AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782351786291
Éditeur : Gallmeister (05/09/2019)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 30 notes)
Résumé :
La Prairie, l'un des meilleurs romans du cycle Bas-de-cuir, suite et fin du Dernier des Mohicans, nous entraîne dans les plaines de l'Ouest américain, à l'époque des pionniers, des convois, des et des attaques indiennes. Naitty Bumppo est maintenant un vieil homme qui erre dans la prairie, toujours accompagné de son chien Hector. Il croise sur son chemin un convoi d'émigrants qu'il sauve des Indiens ; c'est le début d'une longue série de péripéties... Fils de colon ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Yaena
  14 novembre 2019
Eh bien voilà ! Je me suis faite avoir comme un bleu… avoir par l'indien sur la couverture et la maison d'édition que j'affectionne particulièrement.
Le livre en main je m'imaginais déjà l'ouest sauvage, les pionniers qui vivent à la dure les indiens pleins de dignité et de sagesse qui affrontent des cowboys au regard sombre et à l'air impassible. Raté ! Mais alors complètement. Pour en avoir des descriptions du grand ouest, ça j'en ai eu mais ça n'en finissait plus.
La plume est désuète, ce qui peut avoir son charme mais la narration a eu raison de ma patience. En pleine lecture paf l'auteur débarque avec ses gros sabots et vous dit : bon alors là il faut imaginez que 2 semaines se sont écoulées, là on va allez voir tel personnage pour savoir ce qu'il vit au même moment, … euh non monsieur l'auteur on ne fait pas ça. Comment voulez-vous que je me mette en immersion si vous n'arrêtez pas de faire irruption comme ça dans ma lecture. Ce ne sont pas des manières.
Bon encore ça j'aurais pu passer dessus et en rire mais le côté suranné et mièvre m'a achevé. Des gentlemans en pleine cambrousse… je suis sceptique. Comment peut-on se faire autant de politesses dans ce contexte de survie ? Et puis je ne savais pas les aventuriers si susceptibles, un rien les vexe ! Au final les dialogues n'en finissent pas et les états d'âme non plus ce qui a pour effet de décrédibiliser complètement les personnages. Comment les prendre au sérieux alors qu'ils palabrent pendant des heures sur des détails alors qu'ils sont censés être des hommes d'action ?
Résultat, le redoutable trappeur m'est plutôt apparu comme un papi (et pour cause toutes les 2 lignes on nous rappelle son âge !), les pionniers comme des brutes simples d'esprit (là encore l'auteur n'a de cesse de louer leur force), le chasseur de miel (oui ça ne s'invente pas) avec toutes ses métaphores sur les ruches a mis mes nerfs à rude épreuve, le botaniste est complètement givré en plus d'être froussard et n'aurait pas survécu plus de 2 jours si cette histoire avait été vraie et pour finir le militaire et bien c'est une caricature de militaire.
Les femmes dans tout cela me direz-vous ? Ce sont soient des « amazones » comme le dit l'auteur : comprenez des ersatz d'homme (enfin de l'image que la société se faisait de l'homme à l'époque) prêtes à en découdre avec les sauvages et n'importe qui d'autre d'ailleurs, ou des jeunes femmes frêles et fragiles qui menacent de s'évanouir à la moindre occasion. Peut-être Hélène Wade fait-elle exception mais elle c'est un autre problème : elle est complètement incohérente, je ne sais pas comment ça fonctionne dans sa tête mais ce n'est pas clair...
Et les indiens … ben bof aussi. Finalement on n'en parle pas beaucoup et je ne suis pas convaincue non plus par le portrait qui est fait d‘eux.
Me voilà donc incrédule et déçue. L'écriture pesante, le rythme d'une lenteur incroyable, les personnages improbables ont eu raison de moi. J'avoue je n'ai pas finie et ça ne m'arrive vraiment pas souvent. Peut-être le style était-il plébiscité à l'époque mais il a mal vieillit et rend la lecture vraiment trop pesante.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          366
CharlotteADAM
  05 juillet 2020
J'avais lu « le dernier des Mohicans », du même auteur, dans mon enfance, et comme j'en gardais de bons souvenirs, je me suis laissée tenter en voyant « La Prairie » dans une boîte à livres, il y a quelques semaines (au passage, l'idée de ces espaces de dépôt et d'emprunt libres de bouquins est vraiment chouette !).
Mais revenons à nos plaines du Far-West, car « la Prairie », c'est d'abord cela : le titre plante à merveille le décor, toute l'histoire se déroule dans les grands espaces herbeux de l'Amérique du Nord, à l'époque des pionniers de la conquête de l'Ouest. Une terre sauvage, indomptée, tantôt menaçante, tantôt protectrice si on sait s'y adapter et tirer partie de ses ressources.
C'est le cas des principaux protagonistes, dont celui qui est décrit comme le vieux chasseur (qui apparaît dans d'autres romans de James Fenimore Cooper) : homme à l'esprit pratique, doté de solides aptitudes à la survie du fait de son expérience. Des aptitudes qui seront mises à rude épreuve lors de cette aventure où sa route va croiser celle d'autres personnages, notamment Paul, « chasseur d'abeilles » et sa dulcinée, Hélène, apparentée à une famille de pionniers peu recommandable : le clan d'Ismaël Bush. le patriarche règne sur sa nombreuse progéniture et impose sa loi, la famille paraît soudée au premier abord, mais le lecteur découvre rapidement que derrière cette façade se trament rancunes, trahisons et vengeances.
Il faut dire que dans ce Grand Ouest, pas question de régler ses affaires devant un tribunal : la loi du plus fort, ou du plus malin, l'emporte. Dans ce roman, il faut survivre, aussi bien aux éléments (feu de prairie) qu'aux bêtes sauvages (bisons) ou aux humains hostiles (je pense au personnage de Middleton dont la jeune épouse a été enlevée le soir même de leurs noces et qui n'a de cesse de la retrouver). Et n'oublions pas les Indiens, assez stéréotypés, il est vrai (le roman date du début du XIXè siècle), tour à tour alliés plein de courage et d'honneur, ou adversaires impitoyables et fourbes.
C'est un vrai roman d'aventure que nous offre James F. Cooper, avec son lot de crimes, d'attaques, d'alliances, de trahisons et d'amours contrariées. Sans oublier des passages comiques, notamment ceux centrés sur le docteur Battius, un scientifique qui paraît vivre dans son monde et devient franchement cocasse à certains moments, tant il pinaille, chipote pour des appellations scientifiques ou se renfrogne quand on menace de s'en prendre à son fidèle compagnon asinus.
Pour conclure, je dirais que malgré quelques passages un peu longs à mon goût, j'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Chasto
  22 avril 2020
Au style empesé, le dessin d'un groupe d'hommes et de femmes croyant en des terres riches et accueillantes; comme promises avant le départ.
Portraits à la fois sincères et caricaturaux mais pleins de naïvetés.
A lire pour s'approcher d'une société confrontée à des duretés d'existence encore inconnue en ces temps là.
Commenter  J’apprécie          90
City75
  08 mai 2020
J'aime l'aspect documentaire historique : les relations hommes/femmes, blancs/Indiens, colons/établis de longue date.
Mais je ne crois pas que je le finirai !
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   15 janvier 2015
Malgré cela, le chef des émigrants n’en poursuivait pas moins fermement sa route ; et, sans autre guide que le soleil, il tournait résolument le dos au séjour de la civilisation, et à chaque pas il s’enfonçait davantage dans les repaires des barbares et sauvages habitants du pays. Cependant, lorsque le jour
commença à toucher à sa fin, son esprit, incapable sans doute de former un plan suivi pour l’avenir, et n’ayant d’autre prévoyance que celle qui se rattachait au moment présent, parut s’occuper des moyens de pourvoir aux besoins de sa troupe à l’approche de la nuit.
Arrivé sur le haut d’une colline qui était un peu plus élevée que les autres, il s’arrêta un instant, et jeta à droite et à gauche un regard à demi curieux pour chercher à apercevoir quelques uns de ces signes qui indiquent un endroit où se trouvent réunies les trois choses qui leur étaient les plus nécessaires, l’eau, le bois et le fourrage.
Il paraîtrait que sa recherche fut infructueuse ; car, après avoir regardé quelques instants avec cette indolence qui lui était habituelle, il redescendit la colline à pas pesants et réguliers, comme ces animaux chargés de graisse, qui, en descendant, sont entraînés en bas autant par leur poids que par la rapidité de la descente.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

Videos de James Fenimore Cooper (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de James Fenimore Cooper
Le Dernier des Mohicans, film, 1992 - Bande-annonce VO
autres livres classés : pionnierVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1373 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre