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Éric Chédaille (Traducteur)
EAN : 9782267019810
523 pages
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (07/05/2008)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 101 notes)
Résumé :
Au lendemain d'une nuit pourtant bien calme, Saville Kent, cinq ans, disparaît. Sous le choc, les habitants de cette grande demeure du Wilthshire doivent faire face à deux évidences : l'enfant a été assassiné et le meurtrier est forcément l'un d'entre eux. Aussitôt, les rumeurs vont bon train. La presse, alors en plein essor, s'en fait un large écho. L'ensemble de la nation se passionne pour l'affaire. L'enquête piétine jusqu'à ce que Jack Whicher, célèbre détective... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  08 juillet 2016
Inspiré d'un fait divers réel, le meurtre d'un petit garçon de 4 ans dans une famille bourgeoise anglaise, ce roman est également un excellent documentaire sur l'époque victorienne.
On y apprend comment se déroulait les enquêtes policières sans le recours à la science mais avec les débuts de la psychiatrie, comment les préjugés sur les différentes classes sociales empêchaient de seulement imaginer qu'un membre de la famille puisse être coupable du crime, comment l'assassin a finalement été mis sous les verrous bien plus tard, et ce qu'il est advenu de chacun des protagonistes au fil des années suivantes (les membres de la famille, les domestiques et les policiers).
Très documenté, ce roman en devient par moment un petit peu long, mais l'intérêt pour l'histoire reprend toujours le dessus.
Ce roman nous apprend aussi que ce meurtre odieux fut une source d'inspiration pour de nombreux écrivains, notamment Mary Elizabeth Braddon qui écrivit « le secret de Lady Audley » et Wilkie Collins qui s'inspira du personnage du policier dans « La dame en blanc ».
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Aline1102
  07 août 2016
Ce récit ne semble pas rencontrer le succès qu'il mérite...
Ce qu'on lui reproche en général, c'est sa longueur et les descriptions très détaillées de Kate Summerscale.
Il faut avouer que les références en tous genres ne manquent pas : Whicher est comparé à tous les enquêteurs réels ou fictifs possibles, de nombreux autres romans sont cités en référence, l'histoire de la famille et de Road Hill House sont exploités dans les moindres détails...
Et pourtant, je n'ai pas trouvé ces longueurs pénibles. Elles sont même plutôt logique dans un roman qui ne prétend pas être un polar, mais plutôt un documentaire sur une enquête ayant eu lieu au XIXe siècle.
La famille Kent est présentée, comme tout le reste, en détail par l'auteure et
ces gens, malgré le malheur qui les frappe, semblent très suspects dès les premières pages. du coup, même si on lit un documentaire, l'ambiance générale du récit devient vraiment très malsaine : on se sent tendu rien qu'à lire certains passages parlant des habitants de Road Hill House (famille ou domestiques), qui paraissent tous plus ou moins suspects. Plusieurs d'entre eux seront d'ailleurs inquiétés par la police...
Le passé de toutes ces personnes nous est d'ailleurs également révélé. Et certains détails obscurs de la vie de Samuel Kent, le père de Saville, font surface : sa première épouse était folle, dit-on, et est resté cloîtrée chez elle une bonne partie de sa vie. On doute toutefois bien vite de cette affirmation : est-elle vraie, ou Mrs Kent a-t-elle été "accusée" à tort, afin de justifier le remariage rapide de son mari (devenu très opportunément veuf) avec la nounou de ses enfants ? Saville, l'enfant né de ce second mariage, a-t-il été enlevé et assassiné par l'un de ses frères et soeurs qui n'a pas supporté le remariage de Mr Kent ? le mystère est épais !
La maison elle-même est très bien décrite, et ça c'est plutôt un avantage, puisque cela permet de mieux comprendre l'agencement des lieux. Je déplore souvent l'absence de carte dans les romans policiers (du genre de celle qu'Agatha Christie nous offre dans le crime de l'Orient-Express) : c'est le genre de détail qui permet tout de suite de mieux rentrer dans une intrigue.
Ici, tout est facilité par les descriptions et les photos des lieux et on repère tout de suite les endroits de la maison par où le(s) coupable(s) auraient pu passer avec Saville sans faire aucun bruit et, surtout, sans laisser aucune trace...
Même si la plume de Kate Summerscale n'a rien à voir avec celle de Truman Capote, j'ai trouvé ce récit aussi passionnant que In Cold Blood. On est réellement plongé dans les faits et c'est passionnant de suivre pas à pas une enquête qui a inspiré The Moonstone à William WIlkie Collins.
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Yanoune
  23 octobre 2019
L'Affaire de Road Hill House... ou le bouquin trois en un ( voir plus), très intéressant, mais assez indigeste.
Pitch :
1860, l'Angleterre, la famille Kent, en leur maison de Road Hill House... trois enfants déjà grands d'un premier lit, deux filles et un garçon, et puis trois autres d'un second, encore petits deux filles et un petit garçon.... et puis le drame... le petit Saville à disparu en pleine nuit, alors que la maison était fermée.. le petit Saville un petiot de trois ans, tout blond, le chérubin tout choupi... on le retrouvera au matin mort, assassiné d'une façon atroce et enfouis dans les latrines du personnel de maison... Mais qui a bien pu faire ça ?!
Un fait divers réel, une histoire vraie... bon, en général je suis pas super friande de ce genre de truc, mais vu l'époque, 1860, je me suis dit que ça pourrait être intéressant, pour apprendre des choses tant à la vie de tous les jours, qu'aux techniques d'investigations.. essayer de se plonger dans cette époque, le balbutiement de la police criminelle, c'était le début...
Alors pourquoi pas..
Alors oui, j'en ai appris de trucs... Diantre ! Mazette !
Parce que le truc avec ce bouquin c'est que l'auteur a voulu trop en mettre... trop en faire.
Nous avons donc l'enquête de l'époque, les protagonistes et y en a un sacré tas.. ok... Summerscale s'est plongée dans les archives, les livres et les journaux de l'époque... tout est relaté, tout est expliqué, sur le concret, le concret de cette maison, les minutes, les gens, les boulots, les fringues etc.. tout.. niveau immersion dans le lieux, l'époque, j'ai pas été déçue du tout.
Mais elle nous a fait aussi tout un parallèle avec l'essor, le début de la littérature policière en faisant des parallèles avec cette affaire, c'est plein de citation, d'auteur.. Mary Elizabeth Braddon qui écrivit « le secret de Lady Audley » et Wilkie Collins qui s'inspira du personnage du policier dans « La dame en blanc », Dickens, et tout un tas d'autres...
Et en soit ce n'est pas inintéressant non plus, voir même le contraire... très intéressant, l'émergence de ce style littéraire, le roman policier, et par cela aussi l'on comprend comment cette histoire, comment ce crime a secoué la population, et même les intellectuels de l'époque. Tout le monde y allait de son commentaire, de son ressenti.. le crime qui cristallise l'imagination de toute une population (nous, enfin à mon époque, on a eu l'affaire du petit Grégory, eux, c'était l'affaire du petit Saville..)
Elle nous a également fait toute l'historique journalistique de l'époque, et la place des journaux dans cette époque.. Sur cette affaire qui d'emblée par son caractère horrible et par la position sociale de cette famille (des bourgeois) a marqué l'opinion publique et a rapidement attiré de nombreux journalistes. L'auteur nous parle donc des journalistes, des journaux, des prise de partie d'un journal à l'autre (le nombre de journaux à l'époque était considérable)... ok... C'est pas inintéressant non plus, mais vu que je me fais déjà, une enquête criminelle, la construction de la police judiciaire anglaise, plus un parallèle avec la littérature de l'époque... Heu t'es sûre que tu m'en rajoute une couche là ?... bon, si, donc on rajoute les journaux.
Et à travers tous ces éléments, on suit le cours de l'enquête, les panouilles, les problèmes etc... et à travers tout ça, l'auteur nous fait une étude sociologique et psychologique de l'époque... Pour les gens de l'époque, de cette époque, les changements opérés et sur tous les sujets abordés (la police/les littéraires/les journaux/le peuple..etc) dans un sens ou dans l'autre, (on encense ou l'on met au pilori)... Et au final nous mets en lumière les changement qui ont découlé de cette affaire criminelle, changements de pensée, d'écrire, d'enquêter etc... Et tout cela est très intéressante.. si si... très.
Mais les mettre tous dans le même bouquin rend le tout lourd et indigeste, parfois même plutôt confus... l'enquête première se dilue, dans des circonvolutions, et des explications d'un autre ordre, explication de tant et de tant de chose... ce qui rend le tout très lourd, et il faut reconnaître que le style n'aide pas vraiment... c'est un livre qui demande une attention certaine, pas une lecture si simple, le côté easy reading... nope... Mais ce n'est pas désagréable en soit, c'est juste que c'est très foisonnant, une lecture dont on sort moins bête que quand on l'avait commencée.. et il faut admettre c'est plutôt bien.
Même si bon à la fin, à cette époque ils ont connu le fin mot de cette histoire, et le coupable, même s'il leur à fallu attendre un peu.. nous et notre petit Grégory, j'ai comme qui dirait l'impression c'est que c'est pas demain la veille...
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Woland
  26 février 2009

L'Affaire de Road Hill House
The Suspicions of Mr Whicher
Traduction : Eric Chédaille
Au centre de cet ouvrage, sous-titré "L'Assassinat du Petit Saville Kent", deux grands thèmes : une affaire criminelle aussi sordide qu'énigmatique et l'étude du phénomène social représenté par l'apparition, sous les Victoriens, du personnage de l'enquêteur de police. Un personnage qui aura bien du mal à s'imposer et qui, on le verra plus de vingt années après, avec les meurtres de Jack l'Eventreur, restera désarmé tant que la science n'aura pas mis un peu d'ordre dans les méthodes d'investigation alors en vigueur.
Cette hybridation est parfois ressentie comme pénible car le lecteur a l'impression d'un discours qui part dans toutes les directions. En outre, Kate Summerscale n'a pas cet art du conteur quasi inné et que l'on peut cependant rencontrer dans des livres relatant une enquête policière, les deux étant loin d'être incompatibles. Mais passons puisque, en dépit de ces quelques critiques, "L'Affaire de Road Hill House" se laisse lire.
Les amateurs d'Histoire littéraire y apprécieront les nombreuses références aux grands auteurs du temps, s'engouffrant dans la voie royale mais ténébreuse ouverte par Edgar Allan Poe avec son chevalier Dupin. Au milieu de noms aujourd'hui oubliés, se distinguent encore Wilkie Collins avec sa "Pierre de Lune" et sa "Dame en Blanc" et, bien entendu, Charles Dickens pour "Bleak House" et plus encore pour l'inachevé "Mystère d'Edwin Drood."
Dickens d'ailleurs avait, sur l'affaire Saville Kent, des idées bien arrêtées, qu'on pardonnera à un romancier aussi exceptionnel : ce maître du roman-feuilleton en tenait en effet pour l'hypothèse d'un enfant étouffé par la nurse cruelle après qu'il eut assisté sans le vouloir aux ébats de ladite gouvernante et de son père. Toute la fascination horrifiée que le sexe et ses manifestations les plus innocentes inspiraient aux sujets de la reine Victoria sont contenues dans cette théorie dickensienne - que le romancier ne pouvait d'ailleurs pas mettre en scène dans ses propres textes sous peine de perdre son public.
L'Affaire Saville Kent débute par l'un des meurtres les plus ignobles qui se puissent commettre : celui d'un enfant. Les faits sont les suivants :
Au matin du 30 juin 1960, le corps du petit Saville, le fils que Samuel Kent, sous-inspecteur des manufactures pour le compte du Gouvernement, a eu de sa seconde épouse, Mary Pratt, est retrouvé dans les latrines du jardin. Selon l'autopsie, l'enfant est mort étouffé, quelques heures plus tôt. Selon l'enquête - sur ce point, les enquêteurs locaux comme ceux de Londres tomberont d'accord - le ou les meurtriers étaient issus de la maison.
Il faudra à peu près cinq ans pour qu'une personne revendique la responsabilité du meurtre. Mais avec la meilleure volonté du monde et bien qu'ils aient servi à obtenir une condamnation, ces aveux ne sauraient satisfaire l'observateur attentif. Ici, l'étude policière rejoint la dissection un peu brouillonne d'une société engoncée dans des principes rigides et incapable de concevoir une explication rationnelle pour des pulsions qui, un siècle plus tôt, auraient été encore imputées à une influence démoniaque.
Le tableau est d'autant plus étouffant que ce que nous considérons aujourd'hui comme la police n'en était encore à cette époque qu'à ses tout débuts, que l'idée d'un meurtrier appartenant aux classes élevées de la population tenait du sacrilège et que les détectives marchaient en conséquence sur des oeufs en émettant leurs hypothèses, y compris les plus logiques. Sans oublier que tout ce qui se rapportait à la sexualité était passé sous silence, voire carrément occulté et que, s'il y avait déficience mentale dans une famille, elle ne pouvait être le fruit que du sang maternel mais jamais, au grand jamais d'une syphilis récoltée par le mari ou le frère ou l'amant dans les maisons closes ou sur les trottoirs.
A lire donc et, éventuellement, à approfondir avec un autre volume consacré à la même affaire. ;o)
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AgatheDumaurier
  19 janvier 2016
L'horrible énigme du meurtre du petit Saville Kent, 3 ans et 10 mois, en juin 1860, suscita en Angleterre une émotion intense. C'était les "débuts" de la police métropolitaine, et les débuts de la presse de masse et de la littérature policière.
Kate Summerscale tente de montrer les liens obscurs qui se nouent entre le meurtre réel de l'enfant, la police, la presse et la littérature. Presse et littérature boivent littéralement le sang de la famille Kent et des enquêteurs, jugeant la compétence des uns et le comportement des autres, s'inspirant éhontément de la situation de la famille pour produire, pour notre plus grand plaisir inavouable , quelques chefs-d'oeuvres : La dame en blanc (qui paraît en même temps que l'affaire), La pierre de lune, de Wilkie Collins, le mystère d'Edwin Drood (Dickens), le tour d'écrou (James), le secret de Lady Audley (M-E Braddon), j'en passe... Cette étude est intéressante.
Mais le plus fascinant est ce qui apparaît de cette famille anglaise victorienne mise à nue par la presse et la police, ou plutôt ce qui n'en apparaît pas. Car, si le meurtre est résolu, si la presse a multiplié les articles et la police les rapports, d'immenses zones d'ombres demeurent, les êtres gardent leurs secrets et surtout d'étranges silhouettes encore plus fortes que la fiction se dessinent : une épouse folle -ou pas, une (très méchante ?) gouvernante, un père tyran, satyre ? Des enfants maltraités ? Des enfants favorisés ? Des domestiques complices ? ou menteurs ? Qui a tué les femmes du patriarche ? Pourquoi donc a-t-on assassiné le petit Saville ? Vraiment vraiment intriguant, tout cela, toute cette violence feutrée puis éclatante entre deux tasses de thé...
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
WolandWoland   26 février 2009
Un meurtre tel que celui-ci pouvait révéler ce qui avait pris forme à l'intérieur du foyer claquemuré de la classe moyenne. Il apparaissait que la famille cloîtrée, tant vantée par la société victorienne, pouvait entretenir un refoulement nocif et nauséabond des affects, un miasme tant sexuel qu'émotionnel. Peut-être l'intimité était-elle une source du péché, la condition qui amenait le doux tableau domestique à pourrir de l'intérieur. Plus le foyer était clos, plus son univers intérieur était susceptible de se corrompre.
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WolandWoland   26 février 2009
Jack Whicher [qui enquêtera sur l'affaire] était l'un des huit premiers policiers de Scotland Yard. Au cours des dix-huit ans d'existence de cette unité, ces hommes étaient devenus des figures aussi mystérieuses que prestigieuses, d'énigmatiques petits dieux londoniens à qui rien n'échappait. Charles Dickens les élevait au rang de modèles de la modernité. Ils étaient aussi prodigieux et scientifiques que les autres merveilles des années 1840 et 1850 - l'appareil photographique, le télégraphe électrique et le train. Le détective paraissait, à l'instar du télégraphe et du train, capable de franchir le temps et l'espace ; comme la photo, il semblait capable de les figer. Dickens rapporte que, "d'un coup d'oeil", un détective "fait immédiatement l'inventaire du mobilier" d'une pièce et "dresse un portrait fidèle" de ses occupants. Les investigations d'un détective, écrit le romancier, sont "une partie d'échecs jouée avec des pièces vivantes" et dont "on ne lit nulle part la chronique."
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WolandWoland   26 février 2009
L'énigme de l'affaire tenait à la combinaison particulière de frénésie et de froideur, de préméditation et de passion, dont avait fait preuve le meurtrier. La personne qui avait assassiné, mutilé et dégradé Saville Kent devait être terriblement dérangée et possédée de sentiments d'une force anormale ; pourtant, en restant jusque là dans l'ombre, cette personne avait fait montre d'une étonnante maîtrise de soi. Whicher voyait, dans le calme impassible de [X*], un indice de sa culpabilité.
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Sophie_BazarSophie_Bazar   05 juin 2010
Rien ne révèle peut-être plus fidèlement l'histoire et les dessous d'une famille que la mine et les attitudes de ses enfants. Sur leur figure, dans leur comportement et leur tempérament, dans leurs défauts et jusque dans leurs expressions, se trouve écrite l'histoire de leur famille.
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NikozNikoz   26 août 2014
La personne qui avait assassiné, mutilé et dégradé Saville Kent devait être terriblement dérangée et possédée de sentiments d'une force anormale ; pourtant, en restant jusque là dans l'ombre, cette personne avait fait montre d'une étonnante maîtrise de soi.
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