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ISBN : 222631489X
Éditeur : Albin Michel (02/09/2015)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Après six mois d'échange épistolaire, cette conversation amicale entre deux philosophes aboutit à un livre riche et dense. La forme de l'entretien a permis une grande liberté dans le traitement de questions sérieuses : ne rien sacrifier quant au fond, tout en donnant aux propos le rythme vivant du dialogue.
Depuis presque quarante ans, André Comte-Sponville n'a eu de cesse d approfondir sa pensée, ou plutôt de lui donner forme, comme une germination. Ce qui f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Maquart
  26 octobre 2018
« C'est chose tendre que la vie, disait-il que la vie, et aisée à troubler…. » C'est une phrase de Montaigne.
Dédé, il est fan (il a même un poster de Michel dans sa chambre).
Ne dite pas à Dédé qu'il est un philosophe du bonheur, il va se fâcher tout rouge.
Dédé est matérialiste (comme Epicure), rationaliste (comme Spinoza), humaniste (comme Montaigne), médiatique (comme Onfray).
Dédé n'est pas nihiliste, frivole, prêt à renoncer.
C'est un livre d'entretiens.
Dédé répond aux questions de François l'Yvonnet (prof de philo et éditeur).
Il est question de l'enfance de Dédé : pas très folichonne entre un père autoritaire et cassant et une mère dépressive.
De ses études : brillantes, Dédé en est très fier.
Des enseignants qu'il a eus et notamment Althusser et Conche quand il était rue d'Ulm.
De son rejet pour la modernité : il préfère les philosophes morts (Aristote, Pascal, Montaigne…)
D'art : il n'aime donc pas l'art moderne, préfère la littérature au cinéma.
Kiffe la musique classique…
Il explique qu'à partir du moment où il eut du succès (« Petit traité des grandes vertus »), il a commencé à se faire détester par les médias parisiens…
Il explique sa philosophie, car s'il est fier d'être considéré comme un « passeur », il n'en a pas moins sa philosophie propre.
Il explique donc ce qu'être matérialiste : tout vient de la matière, tout pourrait s'expliquer on est donc athée (ou à la limite panthéiste).
Il parle d'Aristote « un génie sympathique », de Marx qui aurait peut-être dû faire que de la philo (il était très doué).
Dès fois, c'est drôle (à propos des psychanalystes) :« On les aimerait davantage guéris. »
Y cause de Freud, de Brigitte Lahaie, d'Onfray.
Quand Michel pense à son enfance, il est en colère.
Dédé, il a envie de pleurer.
Il trouve Le Normand, qu'il apprécie par ailleurs, trop unilatéral, trop caricatural.
Il évoque aussi son admiration pour Alain et sa qualité d'écriture, pour Camus, pour Rosset…C'est un livre qui a le mérite de vous donner envie de lire.
Pourquoi il préfère Spinoza à Nietzsche.
Bon le bonheur, il en parle quand même mais y préfère la sagesse : « La sagesse, du moins la seule à quoi je crois, ce n'est ni la félicité ni l'omniscience : c'est le maximum de bonheur possible, dans le maximum de lucidité. »
Il revient sur son engagement pendant 10 ans au Parti communiste. Il se défini aujourd'hui comme social-démocrate.
Il évoque sans détour les conférences qu'il donne en entreprise et l'intérêt, outre financier, qu'il y trouve.
Il en a même fait un livre : "Le capitalisme est-il moral ?"
C'est un peu comme quand on est au bistrot : ça parle de tout, de rien…
Politique, civilisation, art, morale et éthique et un peu d'éternité aussi (ça c'est quand on est bourré…).
Il évoque notamment un penseur indien, qui s'est éloigné de l'hindouisme et qui fût un grand lecteur de Freud : Pranjnanpad.
« le passé insatisfait enserre le présent dans ses griffes ».
Dédé lui a consacré un livre : « de l'autre côté du désespoir ».
Est-ce qu'on est libre ?
Plutôt oui. Mais moins que ne le pensait Sartre.
« Mieux vaut s'accepter comme on est, et entreprendre de se transformer.
La conclusion qui traite de l'intérêt de la philosophie est très belle.
Bref, le livre il est bien.
C'est un philosophe intéressant et accessible.
C'est peut-être pas par celui-là que je commencerais à lire Dédé.
Plutôt « Présentations de la philosophie » ou bien son big success : « Petit traité… »
Qui sont très chouettes.
Mais celui-ci il est plus gros : ça en jette pas mal à la plage…
C'est toi qui vois…
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Danieljean
  24 janvier 2016
Un bon livre par sa clarté, son appel à une réflexion maîtrisée, son côté dés-illusionné de ses conclusions. Cette pensée cherche à définir les possibilités d'une réflexion personnelle balisée par quelques concepts simples. Dans cette série d'entretiens, l'auteur aborde avec autant de pudeur que de sincérité l'origine biographique de son orientation de pensée mais aussi du mobile de ses revirements. Enfin, Comte-Sponvile joue cartes sur table en précisant ses choix personnels.
Commenter  J’apprécie          60
Olloix
  05 février 2016
Très belle promenade dans le monde de la philosophie dont je ne suis pas particulièrement familier. Dans ces entretiens avec F.L'Yvonnet, A. Comte-Sponville résume très clairement sa pensée tout en faisant des contre-points très pédagogiques par des ouvertures sur les pensées d'autres philosophes .. et nous donne ainsi envie de les lire.
J'ai beaucoup apprécié cette façon simple de s'exprimer, sans aucune concession ni sur le style, ni sur la rigueur. J'apprécie également beaucoup le fait que A. Comte-Sponville parle à la première personne, mettant régulièrement en avant sa sensibilité et son histoire personnelle, notamment ses relations avec d'autres intellectuels.
Enfin, la vision qu'il exprime est enracinée dans le réel tout en s'attachant à s'appuyer sur des bases conceptuelles.
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Lascase
  18 octobre 2017
J'ai aimé ce livre de la première à la dernière page. André Comte Spongille n'a pas son pareille pour vulgariser les questions philosophiques les plus ardues, il nous rend intelligent et traduit étonnamment bien nos pensées désordonnées et entremêlées. Je n'enchainerai pas ce type de livre comme les perles d'un collier , l'un à la suite de l'autre, mais cet ouvrage est un voyage éclairant sur les questions que ce pose tout être humain en quête de sens.
Si de temps en temps les pensées bouillonnent en vous, foncez acheter ce livre, que de réponses vous aller y dénicher !
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   09 octobre 2015

Depuis plus de vingt-cinq siècles, la méditation de pleine attention, a sillonné les terres de l’Orient et l’Extrême-Orient, dans un but : « l’épanouissement de l’être humain » qui a sa source dans l’expérience de cette part de lui-même encore trop souvent ignorée, —sa propre essence—, son —être essentiel—. Mais aujourd’hui, sous prétexte d’occidentalisation, de scientifisation, de laïcisation, est proposée une méthode pour laquelle le mot méditation ne me semble ni justifié ni légitime.
Ainsi, lorsque je lis les promesses faites par les promoteurs de « l’étatsunisation de la méditation » je suis inquiet : « La pratique de la méditation garanti un gain d’efficacité et un surcroît de performance … la méditation vous permet de faire face aux exigences imposées dans le milieu du travail, de supporter le stress sans tomber malade … la méditation vous permet de retrouver le sommeil lorsque vous êtes surmené ».

Réduire la « méditation » — exercice fondamental dans la plupart des écoles de sagesse —, à de telles visées pragmatiques est un non-sens ! Vue sous cet angle la « méditation » aurait donc pour but de continuer à vivre d’une manière inepte, sans plus souffrir des symptômes qui révèlent cette manière absurde de vivre ! Attitude inintelligente qui ne sera pas sans dommage pour la santé.

Alors, quelle forme de méditation choisir ? A chacun de décider après s’être posé ces trois questions : ce qui est pratiqué, dans quel but et par qui ?
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lecteur84lecteur84   06 juin 2018
vivre le présent: On y voit une espèce d'injonction, de mot d'ordre, de slogan...A tort. Ce n'est pas qu'il faille vivre au présent. c'est que nul n'a jamais vécu autre chose. Vivre au présent, ce n'est pas un idéal, qu'il faut atteindre. c'est la vérité de vivre.
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Nyko_bzhNyko_bzh   29 février 2016
La ligne de front ne passe pas entre telle ou telle religion, ni entre les croyants et les incroyants (Voltaire n’était pas athée) : elle passe entre les esprits libres, ouverts et tolérants, qu’ils aient ou non une religion, et les esprits intolérants ou fanatiques, quel que soit le Dieu dont ils se réclament et quand bien même ils ne croiraient en aucun.
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myre77120myre77120   30 août 2018
Je me souviens de mon émotion, à Florence, la première fois que je découvris le David de Michel-Ange ! Le fait que ce soit l'oeuvre dun seul individu, reconnaissable entre tous, n'y était sans doute pas pour rien. Là encore, c'est peut être une limite de ma part. Je n'aime rien tant, en art, que ce qui s'y exprime d'unique et de solitaire. [...]
Trop d'intermédiaires, peut être, entre le cinéaste et moi, trop de technologies, trop de machines, trop de médiations entre son oeil et le mien, ou entre nos deux esprits... la main du peintre ou la langue de l'écrivain, qui sont aussi des médiations, me paraissent moins lourdes, moins encombrantes, et me touchent davantage. Mais bon, j'y insiste, c'est un goût que j'exprime, non une thèse que je défends.
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Nyko_bzhNyko_bzh   29 février 2016
C’était le cas déjà dans son Traité d’athéologie. Il me l’avait envoyé dès sa parution. Je le lis, puis lui envoie un mail de remerciement, lui expliquant, ce qui était vrai, que son livre, même talentueux, était trop polémique, voire trop plein de haine, pour que je puisse – quoique étant aussi athée que lui – m’y reconnaître. Et j’ajoutai : « On a le sentiment que ton talent est indissociable de ta colère. » Dans mon esprit, c’était une espèce de réserve, voire de reproche. Michel me répond, par retour de mail : « C’est exactement ça ! Quand je pense à mon enfance, je suis en colère ! » Je lui ai répondu : « Moi, quand je pense à mon enfance, j’ai envie de pleurer. Ce ne sont pas les mêmes affects… »
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Vidéo de André Comte-Sponville
André Comte-Sponville, Inconsolable : et autres impromptus .André Comte-Sponville présente son livre « Inconsolable : et autres impromptus » paru aux PUF
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