale et de toute culture, où la valeur marchande est devenue l'unique critère d'évaluation de toute activité humaine. Un régal ! Que je ne peux que vous conseiller en cette pluvieuse journée du 11 janvier !
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sabine59
  14 septembre 2018
Réjouissant, virtuose, je l'ai dévoré, cet onzième livre de Jonathan Coe !
Onze, dénominateur commun à ces histoires toutes passionnantes, semblant indépendantes mais s'imbriquant subtilement les unes dans les autres, autour de Rachel et Alison, deux fillettes de dix ans présentées au début du livre.En vacances dans la campagne anglaise, elles sont attirées par celle qu'elles surnomment " La folle aux oiseaux" , leur imagination d'enfant s'envole... La nôtre aussi, au fil du chiffre onze, au fil de ces pages foisonnantes, d'une narration merveilleusement construite.
L'auteur, à travers un patchwork de personnages hauts en couleur, dresse , comme il l'a déjà fait dans ses autres oeuvres, un portrait au vitriol des années 2010 en Angleterre: évasion fiscale , marchandisation de tout, télé-réalité et ses coulisses ahurissantes , paupérisation des classes moyennes.
Mais il le fait avec une bonne dose d'humour noir, de tendresse pour ses personnages, et va même jusqu'à flirter avec le fantastique, dans un délire arachnéen délicieux...
Vraiment un très bon cru, dont je me suis délectée!
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motspourmots
  17 décembre 2016
Lors d'une rencontre en librairie, Jonathan Coe avait expliqué qu'il aimait bien piocher dans la galerie de personnages secondaires qu'il développe dans ses histoires afin de les faire vivre dans d'autres (c'était le cas avec le héros de Expo 58, déjà brièvement croisé dans La pluie avant qu'elle tombe) et qu'il avait bien l'intention de continuer. Alors ce Numéro 11, présenté comme une suite à Testament à l'anglaise (l'un de mes premiers chocs littéraires), n'est pas vraiment une surprise sur le papier... mais se révèle être un numéro d'écrivain assez époustouflant.
Pourtant, il a failli me perdre lors du premier chapitre. Etait-ce bien du Jonathan Coe que j'étais en train de lire, ces aventures à hauteur d'enfant où le moindre événement prend une ampleur dramatique ? Les toutes jeunes Rachel et Allison confrontées aux mystères du monde des adultes vont néanmoins devenir grandes et ce début un peu poussif prendre finalement tout son sens. Car ce que livre Jonathan Coe est un travail d'orfèvre, un roman tissé comme une toile (oui, cette comparaison est bien volontaire) dans laquelle le lecteur se retrouve totalement collé. Une intrigue qui s'empare de son esprit et ne le lâche plus. Ce n'est pas une suite à Testament à l'anglaise. C'est plutôt le témoignage de ce que l'Angleterre dépeinte dans ce roman est devenue sous l'influence libérale poussée à l'extrême, sous le règne quasiment exclusif de la finance symbolisés par la famille Winshaw, dont l'ombre plane sur Numéro 11.
A commencer par ce titre. Onzième roman de l'auteur paraît-il. Mais surtout, le 11, Downing Street, résidence voisine de celle du Premier Ministre (plus connue), hébergeant le Chancelier de l'Echiquier ou Ministre chargé des finances et du Trésor. le centre du monde ou en tout cas de celui vu par les dirigeants britanniques adeptes du libéralisme. A partir de là, les cinq parties construites autour du chiffre 11 prennent un éclairage tout à fait impactant, chaque partie venant servir le tableau grinçant que dresse Jonathan Coe. Où dominent les inégalités. Où les puissants manipulent les foules. Où les très riches creusent le sol pour agrandir leurs demeures (jusqu'à 11 niveaux en sous-sol !) et caser les salles de sport, de cinéma ou les piscines, tandis que les étudiants galèrent pour rembourser les prêts qu'ils se sont mis sur le dos, que les foules se pressent dans les banques alimentaires, que les immigrées roumaines promènent les chiens des familles aisées dans les allées des parcs. Personnages invisibles. Vraiment ?
Comme d'habitude avec l'auteur, c'est riche, c'est dense, c'est intelligent. Mais il y a ici quelque chose en plus. Une virtuosité folle, une maîtrise qui lui autorise un détachement rare dans la façon de mener sa trame en dehors des règles et des codes. C'est puissant, pertinent et méchant. Certes, ce livre peut paraître déstabilisant dans sa forme car il demande un peu de travail au lecteur. Mais surtout, il devrait amener à se poser des questions sur notre monde (La Grande-Bretagne, ce n'est pas si loin...), cette finance qui nous gouverne (tiens tiens...), ces mensonges qui inondent la sphère médiatique, cette société de l'apparence... le miroir renvoie une image plutôt terrifiante.
Un nouveau joyau donc, qui vient enrichir mon étagère dédiée à Jonathan Coe. Gageons que l'auteur ne s'arrêtera pas en si bon chemin et que moi, je serai là pour l'accueillir, encore et toujours.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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critiques presse (2)
Lexpress   24 octobre 2016
Quintessence de son génie narratif, Numéro 11 est plein comme un oeuf, constamment étonnant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   05 octobre 2016
Les travers de l'Angleterre post-Blair sous la plume acerbe de l'auteur de Testament à l'anglaise. Un récit qui mêle brillamment satire et méditation.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
Tricia12Tricia12   29 novembre 2016
"Vous...vous travaillez pour elle, hein?
- Oui
_ Est -ce qu'elle est..." Il déglutit. "...complètement folle, d'après vous?"
C'était la dernière question à laquelle Rachel s'attendait. "Lady Gunn, vous voulez dire?
- Oui
- Qu'est ce qui vous fait penser une chose pareille?
Il aperçut enfin le mug, le prit, but une longue gorgée pour goûter, puis une plus longue.
"J'ai travaillé sur plus de cinquante conversions de sous-sol. Plus de cinquante. Dans tout Londres. Mais personne ne m'a jamais demandé...quoi que ce soit de ce genre. Est ce que vous savez..." Il la regarda en face, avec une urgence dans la voix. " Est-ce que vous savez à quelle profondeur nous descendons?
- Je n'en ai aucune idée, mais c'est vrai que le trou est impressionnant quand même.
- Impressionant quand même? Impressionnant quand même? Elle veut qu'on descende jusqu'à cinquante mètres. Plus profond que la plupart des stations de métro.
(...)
Cinquante mètres, c'est l'équivalent de combien d'étages?
- Tout dépend de la hauteur des étages, bien entendu. Et elle ne cesse de changer d'avis sur cette question aussi. Mais pour l'instant, nous en sommes à onze.
- Onze? Qu'est ce qu'elle peut bien vouloir en faire?
- Ca aussi, ça change tout le temps. Elle vient de me redonner une série de nouvelles instructions. Il y a dix minutes. Tenez, regardez. Il serait bon que vous compreniez avec qui nous travaillons."
(...)
"Voilà le niveau moins un, dit-il. C'est là qu'ils garent leurs voitures, comme vous savez. Et là, c'est le niveau moins deux, qui sera la salle de jeux des enfants, avec une allée de bowling homologuée. Au- dessous, la salle de projection. Puis le gymnase. Et ensuite, nous avons la "pièce de résistance", la piscine. Qui occupera trois étages.
- Trois étages? Pourquoi?
- Parce qu'elle veut un plongeoir. Un grand. Et des palmiers. Des palmiers!"
Il éclata d'une rire à la limite de l'hystérie. "Il va falloir qu'on fasse rentrer des palmiers!" Bientôt, il tremblait de nouveau.(...)
"Là, nous en sommes au moins huit. C'est la cave à vin, avec thermostat, bien entendu. Le neuf, c'est le coffre-fort. Sécurisé. L'ascenseur commun ne s'y arrêtera pas, on y accédera par un ascenseur spécial. Au niveau moins dix, eh bien, petits veinards, c'est là que vous allez habiter. Appartements du personnel.
- Vous voulez dire qu'on n'habitera plus la maison?
- Non, pas dans la partie supérieure. Vous pourrez dire adieu à la lumière naturelle quand les travaux seront achevés.
- Soit, dit Rachel. Et celui- là?" Elle montrait le niveau le plus bas du schéma. "Au moins onze, qu'est ce qui est prévu?
- Au onze?" Il se mit à rire. "C'est celui dont elle m'a parlé ce matin. C'est nouveau, ça vient de sortir, le onze.
-Alors? Qu'est ce qu'il y aura?
-Rien. Elle ne voit pas ce qu'elle pourrait vouloir y mettre."
Rachel fronça les sourcils. "Mais pourquoi le creusez-vous, alors? Pourquoi le veut-elle?
- Elle le veut parce peut l'avoir. Parce qu'elle en a les moyens. Et puis parce que, je ne sais pas, parce que personne n'a onze niveaux de sous-sol. Ou bien parce qu'elle a entendu dire que quelqu'un en a dix, alors elle en veut un de mieux. Qui sait? Elle est folle, ces gens sont des furieux." Il jeta un dernier regard au dessin, et désigna de nouveau le niveau moins onze d'un doigt tremblotant. "La preuve".
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FortunaFortuna   11 janvier 2017
Pourquoi faisait-il si froid chez elle ? Parce qu'elle n'avait plus les moyens d'allumer les radiateurs toute la journée. Et même lorsqu'ils fonctionnaient, elle ne les mettait jamais sur 5, comme autrefois à l'arrivée de l'hiver. A présent, elle les mettait sur 2 au maximum.
Pourquoi ? Parce que la bibliothèque n'avait plus les moyens de lui verser un salaire décent. Parce que le gouvernement avait drastiquement réduit le budget des bibliothèques. Parce que, apparemment, on vivait une ère d'"austérité".
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hcdahlemhcdahlem   11 janvier 2017
Nicholas s’affala sur le banc. Rachel, qui n’avait que six ans, soit huit de moins que lui, ne le rejoignit pas ; elle avait hâte de courir vers la tour noire, de la voir de plus près. Pendant que son frère récupérait, elle partit comme une flèche et, une fois franchi le bourbier laissé par le passage des vaches, elle parvint tout contre l’édifice, paumes sur la brique noire brillante. Là, elle leva les yeux sans pouvoir appréhender la dimension ni l’échelle de la tour, arc-boutée dans sa perfection lumineuse contre un ciel menaçant que deux corneilles au cri rauque égratignaient en décrivant des cercles, indéfiniment.
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volubilaevolubilae   25 décembre 2016
Ma vengeance prend bien des formes. Mon corps prend bien des formes.

Dans mon pays, il y a un proverbe qui dit : Dupã faptã si rãsplatã. Qui vit par le glaive par le glaive périra. Retour à l'envoyeur.

Comprenez ce proverbe et vous comprendrez ma nature. Je ne suis pas clémente et je ne suis pas juste. On ne me domestique pas. J'attaque qui je veux, j'attaque ce que je veux.

Je ne suis pas en colère. Je suis la colère même.

Vous éprouverez peut-être de la pitié pour mes victimes, c'est votre droit. Vous prendrez leur parti, ou le mien. Vous avez le choix.

Au bout du compte, je crois, nous sommes tous libres de nos choix.
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evascardapelleevascardapelle   15 novembre 2016
Sans se laisser intimider par son absence d'expérience personnelle, elle entra alors en campagne contre ce qu'elle appelait "la culture des assistés", qui distribuait des primes aux oisifs, aux combinards, aux feignants et aux tricheurs, et faisait payer l'addition aux gens ordinaires qui travaillaient dur (ces victimes silencieuses dont elle jugeait stratégique d'affirmer l'existence). Au centre de sa représentation du monde fantasmagorique, était tapi un monstre malfaisant et invertébré. l'establishment de la gauche progressiste, acharné à redistribuer les fonds des personnes méritantes à des individus indignes, et déterminé à saboter tout ce qu'il y avait de bien et de respectable dans la société civile britannique
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Videos de Jonathan Coe (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jonathan Coe
Milan Kundera, Une vie d?écrivain Jean-Dominique Brierre
En librairie le 13 mars 2019 336 pages ? 20 ?
Le 1er avril 2019, Milan Kundera fête ses 90 ans !
Évoquant les personnages de la Guerre et la Paix, Milan Kundera remarque que leur vie est « un voyage dont les phases successives sont non seulement différentes, mais repre?sentent souvent la ne?gation totale des phases pre?ce?dentes ».
Ce parcours en ligne brise?e est aussi celui de l?auteur de la Plaisanterie. Son ?uvre est faite des me?mes contradictions. Ne? le 1er avril 1929, destine? a? une carrie?re de musicien, il devient poe?te communiste, puis romancier critique a? l?e?gard du re?gime. Exclu du Parti, mis a? l?index apre?s l?e?crasement du Printemps de Prague (1968), il quitte la Tche?coslovaquie sept ans plus tard pour s?installer en France. Ni dissident ni exile?, il continue toutefois a? e?crire en tche?que (L?Insoutenable Le?ge?rete? de l?e?tre), avant de choisir le franc?ais comme langue unique d?e?criture et d?« exploration de l?existence ».
Paradoxal, secret, absent des me?dias, Kundera est conside?re? comme un des e?crivains majeurs du dernier demi-sie?cle. Succe?s qu?il attribue, non sans ironie, « au fait d?e?tre mal compris ». Avec ou sans re?serves, des auteurs aussi divers que Jonathan Coe, Orhan Pamuk, Salman Rushdie ou Taslima Nasreen le regardent comme un mai?tre, dont les re?flexions sur l?« art du roman » questionnent leur me?tier en profondeur.
Ce parcours artistique, intellectuel, politique et litte?raire, Jean- Dominique Brierre l?a reconstitue? en l?inse?rant dans son contexte historique, du « coup de Prague » (1948) a? la « re?volution de Velours » (1989), s?appuyant notamment sur ses e?crits, ses entretiens et sur des te?moignages ine?dits, notamment ceux de son ami Alain Finkielkraut et de son traducteur Franc?ois Ke?rel.
http://www.editionsecriture.com/livre/milan-kundera-une-vie/ --------------------
Écrivain, journaliste, musicologue, Jean-Dominique Brierre est notamment l?auteur d?essais biographiques consacrés à Leonard Cohen (Le cherche midi, 2014) et Bob Dylan (L?Archipel, 2016).
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