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EAN : 9782823601930
688 pages
Éditeur : Editions de l'Olivier (01/02/2018)
3.53/5   53 notes
Résumé :
Louis Holland, jeune homme passionné par l'univers de la radio, vient de s'installer dans la région de Boston. Sa vie suit un cours normal, entre petits boulots et relations familiales compliquées, jusqu'au jour où séisme vient tout remettre en cause de manière inattendue. La seule victime n'est autre que l'excentrique grand-mère par alliance de Louis Holland, laquelle laisse derrière elle une fortune estimée à 22 millions de dollars, provoquant déchirures et affron... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Allantvers
  23 avril 2018
Dans une interview dans le dernier numéro de la revue America, Franzen indique que dans ses premiers écrits (dont celui-ci donc) il privilégiait l'intrigue sur l'histoire – l'histoire d'une famille dont un des membres veut absolument la rassembler pour Noël par exemple. C'est tout ce qui se passe dans « les corrections », et c'est ce qui en fait un grand roman, et de Franzen un grand romancier.
A contrario, l'exercice du développement d'une intrigue, comme dans ce « Phénomènes naturels », exercice efficace mais moins profond, lui réussit moins.
Sacrée intrigue pourtant que ce thriller écolo-sociologico-féministe dans lequel deux jeunes gens, Louis, vilain canard d'une famille sur laquelle tombe une fortune en héritage et Renée, sismologue trentenaire un peu paumée, déterrent et dénoncent un complot industriel à l'origine de tremblements de terre à Boston. Rien que ça !
Au fil des pages de ce gros pavé, la sauce prend, mais je ne suis pas sûre qu'à la longue elle tienne bien au corps. Quelques maladresses et des personnages pas assez creusés font que j'ai eu du mal à plonger aussi profondément dans leur histoire (justement !) comme cela avait été le cas pour Freedom et Les corrections.
Toujours est-il que j'ai suivi avec beaucoup d'intérêt le propos de Franzen, qui fait déjà montre de brillants talents d'entomologiste d'une société américaine fonçant tête baissée dans un matérialisme sans limites (on croise d'ailleurs Donald Trump comme figure triomphante de ce modèle !), d'une part sur la question de l'écologie qui a bien évolué depuis 1992 (date de parution du roman) sous la lavasse du green washing notamment, et d'autre part sur celle du féminisme, dont pour le coup la violence n'a pas pris une ride.
A lire donc si l'on a plaisir à découvrir les premières oeuvres d'un auteur apprécié, en assumant le risque d'être un peu déçu !
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gabb
  04 octobre 2019
Le mois dernier, je furetais comme souvent dans les rayons de ma médiathèque préférée, l'oeil aux aguets et la truffe au vent, quand soudain v'là-t'y pas que je tombe en arrêt devant un nouveau Franzen ! Un nouveau Franzen ? Et personne ne m'aurait prévenu ?
Ni une ni deux, je fonds sur ma proie. Section "nouveautés", une belle brique épaisse et accrocheuse : évidemment "j'A-chète !" (comme hurlerait l'autre excité de TF1), ou plutôt j'emprunte (c'est bien, vous suivez).
Je regagne mes pénates tout content, j'examine du plus près mon butin du jour et là surprise : si la traduction française date bien de 2018, la publication originale remonte elle à ... 1992 ! Tu parles d'une nouveauté ! Pourquoi diable les éditions de l'Olivier ont-elles attendu si longtemps avant de nous proposer ce titre ? Souffrirait-il de la comparaison avec "Les Corrections", "Freedom" et "Purity" ultérieurs (miam miam) ? Serait-il trop mauvais, indigne de celui qu'on présente aujourd'hui partout comme "l'un des plus grands romanciers de l'Amérique moderne" ?
Pour en avoir le coeur net une seule solution : éplucher le machin.
700 pages plus tard, mon verdict est sans appel : "Phénomènes naturels" est un vrai Franzen (plouf, pavé dans la mare !).
La même vision mi-caustique mi-blasée de la société occidentale, ses dérives et ses excès, son consumérisme maladif, la même écriture riche et "urticante" façon poil à gratter, la même immersion dans l'intimité d'une famille américaine moyenne, la même ironie et le même cynisme dans la description de leurs relations conflictuelles, la même ampleur dans l'intrigue et dans le propos, tous deux teintés de politique et d'écologie (et même des références à Donald Trump, déjà !)
La même en un peu plus "brouillon", peut-être... Une histoire qui tarde un peu à décoller et des personnages légèrement moins fouillés que dans les romans précités, mais heureusement rien de rédhibitoire !
Qu'on se le dire : en 1992, Franzen était déjà Franzen ! Malgré quelques longueurs en début de roman, j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre les tribulations de la famille Holland, et notamment de Louis (le fils cadet un peu rebelle, aussi instable sur le plan professionnel que sur le plan sentimental) et de sa dulcinée Renée, une jeune sismologue ambitieuse qui a oublié d'être bête.
Quand la mère de Louis hérite d'une petite fortune, l'unité déjà précaire de la famille vole en éclat, et comme si ces secousses domestiques ne suffisaient pas, c'est bientôt toute la région de Boston qui se trouve ébranlée par des tremblements de terre répétés et d'intensités variables. Déchirements familiaux et mouvements tectoniques entrent en résonance, au point qu'on ne sait plus si les "phénomènes naturels" évoqués par sur la couverture se rapportent aux uns ou aux autres. Probablement les deux, mon capitaine.
Les répliques sismiques se multiplient, et il s'avère bien vite que les tremblements de terre pourraient être induits par les pratiques d'enfouissement illégales d'une grande usine pétro-chimique de la région. Scandale industriel et catastrophe écologique (toute ressemblance avec des évènements récents survenus du côté de Rouen serait purement fortuite...) viennent donc étoffer une intrigue déjà dense, qui fait en outre la part belle aux grands tournants sociétaux des années 90 (féminisme et droit à l'avortement, course au profit et dérégulation économique, libertés individuelles...)
Vous l'aurez compris, Franzen s'est éclaté, en parsemant comme toujours son récit de formulations un peu nébuleuses (d'aucuns diront artificielles ou prétentieuses ?) du type "une brise humide imprégnée d'infrastructure déplaçait des faucilles de cheveux sur son front" ou "le silence qui les enveloppait, flatté par leur déférence, se fit saturé et despotique". Comprenne qui pourra ;-)
Il n'empêche qu'à l'épicentre de ce grand bazar, j'ai une nouvelle fois dévoré le "dernier" Franzen avec un appétit gargantuesque. Même si ce roman de jeunesse n'égale pas en qualité les grands succès qui suivront, faites moi confiance il reste d'excellente facture !
Espérons qu'il ne nous faille pas attendre encore 27 ans avant de pouvoir remettre ça !
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clefran45
  25 février 2018
Cher Jonathan,
Je t'ai découvert avec "les corrections' que j'ai adoré, pour dépeindre les familles disloquées et les souffrances de ces relations, tu es très fort.
J'ai lu ensuite "purity" idem, vrai coup de coeur, je t'ai trouvé percutant, ton style d'écriture est un vrai bonheur, tu m'as enrichi. Donc tu comprendras que lorsque "phénomènes naturels" est sorti, je me suis dit "ce livre je ne l'emprunte pas à la médiathèque (géniale d'ailleurs merci la ville d'Orléans) tu vas l'acheter direct il te le faut dans ta bibliothèque !'
Il y a des auteurs pour lesquels la question ne se pose pas, il me faut les livres chez moi, pour moi (Paul Auster, Haruki Murakami etc..)
Donc me voilà partie dans ma lecture de "phénomènes naturels" que tu as écrit en 1992 et qui vient seulement d'être traduit en France.
Et là pour moi c'est THE déception.
Je n'arrive pas à entrer dans ton histoire, tes personnages sont à la fois trop simples et trop compliqués. Et ton style d'écriture est "lourd" je suis désolée de te le dire, mais trop de métaphores tue la métaphore, trop d'images sensées être poétiques je suppose rendent ma lecture lente et je ne comprends pas plein de choses ! Je me suis demandée s'il ne fallait pas être américain pour piger les clins d'oeil à toute une culture USA que je ne connais pas, l'humour est très particulier aussi et les relations entre les personnages vraiment bizarres !! Par ex, je ne comprends pas ton personnage principal Louis, notamment dans ses relations avec les femmes. Pour ne rien dévoiler je n'entrerai pas dans les détails mais la scène de son déménagement avec Renée et l'arrivée de Lauren pour moi c'est juste incongru. Les explications de séismes sont simplement chiantes !! Tu as voulu intégrer une sorte d'intrigue dans ton roman pro-ecolo mais ce n'est pas cela qui arrange le récit ! Renée est bizarre, et tes longues considérations sur les femmes, les hommes et l'amour etc.. pffff...
Alors voilà je t'ai laissé de côté, je finirai ce livre par respect pour l'auteur que tu es et que j'aime beaucoup, disons que ce livre là n'est pas pour moi. le dernier Paul Auster était sur ma table basse, me faisait de l'oeil depuis sa sortie et Paul Auster tu sais c'est mon gros point faible, un auteur que j'aime plus que tout, alors oui j'avoue j'ai ouvert "4.3.2.1" et je ne peux plus en sortir ! Promis j'y retournerai dans "phénomènes naturels" mais là le bonheur de lire Paul Auster est énorme..
J'ai encore "Freedom" dans ma bibliothèque que je n'ai pas lu donc tu vois je suis persuadée de reprendre plaisir à te lire !
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myriampele
  17 avril 2018
Jonathan Franzen propose ici une satire de la société américaine, à travers cette analyse des pratiques économiques, financières, moralisatrices... C'est énorme, un peu lourd à digérer ! On côtoie dans ce "roman" des familles qui s'aiment et se déchirent, des personnages prêts à tout, une société corrompue par l'argent et au milieu de tout ça, Louis Holland, un petit gars parfois sympathique , amoureux de Renée, une sismologue un peu paumée. le style est cru, parfois très dérangeant, quelques scènes d'amour virent à la description abrupte du corps humain, évoquant la dissection.
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Marie987654321
  23 février 2020
"Phénomènes naturels", bien que traduit en français en 2018 seulement, a été écrit en 1992, avant "Les corrections". ce qui fait Franzen est déjà là : la famille comme un enfer dont on ne s'échappe pas ; les contradictions, voire pire, de la société américaine qui entrainent les individus dans le malheur et la vacuité (en lieu et place de la "poursuite du bonheur" ) et dans lesquelles le héros " franzien" ( ?) tente de trouver son chemin. Un roman comme savent les écrire si bien les romanciers américains et dans lequel le bien et le mal s'affrontent.
Louis, un technicien radio, en froid avec une famille dont il se sent le mouton noir, rencontre une jeune sismographe, alors qu'une série de tremblements terre secouent la région de Boston. La grand mère de Louis est la seule victime : elle est tombée de son tabouret de bar, vraisemblablement saoule !
Mais la dite grand mère était millionnaire et voilà la famille devenue subitement riche! Enfin, la mère de Louis seulement car elle n'a aucune intention de donner le moindre argent à ce rejeton qu'elle ne semble guère porter dans son coeur. Louis pendant ce temps poursuit sa relation avec Renée la sismographe alors que sa station de radio est rachetée par un pasteur militant anti avortement.
Renée a observé des choses étranges en étudiant les séismes survenus dans la région. On passe insensiblement d'une histoire centrée sur les états d'âme de Louis à une variante de l'histoire d'Erin Brockovich ou d'une autre de ses grandes figures, seulement armées de la vérité et de leur obstination, qui veulent faire tomber une multinationale. Renée devient insensiblement la véritable héroïne, celle qui se tient droite tant face aux dérives du capitalisme que face au fanatisme religieux du pasteur Stites.
Tout est là donc, mais pas encore tout à fait dans l'ordre et avec d'étranges coïncidences parfois un peu "capillotractées".
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critiques presse (3)
LeJournaldeQuebec   26 mars 2018
Jouant d’abord avec tous les codes de la comédie familiale, Phénomènes naturels nous remuera ensuite beaucoup plus sérieusement en se muant en un thriller écologique.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeFigaro   19 mars 2018
L'auteur des Corrections est l'un des grands romanciers emblématiques de l'Amérique. Dans ce deuxième roman, qui n'avait jamais été traduit, il sonde les failles de son pays.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LePoint   14 février 2018
Le « grand romancier américain » publie « Phénomènes naturels », qui éclaire d'un jour prophétique les catastrophes écologiques qui se multiplient.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
gabbgabb   02 octobre 2019
- Autrefois j'étais convaincu qu'il existait dans ce pays une portion importante de la population qui n'aspirait à rien d'autre qu'à un travail décent, un logement décent, une couverture médicale décente, et à des satisfactions immatérielles de premier ordre. Parce qu'il me semblait que c'était ça qu'on devait être. Et puis, dans les années 80, il s'est avéré que, là-dessus comme sur le reste, j'avais rêvé. Les braves ouvriers de ce pays ont révélé la même avidité consumériste que la bourgeoisie. Chaque individu rêve d'accéder aux mêmes luxes que Donald Trump, et serait prêt à empoisonner le monde et tuer ses voisins si ça pouvait l'y aider.
- Ah, dit Louis. Me voilà donc avide de consommation. Je suis un Donald Trump comme tous les autres. C'est ça mon problème : je veux avoir un appart de luxe comme celui d'Eileen, je veux avoir mon magnétoscope et ma BM, je suis en colère contre Maman parce qu'elle refuse de me les donner. C'est ça ta conclusion ?
- Tu es en colère parce qu'elle a prêté de l'argent à Eileen.
- Et alors ? En admettant que ce soit ce qui me dérange, et je ne dis pas que c'est le cas, ce serait légitime. C'est une question d'équité, de franchise. Parce que bon, tes ouvriers n'en auraient rien à foutre, des BM, s'ils n'avaient pas à voir s'y pavaner tous ces bons à rien plein aux as, avec leur téléphone de voiture collé à l'oreille.
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gabbgabb   27 septembre 2019
[...] en fin de compte, dit Bob, toute personne qui s'enrichit autrement que par le fruit de son propre travail le fait forcément aux dépens de la nature ou d'autrui. Regarde autour de toi. Regarde notre maison, notre voiture, nos comptes bancaires, nos vêtements, nos habitudes alimentaires, nos appareils électroménagers. Est-ce que les efforts physiques d'une seule famille et de ses ancêtres immédiats, avec leur milliardième des ressources renouvelables du pays, auraient pu produire tout ça ? Ca prend du temps de construire une maison à partir de rien ; il en faut, des calories, pour se transporter de Philadelphie à Pittsburgh. Même si tu n'es pas riche, tu vis au dessus de tes moyens. Tu as une dette envers les ouvriers des usines de textile malais, envers les assembleurs de circuits imprimés corréens et les coupeurs de canne à sucre haïtiens qui vivent entassés à six dans une pièce. Une dette envers une banque, envers la terre dont on a extrait un pétrole, un charbon et un gaz naturel que personne ne pourra jamais remettre en place. Une dette envers les 100m² de terrain nécessaire à l'enfouissement de tes seuls déchets personnels et qui en porteront le poids pendant dix mille ans. Une dette envers l'air et l'eau, une dette par procuration envers les investisseurs obligataires japonais et allemands. Une dette envers tes arrière-petits-enfants, qui paieront pour ton confort après ta mort ; qui, entassés à six dans une pièce, contempleront leur peau cancéreuse et sauront, contrairement à toi, le temps qu'il faut pour aller de Philadelphie à Pittsburgh quand on vit selon ses moyens.
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gabbgabb   23 septembre 2019
Je ne parle pas d'argent. [...] Je parle des bonnes intentions de ces gens. Parce que, croyez moi, personne n'en est plus pétri que dans l'industrie chimique. D'accord, ils sont riches comme Crésus, mais ce n'est pas pour ça qu'il sont dans ce secteur. Il y sont pour servir la société. Ils rendent le monde plus agréable à vivre. Ils font toutes ces petites choses pratiques que la nature ne sait pas faire toute seule. C'est quoi, quatre millions de litres de déchets toxiques deversés annuellement, comparé au confort de ne jamais trouver un ver de terre dans sa laitue ? Voilà de quoi je parle. Voilà pourquoi j'attends le grand séisme, juste pour voir toute cette merde leur revenir dans la gueule.
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gabbgabb   30 septembre 2019
Ce que je ne supporte pas, c'est l'hypocrisie. L'idée qu'on puisse transformer la vie des gens en quête infernale de plaisir et prétendre qu'on leur rend service. J'ai du mal à concevoir un monde qui considère la croyance religieuse comme une forme de psychose mais qui pense que le désir de posséder un meilleur micro-ondes est le sentiment le plus naturel qui soit.
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AllantversAllantvers   15 avril 2018
Au fond, on s'habitue à ce qu'on a, et avec un peu de chance on apprend à avoir une moins haute opinion de toutes les autres manières d'exister, afin de ne pas passer sa vie à les jalouser.
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