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Francis Lacassin (Éditeur scientifique)
ISBN : 2221092015
Éditeur : Robert Laffont (22/12/1999)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.16/5 (sur 323 notes)
Résumé :
Dans ces cinq aventures, Sherlock Holmes exerce son génie de la déduction. Le moindre détail fait office d'indice pour le légendaire détective. Résoudre les énigmes les plus obscures devient alors un jeu d'enfant...

Cette édition comporte :
- Préface (par Francis Lacassin)
- Chronologie (par Francis Lacassin)
- Une étude en rouge
- Le signe des quatre

Les aventures de Sherlock Holmes :
- Un scandale en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Syl
  23 mars 2018
Le pensionnaire en traitement
« – Mais que dois-je faire ?
– Voilà. Je loue une maison. Je la meuble. Je paie les domestiques. Je me charge de toutes les dépenses. Tout ce que vous aurez à faire consistera à être assis sur un fauteuil dans votre cabinet de consultations. Vous aurez de l'argent de poche et tout ce dont vous aurez besoin. Puis, vous me versez les trois quarts de vos honoraires et vous gardez le quatrième quart pour vous… »
Il est difficile pour Watson de rapporter dans le détail les enquêtes de Holmes car il ne voudrait pas que les lecteurs trouvent ses écrits confus. Que mettre en avant dans ses chroniques ? Simplement les faits concrets ou la tortuosité des brillantes analyses du détective ? Bien souvent les deux se combinent, et alors, le dilemme devient épineux.
C'est ce qu'il explique avant d'entamer son récit, une histoire bien surréaliste qui trouve un dénouement beaucoup moins fantaisiste.
Nous sommes en octobre, il fait froid, il pleut, et les deux amis pour passer le temps discourent sur « les pensées exprimées ». L'expression des sourcils peut en dire plus long que les mots avec la langue… En cela, Holmes est champion !
Après s'être dégourdis les jambes dans les ruelles sombres de Londres, à observer et à décrypter la physionomie des passants, ils retournent à Baker Street où ils reçoivent le docteur Perçy Trevelyan, venu sur la requête de son employeur. le jeune homme, la trentaine un peu défraîchie, commence à raconter nerveusement les raisons de sa présence avant de les prier de l'accompagner à Brook Street…
Sans fortune pour continuer ses études sur les maladies nerveuses, et sans fonds pour ouvrir son propre cabinet, Trevelyan avait accepté la surprenante proposition de Mr. Blessington, une personne étrange mais sympathique, qui lui offrait le gite et le couvert, rémunération comprise, pour s'occuper de lui, en plus de la possibilité d'accueillir une clientèle extérieure. Depuis deux ans, le vieil homme (que Trevelyan appelle le pensionnaire en traitement) et lui avaient instauré une petite routine qui n'avait rien de déplaisante, et le cabinet avait acquis une belle clientèle. Mais ce n'est que récemment que tout s'était grippé lorsque Blessington s'était aperçu qu'un intrus était rentré dans sa chambre. Très nerveux et craignant pour sa vie, il lui avait alors demandé d'aller chercher Sherlock Holmes sur le champ, ce que Trevelyan s'était aussitôt empressé de faire, très décontenancé par sa réaction excessive et inquiet pour sa santé.
Sans perdre de temps, Holmes, Watson et Trevelyan partent retrouver un Blessington toujours stressé mais peu enclin à répondre avec franchise aux questions de Holmes. On pourrait alors penser que Holmes s'est déplacé pour rien, sauf qu'en repartant de chez Blessington, il avait déjà élucidé une partie de l'affaire, une affaire mettant en cause deux Russes, un fils et un père, venus consulter pour un problème de catalepsie. Jusqu'au lendemain matin où Trevelyan le rappelle… Blessington s'était pendu dans sa chambre, dans le courant de la nuit.
« – Je suis dans l'impossibilité de vous conseiller si vous essayer de me mentir, dit-il.
– Mais je vous ai tout dit !
Holmes vira sur ses talons avec un geste de dégoût.
– Bonne nuit, docteur Trevelyan ! fit-il
– Et vous partez sans rien me dire ? s'écria Blessington d'une voix brisée.
– Je n'ai qu'un conseil à vous donner, monsieur : dites la vérité. »
Un suicide ? Bien sûr que non ! et en quelques explications, Holmes dénoue le noeud du problème.

(Chers lecteurs qui passaient par là, ne m'en veuillez pas… le billet est presque aussi long que la nouvelle de Sir Arthur Conan Doyle !)
L'intrigue n'a pas une trame théâtrale, ni une conclusion qui peut sembler un peu simple, mais l'intérêt de cette enquête, qui réside surtout dans son ambiance mystérieuse, son approche et sa progression, n'est pas « qui a tué qui ? », mais « pourquoi ? ». Dans la plupart des histoires, il y a toujours un crédule qui amène l'affaire et un rusé, un malfaiteur, qui la conclut. Celle-ci renvoie les personnages du drame quelques années en arrière, avec pour mobile du crime, la vengeance.
La nouvelle est parue en 1893 et a été éditée dans le recueil des mémoires. Une histoire que je vous recommande… encore !
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ay_guadalquivir
  14 mai 2013
Je découvre un Sherlock Holmes beaucoup plus fantaisiste et surprenant que la vieille image du fumeur de pipe à la casquette à oreilles. Parce qu'il l'est réellement : consommateur de drogues dures, adepte d'une implacable méthode, inapte à la moindre oisiveté, homme pressé et hyperactif de l'esprit. Aussi parce ces récits sont de la main de Watson, qui n'a de cesse de s'étonner et s'émerveiller des résultats de son colocataire. Parfois dubitatif, toujours convaincu. Il y a aussi chez Conan Doyle une vraie atmosphère. Urbaine dans le Londres des maisons d'ouvriers, l'Angleterre maîtresse de son gigantesque empire. Les intrigues mystérieuses fonctionnent, sans finalement trop d'artifices de détective. Quelque chose de Jules Verne et de Dickens. Une jolie lecture.
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pgouiffes
  28 mai 2017
Deux romans et beaucoup de nouvelles pour cette première partie de l'intégrale Sherlock Holmes par Sir Arthur Conan-Doyle. Un vrai de plaisir !
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yann-frat
  25 novembre 2014
Pourquoi j'ai acheté ce livre?
Parce que je suis fan de Sherlock Holmes et que c'est l'unique intégrale, or j'en avais marre de courir après des volumes isolés publiés quand un éditeur à un oeil qui lui tombe du visage.
En gros ça parle de :
Ce sont les 5 premiers recueil de nouvelles sur Sherlock Holmes, réunis dans l'ordre chronologique ce qui n'est pas inutile car on se rend compte que l'histoire d'Holmes évolue entre les affaires. On apprend aussi, enfin, pourquoi et comment Holmes et Watson se sont rencontrés et pourquoi ils vivent ensemble.

Mon avis à moi que j'ai :
Ben c'est du bonheur en barre que voulez-vous que je vous dise. Holmes est ma madeleine de Proust depuis que ma prof de collège me l'a fait découvrir en sixième et depuis je garde cet univers (complet, intellectuel, clos, fascinant) comme une poire pour la soif quand je navigue entre deux lectures plus intenses (ou entre deux films car j'ai aussi l'intégrale de la série télé evidemment). Une déception quand même, il en faut bien une, même en lisant toutes les aventures par ordre chronologique... on ne sait toujours pas exactement d'où sort Moriarty qui n'apparait que pour tuer Sherlock et mourir.
Bon et ben je ne saurais jamais quoi.
Lien : http://yannfrat.com/blog/?p=..
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LilyTigre
  31 août 2011
Un petit bémol pour la traduction qui recèle des erreurs parfois mais j'en parlerai plus avant sur mon blog dans quelques temps. A part lire dans le texte j'ai du mal à savoir comment les éviter de toute façon.
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critiques presse (1)
BDZoom   13 février 2017
Un Sherlock nouvelle version qui est aujourd’hui adaptée en manga et de manière extrêmement réaliste par le studio japonais de Jay.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
SeirenSeiren   05 mars 2012
Un scandale en Bohême

Pour Sherlock Holmes, elle est la femme. Il la juge tellement supérieure à tout son sexe, qu'il ne l'appelle presque jamais par son nom: elle est et restera la femme. Aurait-il donc éprouvé à l'égard d'Irène Adler un sentiment voisin de l'amour? absolument pas ! Son esprit lucide, froid, admirablement équilibré répugnait à toute émotion en général et à celle de l'amour en particulier. Je tiens Sherlock Holmes pour la machine à observer et à raisonner la plus parfaite qui ait existé sur la planète ; amoureux, il n'aurait plus été le même. Lorsqu'il parlait des choses du coeur, c'était toujours pour les assaisonner d'une pointe de raillerie ou d'un petit rire ironique. Certes, en tant qu'observateur, il les appréciait: n'est-ce pas par le coeur que s'éclairent les mobiles et les actes des créatures humaines? Mais en tant que logicien professionnel, il les répudiait: dans un tempérament aussi délicat, aussi subtil que le sien, l'irruption d'une passion aurait introduit un élément de désordre dont aurait pu pâtir la rectitude de ses déductions. Il s'épargnait donc les émotions fortes, et il mettait autant de soin à s'en tenir à l'écart qu'à éviter, par exemple de fêler l'une de ses loupes ou de semer des grains de poussière dans un instrument de précision. Telle était sa nature. Et pourtant une femme l'impressionna: la femme, Irène Adler, qui laissa néanmoins un souvenir douteux et discuté.
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ay_guadalquiviray_guadalquivir   29 mai 2013
"- Si je lui dis la vérité, elle ne me croira pas. Vous rappelez-vous le vieux proverbe persan? "Il risque gros, celui qui arrache à une tigresse son petit ! Mais celui qui ôte à une femme ses illusions risque davantage." Dans Hâfiz, il y a autant de sagesse que dans Horace, et une connaissance des humains aussi profonde." (Une affaire d'identité)
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ay_guadalquiviray_guadalquivir   07 mai 2013
" - Si vous connaissiez Sherlock Holmes, dit-il, vous n'aimeriez peut-être pas l'avoir pour compagnon.
- Pourquoi, vous avez quelque chose à dire contre lui?
- Oh ! non ! Seulement, il a des idées spéciales... Il s'est entiché de certaines sciences... autant que je puisse en juger, c'est un assez bon type."

(une étude en rouge)
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ay_guadalquiviray_guadalquivir   17 mai 2013
"- Le partage est plutôt injuste ! C'est vous qui avez fait tout le travail dans cette affaire. A moi, il échoit une épouse ; a Jones, les honneurs. Que vous reste-t-il donc, s'il vous plaît?
- A moi ? répéta Sherlock Holmes. Mais il me reste la cocaïne, docteur !"
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SylSyl   23 mars 2018
Le pensionnaire en traitement

« – Mais que dois-je faire ?
– Voilà. Je loue une maison. Je la meuble. Je paie les domestiques. Je me charge de toutes les dépenses. Tout ce que vous aurez à faire consistera à être assis sur un fauteuil dans votre cabinet de consultations. Vous aurez de l’argent de poche et tout ce dont vous aurez besoin. Puis, vous me versez les trois quarts de vos honoraires et vous gardez le quatrième quart pour vous… »
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Vidéo de Arthur Conan Doyle
Les Aventuriers du monde perdu (The Lost World) est une mini-série d'aventure fantastique britannique en deux parties réalisée par Stuart Orme d'après Le Monde perdu de Sir Arthur Conan Doyle.
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