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ISBN : 2226172734
Éditeur : Albin Michel (27/09/2006)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 120 notes)
Résumé :
Peut-on se passer de religion ? Dieu existe-t-il ? Les athées sont-ils condamnés à vivre sans spiritualité ? Autant de questions décisives en plein « choc des civilisations » et « retour du religieux ». André Comte-Sponville y répond avec la clarté et l'allégresse d'un grand philosophe mais aussi d'un « honnête homme », loin des ressentiments et des haines cristallisés par certains. Pour lui, la spiritualité est trop fondamentale pour qu'on l'abandonne aux intégrist... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Hugo
13 mai 2015
L'autre jour, j'ai été à l'enterrement de ma nourrice, que je ne voyais plus très souvent, vous voyez le genre, on vit sa vie et puis le temps passe et tu reçois un coup de fil pour t'annoncer que la vie est une belle salope, et qu'un jour ou l'autre tu déposes le bilan, et le cancer a finalisé l'histoire tragiquement en faveur de l'accusée…
Donc me voilà à l'enterrement, on passera sur le côté émouvant et dramatique du moment pour se pencher sur le tissu de conneries que peut raconter un cureton pendant une heure, affligeant de bêtise. Bien sur je suis resté digne et sérieux jusqu'au bout de cette débauche de prières sans queue ni tête, un coup debout, un coup assis, le sourire dans ma tête, alors comme une piqure de rappelle, j'ai lu le bouquin de Dédé Sponville pour définir mon athéisme qui contrairement au sien plus tolérant est radical…
Alors je ne voue pas une haine aux croyants, (maman je t'aime, mémé un peu moins mais bon), non, mais pour ma part je suis intimement persuadé, dieu m'en est témoin, de son inexistence… à ce jour, ce monsieur n'a pas pointé le bout de sa toute puissance pour me rendre beau et riche comme je le prie chaque jour depuis ma naissance… du coup je suis bientôt chauve, mon bide prend ses aises et se détend tranquillement, bref c'est la merde...
Monsieur étant trop occupé à faire mourir les enfants, nous ferons impasse sur la famine, les catastrophes naturelles, les guerres, les maladies, les pédérastes, les viols, la souffrance continue de chaque être humain tout au long de sa vie( le tigre qui bouffe la gazelle, le piaf qui bouffe le ver de terre, moi qui écrase une énorme araignée , certainement une mygale sanguinaire qui voulait me foutre les jetons...sa mère la Marie Madeleine de jésus, c'est réussit)
Pour ma part la religion ne respecte en rien ce qu'elle défend, altruisme, charité, solidarité, amour, tout ce qui caractérise les valeurs morales d'un homme ordinaire athée ou pédé, ou normalement constitué, je ne me serai pas permis d'inclure l'impie et l'enculé (en rapport à ses pratiques contre nature avec leurs culs, dégueulasse...)l dans la normalité judéo-chrétienne… dieu m'en préserve de ne pas descendre aussi bas… ou dans les rues pour crier hauts et fort que les pédés c'est tabou, on en viendra tous à bout…
« Ahhhhhhhh caricatureur de satan, tu crèveras dans les flammes de l'enfer, pour l'éternité… »
Une du père, du fils et du « sein » esprit… blablabla…
Finalement on se retrouve tous athées pour les même raisons, avec tolérance pour les uns et rejet définitif pour les autres, Dédé vulgarise un certains nombres de réflexions à ce sujet très intéressants, rien de nouveau ou d'original, mais j'aime bien être conforté de mes convections personnelles qui n'engage que ma profonde ignorance de connard convaincu par sa propre bêtise, sans déconner hein, mais j'assume blasphémer à longueur de journée, CARICATURER, GÉNÉRALISER, CHOQUER, à quoi bon faire des courbettes quand je vois le nombre d'indignés qui descendent dans les rues déverser leur tolérance illusoire d'un impuissant planqué avec son fiston dans les terres obscures du libre arbitre…
- Maman je vais mourir ?
- Oui mon amour, dieu a décidé que c'était l'heure que tu le rejoigne
- Mais pourquoi je me suis fait violé avant ?
- Les voix du seigneur son impénétrables mon amour...
J'ai la foi en l'Univers, sans créateur, la nature suit son cours à l'infini, on ne fait que passer alors profitons en avant de finir dans un trou (non rien avoir avec les pédés) avec une croix autour du cou ou dans le derrière(ya pas de mal à se faire plaisir avant de partir)… mais si les uns veulent rêver d'un au delà plus plaisant, ainsi soit-il, que votre volonté vous honore autant qu'elle me désole…
Et pour les siècles des siècles…
Amen les copains…

"Sa mère Marie Madeleine" = sa mère la pute... Marie étant la mère et Madeleine la pute...

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gouelan
06 février 2015
André Comte-Sponville se définit comme « athée fidèle ». Ayant reçu une éducation chrétienne, il a perdu la foi, mais il en a gardé les valeurs. « La fidélité, c'est ce qui reste de la foi quand on l'a perdue ». Pour lui la fidélité importe davantage que la foi. « Un athée peut être vertueux aussi sûrement qu'un croyant peut ne pas l'être . »
« Un Dieu ? Pour quoi faire ? L'univers suffit. Une église ? Inutile. le monde suffit. Une foi ? A quoi bon ? L'expérience suffit. » Pourquoi Dieu plutôt que rien ? Dieu asile de l'ignorance. On peut y préférer le silence face au mystère de l'univers, la contemplation, l'attention, l'action.
Vivre la vie maintenant, la plénitude et la simplicité, le silence et la sérénité, l'acceptation et l'indépendance. Plutôt que de miser sur un Dieu hypothétique, de passer sa vie à le chercher, d'espérer une vie après la mort.
« le présent est là, et il n'y a rien d'autre. Il ne disparait jamais : il continue. Il ne cesse de changer ;
c'est donc qu'il ne cesse pas. Tout est présent : le présent est tout. Tout est vrai. Tout est éternel, ici et maintenant, éternel ! »
Il développe, dans ce livre plusieurs arguments démontrant que l'on peut se passer de religion. Mais on ne peut se passer de communion, de fidélité et d'amour.
Dieu existe-t-il ? « Il n'y a pas de preuve de l'existence de Dieu : celle-ci peut être postulée, non démontrée ; elle est l'objet de foi, non de savoir. » « Je ne sais pas si Dieu existe, mais je sais que je crois qu'il n'existe pas ».

Les athées sont-ils condamnés à vivre sans spiritualité ? Non : « Je ne crois pas en Dieu, cela ne m'empêche pas d'avoir un esprit, ni de m'en servir. »
J'ai souvent été en accord avec les arguments développés par André Comte-Sponville. Il ne combat pas la religion, mais il lutte pour la tolérance, pour la laïcité, pour la liberté de croyance et d'incroyance. Il lutte contre la barbarie nihiliste ; barbares par défaut de foi ou de fidélité. Il lutte contre la barbarie des fanatiques ; le fondamentalisme, l'obscurantisme. Pour tous ceux qui prennent leur foi pour un savoir, qui nient la science et la démocratie, qui empiètent sur notre liberté et qui essaient de nous soumettre leur foi aveugle.
Croyants ou athées, partageant les mêmes valeurs, nous sommes tous sur le même bateau, et la fin du voyage nous dira, si Dieu existe ou pas.
En attendant, qui n'a pas été un jour bouleversé par la vue d'un ciel étoilé, le silence de la nuit, en ayant la sensation de faire partie d'un tout, de l'univers infini, tout en prenant conscience de notre petitesse, de notre existence fragile et éphémère. Ou devant le spectacle de la mer...
Nous faisons partie de la nature. Nous sommes soumis à sa loi et à celle des hommes. Ce monde n'a rien de divin. S'il y a quelqu'un là-haut pour tirer les ficelles, on peut dire qu'il fait bien mal son boulot. Si l'on croit qu'il n'y a personne aux commandes, alors on comprend que notre monde soit dans un tel état, car soumis en partie aux lois de l' homme, cet animal le plus évolué de la planète.
Livre passionnant et facile à lire, enrichi de nombreuses citations de grands philosophes, qui nous éclaire sur des sujets d'actualité : les religions, la laïcité, la tolérance .
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jiefp13
23 décembre 2015
Ouh la la … à quoi je m'attaque !
Faire la critique du livre d'un philosophe qui traite de la croyance en Dieu …. et la veille de Noël !
Par les temps qui courent ….
Tant pis, j'ose, et « à Dieu va »
Je le fais parce que c'est Comte-Sponville et que la thématique est passionnante, et mérite mieux que l'hystérie des débats ambiants.
Et que je pense que ce livre mérite d'être lu parce qu'il est intelligent.
Et même si le titre m'a un peu freiné – L'esprit de l'athéisme- j'ai un réflexe quasi-pavlovien de méfiance dans tous les mots en « -isme ».
Le sous-titre est plus rassurant : « Introduction à une spiritualité sans Dieu. »
De quoi s'agit'il ? De l'athéisme évidemment, ou en creux de la croyance (ou pas) en un Dieu, et plus généralement de l'approche de la spiritualité..
Et comme il n'y a pas vraiment de suspens sur ce qu'il pense, je vais faire un peu descriptif.
Dans une première partie, Comte-Sponville développe une approche dichotomique entre les préceptes religieux, fondements de cultures et de valeurs, et la croyance en un Dieu.
Dans une deuxième partie, il y est plus spécifiquement question de l'existence d'un Dieu créateur et omniscient.
La troisième partie développe les fondements de ce que peut être une spiritualité, indispensable d'après l'auteur, mais qui s'affranchit de Dieu.
Comte-Sponville développe d'abord le concept « «d'athée fidèle ».
Il y revendique son identité « gréco-judéo-chrétienne », issue essentiellement du christianisme qui a fondé notre culture et nos valeurs communes, notre morale en fait.
Une morale qui est la quintessence de ces racines religieuses, qui peut être perçue (qu'il perçoit) comme autonome d'une croyance en Dieu.
Il en affirme cependant le caractère indispensable et fondateur, identifiant d'une communauté.
Il y défend l'utilité des rituels catalyseurs du « vivre ensemble » (je n'aime pas cette expression, mais à défaut de mieux …), et défend les valeurs morales, marqueurs de notre identité et remparts du nihilisme et de la barbarie.
J'ai lu quelquefois des critiques virulentes de Comte-Sponville, taxé de tenant d'une philosophie « de guimauve ».
Le procès qu'il dresse ici des promoteurs du relativisme, du nihilisme castrateur de toutes valeurs est particulièrement féroce et sans appel. Nul besoin d'injures et de grandiloquence, une rhétorique impeccable suffit.
Il développe un concept que je trouve assez original, de « darwinisme des valeurs », défendant le fait que les religions ont sélectionné, dans les sagesses ancestrales, les valeurs qui garantissent au mieux la coexistence pacifique des individus et des peuples.
Encore faudrait-il les débarrasser de quelques oripeaux moyenâgeux ….
La deuxième partie est pour moi moins convaincante. Il faut dire qu'il s'agit de démontrer non pas que Dieu n'existe pas (démontrer le non-être – la « res non es » (la chose qui n'est pas) disaient les troubadours occitans - exercice vain), mais qu'il n'existe pas de preuves que Dieu existe. Ce n'est pas plus aisé.
Pourtant l'auteur « peigne fin ». Il nous convoque tous les penseurs, sages, philosophes qui ont exprimés un avis sur le sujet, et ils sont nombreux.
C'est comme si Comte-Sponville était lui-même impressionné par le débat auquel il s'attelait.
Et il en fait à mon goût « des tonnes ».
Expliquer que l'existence du « mal » est une preuve de la non existence de Dieu est un peu court.
Cela relève aussi d'une approche anthropomorphique et réductrice qui est un des reproches que fait par ailleurs l'auteur aux tenants de l'existence de Dieu.
Je serais plus sensible à l'approche d'une Simone Weil, mais interprétée à ma façon (au point où j'en suis, j'ose tout ….). : La Création serait la manifestation d'une volonté divine de « retrait » pour laisser à la Nature sa chance.
Mais ce serait quoi un Dieu « en retrait » ? Autant aller jusqu'au bout : La Création serait la preuve de l'absence de Dieu, puisque si Dieu Est, il est Tout, et la Création n'a alors pas de sens.
Bref, autant dire que sur ce type de sujet, on n'est pas sorti de l'auberge !
Peut-être deux points à souligner qu'évoque Comte-Sponville dans d'autres parties.
D'abord qu'il existe une vrai ligne de fracture entre les religions occidentales ou moyen-orientales, monothéistes ; et les religions orientales, qui se passent allègrement d'un Dieu.
Peut-être cela est-il le reflet d'une approche radicalement différente de la Vie, et de la Nature, et de leurs cycles.
Les cultures (et les religions) occidentales posent le principe d'un début et d'une fin à tout (pour la fin, c'est un peu moins clair). Et tant qu'il y aura un début, il faudra un « Créateur ».
Les philosophies orientales sont plutôt dans une logique de cercle, de cycles qui se succèdent, sans début ni fin, mais juste des évolutions successives.
Elles n'ont pas "besoin" d'un Créateur.
Sous un autre aspect, finalement, l'existence de Dieu, est-ce vraiment une question centrale ?
Des anecdotes citées dans le livre montrent que les esprits les plus fins de toutes les religions se sont probablement débarrassés de la notion, finalement assez réductrice (anthropomorphique), de Dieu, pour entrer dans une approche non plus spirituelle mais mystique.
C'est ce que Comte-Sponville développe dans la dernière partie.
Pour résumer (parce que là, on part très loin et je vous laisse le plaisir du voyage), il y a un Tout, que l'on pourrait appeler la Nature (dixit Spinoza), neutre par essence, sans début ni fin,sans objet et sans but, qui Est.
Et sur laquelle chaque Être construit sa vie, par ce qu'il fait, par ce qu'il pense, et par l'amour qu'il donne.
Paradoxalement (mais peut-être pas), sous la plume de Comte-Sponville, on y retrouve une mystique plus puissante que Dieu ….
Bon … voilà … j'ai fait au mieux et j'espère vous avoir donné envie de lire ce livre, qui est beaucoup mieux que ce que j'en raconte.
Si j'aime lire Comte-Sponville c'est parce que c'est intelligent, et parce que c'est une lecture qui souvent m'apaise.
Sur un sujet aussi passionnel, vous n'y découvrirez aucune tentative de prosélytisme, juste les réflexions et les opinions d'un homme libre, qu'il soumet à l'intelligence et à la sensibilité de chacun.
Amen
;-)
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Luniver
04 mars 2012
Cet essai se décompose en trois parties : "Peut-on passer de religion ?", "Dieu existe-t-il ?" et "Quelle spiritualité pour les athées ?".
Dans la première partie, on essaie de définir la notion de "religion" : ensemble de sacré et de communion. Comte-Sponville dit qu'on peut se passer du premier (des civilisations orientales en sont la preuve), mais que le second est indispensable pour pouvoir vivre ensemble : mêmes valeurs, but commun, cohésion dans la société, ... Et finalement, à partir du moment où on partage tous les mêmes valeurs, le fait de croire en un dieu ou pas, ou d'être de religions différentes, a très peu d'importance.
Dans la seconde partie, l'auteur nous donne ses raisons personnelles pour lesquelles il ne croit pas en Dieu : la faiblesse des preuves (ontologique, cosmologique, physiquo-théologique), faiblesse des expériences ("si Dieu existe, pourquoi je ne sens rien ?"), les explications théologiques sont encore moins compréhensibles que les phénomènes qu'elles sont sensées expliquer, l'excès de mal sur Terre, la médiocrité de l'homme, et le fait que Dieu ressemble trop à nos désirs pour n'être pas suspect. Comte-Sponville nous donne son point de vue personnel, et présente les arguments qui le convainquent le plus, il n'y a pas de volonté de bâtir des arguments qui feront que le monde entier se ralliera à son point de vue.
La dernière partie sur la spiritualité m'a un peu échappé : je ne me suis reconnu dans aucune des expériences qu'il décrit("sentiment océanique", expérience mystique, sentiment de plénitude, d'unité, ...), et elles me paraissent un peu obscures. Déjà sans religion, me voilà maintenant avec le sentiment d'être dépouillé de spiritualité. Mais que fait la police ?
La lecture dans l'ensemble était agréable : je n'étais pas d'accord avec tous les arguments donnés, mais ils sont exposés sans dogmatisme : on sent que l'auteur nous laisse tout à fait la liberté de penser différemment de lui sans nous considérer comme un "ennemi" à convaincre. Cependant, j'ai passé certains morceaux du texte où je ne me sentais absolument pas concerné (la dernière partie notamment...)
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Hybris
07 février 2017
Dédé est un matérialiste.
Rien ne se perd tout se transforme, il n'y a pas de transcendance mais une mystique de l'immanence (débrouille toi avec ça).
La première question de Dédé c'est :
Peut-on se passer de religion ?
Mais d'abord c'est quoi une religion ?
On peut douter de l'existence de Dieu mais pas de celle des religions.
Deux points communs à toutes les religions qui sont bien différentes les unes des autres.
Le sacré et la communauté.
Dédé a cru jusqu'à dix-huit ans.
C'est face à la mort des autre que l'athée est le plus démuni car pour ce qui est de la sienne il n'a qu'à se faire à l'idée du néant : le rien qui par définition ne devrait pas faire peur.
Là où la religion est forte c'est pour les enterrements (2000 ans de pratique), on a du mal à faire mieux et même si on n'est pas croyants, on peut être tenté de le faire pour les autres.
On peut comprendre qu'elle aide certains…
Dédé est un athée tolérant (on a même l'impression qu'il doute de sa « non-foi »).
Religion viendrait du mot latin « Religio » verbe religare =relier.
Mais Dédé doute de cette étymologie bien pratique : toute société a besoin de lien donc toutes sociétés a besoin de religion CQFD.
On parle de communion des esprits car eux seuls peuvent partager sans diviser.
Dédé conclue en disant que l'on peut se passer de religion mais pas de communion c'est-à-dire de valeurs communes sacrées au sens où l'on se sacrifierait pour elle (comme la liberté).
Une autre étymologie qui plait plus à Dédé signifie relire (comme relire les textes et se rapproche plus de la philo).
On peut ne pas croire sans rejeter les valeurs qui ont été transmises par l'église comme : la morale, la communion et la fidélité (c'est Dédé qui parle…).
Dédé défini le nihilisme comme l'absence de fidélité (sur des valeurs, une histoire, une communauté).
Le nihilisme peut conduire à l'obscurantisme…Des gens sûrs d'eux que rien ne fait douté.
Il faut être conservateur au niveau culturel pour pouvoir être progressistes au niveau des idées.
Notre civilisation est gréco-latine et judéo-chrétienne, elle est devenue laïque ce qui convient très bien à Dédé.
Dédé se défini comme un athée fidèle : fidèle à la tradition judéo-chrétienne…qu'il préfère à son pire ennemi le nihilisme.
Le premier penseur qui a intéressé Dédé c'est Brassens !
L'auvergnat, la Jeanne ou le mécréant… il dit que si ce n'est pas inspiré de la morale évangélique.
Ensuite il y a eu Montaigne et on se bat encore pour savoir s'il était croyant.
Puis Spinoza qui ne croyait en aucune transcendance mais qui tient Jésus Christ pour le plus grand philosophe. La charité et la justice qui peut aller contre çà.
Dédé se demande pourquoi un gars aussi bien que Jésus s'est mis à marcher sur l'eau.
Il a failli être croyant à trois jours prêts mais la résurrection est de trop pour notre agnostique pardon athée fidèle.
Il dit que nous avons plus de points communs que de divisions.
Est-ce que Dieu existe ?
Personne ne peut le savoir : c'est pour cela que l'on parle de croyance.
Dédé explique la différence entre un athée et un agnostique :
L'athée croit que Dieu n'existe pas.
L'agnostique lui ne croit rien : il refuse de trancher ou s'en sent incapable.
Kant dit qu'il y a trois degrés de créance ou d'assentiment :
L'opinion qui a conscience d'être insuffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement.
La foi qui n'est suffisante que subjectivement.
Le savoir qui est suffisant aussi bien subjectivement, qu'objectivement.
Dédé est athée car son opinion est que Dieu n'existe pas.
Pour lui l'agnostisme est une sorte d'indifférence : ce n'est parce que l'on ne sait pas que l'on ne peut pas réfléchir, la métaphysique c'est réfléchir aussi loin que possible.
C'est un athée non-dogmatique (ce n'est pas parce que l'on y croit pas qu'il faut en dégoûter les autres).
Dédé nous donne les six raisons (philosophiques et non autobiographiques) de pourquoi il ne croit pas.
Raison number one :
La faiblesse des preuves :
Il met de côté tout ce qui est massacre qui est plus lié au fanatisme et à l'humanité dans ce qu'elle a de pire qu'à la religion.
Le monde n'est pas nécessaire mais contingent d'après Leibniz c'est-à-dire qu'il aurait pu ne pas exister.
Mais pour Dédé pourquoi la contingence n'aurait pas le dernier mot ?
Il évoque le dessein intelligent c'est-à-dire que c'est trop parfait pour ne pas avoir été créé par « quelqu'un » c'est la preuve à posteriori.
Le monde est une horloge, il faut bien un horloger disait Voltaire.
Il n'y a pas plus de preuve dans un sens que dans l'autre mais comme c'est celui qui affirme qui doit prouver…
Raison number two :
La faiblesse des expériences :
Si Dieu est invisible même dans les circonstances les plus atroces est-ce que c'est parce qu'il se cache ou parce qu'il n'existe pas ?
Les croyants disent que c'est pour nous laisser libre mais un père ne se cache pas de ses enfants (ou alors il est très malade).
Raison number three :
Une explication incompréhensible :
Ce qu'on explique baigne dans l'incertitude.
Il n'y rien de plus mystérieux que l'existence du monde on appelle cela l'immanence.
L'univers est un mystère suffisant.
Pourquoi en inventer un autre ?
Raison number four :
L'excès de mal :
Trop de mal sur terre pourquoi un Dieu laisserait faire cela ?
Parce qu'il lui a fallu se débarrasser de sa perfection pour créer l'homme dit Simone Weil, un peu court répond Dédé.
Raison number five :
Médiocrité de l'homme :
Raison number six :
Le désir et l'illusion :
Ensuite Dédé nous parle d'une expérience mystique dans une forêt.
Soudain tout est neuf. Comme un mystère.
Plus de problèmes : ils sont mis en suspens.
On cesse de désirer (il n'y a plus de manque).
On est que soit même : la simplicité.
Dédé parle aussi d'unicité.
Le silence qui est tout ce qui reste quand on se tait.
Il faut faire silence en soi.
Etre serein.
Le monde est à prendre ou à laisser, l'ascèse le laisse et le sage le prend.
L'acceptation, l'indépendance : l'acceptation et la libération vont ensemble dans le stoïcisme mais aussi le spinozisme et dans la psychanalyse.
Le contraire d'un mystique c'est un prophète p199
« On ne peut commander le vent, mais on doit laisser la fenêtre ouverte. »
L'absolu est le vent, l'esprit la fenêtre.
Dans la spiritualité, il ne s'agit pas de sauver le moi mais de s'en libérer.
Non de s'enfermer dans son âme mais d'habiter l'univers.
C'est l'Amour non l'espérance qui fait vivre, c'est la vérité non la foi qui libère.
Nous sommes déjà dans le royaume, l'éternité c'est maintenant conclue Dédé.
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Citations & extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Eric75Eric7524 janvier 2016
Le retour de la religion a pris, ces dernières années, une dimension spectaculaire, parfois inquiétante. On pense d'abord aux pays musulmans. Mais tout indique que l'Occident, dans des formes certes différentes, n'est pas à l'abri du phénomène. Retour de la spiritualité ? On ne pourrait que s'en féliciter. Retour de la foi ? Ce ne serait pas un problème. Mais le dogmatisme revient avec, trop souvent, et l'obscurantisme, et l'intégrisme, et le fanatisme parfois. On aurait tort de leur abandonner le terrain. Le combat pour les Lumières continue, il a rarement été aussi urgent, et c'est un combat pour la liberté.
Un combat contre la religion ? Ce serait se tromper d'adversaire. Mais pour la tolérance, pour la laïcité, pour la liberté de croyance et d'incroyance. L'esprit n'appartient à personne. La liberté non plus.
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gouelangouelan08 février 2015
L’agnostique et l’athée ont en effet en commun – c’est pourquoi on les confond souvent – de ne pas croire en Dieu. Mais l’athée va plus loin : il croit que Dieu n’existe pas. L’agnostique, lui, ne croit en rien : ni que Dieu existe, ni qu’il n’existe pas. […]
Personne ne sait, au sens vrai et fort du mot, si Dieu existe ou non. Mais le croyant affirme cette existence (c’est ce qu’on appelle une profession de foi) ; l’athée la nie ; l’agnostique ni ne l’affirme, ni ne la nie : il refuse de trancher ou s’en reconnaît incapable. […]
La différence entre l’agnostique et l’athée, ce n’est donc pas la présence ou non d’un prétendu savoir. Heureusement pour les athées ! Si vous rencontrez quelqu’un qui vous dit : « Je sais que Dieu n’existe pas », ce n’est pas d’abord un athée, c’est un imbécile. Et même chose, de mon point de vue, si vous rencontrez quelqu’un qui vous dit : « Je sais que Dieu existe ». C’est un imbécile qui prend sa foi pour un savoir.
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gouelangouelan05 février 2015
Ce n'est pas la foi qui pousse aux massacres. C'est le fanatisme qu'il soit religieux ou politique. C'est l'intolérance. C'est la haine. Il peut être dangereux de croire en Dieu. Voyez Saint Barthélémy, les croisades, les guerres de religions, le Djihad, les attentats du 11 septembre 2001...Il peut être dangereux de ne pas y croire. Voyez Staline, Mao Tsé-Toung ou Pol Pot...[...] Cela nous en apprend plus sur l'humanité, hélas, que sur la religion.
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gouelangouelan08 février 2015
Il s’agit de la fin, si belle, si émouvante, de l’Etranger, d’Albert Camus. On se souvient qu’il s’agit d’un condamné à mort, à la veille de son exécution : « La merveilleuse paix de cet été endormi entrait en moi comme une marée…Vidé d’espoir, devant cette nuit chargée de signes et d’étoiles, je m’ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l’éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j’ai senti que j’avais été heureux, et que je l’étais encore. » Ces « noces avec le monde », comme dit ailleurs Camus, relèvent bien d’une expérience spirituelle, mais qui se vit toute entière dans l’immanence. Rien à espérer. Rien à croire. Le bonheur ? C’est trop dire ou trop peu, pour une expérience qui dépasse la psychologie ordinaire. C’est comme s’il n’y avait plus que la vérité, qui serait le monde, que la conscience, mais qui serait vraie. « Quand donc suis-je plus vrai que lorsque je suis le monde ? », se demande Camus, dans L’envers et l’endroit. Et il ajoute, en guise de réponse : « je suis comblé avant d’avoir désiré. L’éternité est là et moi je l’espérais. Ce n’est plus d’être heureux que je souhaite maintenant, mais seulement d’être conscient. » […] L’absurde, ce n’est plus la question. C’est qu’il n’y a plus de question du tout. L’absurde n’est qu’un point de départ, qui débouche, chez Camus, sur une politique de la révolte et une éthique de l’amour, mais aussi, et peut-être surtout, sur une mystique du silence et de l’immanence.
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gouelangouelan07 février 2015
Qu’un voyage doive avoir une fin, est-ce une raison pour ne pas l’entreprendre, ou ne pas en profiter ? Que nous n’ayons qu’une seule vie, est-ce une raison pour la gâcher ? Qu’il n’y ait, pour la paix et la justice, aucun triomphe garanti, ni même aucun progrès irréversible, est-ce une raison de cesser de se battre pour elles ? Bien sûr que non ! C’est autant de raisons, au contraire, bien fortes, pour accorder à la vie à la paix, à la justice – et à nos enfants – tous nos soins
La vie est d’autant plus précieuse qu’elle est plus rare et plus fragile. La justice et la paix, d’autant plus nécessaires, d’autant plus urgentes que rien ne garantit leur victoire. L’humanité d’autant plus bouleversante qu’elle est plus seule, plus courageuse, plus aimante.
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