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Joy Morel tome 2 sur 4
EAN : 9782298143645
390 pages
Nouvelles Plumes (16/08/2018)
4.23/5   363 notes
Résumé :
Le nouveau roman d'Angélina DELCROIX, la révélation du thriller français !
2006. Deux petites filles disparaissent le même jour, sans laisser de traces. Elles sont voisines, mais n'étaient pas ensemble au moment de leur enlèvement.
Eleanor, bientôt six ans, vit dans la crainte de déplaire à ses parents. La tête pleine d'images et de souvenirs, est-elle la menteuse que décrit sa mère ?

Des cadavres d'enfants viennent d'être découverts. Au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (90) Voir plus Ajouter une critique
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Le 21 décembre, la presse nous dévoile une affaire sordide, un drame : à Auberchicourt, près de Douai un enfant de deux ans a été admis à l'hôpital dans le coma souffrant de plusieurs fractures et d'un hématome sous-dural. Comment peut-on faire cela à un enfant ?
Je venais juste de sortir de cette lecture : si je serais grande d'Angelina Delcroix quand j'ai lu dans la presse ce drame. J'en ai pleuré pour ce pauvre enfant. Cette lecture m'a marqué, profondément.
Dans ce Thriller psychologique éprouvant les victimes sont justement des enfants, torture physique mentale, viol et autres horreur dans ce livre Angelina Delcroix ne nous épargnent pas sur les sévices que subissent les enfants et les conséquences qui en résultent quand ils y survivent : le traumatisme psychologique, la destruction de l'identité même de l'enfant nous faisant comprendre à quel point celle-ci est fragile. le sujet abordé ici par Angelina Delcroix est délicat, son intrigue est terrible et nous entraîne nous lecteur jusqu'à la dernière page, les pages se tournent presque toutes seules, le suspense nous tiens et malgré toutes les horreurs de l'intrigue j'avais vraiment envie de savoir comment cette affaire allait se terminer. C'est une fiction me suis-je répété durant ma lecture, afin de tenter de prendre un peu de distance vis-à-vis de ce livre. Oui les faits de ce livre sont fictifs mais pourrait être réel et cela est terrifiant. La maltraitance des enfants est elle aussi bien réelle et je me demande dans quel monde de taré nous vivons. Certaines lectures ne s'oublient pas. Celle-ci en fait partie, je ne suis en effet pas près d'oublié celle-ci qui hantera sans doute mes pensés durant les prochaines semaines et mois à venir.
Je me rend compte que ma critique est bien sombre et m'en excuse en ces moments de fêtes. le sujet abordé est cependant important et mérite d'être abordé et cela quelques soit la période de l'année.
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Dans la famille, auteures qui m'ont donné des frissons, qui m'ont noué les tripes, qui m'ont parfois donné la nausée,  je rajoute Angelina Delcroix, qui a réuni tout ça avec Si je serais grande.
Âme sensible, s'accrocher.
Voici la noirceur de l'humanité.  Voici l'inimaginable. Voici l'inadmissible. Voici l'inconcevable.
Et pourtant...
2006, Charlie, 6 ans, disparaît.
Sa petite voisine, Manon, disparaît aussi le même jour sans laisser de trace.
Laissant deux familles détruites.
Dix ans plus tard, un charnier est découvert, des corps d'enfants.
L'adjudante Joy Morel, enceinte de quelques mois se retrouve à la tête de l'enquête.
Ce qu'elle ne sait pas, c'est dans quoi elle va mettre les pieds.
À trop vouloir chercher à connaitre la vérité elle va mettre des vies en danger.
Angelina Delcroix, dans une narration coup de poing, nous entraîne dans un monde où la violence n'a pas de limite.
Et quand en plus les victimes sont des enfants...
Cette terrible histoire est racontée à travers le regard de différents protagonistes ce qui accentue le malaise.
On voudrait pouvoir agir. On voudrait pouvoir tout arrêter.
C'est à la limite du supportable.
Mais c'est réussi.
Je ne sais pas si on peut parler de plaisir à ce genre de lecture, même si, en thriller efficace, on a ici un véritable page-turner.
Angelina n'y va pas avec le dos de la cuillère. C'est brut. C'est dur. C'est...vrai.
On n'est pas dans un conte de fées.
Et dire que des êtres abjects qui s'en prennent aux enfants existe, l'actualité nous en apporte régulièrement la preuve.
Ce roman, qui n'est qu'un roman, nous offre une piqûre de rappel.
Entendez-vous la voix de cette petite fille ?
"Si je serais grande, je voudrais pas être comme eux".
"Si je serais grande je protégerais les enfants"
Pour lecteurs avertis.

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Ma Top-Liste d'auteures françaises de thrillers et de polars s'allonge …
Après Babara Abel (« Et les vivants autour », « Je sais pas » ou encore « Les fêlures »), Karine GiebelMeurtres pour Rédemption », « Satan était un ange », « Toutes blessent la dernière tue ») vient s'ajouter Angélina Delcroix.
Ayant découvert au cours de la lecture, par des renvois à une ouvrage précédent, qu'il s'agit du second tome d'une tétralogie. Les intrigues sont indépendantes mais on retrouve le lieutenant Barrère et son équipe. Ce récit est très dense et les rebondissements très nombreux. Il sera donc difficile de faire le pitch sans spoiler. Je serai donc très concis.

2006 - Deux petites de six ans, voisines, disparaissent le même jour sans laisser de traces.
2016 – Un charnier d'enfants est découvert. Dans l'amas des corps, une enfant est encore vivante est retrouvée. le SRPJ de la Gendarmerie de Meaux est chargée du dossier. Une enquête difficile commence…

Au cours de la lecture, j'ai changé d'attitude vis-à-vis de l'histoire.
D'abord, l'incompréhension. Nous sommes en 2006. L'auteure commence par nous présenter une petite fille, Eléanor, en conflit permanent avec elle-même (qui a des difficultés à s'identifier, la tête pleine d'images et de souvenirs) et ses parents qui sont très sévères (cf les différentes citations que j'ai pu relever). A cela, vient s'ajouter le portrait d'Aline, une femme anorexique, en pleine dépression depuis la disparition de sa fille Charlie. Enfin, on saute en 2016 et apparait Joy, adjudante à la Gendarmerie, qui se débat entre les effets d'un début de grossesse et la colère contre le géniteur qui voulait qu'elle avorte. Bref, j'étais complètement perdu et prêt à abandonner.

Ensuite, l'intérêt. On est en 2016. Un charnier est découvert. La Gendarmerie est appelée sur les lieux et trouve une enfant vivante. Dans le même temps, Eléanor est déposée, battue presque à mort devant la porte d'Aline. Là, Aline reconnait sa fille Charlie…

Enfin, c'est le Page-Turner. On suit l'enquête qui est pleine de rebondissements. Et là, on ne lâche plus.. Et une fin, bien sûr, digne d'un grand thriller.

L'auteure a su montrer les doutes et les angoisses de la petite fille qui ne sait plus qui elle est, perdue entre réalité et souvenirs. On ressent sa crainte, voire sa peur devant sa mère.
J'ai été bouleversé de voir comment les enfants étaient conditionnés. J'étais dans l'angoisse lorsque le Lieutenant Barrère est touché personnellement.
Un livre noir, âmes sensibles s'abstenir. Mais pour les amateurs de thrillers, c'est un vrai bijou.
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4ème de couverture :
2006. Deux petites filles disparaissent le même jour, sans laisser de traces. Elles sont voisines, mais n'étaient pas ensemble au moment de leur enlèvement.
Eleanor, bientôt six ans, vit dans la crainte de déplaire à ses parents. La tête pleine d'images et de souvenirs, est-elle la menteuse que décrit sa mère ?
2016. Des cadavres d'enfants viennent d'être découverts. Au milieu des corps, une survivante. Enceinte de quatre mois et toujours profondément marquée par sa précédente enquête, l'adjudante Joy Morel se retrouve à la tête d'une enquête éprouvante qui va l'entraîner aux frontières de l'inimaginable...

Je trouve important de vous mettre la page de « note » rédigée par l'auteure à la fin du livre :
« le thème abordé dans ce roman reste sensible et délicat. J'ai tenu à écrire sur ce sujet pour éveiller les consciences, pour que les victimes existent un instant dans nos esprit, pour que la cruauté ne soit pas à jamais passée sous silence.
Il m'a été difficile, parfois insoutenable de réaliser mes recherches. Mon but n'était pas de provoquer le même malaise chez les lecteurs, mais de mettre en lumière les impacts psychologiques de tels traumatismes.
L'identité est une notion fragile, qui se construit au fil des ans, au gré des expériences, des rencontres. Quand on la brise, que reste-t-il ?

Mon avis :
Après avoir eu un coup de coeur pour « Ne la réveillez pas », je devais me procurer la suite « Si je serais grande » (peut être lu sans avoir eu entre les mains le précédent).
J'ai eu un peu plus de mal avec les toutes premières pages de ce roman, j'avais l'impression d'avancer dans le brouillard. Est-ce un manque de concentration de ma part ? (c'est surement ça !) ou à l'écriture de l'auteure ? (volontaire ou non) je ne sais pas. Cette sensation s'est vite dissipée pour ensuite ne plus vouloir lâcher ce roman. La lecture est certes, bouleversante, difficile car vous l'aurez compris on aborde la violence (physique et psychologique) commise sur des enfants mais l'auteur a su rappeler dans sa note, l'importance d'écrire aussi sur ce thème.
Encore un très bon thriller psychologique français. Évidemment, je me suis procurée la suite « Un peu, beaucoup,… jusqu'à la mort » qui m'attend sagement dans ma bibliothèque.
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Si je serai grande d'Angelina Delcroix, une histoire puissante, la confirmation et l'éclosion d'une grande voix du thriller français !!!

Après son premier roman, Ne la réveillez pas "Thriller bluffant, glaçant, totalement immersif !!!", j'étais impatient à l'idée de découvrir comment l'auteure allait faire évoluer ses personnages, développer une nouvelle histoire, creuser d'autres thématiques, des pistes inédites, le sentiment que le plus dur dans tous les domaines de création (littérature, cinéma, chanson ...) reste à affirmer une plume, une identité, une voix singulière et originale pour se démarquer, pour légitimer et fidéliser un lectorat de fans de thrillers toujours plus exigeants et pour apposer ses lettres de noblesse au genre non dénué de talents et d'un vivier chaque jour plus important et de qualité croissante.

"La vraie lecture commence quand on ne lit plus seulement pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver." (Jean Guéhenno)

Les thrillers prennent source dans le quotidien, dans les observations de la nature humaine, puiser dans les problématiques complexes générées par l'évolution de l'humanité au sens large, dans les reflets des faits divers, dans l'ombre des sentinelles qui tirent des fils invisibles pour le commun des mortels, la frontière floue délimitant le bien et le mal, des figures d'opposition pour soulever des pierres, redéfinir les contours des âmes perdues, embarquer dans des zones de non-confort, risquer de laisser un peu plus de son innocence à chaque lecture, une place primordiale à l'expression de la psychologie, c'est bien connu, l'être humain est le pire prédateur parmi toutes les espèces régnant depuis l'aube des temps ...

Les monstres sont parmi nous ...

Dans la construction du thriller, l'alternance des voix soutient le rythme indispensable, comme un long feulement surgit de nulle part, cette perte irrémédiable de ses repères, de ces abandons qui laissent un grand vide dans l'esprit des victimes, dans cette suite terrifiante, vous ne serez pas épargné, l'auteure poursuit son travail de sape, disséquer les entrailles de l'envers de l'âme humaine, bousculer le lecteur afin de lui faire sentir le souffle de la lame, se salir les mains pour capturer l'essence, trouver des raisons, grincer des dents, la perte de l'innocence, la quête identitaire, comment faire face à des traumas, à l'éveil d'une conscience fragilisée et totalement déboussolée, c'est un exercice périlleux de trouver l'équilibre entre toutes les variables et constantes, comme l'araignée tisse sa toile, c'est tout un écheveau d'intéractions qu'il faudra démêler, se méfier des apparences, créer un électrochoc pour heurter des cordes sensibles et y compris les plus imperméables.
Fascination de parcourir le cheminement criminel et de toutes les perversions à l'oeuvre, quelle est la limite à partir de laquelle l'homme rejoint l'état primal obéissant à ses pulsions, comme l'étau qui serre les coeurs les plus endurcis, certains personnages brillent par un jeu de manipulation hors norme, dans l'espace et le temps, ce sera à vous seulement de faire preuve de patience pour assembler toutes les pièces du puzzle, Angéline Delcroix ne se contente pas de réciter une leçon apprise par coeur, de respecter à la lettre les codes du thriller, elle prend un malin plaisir à disséminer des fausses pistes pour mieux surprendre et faire ressentir des impacts comme autant de fusée de détresse, après l'éprouvant et machiavélique Ne la réveillez pas, pas de repos pour les guerriers, le plaisir de retrouver la brigade policière dont l'épicentre se nomme ...

Joy Morel pour vous servir ...

Encore une fois se pose cette éternelle question s'il vaut mieux avoir lu le premier roman avant de plonger dans Si je serai grande, les références ou piqûre de rappel ne sont pas préjudiciables pour la bonne compréhension et pour peu que vous soyez littéralement pris au piège dès les premières pages, une mise en bouche devrait vous harponner par des voyages narratifs alternant passé et présent, des personnages principaux qui prennent de l'épaisseur et attirent l'empathie par des épreuves redoutables qu'ils devront affronter, qualifier la plume d'addictif de l'auteure relève d'un doux euphémisme, pas une seconde d'ennui, c'est une histoire qui a tout pour plaire, vous faire sortir de la zone de confort, l'impression d'observer plusieurs tableaux de l'enfer, quelques touches de légèreté dans un monde des plus menaçants, personne n'est à l'abri, un excellent point pour démontrer la vulnérabilité de tout un chacun, tout est possible, pas de héros ni d'héroîne, la souffrance est palpable, les synapses sont rudement malmenés tout du long, un vrai trip ... cauchemardesque, un cercle sans fin et comme si la vie pouvait à tout instant basculer dans les plus obscures ténèbres, cette violence n'est pas dans l'ordre de l'exhibition, n'ayons pas peur des mots, dans la difficulté et dans l'émotion qui brillent par ces étincelles trop éphémères, des frises insolentes pour converger vers un final renversant complété par un de ces twists qui m'a laissé sans voix, des moments rares.

Vivre et mourir ...

Encore une fois bluffé par cette écriture sans faille dans le déroulé et la cohésion de l'ensemble, saisir cette transformation qui peut anéantir ou révéler des personnalités, des forces démoniaques, longtemps ma rétine s'imprègnera de certaines scènes hallucinantes et d'une virtuosité implacable, comme un ralenti qui figerait les images pour mieux en capturer tous les états d'âme des personnages devant l'indicible, l'horreur absolue ou les confidences propres à signer l'arrêt cardiaque, comme si on avait cette capacité à se dédoubler à tout instant, il existe des personnes possédant des identités multiples, aujourd'hui l'on évoquerait surtout la bipolarité chez l'adulte mais quid chez l'enfant ?
L'éducation et la protection parentale sont des bases nécessaires et essentiels à l'essor des plus jeunes, l'auteure pose des questions pertinentes et cruciales, dans l'immersion d'une histoire forte et perturbante, ce sont autant de points d'interrogations qui pourront peut-être trouver écho et rebondissements ici, pour entrevoir une lumière ou bien vers un basculement irréversible, vers les abysses les plus opaques qui soient ...

Dans la dynamique de l'enquête précédente, les personnages récurrents présentent des failles, des idées noires qu'il vont essayer de combler, de jouer la carte de l'intelligence pour résoudre une investigation éprouvante pour les nerfs et aux ramifications tentaculaires, des blessures à l'âme, des bleus au visage pour se rappeler qu'il y aura à tout jamais un avant et un ... après.

Une tension qui prend aux tripes dès l'entame, à la résistance comme à la guerre, une invitation pour une nouvelle expérience jouissive de lecture, parfois irrespirable, des douceurs tentent de se frayer une maigre place, la solitude des âmes est une fois encore sublimée, c'était déjà le cas dans Ne la réveillez pas, le deuil et ce poids de l'absence pesant, la perte de l'innocence et des illusions, plusieurs étages de conscience/inconscience, entre rêve et réalité, des degrés débarrassés de ses contraintes, autant d'étapes à surmonter avant d'arriver au firmanent de la nébuleuse intrigue, des répercussions qui abondent dans tous les sens, virevoltante, l'inspiration vient dans la douleur et l'angoisse quand on ne s'y attend pas, un climat électrique et barré, images incarnant la grâce de l'innocence bafouée, la corruption organisée, la grandeur des folies, la bienséance malveillante, autant d'arguments qui vont se télescopés pour le meilleur et surtout le pire de la lie de l'humanité.

Mourir et ... renaître

L'incertitude, l'impermanence des êtres humains à trouver des solutions, clairement l'auteure a franchir un échelon supérieur, c'est une histoire qui trnascende le thriller pour toucher dans l'intimité, des petits comme des grandes personnages, cette sensibilité et empathie ne se démentent au regard de l'intensité de l'intrigue, parfois la sensation d'accéder à des univers parallèles, comme dans le film Inception, plusieurs niveaux de conscience et de rêves éveillés, il est question des souvenirs effacés, des fragments du passé qui peinent à refaire surface jusqu'au moment où ...

Ce qui avait été un véritable coup de coeur dans Ne la réveillez pas, ce deuxième opus confirme l'émergence d'une grande plume qui excelle à déjouer tous les pronostics, à proposer une plongée dans les méandres mystérieux et passionnant de l'esprit humain, comment mesurer le degré de folie ? Quelle part de responsabilité les parents laissent-ils à leurs enfants ? Quel est le prix du sacrifice ou le poids des décisions ?

Cette ambivalence est saisissante devant la puissance de certains, des niveaux de privilège qu'ils érigent comme des modèles, un style, un univers toujours plus magnétisant dans la recherche de la vérité, dans la perception viscérale de la psyché humaine, gratter sous la surface pour en extraire la substantielle moëlle, le titre éponyme du roman n'est pas en reste, une couverture accrocheuse qui prendra une autre résonance pendant la lecture, il faudra désormais compter sur Angelina Delcroix parmi les grandes du thriller psychologique, à savourer sans hésiter, à apprécier chaque page de tous les dangers potentiels.

Edité chez Editions Nouvelles Plumes, en exclusivité chez le réseau France Loisirs en attendant une sortie généralisée dans toutes les librairies, Si je serai grande est une nouvelle fois un énorme coup de coeur !!!
❤️❤️❤️

Arriverez-vous à sentir les effluves du mal à l'état pur ? A vibrer au rythme des personnages dans une enquête diabolique, quand la peur et l'horreur font bon ménage, l'état de résilience dans toute sa dimension anxiogène, roman engagé et témoin d'un grand niveau littéraire, un point c'est tout et c'est mon dernier mot.

Bon voyage au bout de l'enfer !!!

Si je serai grande d'Angelina Delcroix, une histoire puissante, la confirmation et l'éclosion d'une grande voix du thriller français !!!
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Ma maman est là, près de moi, son regard est inquiet et plein d’amour. Mais j’en fais quoi de cet amour ? Personne ne m’a jamais appris. Je ne sais pas faire. Je suis habituée à autre chose. Mes doigts viennent agripper les bandages sur mes poignets pour tenter de les arracher. Maman m’en empêche.
— Non, Charlie ! Je t’en supplie, arrête !
C’est plus fort que moi, une force me pousse, je ne me contrôle plus. Je laboure les bandages comme un chien creuserait pour trouver un os. Au passage je me griffe la peau autour. Maman crie. Je l’entends, mais de loin. Je suis partie dans mon monde. Le seul que je connaisse. Celui de la souffrance.
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Elle est en colère. Je fais tout mal de toute façon. Alors, à quoi bon faire des efforts ? Et si j’arrêtais d’être celle qu’elle veut, si j’étais juste moi… Sauf que je suis qui ? Je suis quoi en vrai ? C’est sûrement les adultes qui décident de ça. Je ne vois pas comment on peut le savoir sinon. Alors, je dois leur faire confiance et les laisser me guider. Si c’est comme ça qu’on devient grande, ben c’est nul !
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- C’est une enfant, soupira Jo.
- Oui ! Justement ! C’est maintenant que ça se joue. Si on laisse filer, ce sera foutu. Tu le vois comme moi, elle a un tempérament fort, elle est sûre d’elle, elle croit à ses idées. On ne peut pas la laisser faire. Elle doit croire à nos idées, être convaincue que sans nous elle n’est rien, et pour ça elle doit douter d’elle-même. Elle a tort, on a raison, voilà ce qu’elle doit ancrer dans son esprit.
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- Tu vas où, Eleanor ?
Je peux pas faire un geste sans que maman soit derrière moi. Même quand elle est gentille, elle me surveille. J’en ai marre d’être petite ! Si je serais grande, je ferais ce que je veux quand je veux ! Mais je suis petite…
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- T'es où ? pleura la fillette, en panique devant le corps, au visage en sang, qui venait de lui apparaître nettement.
Charlie se pencha par l'embrasure de la porte.
- Regarde-moi ma puce, ne regarde que moi et viens.
La petite fille secoua la tête.
- Non. Il va m'attraper. Aide-moi ! cria-t-elle.
- Chut....lui dit charlie en portant l'index à sa bouche.
Elle replongea en avant dans le placard en s'allongeant sur la dépouille et tendit les mains à la fillette.
- Allez, viens.
..... - Ne le regarde pas. Il ne peut plus rien te faire.
- Mais je vais lui faire mal si je marche dessus.
Charlie ressentit un pincement dans la poitrine. Elle aussi avait toujours refusé de faire du mal à ceux qui lui faisaient subir les pires atrocités. Ces ordures avaient-elles donc ce pouvoir de conditionner les enfants pour les empêcher de les trahir quoi qu'il se passe ? Etait-ce pour cette raison qu'il lui était impossible de parler de ce qu'elle avait subi sans ressentir le violent besoin de se mutiler ou cette envie irrépressible de mourir ?
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Video de Angélina Delcroix (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Angélina Delcroix
Dans 'L'Ile des damnés' (Hugo Thriller), Angélina Delcroix envoie l'adjudant Joy Morel sur une île où sont exilés les pires criminels du pays. Sa mission ? Retrouver une psychocriminologue disparue. Pour cela, elle va devoir se faire passer pour une criminelle, sur une île où les prisonniers sont livrés à eux-mêmes, et reforment une société qui fait écho à la nôtre. Elle nous en parle à travers 5 mots dans cette vidéo.
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