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EAN : 9782290373316
288 pages
J'ai lu (14/09/2022)
4.24/5   303 notes
Résumé :
Un récit glaçant qui plonge dans les méandres d'une histoire familiale taboue et d'un inconscient torturé.

Clélia Rivoire est enquêtrice de personnalité, elle intervient quand un suspect est en passe d’être jugé. Elle ne cherche pas donc pas qui a tué mais pourquoi. Qu’est-ce qui fait qu’un jour un homme, une femme ordinaire, bascule et devient un criminel ordinaire ?
Un jour, Rosine Delsaux, une femme, une mère, une amie parfaite, tue ses deux... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (140) Voir plus Ajouter une critique
4,24

sur 303 notes
Voici un roman noir qui va sûrement plaire aux amateurs du genre puisqu'il va , partant d'un tragique évènement , remonter " aux sources du mal "grâce à la pugnacitéd'une enquêtrice de personnalité , Clélia .
Je peux bien vous le dire , l'équation de départ est simple : Rosine Delsaux , "femme bien" sous tous rapports , sous le coup d'une émotion , tue , en les noyant , ses deux petites filles .Voilà , comme ça , alors qu'elle n'avait jusqu'alors déversé sur les petites , que des torrents d'amour....
Aucune explication , aucune raison , incrédulité de tous , Rosine , de femme ordinaire , devient une criminelle ordinaire .Un drame .Comme tant d'autres .Coupable .Perpétuité au pire , trente ans au mieux .Un seul qualificatif , "Coupable "! Bon les amis , vous voici arrivés ...page 13 !
Dés lors surgit dans notre histoire , une tornade , un tsunami , un ouragan , que dis - je , un cyclone .Elle se prénomme Clélia et si vous prenez ses pas , vous allez " en voir " de toutes les couleurs .Pas conventionnelle , pratiquement ingérable ,mais éprise viscéralement de justice quitte à bousculer les codes au grand dam des " pontes " qui ne voient dans le geste de Rosine , rien de plus qu'un geste horrible et répréhensible , à punir avec la plus grande sévérité .D'autant que , dans l'entourage immédiat , tous les feux étaient " au vert ".
Justement , pour Clélia , ce geste cache quelque chose .Coupable , oui , mais responsable ? Hum ....Ceci étant , cette pauvre Clélia , jusqu'où la suivre ? Tiens , justement , le " casse-tête " chinois est sur la table .Vous savez , vous croyez avoir trouvé la sortie , ou plutôt la solution et Vlan !!!! tout se casse la figure .Pas simple quand tout le monde est ligué autour de vous....Il doit bien y avoir une explication pourtant ? Oui ? non?
Le portrait de Clélia , la vraie héroïne ( pas fait exprés mais ...marrant ) est , dans ce roman , assez désarçonnant .Du rire aux larmes . de la tête de lard à l'admiration . En permanence révoltée , obstinée , rongeant l'os jusqu'au bout . Croqueuse d'hommes ou amatrice de boissons ...alcoolisées .Bref , " attachiante " au point que si elle "rentre dans votre famille ", vous allez choisir de vous èloigner jusqu'en ....et peut être plus loin encore !".
Il y a Clélia et ...tout le reste , pas mal du tout non plus . La famille . Ah la famille .Nous allons bientôt nous réunir pour les fêtes , échapper pour quelques jours à la morosité ambiante ...Attention , aprés la lecture de ce roman , à ne pas trop observer les visages de papa , maman , tata , tonton ,papy , mammie , leurs sourires heureux et béats pourraient cacher des choses ...J'ai bien dit " pourraient ",hein , je n'ai pas dit " cachent ".Quoique .Bon , je ne voudrais pas gâcher les fêtes , le monde est assez triste comme cela .Mais quand même , comme dit la jolie miss météo à la télé , " ..Et prenez bien soin de vous ".
Allez , chers toutes et tous ...A bientôt ....j'espère .
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Rosine est une trentenaire, alors quelle donne le bain à 20h le soir comme d'habitude à ses deux filles ,Manon 6ans et Chloé 4ans .Elma va maintenir successivement la tête de la cadette et ensuite de l'aînée sous l'eau . Elle noie ses deux filles .
Double infanticide ce crime va être jugé aux assises. Bien que Rosine avoue tout,une enquêtrice de personnalité Clélia va tenter de comprendre ce geste ,tenter d'expliquer. Je n'ai pas pu lâcher le livre avant la dernière page .Une vraie claque !!!
Waou, des personnages attachants ,Christophe, le papa des filles , Isaac Delcourt le juge d'instruction. J'ai adoré la duo Clélia -Isaac .
Bravo Mme Cohen Sandrine , j'ai hâte au prochain livre .
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Suite à la très belle chronique de Michel Abescat sur France Inter un beau matin de septembre sur la route vers le travail, j'avais noté dans un coin de ma tête ce livre qui m'avait intrigué... N'étant pas du tout adepte de polar, je me suis dit que le jour où je me laisserai aller à la curiosité, ce serait un des premiers que je lirai. Alors ça y est, c'est aujourd'hui !

Dans cet ouvrage, il n'y a pas de chapitres. Ce qui nous pousse à tourner les pages sans nous rendre compte pour rapidement le terminer.

Je cite un petit bout de la chronique qui met en appétit :

"Belle récompense pour un texte d'une singulière puissance et d'une grande noirceur : une histoire de double infanticide, évidemment éprouvante, mais racontée sans aucune complaisance."

Dès le début, nous apprenons que Rosine noie ses deux filles dans leur bain. Et nous quittons rapidement cette scène pour nous diriger vers un autre personnage, Clélia, une enquêtrice de personnalité. Une justicière de la justice. Elle cherche dans le passé, des criminels, des gens la plupart du temps très ordinaires, ce qui fait qu'un jour, ils basculent et deviennent des criminels ordinaires. Tout comme Rosine, la criminelle ordinaire.

Clélia est celle qui se bat pour une justice juste. Sa langue, jamais dans sa poche. Une enquêtrice qui, malgré le fait qu'une personne soit jugé de criminel et que l'acte commis est monstrueux, cherche à comprendre la raison, pour que ça puisse lui servir. À travers Clélia, l'auteure Sandrine Cohen nous montre que le criminel ordinaire n'est pas réductible à son acte et à le droit de comprendre le pourquoi, que dans tout criminel il y a un enfant à entendre. Clélia est celle qui enquête sur les raisons qui pourraient expliquer, pas excuser, mais expliquer le geste.

J'ai beaucoup aimé Clélia, cette femme qui est capable de tout retourner sur son passage pour faire valoir la justice. La vraie…

"La justice n'est pourtant juste que lorsqu'elle considère l'individu et la singularité de ses actes."
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J'ai bien failli ne pas écrire ce billet. Pas envie de céder au facile plaisir de l'ire. le thème pourrait laisser à penser que le livre m'a heurté… Même pas ! Cet ouvrage m'a paru artificiel de la première à la dernière page, maladroitement provocateur. Dans cette intrigue reposant sur un terrrrible secret de famille, aucun des personnages ne m'a semblé crédible et surtout pas cette improbable enquêtrice de personnalité affublée d'un prénom auquel, d'ailleurs, on ne croit pas non plus. J'attendais impatiemment la fin, espérant un ultime sursaut, un gorille surgissant de la brume ou de derrière de larges grilles, des révélations sur cette fameuse et fumeuse Clélia que je n'imaginais pas autrement que sous les traits de Béatrice Dalle. Mais que dalle, nada, Nadal, la fin est insipide !Jugement brutal, j'en conviens. Et encore tairais-je mon avis sur le style…
J'ai eu la curiosité de vérifier les étoiles sur Babelio… Patatras, je suis visiblement dans le camp des « reboussiers » comme on dit dans mon canton. Peut-être après les inoubliables « Âme brisée » et « Pas pleurer », suis-je victime d'un choc thermique ?
Alors pourquoi, finalement, écrire ce billet acrimonieux alors qu'il fait si beau, que les couleurs d'automne m'attendent et que j'ai déjà perdu assez de temps en compagnie de Rosine et les autres ? J'ai renoncé au silence gêné afin que, si d'aventure vous vous laissiez piquer par la curiosité pour ce livre primé et adoubé par Libé, vous vous sentiez moins seul… Ne me remerciez pas ! Ma modestie n'a d'égale que mon altruisme.
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De nouveau un livre qui n'aura que trop dormi dans ma gigantesque PAL et pourtant, publié dans une excellente indépendante maison d'édition et lauréat du grand prix des littératures policières, ce roman devait être lu. Bon c'est chose faite et même, je l'ai dévoré. Et, en retour c'est une méchante claque que j'ai reçu. Ce livre s'immisce en vous et vous met face à un tabou, l'infanticide et un double…
Rosine trentenaire, mère célibataire ou presque, divorcée en tout cas et vivant une aventure avec un jeune homme plus jeune qu'elle, commettra un acte que nul parent ne peut envisager, celui d'ôter la vie à ses enfants.
Ce double crime n'aura pas besoin d'une enquête policière poussée car elle reconnaît les faits et aucun élément ne permet d'en douter. Il y aura procès aux assises.
Néanmoins est demandée une enquête de personnalité pour essayer de comprendre ce geste inimaginable. Clélia Rivoire sera chargée de réaliser cette investigation.
Tout au long de ce récit, nous vivons cette enquête psychologique de l'intérieur et un peu comme les jurés du procès, nous nous poserons des questions sur Rosine et à travers elle sur nous-mêmes. En effet, ce livre nous fait douter de nos convictions et alors qu'au premier abord nous détestons pour son geste impardonnable Rosine, nos sentiments à son égard évoluent.
Ce roman de Sandrine Cohen est un vrai diamant noir où seul le personnage de Clélia, m'a semblé un peu trop « ordinaire » comme enquêtrice qui bouscule tout, borderline, fissurée. Malgré cela, ce roman noir mérite amplement le grand prix reçu.
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critiques presse (1)
Liberation
20 octobre 2021
C’est un des textes noirs les plus forts de l’année écoulée. Une histoire d’infanticide comme vous en avez rarement lu. Un style clair, sans fioritures, lumineux. Une héroïne déjantée, brillante, humaine, prête à tout pour rendre la justice. Sauver ce qui n’est pas sauvable.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Clélia soupire, elle sourit à son évocation, la seconde d'après, changeante et volatile, elle se crispe, elle est devant le commissariat d'Aubervilliers. Elle n'aime pas les commissariats, elle n'aime pas les flics, tous des cons, et comme ils ont un fligue à la place de leur bite, ils sont encore plus dangereux que les ambitieux du palais de justice. Clélia sait bien que cette pensée n'est pas politiquement correcte. Elle a fait partie de ceux qui ont célébré les policiers au moment des attentats de Paris, et avant, au moment de Charlie Hebdo et de la prise d'otage de l'Hyper Cacher, quand même, elle n'aime pas les flics, les forces de l'ordre. Rien que les mots "forces de l'ordre" ou pire, "maintien de l'ordre", la font frémir. L'ordre de quoi?
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Elle est belle, le regard lumineux, sa fougue en avant comme chaque fois qu'elle espère, et elle espère chaque fois. Elle espère chaque fois que ce sera différent. C'est aussi pour ça que Clélia est fragile. Elle ne s'habitue pas. Chaque fois, elle croit que les gens, le monde va tourner différemment, elle ne le croit pas seulement, elle le vit. C'est comme ça, Clélia est une idéaliste sous une carapace de frondeuse, un cœur tendre sous des torrents de colère, l'ambivalence de l'humanité faite femme.
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On prend le livre puis c’est lui qui vous prend. On avance, on ne s’arrête pas, sachant, à regret, que ça va finir. Une heroine-ouragan, un style percutant fait de phrases courtes, de pensées inattendues, de relations fortes, de personnages attachants autant que détestables. Mais surtout une histoire de libertés, prises, rendues, perdues. Une histoire si forte qu’elle fait un peu peur. Des questionnements qui nous remuent, nous amènent à réfléchir sur nous-meme. Une maîtrise rare, pour un premier roman qui plus est. Une suite un jour? S’il vous plaît dites nous oui!!
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« Clélia entre dans le commissariat, elle ignore les appels de l'officier, un bleu, le même que la dernière fois, qui est au contrôle du détecteur de métal qu'elle passe sans se soucier de la sirène qu'elle déclenche. Elle se fout de tout ça, elle n'entend rien, ni le bruit, ni les cris. Elle fonce. Elle déboule dans le bureau de Samuel. Elle veut qu'il insiste, qu'il ouvre une enquête sur le cas Delsaux, il y était, il sait bien que quelque chose ne va pas. »
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Clélia laisse ses pensées vagabonder, Rosine est donc une femme affective, en quête d'amour, vivant grâce à l'amour, entourée de deux hommes assez pragmatiques, avec une copine un peu délurée, une femme en lien, avec un réseau classique, pas débordant, pas inexistant, "middle" comme on dit. Une femme ordinaire. Sauf que cette femme ordinaire a tué ses deux filles. Et ça, ça n'est pas ordinaire.
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