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Jean Guiloineau (Traducteur)
EAN : 9782020561914
512 pages
Éditeur : Seuil (15/04/2003)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Enfant, Franck Cassidy a perdu ses parents dans un incendie dont on l'a rendu responsable. Parti vivre dans le New Jersey, il apprend que l'oncle qui l'avait recueilli autrefois vient de mourir. En quête de sa part d'héritage, il se met en route avec sa famille en direction d'une ville perdue du Michigan. Arrivé sur place, tout se complique. Son oncle aurait été victime d'un meurtre, le supposé assassin est dans le coma après une tentative de suicide, son cousin gli... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Corboland78
  30 août 2013
Michael Collins est un romancier irlandais, né en 1964. Il débute ses études en Irlande avant de les poursuivre aux États-Unis, où il décroche son doctorat à l'Université de l'Illinois (Chicago). Il s'engage dans l'écriture, ce qui lui vaut les éloges de la critique et du public. Son style est rapidement apprécié et son premier roman, La filière d'émeraude, est salué par le New-York Times qui le considère comme l'un des ouvrages les plus remarquables de l'année 1993. Les profanateurs, paru en 2002, est le troisième de ses cinq romans traduits chez nous.
Année 1978, en lisant le journal, Frank Cassidy apprend l'assassinat de l'oncle qui l'a élevé et qu'il considère comme son père. Lorsqu'il n'avait que cinq ans, ses parents sont morts dans l'incendie de leur maison et l'oncle l'en a rendu responsable. Frank et Honey vivent très médiocrement dans le New Jersey avec deux enfants, leur fils cadet Ernie et Robert Lee un adolescent enfant d'un premier lit entre Honey et un assassin condamné à mort, attendant l'application de sa sentence. Ils partent pour le Michigan, là où habitait l'oncle, pour essayer de récupérer l'héritage. En volant des voitures et de l'argent, la famille arrive à Green Bay, au Nord du Michigan, et s'installe dans une pension de famille. Entre temps, l'assassin a tenté de se pendre, depuis il est dans le coma et l'on découvre qu'il s'agit de Chester Green, un homme qu'on croyait mort. Franck va tenter de démêler le pot-au-noir.
Parenthèse : Pour moi qui ne connaissait ni l'auteur, ni ce bouquin, la première surprise immédiate c'est que cet ouvrage classé dans la section « romans » de ma bibliothèque municipale, est écrit et se lit comme un véritable thriller. Quels critères font qu'un livre est dans l'une ou l'autre catégorie, dans ce cas, je ne sais pas. Sauf une volonté de l'auteur ou de l'éditeur pour se positionner sur le marché le plus porteur, que ce soit financièrement, ou intellectuellement en considérant le thriller comme un sous-genre littéraire peu valorisant ? Fin de la parenthèse.
Michael Collins a pris Franck comme narrateur, option la plus astucieuse car nous apprendrons au cours de la lecture qu'il a un passé psychiatrique chargé, témoin de la mort de ses parents il ne se souvient plus de rien, ce qui place le lecteur dans une position difficile. Doit-il prendre pour argent comptant ce que lui raconte Franck ou bien ce roublard de Collins le mène-t-il en bateau ? Je ne vous en dirai rien bien entendu et je ne m'étendrai pas davantage sur l'avancée de l'enquête haletante et dont on pressent l'issue dramatique.
L'écrivain nous offre un magnifique roman, tant sur l'aspect thriller comme nous venons de le voir, que pour tout le reste et ce n'est pas rien. Au-delà de l'aspect psychologique de Franck, le voyage introspectif qu'il va devoir entreprendre pour retrouver ce que ses yeux d'enfant ont préféré oublier, n'ayant pu se le cacher, il y a les rapports difficiles entre lui et sa femme ou encore avec Robert Lee, le fils de sa femme.
Comme un pavé jeté dans la mare, le roman crée des cercles excentriques qui sont autant de niveaux de lecture. L'intrigue, les caractères des personnages, mais encore les réflexions de l'auteur sur cette Amérique profonde, un peu à la dérive, trainant toujours ses séquelles de la guerre au Vietnam, rivée devant sa télé diffusant en boucle des séries ou des programmes scandés par des applaudissements préenregistrés. L'Histoire, la mémoire, sont les thèmes centraux. Michael Collins adopte néanmoins un optimisme mesuré, confiant en l'Homme mais pas béat pour autant, « le goût du sang survit à l'éducation, malgré nos efforts pour nous civiliser. »
Thriller ou roman qu'importe, un excellent livre.
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Woland
  31 mai 2008
The Resurrections
Traduction : Jean Guiloineau
Ce roman, qualifié par la majorité des critiques de "chef-d'oeuvre", est une terrible déception. Nous parlions plus haut de l'ambiance, plus proche de l'Irlande et de ses brouillards, que de la cohue américaine, que sait faire régner Michael Collins. Eh ! bien, justement, dans "Les Profanateurs" - pourquoi ce titre, d'ailleurs, qui me semble aussi idiot que celui donné par la distribution française à un film-culte des années cinquante : "Body Snatchers" en anglo-américain, rebaptisé donc "L'Invasion des Profanateurs de Sépultures" (!!!!), j'avoue ne pas avoir compris - cette ambiance se signale par son absence. Tout, là-dedans, est à la sauce américaine puissance 1000 - et c'est affreux parce qu'on n'y croit pas une seconde.
L'Amérique profonde, la petite ville endormie, les hamburgers et la route, la route ... (un bon tiers du livre n'est que route, ponctuée par les états d'âme du narrateur-héros), des personnages stéréotypés ... une horreur, je vous dis !
Le pire, c'est le style. le ton du héros, d'abord. Celui-ci parle un langage hyper-familier mais dans sa tête, il donne plutôt dans le langage soutenu : à croire qu'il est schizophrène. En tous cas, ça déconcerte bigrement le lecteur. de plus, pour des raisons obscures, vous ne pouvez pas lire, dans les dialogues, trois lignes de texte apostrophant ou s'adressant directement audit héros - je vous donne son nom : Franck Cassidy - sans que, immuablement, avec une régularité d'horloge obsédée, son interlocuteur ne lui assène : " ... Franck ... Franck ... Franck ..."
Au début, j'ai tenté de voir si cette habitude, qui était peut-être voulue comme un tic de langage appliqué à certains personnages issus d'un milieu populaire, disparaissait avec l'élévation dans le milieu social et intellectuel.
Mais non ! le Pr Brown, universitaire et scientifique d'un excellent niveau, fait pareil : Franck par-ci, Franck par-là. C'est épouvantable et difficile à s'imaginer : à la fin du roman, il me semblait que ces "Franck" tambourinaient encore dans mes oreilles, cherchant à tous prix à squatter ma pauvre cervelle. le pire, c'est que le léger agacement que j'avais ressenti au tout début du livre s'était mué en grande, en vraie colère.
L'intrigue ? ... Ah ! L'intrigue ... Entre tous ces Franck, difficile d'entendre sa voix d'anémique. Mais enfin, disons que Cassidy apprend par le journal que son oncle, Ward, qui l'avait élevé après la mort de ses parents dans un incendie mystérieux, a été assassiné. du coup, il décide de retourner dans la petite ville où il est né. Il emmène toute sa famille avec lui et finit par dénicher un petit travail sur le campus. le meurtre de son oncle ayant réveillé en lui un certain nombre de questions - qui était à l'origine de l'incendie ? pourquoi son oncle affirmait-il qu'il en était responsable ? pourquoi, au contraire, le Pr Brown, qui avait soigné le jeune Franck en utilisant l'hypnose, pensait-il le contraire ? ... etc ... etc ...
J'aimerais pouvoir vous dire que la fin des "Profanateurs" m'a au moins éclairée sur tout cela. Mais en fait, pas vraiment. Ce que je me suis dit, en refermant ce livre, ce fut : "Beaucoup de bruit pour rien ..." ;o)
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demro
  10 décembre 2016
N'ouvrez pas ce livre comme un policier comme le suggère le commentaire en 4ème de couverture car bien sûr vous découvrirez "qui est où homme dans le coma ? Qui a allumé l'incendie(...)", mais cette intrigue n'est pas le sujet majeur de ce livre dans lequel le développement personnel des deux personnages principaux prend une place essentielle voire efface tout le reste. J'ai beaucoup aimé la première partie du roman, road trip de deux êtres hors normes accompagnés de leurs deux étonnants garçons. La deuxième moitié tombe complètement à plat. On attend des révélations qui ne viennent pas et on termine le dernier chapitre avec la sensation de s'être trompé de route ou d'être allé voir le mauvais film.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Corboland78Corboland78   30 août 2013
La première hémorragie de la mémoire s’était déjà produite en moi, ou peut-être n’était-ce que la fatigue, une question de perception. Mon oncle se tenait tapi à la limite de mon champ de vision, où il murmurait des choses. Quand j’ai fermé les yeux et que j’ai appuyé mes paumes sur mes paupières, j’ai vu des étoiles. Et même quand j’ai retiré mes mains, j’ai senti quelque chose qui bougeait dans ma tête. Je me suis encore jeté de l’eau sur le visage. J’ai secoué la tête comme s’il s’agissait d’une de ces ardoises magiques qu’on secoue pour effacer les images. Mais, à la limite de ma conscience, un autre personnage me surveillait toujours.
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mandalay98mandalay98   06 avril 2019
Un après-midi, alors qu'on allait chercher Ernie, j'ai dit à Honey : « Peut-il y avoir un salut dans un monde sans dieu ? » et elle m'a dit :  « Bien sûr, je pense que tu n'as qu'à te sauver toi-même, Frank. » Puis, exactement du même ton, elle m'a dit qu'elle allait faire partie de l'équipe de bowling.
J'ai dit : « C'est difficile de croire que notre sécurité nationale est fondée sur une politique d'annihilation mutuelle et totale avec les Russes. Notre existence est assurée par un arsenal qui pourrait tuer toute créature vivante sur la planète sauf les cafards. »
Honey a dit : « Ne lutte pas contre le bonheur, Frank. »
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Videos de Michael Collins (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michael Collins
Mes premiers récits est un petit livre contenant des récits historiques adaptés au niveau des élèves de CM1. Il contient 19 petits récits à lire tout seul.
Les élèves pourront les lire en autonomie, à l'école comme à la maison, en complément de la séance étudiée en classe.
Idéal pour : * découvrir quelques grandes avancées scientifiques : l'invention de la Cocotte-minute, de la montgolfière, de la carte à puce, ou encore du système métrique ; la découverte du radium, du squelette de Lucy, de la forme sphérique de la Terre ; la conquête spatiale et les enjeux environnementaux. * mieux connaître de grands personnages : Archimède, Antoine Lavoisier, Denis Papin, André Vésale, Antoine Parmentier, Louis Antoine de Bougainville, Florence Nightingale, Léonard de Vinci, Marie Curie, Gustave Eiffel, Ptolémée, Copernic et Galilée, Buzz Aldrin, Niel Armstrong et Michael Collins.
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