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EAN : 9782226172730
220 pages
Éditeur : Albin Michel (27/09/2006)
3.87/5   149 notes
Résumé :
Peut-on se passer de religion ? Dieu existe-t-il ? Les athées sont-ils condamnés à vivre sans spiritualité ? Autant de questions décisives en plein « choc des civilisations » et « retour du religieux ». André Comte-Sponville y répond avec la clarté et l'allégresse d'un grand philosophe mais aussi d'un « honnête homme », loin des ressentiments et des haines cristallisés par certains. Pour lui, la spiritualité est trop fondamentale pour qu'on l'abandonne aux intégrist... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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sur 149 notes
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Hugo
  13 mai 2015
L'autre jour, j'ai été à l'enterrement de ma nourrice, que je ne voyais plus très souvent, vous voyez le genre, on vit sa vie et puis le temps passe et tu reçois un coup de fil pour t'annoncer que la vie est une belle salope, et qu'un jour ou l'autre tu déposes le bilan, et le cancer a finalisé l'histoire tragiquement en faveur de l'accusée…
Donc me voilà à l'enterrement, on passera sur le côté émouvant et dramatique du moment pour se pencher sur le tissu de conneries que peut raconter un cureton pendant une heure, affligeant de bêtise. Bien sur je suis resté digne et sérieux jusqu'au bout de cette débauche de prières sans queue ni tête, un coup debout, un coup assis, le sourire dans ma tête, alors comme une piqure de rappelle, j'ai lu le bouquin de Dédé Sponville pour définir mon athéisme qui contrairement au sien plus tolérant est radical…
Alors je ne voue pas une haine aux croyants, (maman je t'aime, mémé un peu moins mais bon), non, mais pour ma part je suis intimement persuadé, dieu m'en est témoin, de son inexistence… à ce jour, ce monsieur n'a pas pointé le bout de sa toute puissance pour me rendre beau et riche comme je le prie chaque jour depuis ma naissance… du coup je suis bientôt chauve, mon bide prend ses aises et se détend tranquillement, bref c'est la merde...
Monsieur étant trop occupé à faire mourir les enfants, nous ferons impasse sur la famine, les catastrophes naturelles, les guerres, les maladies, les pédérastes, les viols, la souffrance continue de chaque être humain tout au long de sa vie( le tigre qui bouffe la gazelle, le piaf qui bouffe le ver de terre, moi qui écrase une énorme araignée , certainement une mygale sanguinaire qui voulait me foutre les jetons...sa mère la Marie Madeleine de jésus, c'est réussit)
Pour ma part la religion ne respecte en rien ce qu'elle défend, altruisme, charité, solidarité, amour, tout ce qui caractérise les valeurs morales d'un homme ordinaire athée ou pédé, ou normalement constitué, je ne me serai pas permis d'inclure l'impie et l'enculé (en rapport à ses pratiques contre nature avec leurs culs, dégueulasse...)l dans la normalité judéo-chrétienne… dieu m'en préserve de ne pas descendre aussi bas… ou dans les rues pour crier hauts et fort que les pédés c'est tabou, on en viendra tous à bout…
« Ahhhhhhhh caricatureur de satan, tu crèveras dans les flammes de l'enfer, pour l'éternité… »
Une du père, du fils et du « sein » esprit… blablabla…
Finalement on se retrouve tous athées pour les même raisons, avec tolérance pour les uns et rejet définitif pour les autres, Dédé vulgarise un certains nombres de réflexions à ce sujet très intéressants, rien de nouveau ou d'original, mais j'aime bien être conforté de mes convections personnelles qui n'engage que ma profonde ignorance de connard convaincu par sa propre bêtise, sans déconner hein, mais j'assume blasphémer à longueur de journée, CARICATURER, GÉNÉRALISER, CHOQUER, à quoi bon faire des courbettes quand je vois le nombre d'indignés qui descendent dans les rues déverser leur tolérance illusoire d'un impuissant planqué avec son fiston dans les terres obscures du libre arbitre…
- Maman je vais mourir ?
- Oui mon amour, dieu a décidé que c'était l'heure que tu le rejoigne
- Mais pourquoi je me suis fait violé avant ?
- Les voix du seigneur son impénétrables mon amour...
J'ai la foi en l'Univers, sans créateur, la nature suit son cours à l'infini, on ne fait que passer alors profitons en avant de finir dans un trou (non rien avoir avec les pédés) avec une croix autour du cou ou dans le derrière(ya pas de mal à se faire plaisir avant de partir)… mais si les uns veulent rêver d'un au delà plus plaisant, ainsi soit-il, que votre volonté vous honore autant qu'elle me désole…
Et pour les siècles des siècles…
Amen les copains…

"Sa mère Marie Madeleine" = sa mère la pute... Marie étant la mère et Madeleine la pute...

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gouelan
  06 février 2015
André Comte-Sponville se définit comme « athée fidèle ». Ayant reçu une éducation chrétienne, il a perdu la foi, mais il en a gardé les valeurs. « La fidélité, c'est ce qui reste de la foi quand on l'a perdue ». Pour lui la fidélité importe davantage que la foi. « Un athée peut être vertueux aussi sûrement qu'un croyant peut ne pas l'être . »
« Un Dieu ? Pour quoi faire ? L'univers suffit. Une église ? Inutile. le monde suffit. Une foi ? A quoi bon ? L'expérience suffit. » Pourquoi Dieu plutôt que rien ? Dieu asile de l'ignorance. On peut y préférer le silence face au mystère de l'univers, la contemplation, l'attention, l'action.
Vivre la vie maintenant, la plénitude et la simplicité, le silence et la sérénité, l'acceptation et l'indépendance. Plutôt que de miser sur un Dieu hypothétique, de passer sa vie à le chercher, d'espérer une vie après la mort.
« le présent est là, et il n'y a rien d'autre. Il ne disparait jamais : il continue. Il ne cesse de changer ;
c'est donc qu'il ne cesse pas. Tout est présent : le présent est tout. Tout est vrai. Tout est éternel, ici et maintenant, éternel ! »
Il développe, dans ce livre plusieurs arguments démontrant que l'on peut se passer de religion. Mais on ne peut se passer de communion, de fidélité et d'amour.
Dieu existe-t-il ? « Il n'y a pas de preuve de l'existence de Dieu : celle-ci peut être postulée, non démontrée ; elle est l'objet de foi, non de savoir. » « Je ne sais pas si Dieu existe, mais je sais que je crois qu'il n'existe pas ».

Les athées sont-ils condamnés à vivre sans spiritualité ? Non : « Je ne crois pas en Dieu, cela ne m'empêche pas d'avoir un esprit, ni de m'en servir. »
J'ai souvent été en accord avec les arguments développés par André Comte-Sponville. Il ne combat pas la religion, mais il lutte pour la tolérance, pour la laïcité, pour la liberté de croyance et d'incroyance. Il lutte contre la barbarie nihiliste ; barbares par défaut de foi ou de fidélité. Il lutte contre la barbarie des fanatiques ; le fondamentalisme, l'obscurantisme. Pour tous ceux qui prennent leur foi pour un savoir, qui nient la science et la démocratie, qui empiètent sur notre liberté et qui essaient de nous soumettre leur foi aveugle.
Croyants ou athées, partageant les mêmes valeurs, nous sommes tous sur le même bateau, et la fin du voyage nous dira, si Dieu existe ou pas.
En attendant, qui n'a pas été un jour bouleversé par la vue d'un ciel étoilé, le silence de la nuit, en ayant la sensation de faire partie d'un tout, de l'univers infini, tout en prenant conscience de notre petitesse, de notre existence fragile et éphémère. Ou devant le spectacle de la mer...
Nous faisons partie de la nature. Nous sommes soumis à sa loi et à celle des hommes. Ce monde n'a rien de divin. S'il y a quelqu'un là-haut pour tirer les ficelles, on peut dire qu'il fait bien mal son boulot. Si l'on croit qu'il n'y a personne aux commandes, alors on comprend que notre monde soit dans un tel état, car soumis en partie aux lois de l' homme, cet animal le plus évolué de la planète.
Livre passionnant et facile à lire, enrichi de nombreuses citations de grands philosophes, qui nous éclaire sur des sujets d'actualité : les religions, la laïcité, la tolérance .
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Christels
  12 juin 2020
Ou comment virer Dieu de la religion
Cet essai se découpe en 3 parties :
- Peut-on se passer de religion ?
- Dieu existe-t-il ?
- Quelle spiritualité pour les athées ?
Les 2 premières interrogations sont exposées très clairement et argumentées de manière logique. Elles ne présentent aucune originalité mais permettent de bien cerner le contexte afin d'aborder lucidement la 3ème question et d'y apporter une réponse.
Et c'est là que ça se gâte.
Le discours devient nébuleux, étayé par quelques témoignages et le ressenti de l'auteur ; la rhétorique supplante le raisonnement ; l'argumentation s'appuie sur une expérience mystique subjective.
Cette partie pourrait être rebaptisée « Quelle spiritualité pour celui qui ne croit plus en Dieu sans vouloir (ou pouvoir) se défaire de sa religion? ».
L'écriture est riche et maîtrisée, la définition des notions et concepts est précise, les références historiques sont bien amenées, le texte est bien construit. L'auteur se montre respectueux à l'égard de toutes les croyances et prône la tolérance, la morale et l'amour.
S'agissant de la forme, il n'y a rien à redire.
Mais quand au fond...
André Comte-Sponville entend combler le vide que peut laisser la perte (ou l'absence) de la foi en dieu. Et sa démonstration n'est pas convaincante, qui remplace juste une conviction par une autre, laquelle n'est pas plus justifiée (ou justifiable) que la première.
Il estime que Dieu a été inventé par les hommes, qui voulaient donner une orientation au monde existant ainsi qu'une signification à leur vie et à leurs souffrances : un grand mystère cachant un mystère encore plus grand. Et quelle alternative propose-t-il ? Je vous le donne en mille...
J'avoue être peu encline au mysticisme, et j'ai du mal à trouver un sens, et même un intérêt, à remplacer une religion avec un dieu (dont on ne peut prouver la réalité) par une religion avec un « Tout dans l'Eternité du présent » (dont on ne peut pas plus prouver la réalité).
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Luniver
  04 mars 2012
Cet essai se décompose en trois parties : "Peut-on passer de religion ?", "Dieu existe-t-il ?" et "Quelle spiritualité pour les athées ?".
Dans la première partie, on essaie de définir la notion de "religion" : ensemble de sacré et de communion. Comte-Sponville dit qu'on peut se passer du premier (des civilisations orientales en sont la preuve), mais que le second est indispensable pour pouvoir vivre ensemble : mêmes valeurs, but commun, cohésion dans la société, ... Et finalement, à partir du moment où on partage tous les mêmes valeurs, le fait de croire en un dieu ou pas, ou d'être de religions différentes, a très peu d'importance.
Dans la seconde partie, l'auteur nous donne ses raisons personnelles pour lesquelles il ne croit pas en Dieu : la faiblesse des preuves (ontologique, cosmologique, physiquo-théologique), faiblesse des expériences ("si Dieu existe, pourquoi je ne sens rien ?"), les explications théologiques sont encore moins compréhensibles que les phénomènes qu'elles sont sensées expliquer, l'excès de mal sur Terre, la médiocrité de l'homme, et le fait que Dieu ressemble trop à nos désirs pour n'être pas suspect. Comte-Sponville nous donne son point de vue personnel, et présente les arguments qui le convainquent le plus, il n'y a pas de volonté de bâtir des arguments qui feront que le monde entier se ralliera à son point de vue.
La dernière partie sur la spiritualité m'a un peu échappé : je ne me suis reconnu dans aucune des expériences qu'il décrit("sentiment océanique", expérience mystique, sentiment de plénitude, d'unité, ...), et elles me paraissent un peu obscures. Déjà sans religion, me voilà maintenant avec le sentiment d'être dépouillé de spiritualité. Mais que fait la police ?
La lecture dans l'ensemble était agréable : je n'étais pas d'accord avec tous les arguments donnés, mais ils sont exposés sans dogmatisme : on sent que l'auteur nous laisse tout à fait la liberté de penser différemment de lui sans nous considérer comme un "ennemi" à convaincre. Cependant, j'ai passé certains morceaux du texte où je ne me sentais absolument pas concerné (la dernière partie notamment...)
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jiefp13
  23 décembre 2015
Ouh la la … à quoi je m'attaque !
Faire la critique du livre d'un philosophe qui traite de la croyance en Dieu …. et la veille de Noël !
Par les temps qui courent ….
Tant pis, j'ose, et « à Dieu va »
Je le fais parce que c'est Comte-Sponville et que la thématique est passionnante, et mérite mieux que l'hystérie des débats ambiants.
Et que je pense que ce livre mérite d'être lu parce qu'il est intelligent.
Et même si le titre m'a un peu freiné – L'esprit de l'athéisme- j'ai un réflexe quasi-pavlovien de méfiance dans tous les mots en « -isme ».
Le sous-titre est plus rassurant : « Introduction à une spiritualité sans Dieu. »
De quoi s'agit'il ? De l'athéisme évidemment, ou en creux de la croyance (ou pas) en un Dieu, et plus généralement de l'approche de la spiritualité..
Et comme il n'y a pas vraiment de suspens sur ce qu'il pense, je vais faire un peu descriptif.
Dans une première partie, Comte-Sponville développe une approche dichotomique entre les préceptes religieux, fondements de cultures et de valeurs, et la croyance en un Dieu.
Dans une deuxième partie, il y est plus spécifiquement question de l'existence d'un Dieu créateur et omniscient.
La troisième partie développe les fondements de ce que peut être une spiritualité, indispensable d'après l'auteur, mais qui s'affranchit de Dieu.
Comte-Sponville développe d'abord le concept « «d'athée fidèle ».
Il y revendique son identité « gréco-judéo-chrétienne », issue essentiellement du christianisme qui a fondé notre culture et nos valeurs communes, notre morale en fait.
Une morale qui est la quintessence de ces racines religieuses, qui peut être perçue (qu'il perçoit) comme autonome d'une croyance en Dieu.
Il en affirme cependant le caractère indispensable et fondateur, identifiant d'une communauté.
Il y défend l'utilité des rituels catalyseurs du « vivre ensemble » (je n'aime pas cette expression, mais à défaut de mieux …), et défend les valeurs morales, marqueurs de notre identité et remparts du nihilisme et de la barbarie.
J'ai lu quelquefois des critiques virulentes de Comte-Sponville, taxé de tenant d'une philosophie « de guimauve ».
Le procès qu'il dresse ici des promoteurs du relativisme, du nihilisme castrateur de toutes valeurs est particulièrement féroce et sans appel. Nul besoin d'injures et de grandiloquence, une rhétorique impeccable suffit.
Il développe un concept que je trouve assez original, de « darwinisme des valeurs », défendant le fait que les religions ont sélectionné, dans les sagesses ancestrales, les valeurs qui garantissent au mieux la coexistence pacifique des individus et des peuples.
Encore faudrait-il les débarrasser de quelques oripeaux moyenâgeux ….
La deuxième partie est pour moi moins convaincante. Il faut dire qu'il s'agit de démontrer non pas que Dieu n'existe pas (démontrer le non-être – la « res non es » (la chose qui n'est pas) disaient les troubadours occitans - exercice vain), mais qu'il n'existe pas de preuves que Dieu existe. Ce n'est pas plus aisé.
Pourtant l'auteur « peigne fin ». Il nous convoque tous les penseurs, sages, philosophes qui ont exprimés un avis sur le sujet, et ils sont nombreux.
C'est comme si Comte-Sponville était lui-même impressionné par le débat auquel il s'attelait.
Et il en fait à mon goût « des tonnes ».
Expliquer que l'existence du « mal » est une preuve de la non existence de Dieu est un peu court.
Cela relève aussi d'une approche anthropomorphique et réductrice qui est un des reproches que fait par ailleurs l'auteur aux tenants de l'existence de Dieu.
Je serais plus sensible à l'approche d'une Simone Weil, mais interprétée à ma façon (au point où j'en suis, j'ose tout ….). : La Création serait la manifestation d'une volonté divine de « retrait » pour laisser à la Nature sa chance.
Mais ce serait quoi un Dieu « en retrait » ? Autant aller jusqu'au bout : La Création serait la preuve de l'absence de Dieu, puisque si Dieu Est, il est Tout, et la Création n'a alors pas de sens.
Bref, autant dire que sur ce type de sujet, on n'est pas sorti de l'auberge !
Peut-être deux points à souligner qu'évoque Comte-Sponville dans d'autres parties.
D'abord qu'il existe une vrai ligne de fracture entre les religions occidentales ou moyen-orientales, monothéistes ; et les religions orientales, qui se passent allègrement d'un Dieu.
Peut-être cela est-il le reflet d'une approche radicalement différente de la Vie, et de la Nature, et de leurs cycles.
Les cultures (et les religions) occidentales posent le principe d'un début et d'une fin à tout (pour la fin, c'est un peu moins clair). Et tant qu'il y aura un début, il faudra un « Créateur ».
Les philosophies orientales sont plutôt dans une logique de cercle, de cycles qui se succèdent, sans début ni fin, mais juste des évolutions successives.
Elles n'ont pas "besoin" d'un Créateur.
Sous un autre aspect, finalement, l'existence de Dieu, est-ce vraiment une question centrale ?
Des anecdotes citées dans le livre montrent que les esprits les plus fins de toutes les religions se sont probablement débarrassés de la notion, finalement assez réductrice (anthropomorphique), de Dieu, pour entrer dans une approche non plus spirituelle mais mystique.
C'est ce que Comte-Sponville développe dans la dernière partie.
Pour résumer (parce que là, on part très loin et je vous laisse le plaisir du voyage), il y a un Tout, que l'on pourrait appeler la Nature (dixit Spinoza), neutre par essence, sans début ni fin,sans objet et sans but, qui Est.
Et sur laquelle chaque Être construit sa vie, par ce qu'il fait, par ce qu'il pense, et par l'amour qu'il donne.
Paradoxalement (mais peut-être pas), sous la plume de Comte-Sponville, on y retrouve une mystique plus puissante que Dieu ….
Bon … voilà … j'ai fait au mieux et j'espère vous avoir donné envie de lire ce livre, qui est beaucoup mieux que ce que j'en raconte.
Si j'aime lire Comte-Sponville c'est parce que c'est intelligent, et parce que c'est une lecture qui souvent m'apaise.
Sur un sujet aussi passionnel, vous n'y découvrirez aucune tentative de prosélytisme, juste les réflexions et les opinions d'un homme libre, qu'il soumet à l'intelligence et à la sensibilité de chacun.
Amen
;-)
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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
Eric75Eric75   24 janvier 2016
Le retour de la religion a pris, ces dernières années, une dimension spectaculaire, parfois inquiétante. On pense d'abord aux pays musulmans. Mais tout indique que l'Occident, dans des formes certes différentes, n'est pas à l'abri du phénomène. Retour de la spiritualité ? On ne pourrait que s'en féliciter. Retour de la foi ? Ce ne serait pas un problème. Mais le dogmatisme revient avec, trop souvent, et l'obscurantisme, et l'intégrisme, et le fanatisme parfois. On aurait tort de leur abandonner le terrain. Le combat pour les Lumières continue, il a rarement été aussi urgent, et c'est un combat pour la liberté.
Un combat contre la religion ? Ce serait se tromper d'adversaire. Mais pour la tolérance, pour la laïcité, pour la liberté de croyance et d'incroyance. L'esprit n'appartient à personne. La liberté non plus.
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gouelangouelan   08 février 2015
L’agnostique et l’athée ont en effet en commun – c’est pourquoi on les confond souvent – de ne pas croire en Dieu. Mais l’athée va plus loin : il croit que Dieu n’existe pas. L’agnostique, lui, ne croit en rien : ni que Dieu existe, ni qu’il n’existe pas. […]
Personne ne sait, au sens vrai et fort du mot, si Dieu existe ou non. Mais le croyant affirme cette existence (c’est ce qu’on appelle une profession de foi) ; l’athée la nie ; l’agnostique ni ne l’affirme, ni ne la nie : il refuse de trancher ou s’en reconnaît incapable. […]
La différence entre l’agnostique et l’athée, ce n’est donc pas la présence ou non d’un prétendu savoir. Heureusement pour les athées ! Si vous rencontrez quelqu’un qui vous dit : « Je sais que Dieu n’existe pas », ce n’est pas d’abord un athée, c’est un imbécile. Et même chose, de mon point de vue, si vous rencontrez quelqu’un qui vous dit : « Je sais que Dieu existe ». C’est un imbécile qui prend sa foi pour un savoir.
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gouelangouelan   05 février 2015
Ce n'est pas la foi qui pousse aux massacres. C'est le fanatisme qu'il soit religieux ou politique. C'est l'intolérance. C'est la haine. Il peut être dangereux de croire en Dieu. Voyez Saint Barthélémy, les croisades, les guerres de religions, le Djihad, les attentats du 11 septembre 2001...Il peut être dangereux de ne pas y croire. Voyez Staline, Mao Tsé-Toung ou Pol Pot...[...] Cela nous en apprend plus sur l'humanité, hélas, que sur la religion.
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gouelangouelan   08 février 2015
Il s’agit de la fin, si belle, si émouvante, de l’Etranger, d’Albert Camus. On se souvient qu’il s’agit d’un condamné à mort, à la veille de son exécution : « La merveilleuse paix de cet été endormi entrait en moi comme une marée…Vidé d’espoir, devant cette nuit chargée de signes et d’étoiles, je m’ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l’éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j’ai senti que j’avais été heureux, et que je l’étais encore. » Ces « noces avec le monde », comme dit ailleurs Camus, relèvent bien d’une expérience spirituelle, mais qui se vit toute entière dans l’immanence. Rien à espérer. Rien à croire. Le bonheur ? C’est trop dire ou trop peu, pour une expérience qui dépasse la psychologie ordinaire. C’est comme s’il n’y avait plus que la vérité, qui serait le monde, que la conscience, mais qui serait vraie. « Quand donc suis-je plus vrai que lorsque je suis le monde ? », se demande Camus, dans L’envers et l’endroit. Et il ajoute, en guise de réponse : « je suis comblé avant d’avoir désiré. L’éternité est là et moi je l’espérais. Ce n’est plus d’être heureux que je souhaite maintenant, mais seulement d’être conscient. » […] L’absurde, ce n’est plus la question. C’est qu’il n’y a plus de question du tout. L’absurde n’est qu’un point de départ, qui débouche, chez Camus, sur une politique de la révolte et une éthique de l’amour, mais aussi, et peut-être surtout, sur une mystique du silence et de l’immanence.
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gouelangouelan   07 février 2015
Qu’un voyage doive avoir une fin, est-ce une raison pour ne pas l’entreprendre, ou ne pas en profiter ? Que nous n’ayons qu’une seule vie, est-ce une raison pour la gâcher ? Qu’il n’y ait, pour la paix et la justice, aucun triomphe garanti, ni même aucun progrès irréversible, est-ce une raison de cesser de se battre pour elles ? Bien sûr que non ! C’est autant de raisons, au contraire, bien fortes, pour accorder à la vie à la paix, à la justice – et à nos enfants – tous nos soins
La vie est d’autant plus précieuse qu’elle est plus rare et plus fragile. La justice et la paix, d’autant plus nécessaires, d’autant plus urgentes que rien ne garantit leur victoire. L’humanité d’autant plus bouleversante qu’elle est plus seule, plus courageuse, plus aimante.
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« Un roman vraiment merveilleux, sur une his­toire merveilleusement vraie. » André Comte-Sponville
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« Patrick Renou s'est emparé de cette aventure, encore brûlante des terreurs de la guerre et des poursuites infâmes contre les Juifs. Par son style à la fois tendre et persuasif, il donne vie à ce qu'on n'aurait jamais su sans lui. Il n'y a jamais de hasard : l'auteur a su crever l'épaisseur de l'oubli avec ses mots, et c'est là encore son mérite. C'est de là aussi que vient la beauté de ce roman. » Arlette Farge
https://bit.ly/3gb6TNq
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