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EAN : 9782290373316
288 pages
J'ai Lu (14/09/2022)
4.56/5   88 notes
Résumé :
Un récit glaçant qui plonge dans les méandres d'une histoire familiale taboue et d'un inconscient torturé.

Clélia Rivoire est enquêtrice de personnalité, elle intervient quand un suspect est en passe d’être jugé. Elle ne cherche pas donc pas qui a tué mais pourquoi. Qu’est-ce qui fait qu’un jour un homme, une femme ordinaire, bascule et devient un criminel ordinaire ?
Un jour, Rosine Delsaux, une femme, une mère, une amie parfaite, tue ses deux... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (73) Voir plus Ajouter une critique
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Ashlie
  11 avril 2022
Suite à la très belle chronique de Michel Abescat sur France Inter un beau matin de septembre sur la route vers le travail, j'avais noté dans un coin de ma tête ce livre qui m'avait intrigué... N'étant pas du tout adepte de polar, je me suis dit que le jour où je me laisserai aller à la curiosité, ce serait un des premiers que je lirai. Alors ça y est, c'est aujourd'hui !
Dans cet ouvrage, il n'y a pas de chapitres. Ce qui nous pousse à tourner les pages sans nous rendre compte pour rapidement le terminer.
Je cite un petit bout de la chronique qui met en appétit :
"Belle récompense pour un texte d'une singulière puissance et d'une grande noirceur : une histoire de double infanticide, évidemment éprouvante, mais racontée sans aucune complaisance."
Dès le début, nous apprenons que Rosine noie ses deux filles dans leur bain. Et nous quittons rapidement cette scène pour nous diriger vers un autre personnage, Clélia, une enquêtrice de personnalité. Une justicière de la justice. Elle cherche dans le passé, des criminels, des gens la plupart du temps très ordinaires, ce qui fait qu'un jour, ils basculent et deviennent des criminels ordinaires. Tout comme Rosine, la criminelle ordinaire.
Clélia est celle qui se bat pour une justice juste. Sa langue, jamais dans sa poche. Une enquêtrice qui, malgré le fait qu'une personne soit jugé de criminel et que l'acte commis est monstrueux, cherche à comprendre la raison, pour que ça puisse lui servir. À travers Clélia, l'auteure Sandrine Cohen nous montre que le criminel ordinaire n'est pas réductible à son acte et à le droit de comprendre le pourquoi, que dans tout criminel il y a un enfant à entendre. Clélia est celle qui enquête sur les raisons qui pourraient expliquer, pas excuser, mais expliquer le geste.
J'ai beaucoup aimé Clélia, cette femme qui est capable de tout retourner sur son passage pour faire valoir la justice. La vraie…
"La justice n'est pourtant juste que lorsqu'elle considère l'individu et la singularité de ses actes."
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Imaginoire
  16 août 2022
De nouveau un livre qui n'aura que trop dormi dans ma gigantesque PAL et pourtant, publié dans une excellente indépendante maison d'édition et lauréat du grand prix des littératures policières, ce roman devait être lu. Bon c'est chose faite et même, je l'ai dévoré. Et, en retour c'est une méchante claque que j'ai reçu. Ce livre s'immisce en vous et vous met face à un tabou, l'infanticide et un double…
Rosine trentenaire, mère célibataire ou presque, divorcée en tout cas et vivant une aventure avec un jeune homme plus jeune qu'elle, commettra un acte que nul parent ne peut envisager, celui d'ôter la vie à ses enfants.
Ce double crime n'aura pas besoin d'une enquête policière poussée car elle reconnaît les faits et aucun élément ne permet d'en douter. Il y aura procès aux assises.
Néanmoins est demandée une enquête de personnalité pour essayer de comprendre ce geste inimaginable. Clélia Rivoire sera chargée de réaliser cette investigation.
Tout au long de ce récit, nous vivons cette enquête psychologique de l'intérieur et un peu comme les jurés du procès, nous nous poserons des questions sur Rosine et à travers elle sur nous-mêmes. En effet, ce livre nous fait douter de nos convictions et alors qu'au premier abord nous détestons pour son geste impardonnable Rosine, nos sentiments à son égard évoluent.
Ce roman de Sandrine Cohen est un vrai diamant noir où seul le personnage de Clélia, m'a semblé un peu trop « ordinaire » comme enquêtrice qui bouscule tout, borderline, fissurée. Malgré cela, ce roman noir mérite amplement le grand prix reçu.
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monromannoir
  27 décembre 2021
Chroniqueur spécialiste du roman noir et policier, traducteur et écrivain, Maurice-Bernard Endrèbe a fondé en 1948 le Grand Prix de Littérature Policière qu'il a présidé jusqu'à sa mort en 2005. Dans le domaine, il s'agit de l'une des grandes références célébrant le genre qui se distingue par l'impressionnante liste des récipiendaires à l'instar de Manchette, Frédéric Dard, Léo Malet, Tito Topin, Patricia Highsmith, Giorgio Sabernenco, Elmore Leonard, Hervé le Corre, James Sallis et Ron Rash pour n'en citer que quelques uns. Mais loin d'enfoncer des portes ouvertes, le Grand Prix de Littérature Policière célèbre des auteurs méconnus en contribuant ainsi à une reconnaissance du public comme il le démontre pour l'édition 2021 où il distingue pour la catégorie étrangère, L'Eau Rouge, premier roman policier croate traduit en français de Jurica Pavičić et pour la catégorie française, Rosine Une Criminelle Ordinaire de la primo-romancière Sandrine Cohen qui connaît un succès impressionnant avec des ruptures de stock régulières lors des dédicaces dans les différents salons du polar où elle est présente, à l'exemple de Toulouse Polars du Sud.
Il y a la routine, le quotidien d'une femme ordinaire qui bascule soudainement sans que l'on ne comprenne ce qui a poussé Rosine Delsaux, mère aimante et amie admirable, à noyer ses deux petites filles lors du bain. La dynamique du fait divers se met alors en place avec une femme meurtrie ne contestant pas le double homicide qu'elle a commis. En prison, elle se mure dans le silence et la culpabilité en laissant un mari désemparé et un père rongé par la colère. Mais après l'enquête de police établissant sans aucun doute la culpabilité de la mère de famille, c'est au tour de la justice d'entrer en action avec Clélia Rivoire, enquêtrice de personnalité auprès des tribunaux qui doit déterminer les raisons pour lesquelles Rosine a commis un tel acte. Investigatrice sensible, à fleur de peau, Clélia va s'immiscer dans l'intimité de la famille afin de déterrer les traumatismes et les secrets d'hommes et de femmes accablés par les événements et qui peinent à se confier.
Avec l'obtention d'un tel prix, c'est également l'occasion de mettre en lumière les éditions du Caïman, une petite maison stéphanoise indépendante qui publie de la littérature noire depuis plus de dix ans en se consacrant exclusivement aux auteurs francophones. Mais pour en revenir à l'ouvrage de Sandrine Cohen, on saluera tout d'abord le fait que le récit soit résolument orienté sur les codes du roman noir en se concentrant sur les raisons qui ont poussé une mère de famille ordinaire à commettre un double infanticide. le crime se suffisant à lui-même dans le domaine du sordide, on appréciera également le fait que la romancière ne s'étale pas trop sur le déroulement des événements aussi terribles soient-ils et préfère jeter un voile de pudeur sur l'atrocité du crime pour se concentrer sur la personnalité des personnages et plus particulièrement de Rosine, bien évidemment, mais également de Clélia Rivoire qui va tenter de décortiquer les aspects sous-jacents de ce fait divers, ceci pour le compte de la justice qui doit juger cette meurtrière. A certains égards, les deux femmes présentent quelques similarités dont des secrets enfouis qui ont altéré leur trajectoire respective. Pour Rosine, on devine quelques secrets de famille que Clélia Rivoire va devoir déterrer envers et contre tout avec l'aide du juge d'instruction Isaac Delcourt qui apparaît comme son mentor, protecteur et père de substitution, mais également avec l'appui de l'inspecteur Samuel Varda chargé de l'enquête policière et dont l'interaction parfois acide avec la jeune enquêtrice auprès des tribunaux apporte un certain dynamisme au récit. Pour ce qui est de Clélia, le lecteur devra patienter pour entrevoir les failles qui entourent ce personnage à fleur de peau, ce qui est regrettable. On aurait aimé mettre en perspective le drame qui a touché cette femme à la fois forte et sensible avec les éléments qu'elle met à jour au gré de ses investigations dans l'entourage de Rosine. Néanmoins, Sandrine Cohen, comme bon nombre d'auteurs, a choisi d'opter pour une arche narrative entourant son personnage central que l'on retrouvera sans nul doute dans un prochain roman et dont on découvrira quelques éléments saillants de sa trajectoire auquel la romancière fait allusion.
La particularité de Rosine Une Criminelle Ordinaire est de se concentrer sur l'aspect judiciaire du crime avec un enjeu central qui tourne autour du jugement et de la sanction en fonction des circonstances que l'on va découvrir peu à peu au cours du récit. Ainsi, la dernière partie de l'intrigue se focalise sur la joute oratoire entre la plaidoirie de l'avocate de Rosine et le réquisitoire du procureur chargé de l'accusation avec une atmosphère chargée de suspense qui relègue malheureusement Clélia Rivoire au second plan ce qui déséquilibre quelque peu la dynamique du récit sans pour autant gâcher l'ensemble d'un roman explorant avec sensibilité les contours d'un fait divers terrible qui va bouleverser l'ensemble d'une famille moins ordinaire qu'elle ne le laisse paraître.
Sandrine Cohen : Rosine Une Criminelle Ordinaire. Editions du Caïman 2021
A lire en écoutant : If de Bernard Lavilliers. Album : If. 1988 Barclay.
Lien : https://monromannoiretbiense..
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Natalivre
  30 avril 2021
Enfin un livre qui change de l'ordinaire quoiqu'en dise le titre.
Un soir, comme tous les autres soirs vers 20 h, Rosine donne le bain à ses 2 filles, Manon 6 ans et Chloé 4 ans. Seulement ce soir là, l'une après l'autre, elle les noie, franchissant une frontière en commettant l'irréparable. Clélia, enquêtrice de personnalité travaillant pour la justice, va se jeter à corps perdu sur ce dossier. Un mot : COMPRENDRE. Comprendre le pourquoi d'un tel acte. Comprendre pourquoi une mère de famille aimante, une femme sans histoire appréciée par tout le monde bascule en une fraction de seconde et commet l'horreur, l'infanticide. Comment pardonner à celle par qui le malheur survient ? Peut-on être responsable mais pas coupable ? Expliquer, pas excuser. Clélia va se poser toutes ces questions et bien d'autres. Elle est viscéralement, profondément contre l'injustice, à fleur de peau, excessive, borderline on pourrait dire, et avec sa personnalité entière, elle ne lâchera rien et va s'acharner à trouver des réponses à ces nombreuses questions qu'inévitablement ces crimes soulèvent. Pour Clélia, juger c'est comprendre. Alors, elle va tout mettre en oeuvre pour cela.
Pour moi ce n'est pas un polar, ni vraiment un thriller mais plutôt un formidable docu-fiction où les personnages sont le fruit d'un savant mélange de plusieurs faits divers que l'auteure a couvert. C'est un voyage dans la psyché qui nous questionne sur la nature humaine. C'est criant de vérité, de sincérité, bouleversant. Petit bémol juste sur la forme, il n'y a pas de chapitre et le texte manque d'aération ce qui rend la lecture moins agréable mais c'est juste un petit détail tellement la puissance de l'histoire nous embarque.
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clairette
  26 décembre 2020
Mon résumé :
Au dire de ses amis, de sa famille, de ses collègues, Rosine est une amie, une mère, une femme et une collègue parfaite. Toujours d'humeur égale, sociable, attentionnée. Elle adore ses deux filles de Chloé (4 ans) et Manon (6 ans). Rien de plus « normal » puisqu'elle est, elle-même, la fille d'un couple modèle. Seule la mort de sa mère, un an avant, a séparé ses parents après 50 ans de mariage.
Mais alors, pourquoi, ce soir du 6 juin 2018, a-t-elle maintenu les têtes de ses deux filles sous l'eau ? Est-ce parce que son compagnon lui a annoncé qu'il allait « réfléchir » ?
Clélia, enquêtrice de personnalité auprès du tribunal, parviendra-t-elle a trouver une explication « rationnelle » à un tel crime ?
Mon avis :
Certains livres se lisent en apnée. A peine déchiffrée la première phrase vous ne pouvez vous empêcher de lire la suivante, et celle d'encore après… et cela jusqu'au point final.
Parce que vous avez envie de savoir.
Parce que vous devez savoir.
Parce qu'il vous faut l'explication de ce qui s'est passé.
Et aussi parce que dès le début, les personnages, l'écriture, un « truc » dans la première phrase vous ont donné envie de savoir. Vous savez que si vous arrêtez votre lecture, si vous posez le livre avant la fin, il vous manquera quelque chose, une sensation d'inachevé vous poursuivra.
A mon humble avis de lectrice, « Rosine, une criminelle ordinaire » en fait partie de ces livres impossible à lâcher.
Pourquoi ?
D'abord par les personnages. Que ce soit Rosine, Clélia, Isaac, Samuel, ou les autres ils sont tous forts, attachants.
Parce que Rosine, même si elle a commis un double infanticide, est aussi celle qui va accepter de réfléchir sur son passé, sur ce qui a pu la conduire, elle la femme « ordinaire » à cet acte horrible. Une tâche ardue qui implique de revisiter son passé, d'accepter de concevoir que sa vie si « idyllique » a pu être bâtie sur des mensonges, des mensonges des autres mais aussi des mensonges qu'elle a pu se faire à elle-même. Il n'est pas simple d'accepter de se remettre ainsi en question toute son existence.
Parce que Christophe, qui est l'ex-mari de Rosine, le père des 2 victimes, pourrait basculer dans la haine de son ex-femme Mais il ne le fait pas. Au contraire, il va être celui qui la soutient, celui qui l'aide dans sa recherche de la vérité, dans sa recherche de clé(s) de compréhension. Parce que Christophe a compris que la haine ne ramènera pas les deux enfants. Parce qu'il fait le choix de la compréhension plutôt que celui du jugement.
Parce qu'Isaac Delcourt, juge d'instruction, est lui qui charge Clélia d'enquêter. Il est celui qui réfléchit avec elle, qui l'aide dans son analyse de la situation. J'ai aimé le duo Isaac-Clélia, la façon dont ils « pensent » à deux, dont ils construisent leur réflexion en mettant en commun leurs idées, leurs ressentis et leurs analyses. J'ai aimé aussi la façon dont Isaac pose des limites à Clélia, l'empêche de déborder sans pourtant la « brider ».
Enfin parce qu'il y a Clélia. C'est elle qui est chargée d'enquêter sur la personnalité de Rosine, elle qui va fouiller le passé de cette « criminelle ordinaire » pour aller à la recherche de ce qui a fait basculer cette femme, à la vie quasi « idéale » du côté l'infanticide. Comment ne pas être d'accord avec sa conviction que « Il y a toujours ou presque une raison, un élément de vie qui permet de comprendre un passage à l'acte criminel, personne ne tue juste comme ça ». Comment ne pas admirer sa ténacité vis-à-vis de la recherche des causes véritables de l'infanticide. Comment ne pas l'admirer, elle, dont on sent bien pourtant qu'elle cache des choses sur son passé. Au fil de pages le lecteur ne peut s'empêcher de se poser des questions : Pourquoi la future libération d'un certain Varennes lui fait-elle aussi peur ? Quel est le lien qui l'unit à Isaac ? professionnel ? Amical ? Amoureux ? J'ai vraiment apprécié ce personnage de femme, impulsive, prête à tout pour connaitre la vérité. J'ai aimé à la fois sa droiture, son intransigeance et son regard sur l'être humain, son regard sur les crimes, sa perception des rapports humains.
Si je devais donner un fil conducteur de ce livre ce serait l'idée que le passé contient souvent une explication du présent. Attention, à aucun moment il n'est question d'excuser pas le présent mais plutôt de l'expliquer, de l'éclairer sous un autre jour. J'adhère vraiment à cette idée que connaitre le passé, les relations des enfants avec leurs parents, des parents entre eux, des gens entre eux peut permettre de mieux comprendre le présent, et peut-être aider à changer le futur.
J'ai aussi aimé l'écriture de Mme Cohen, qui a aucun moment ne tombe dans le misérabilisme. A aucun moment, l'auteur ne tombe dans le travers de dire qu'il « n'est pas grave d'avoir tué ses enfants ». J'ai vraiment été touchée par les réflexions de l'auteur sur les relations familiales, sur les crimes et leur raison.
Vers la fin du livre il est écrit « Il reste toujours des traces après cette plongée en apnée dans la vie d'un criminel ordinaire ». Alors, Mme Cohen, pour répondre à votre gentille dédicace (dont je vous remercie) je peux vous dire que, vos personnages ne m'ont pas seulement touchée et émue, ils vont laisser une trace dans ma vie de lectrice. Et j'espère très bientôt retrouver Clélia et Isaac…

Lien : https://lireetrelire.blogspo..
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critiques presse (1)
Liberation   20 octobre 2021
C’est un des textes noirs les plus forts de l’année écoulée. Une histoire d’infanticide comme vous en avez rarement lu. Un style clair, sans fioritures, lumineux. Une héroïne déjantée, brillante, humaine, prête à tout pour rendre la justice. Sauver ce qui n’est pas sauvable.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
AshlieAshlie   09 avril 2022
Clélia soupire, elle sourit à son évocation, la seconde d'après, changeante et volatile, elle se crispe, elle est devant le commissariat d'Aubervilliers. Elle n'aime pas les commissariats, elle n'aime pas les flics, tous des cons, et comme ils ont un fligue à la place de leur bite, ils sont encore plus dangereux que les ambitieux du palais de justice. Clélia sait bien que cette pensée n'est pas politiquement correcte. Elle a fait partie de ceux qui ont célébré les policiers au moment des attentats de Paris, et avant, au moment de Charlie Hebdo et de la prise d'otage de l'Hyper Cacher, quand même, elle n'aime pas les flics, les forces de l'ordre. Rien que les mots "forces de l'ordre" ou pire, "maintien de l'ordre", la font frémir. L'ordre de quoi?
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AshlieAshlie   10 avril 2022
Elle est belle, le regard lumineux, sa fougue en avant comme chaque fois qu'elle espère, et elle espère chaque fois. Elle espère chaque fois que ce sera différent. C'est aussi pour ça que Clélia est fragile. Elle ne s'habitue pas. Chaque fois, elle croit que les gens, le monde va tourner différemment, elle ne le croit pas seulement, elle le vit. C'est comme ça, Clélia est une idéaliste sous une carapace de frondeuse, un cœur tendre sous des torrents de colère, l'ambivalence de l'humanité faite femme.
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StefangodinStefangodin   10 décembre 2020
On prend le livre puis c’est lui qui vous prend. On avance, on ne s’arrête pas, sachant, à regret, que ça va finir. Une heroine-ouragan, un style percutant fait de phrases courtes, de pensées inattendues, de relations fortes, de personnages attachants autant que détestables. Mais surtout une histoire de libertés, prises, rendues, perdues. Une histoire si forte qu’elle fait un peu peur. Des questionnements qui nous remuent, nous amènent à réfléchir sur nous-meme. Une maîtrise rare, pour un premier roman qui plus est. Une suite un jour? S’il vous plaît dites nous oui!!
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collectifpolarcollectifpolar   04 février 2021
« Clélia entre dans le commissariat, elle ignore les appels de l'officier, un bleu, le même que la dernière fois, qui est au contrôle du détecteur de métal qu'elle passe sans se soucier de la sirène qu'elle déclenche. Elle se fout de tout ça, elle n'entend rien, ni le bruit, ni les cris. Elle fonce. Elle déboule dans le bureau de Samuel. Elle veut qu'il insiste, qu'il ouvre une enquête sur le cas Delsaux, il y était, il sait bien que quelque chose ne va pas. »
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ArianeSchArianeSch   01 janvier 2021
Au début, la noirceur absolue : le double infanticide. Puis vient Clelia, l’enquêtrice de personnalité, atypique et écorchée, déterminée à comprendre pourquoi. Pouquoi ? Qu’est-ce qui explique ce geste in-compréhensible ?
Sandrine Cohen nous happe avec ce voyage dans la psyché humaine. Sensible, intelligent, plein de chaleur humaine : tout ce que j’aime dans un bon polar !
Camus disait : rien de ce qui est humain ne m’est étranger. On sort de ce livre un peu plus humain, ou humaniste, que quand on l’a commencé.
À lire !
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